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  • Cap sur El Cap avec Seb Berthe

    Ce soir à 20h45 sur Ushuaïa TV, sera diffusé "Cap sur El Cap", un documentaire dévoilél'été dernier dans le cadre de plusieurs festivals, qui retrace l'incroyable aventure de Seb Berthe, un grimpeur que l'on ne présente plus, et de son équipe intrépide. Le film promet de documenter leur défi colossal : l'ascension du Dawn Wall, une grande voie de 1 000 mètres cotée 9a, sur la face sud-est d'El Capitan dans le Yosemite. Une exploration qui démarre par un long périple, en cohérence avec la décision audacieuse de Seb et de son équipe de rejeter le voyage aérien pour des raisons écologiques. À la place, ils se lancent dans une aventure transatlantique à la voile, suivie d'un périple terrestre à travers l'Amérique latine, incarnant ainsi leur engagement envers l'environnement et la valeur du temps dans l'appréciation du voyage. Le film promet de capturer les moments de fraternité et de découverte durant la traversée en mer mais aussi un périple original en tacot mexicain, où l'équipe apprend à se connaître, à s'entraider et à forger des liens solides. À leur arrivée au pied d'El Capitan, le documentaire dévoilera comment l'ascension de Seb sur le Dawn Wall se transforme en un effort collectif, avec chaque membre de l'équipe apportant une contribution unique à cette performance. "Cap sur El Cap" se présente comme une exploration profonde des défis personnels, révélant la diversité des compétences et passions. Mais c'est surtout un documentaire qui renoue avec l'esprit des premières explorations verticales, évoquant l'atmosphère des récits épiques d'autrefois, où l'aventure et l'inconnu étaient les véritables héros.

  • Zuko Carrasco : Il grimpe El Capitan à la force de ses bras

    Dans la vallée de Yosemite, en octobre 2022, Zuko Carrasco réalisait l'impensable : gravir El Capitan sur 900 mètres à la seule force de ses bras. Si l'escalade de ce monolithe de granite est déjà une épreuve pour une personne en très bonne condition physique, le faire sans l'aide de ses jambes relève de l'exploit. Paraplégique depuis 8 ans, Zuko Carrasco a relevé ce défi comme symbole de la reconquête d'une autonomie perdue. En 2015, alors que Zuko Carrasco était un guide de montagne professionnel en Équateur, il perd définitivement l'usage de ses jambes dans un accident. Zuko et un ami accompagnaient à cette époque un team-building pour un groupe d'employés d'une compagnie d'assurances. L'activité se déroulait sur un parcours de cordes installé dans des arbres à proximité de Quito, la capitale de l'Équateur. La dernière activité de la journée était un "trust fall", une manière de symboliser l'importance de la confiance, un exercice courant lors de ce genre d'événement d'entreprise. Le rôle de Zuko Carrasco était de sécuriser chaque participant à une corde avant de les laisser descendre dans le vide. Au moment venu pour lui de redescendre, après avoir vérifié et entendu une réponse qu'il croyait être une confirmation, Zuko Carrasco s'est lancé à son tour. Mais au lieu du soutien attendu de la corde, c'est la chute libre. Un arrivée brutale au sol qui le blesse à la moelle épinière au niveau des vertèbres C5 et C6, le laissant paraplégique. Un tournant dans la vie du guide, le forçant à reconstruire son identité et à trouver de nouvelles façons de poursuivre sa passion pour le sport et l'aventure. La découverte du handcycle (vélo à main) est une révélation, il participe à des courses et entreprend même l'ascension de Kilimanjaro en Tanzanie avec un modèle modifié. Pour couronner le tout : il réalise un vol en parapente en partant du sommet du Cotopaxi, un volcan équatorien culminant à presque 6 000 mètres d'altitude. En octobre 2020, lorsqu'il se lance dans l'escalade d'El Capitan, il est conscient que réaliser un tel exercice relève de l'exploit. À l'aide d'un système de poulies spécialement conçu, il entreprend l'ascension de ces 900 mètres, se hissant centimètre par centimètre, pour un total de presque 30 000 tractions. . Chaque repétition, le soulevant d'environ 10 centimètres, représente une lutte acharnée contre la gravité et ses propres limites physiques. Il affronte la déshydratation, des ampoules douloureuses, et des moments de doutes. Son incapacité à transpirer correctement, liée à la paralysie de ses jambes, ajoute un risque de coup de chaleur aux dangers déjà bien présents. Pourtant, après une semaine d'efforts acharnés, il atteint le sommet. Ce voyage vertical a été un défi physique mais aussi une confrontation contre des émotions intenses. Habitué à animer des conférences sur la motivation il raconte avoir puisé sa force dans le fait d'apprécier le moment présent, dans la contemplation de la beauté sous ses yeux et la satisfaction de chaque petite avancée. Aujourd'hui, Zuko Carrasco envisage une traversée en handcycle de plus de 1 600 kilomètres à travers les Andes péruviennes, un périple qui promet un dénivelé vertigineux... L'histoire de Zuko gagne une audience de plus en plus importante sur les réseaux sociaux, faisant de lui une source d'inspiration pour de nombreuses personnes confrontées à leurs propres défis. Sa détermination et sa capacité à transformer l'adversité en force captive désormais un public qui va bien au-delà de la communauté de sportive.

  • Aux origines de l'escalade urbaine, entre audace et controverse

    L'escalade urbaine, connue également sous les noms d'urban climbing, urban bouldering ou buildering, se dresse aujourd'hui comme un symbole d'audace, mêlant l'exploration urbaine à l'alpinisme traditionnel. Du pionnier Geoffrey Winthrop Young aux exploits vertigineux d'Alain Robert, ce sport a constamment repoussé les limites de ce qui est possible dans un environnement urbain . L'histoire de l'escalade urbaine remonte à la fin du XIXe siècle, lorsque Geoffrey Winthrop Young, un alpiniste britannique, entreprit d'escalader les toits de l'Université de Cambridge en 1895 . Une pratique qu'il décide de documenter dans un guide d'escalade dédié aux bâtiments du Trinity College et qui marque la naissance d'une nouvelle ère sportive. Harry H. Gardiner, au début du XXe siècle, a également fortement contribué à populariser l'escalade urbaine en grimpant plus de 700 bâtiments en Europe et en Amérique du Nord. Cette époque a vu New York devenir un terrain de jeu majeur pour les grimpeurs urbains, avant que les autorités n'interdisent cette pratique en 1920 , marquant le début d'une longue histoire de tensions entre les grimpeurs urbains et la loi. Dans les années 1930, sous l'influence des travaux de Geoffrey Winthrop Young, un livre écrit sous le pseudonyme de "Whipplesnaith", " The Night Climbers of Cambridge ", fait office de topo pour gravir les collèges et des bâtiments de la ville . Un ouvrage qui reste populaire parmi les étudiants de l'Université de Cambridge et dont les nouvelles éditions sont faciles à trouver encore aujourd'hui. Dans les années 1970 et 1980, l'escalade urbaine connut un renouveau spectaculaire avec des figures emblématiques telles que George Willig, qui escalada la Tour Sud du World Trade Center en 1977 , et Dan Goodwin, célèbre pour ses ascensions de certains des plus hauts bâtiments du monde, comme le World Trade Center, la Willis Tower et la tour CN. L'arrivée d'Alain Robert dans les années 1990 apporta une nouvelle dimension à la pratique. Surnommé "le Spiderman français" , il est célèbre pour ses ascensions en solo intégral des plus hauts gratte-ciel du monde. Ses exploits qu'il adosse parfois à des convictions politiques ont non seulement captivé l'imagination du public, mais ont aussi souligné les risques extrêmes associés à cette pratique, qu'il pratique sans corde ni protection. L'escalade urbaine s'est ensuite diversifiée en plusieurs variantes distinctes, allant de l'escalade de hautes parois urbaines sans équipement de sécurité à l'urban bouldering, où les grimpeurs réalisent des mouvements complexes à faible hauteur . C'est le cas de grimpeurs comme Omniwal qui grimpait l'été dernier la Tour Montparnasse ou encore des récentes initiatives à Londres dans le cadre du développement du buildering. L' urbex n'est pas en reste avec l'escalade comme outil pour l'exploration urbaine permettant aux grimpeurs d'accéder discrètement à des bâtiments interdits ou de monter sur des toits, souvent dans le cadre d'activités liées à la toiturophilie (terme désignant la passion de l'accès aux toits). Grâce à l'essor d'Internet et des médias sociaux, l'escalade urbaine a acquis une visibilité sans précédent. Des grimpeurs comme Mustang Wanted ont captivé l'attention mondiale avec leurs vidéos d'acrobaties au bord du vide. Néanmoins, ces représentations en ligne ont aussi mis en lumière les risques du sport, soulignés par de nombreux accidents tragiques comme celui de Rémi Enigma en 2023. Aujourd'hui, l'escalade urbaine représente une véritable forme d'expression personnelle et une quête de liberté dans les paysages urbains du monde entier. Des toits de Cambridge à la Tour Montparnasse à Paris, cette pratique continue et continuera sans aucun doute à fasciner les adeptes comme les non-initiés, malgré les risques et les questions légales.

  • Climbing Giants, de la grimpe dans les forêts du Costa Rica

    Dans son documentaire "Climbing Giants", Noah Kane nous emmène dans une aventure exceptionnelle au sein des forêts nuageuses du Costa Rica. Ce film qui à première vue pourrait passer pour une expérience incongrue de l'escalade d'arbres, se révèle être une profonde quête de sens et de connexion avec la nature. Noah Kane, au travers de sa passion pour l'escalade, met en lumière la splendeur des écosystèmes tropicaux et la menace du changement climatique. Dans "Climbing Giants", l'aspect technique de l'escalade est bien entendu minutieusement abordé, mettant en avant des pratiques pour assurer la sécurité des grimpeurs mais également respectueuses de ces arbres majestueux. Rien n'est planté dans les arbres, l'escalade se pratique sans chaussons, les branches utilisées sont exclusivement celles qui résisteront au poids d'une personne, etc. Des éléments essentiels que l'on retrouve dans les différentes séquences qui mettent en scène la complexité et la beauté de cette discipline peu commune. Parallèlement, et c'est là où le documentaire prend toute sa dimension, la parole est donnée à des chercheurs qui étudient les canopées et partagent leurs perspectives sur la biodiversité et les impacts du changement climatique. Des interviews éclairantes sur l'interdépendance entre les écosystèmes forestiers et le bien-être global de notre planète, soulignant l'urgence de protéger ces habitats uniques. On y retrouve également différents témoignages de grimpeuses et grimpeurs, souvent introspectifs et philosophiques. Tous soulignent une connexion profonde entre les enjeux de la pratique de l'escalade et la protection de la nature. En partageant ces images qui retiennent l'attention de n'importe quel pratiquant de l'escalade, avec un savant mélange d'aventure, de science et d'émotion, Noah Kane réussit à faire passer un message crucial dans la sensibilisation à l'écologie, à la préservation de la biodiversité. Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur les détails de l'histoire de la réalisation de "Climbing Giants", vous pouvez visionner cette vidéo ci-dessous, dans laquelle Noah raconte l'histoire de ce documentaire.

  • L'escalade sportive en plein air aux États-Unis en péril : vers une interdiction imminente ?

    Aux États-Unis, la communauté des grimpeuses et grimpeurs se mobilise face à une menace pesant sur la pratique de l'escalade en plein air, avec le Service des Parcs Nationaux (NPS) envisageant l'adoption d'une politique qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices. Le Service des Parcs Nationaux (NPS) a récemment suscité l'inquiétude en annonçant sa nouvelle politique visant à interdire l'utilisation de spits et autres points d'ancrages en métal dans les zones sauvages. Cette proposition, dévoilée pour la première fois le 16 novembre, était accompagnée d’une « période de commentaires » permettant aux différentes parties prenantes de partager leurs avis. Suite aux nombreuses réactions, cette période a été prolongée de 14 jours pour permettre aux différentes parties prenantes d’examiner plus attentivement les propositions. En résumé, cette nouvelle politique soumettrait l'installation de spits et autres points d’ancrages artificiels à une réglementation fédérale dans les parcs nationaux et les zones sauvages. Elle imposerait donc une procédure d'approbation fédérale à toutes les voies d'escalade équipées, une démarche similaire à celle requise pour la construction de clôtures ou d'autres structures artificielles. L'argument avancé pour justifier cette politique n’est pas sécuritaire mais liée à la protection des espaces sauvages. Cependant, de nombreux membres de la communauté d'escalade contestent cet argument, soulignant le faible impact de leur activité par rapport à d’autres activités non régulées ou encore aux abus environnementaux bien plus conséquents perpétrés en toute impunité par d'autres industries. Mais la préoccupation majeure réside surtout dans la capacité du NPS à vérifier les milliers de voies d'escalade déjà équipées. En pratique, cela pourrait entraîner l'interdiction de l'escalade sur de nombreuses falaises, y compris des voies emblématiques situées dans des parcs nationaux tels que Yosemite. Une interdiction qui aurait d’ailleurs un impact pour les passionnés d'escalade, mais également pour les chercheurs et les équipes de sauvetage qui utilisent ces spits pour leur travail. Face à cette situation, l'Access Fund, une organisation qui défend les droits des grimpeuses et grimpeurs aux États-Unis, a immédiatement réagi et mobilisé un grand nombre de personnes pour exprimer leur opposition à la politique proposée. Erik Murdock, directeur exécutif par intérim de l'Access Fund, a souligné l'importance de partager un maximum d’expériences personnelles au NPS afin de mettre en lumière l'impact potentiel de cette interdiction des spits sur les zones d'escalade. Il a également affirmé que cette politique contrevient à l'héritage de l'escalade aux États-Unis. En plus de cette opposition notable, de nombreuses associations de loisirs en plein air, telles que l'American Alpine Club, l'American Mountain Guides Association, l'Outdoor Industry Association, USA Climbing et Outdoor Alliance, ont également exprimé leur désaccord avec cette proposition fédérale. En conclusion, l'escalade en plein air aux États-Unis fait face à une menace sérieuse, et la communauté continue de se battre pour protéger ses droits d'accès aux falaises emblématiques du pays. Une affaire à suivre de près !

  • Faites de l’escalade : un week-end national pour découvrir la grimpe

    L'escalade continue de séduire un nombre croissant d'adeptes, notamment pour sa pratique en intérieur. Face à l'explosion du nombre de salles d'escalade, ces dernières redoublent d'initiatives pour attirer toujours plus de grimpeurs . L'événement "Faites de l'Escalade" s'inscrit dans cette dynamique , offrant la possibilité à tous de s'essayer à la grimpe à un coût très accessible. Les 26 et 27 janvier 2024 plus de 80 salles d'escalade , dispersées dans 51 villes et s'étendant sur 42 départements, ouvriront leurs portes dans le cadre de "Faites de l'Escalade" . Cette initiative, portée par l'UNION Sport & Cycle (USC) et l'Union Des Salles d’Escalade (UDSE), vise à démocratiser ce sport olympique à travers un tarif attractif de 5€ . Cette première en France a un but bien défini : rendre l'escalade accessible au plus grand nombre . Les organisateurs mettent en avant le caractère inclusif et abordable de ce sport, qui s'étend bien au-delà d'une simple activité physique. Les salles d'escalade, de plus en plus nombreuses, se transforment en véritables lieux de vie, proposant des espaces de travail, de détente et de rencontre. L'histoire de l'escalade en France, étroitement liée à celle de l'alpinisme, jouit d'une renommée internationale grâce à ses sites naturels d'exception. Aujourd'hui, l'escalade se pratique de plus en plus en salle, bénéficiant d'installations innovantes et d'un savoir-faire reconnu à l'échelle mondiale . Ces salles offrent également un éventail d'activités annexes comme le fitness, le yoga ou encore des saunas. L'ouverture régulière de nouvelles salles attire l'attention des médias et éveille la curiosité du public. Un succès qui suscite une interrogation récurrente : quelle est la clé de l'attrait pour l'escalade ? L'événement "Faites de l'Escalade" entend apporter une réponse à cette question en invitant chacun à découvrir les raisons de cette popularité. Cet événement est une invitation à tous, sans distinction d'âge ou de niveau, à explorer le monde de l'escalade . En soulignant la convivialité et l'accessibilité de cette initiative, "Faites de l'Escalade" aspire à séduire de nouveaux pratiquants tout en consolidant la communauté déjà existante . Pour retrouver toutes les salles participantes : Pour ne rater aucune date essentielle de l’escalade, consultez l’agenda de Vertige Media .

  • Wolfgang Güllich : Grimper, c'est être libre !

    À la fin des années 70, un jeune allemand de 17 ans passe tous ses week-ends à grimper dans le Palatinat, un massif à l'ouest de l'Allemagne composé d'innombrables tours de grès. Membre des MON (1), ce grimpeur avec d'autres s'attèle à libérer de nombreux itinéraires, dans une démarche assez comparable à ce que faisait Jean-Claude Droyer, Christian Guyomar ou Patrick Cordier en France . Ainsi, au tournant des années 80, des voies marquantes apparaissent dans cette région de l'Allemagne : Jubiläumsriss, Superlative (2), Utopia, Batman ou Im Westen nicht Neues . Derrières ces noms, on en retrouve un autre, Wolfgang Güllich. Dès 17 ans, il a commencé à écrire des pages de l'histoire de l'escalade européenne, et ce, jusqu'à sa mort en 1992. Son palmarès demeure le plus impressionnant que l'escalade n'est jamais connu : de 8b à 9a, Güllich fut l'introducteur de toutes les difficultés (3) à l'exception du 8c+ ( Huble ouvert par Ben Moon en 1990) . Autant que par ces performances avant-gardistes, Güllich a marqué l'escalade par son goût insatiable des voyages (4), sa polyvalence et sa personnalité (on le disait humble et aimable). Tout cela lui confère un charisme iconique, éternel. Deux de ses fidèles amis, Tilmann Hepp et Thomas Ballenberger, lui ont consacré un second livre (5) , fruit d'un travail exceptionnel. Un ouvrage passionnant qui peut à lui seul vous encourager à apprendre l'allemand ! Interview de Tilmann Hepp, co-auteur de "Wolfgang Güllich - Klettern heißt frei sein" Le monde à t'il besoin d'un nouveau livre sur Wolfgang Güllich ? Tout livre sur Wolfgang a une légitimité. Même un troisième ou un quatrième ! Évidemment la terre n'a pas besoin de l'escalade pour tourner, ni même des gens qui vont grimper, ni de ceux qui en parlent ou qui écrivent des livres sur le sujet. Mais pour beaucoup d'entre-nous, la vie sans la grimpe serait bien pauvre, et des hommes charismatiques comme Wolfgang contribuent à lui conférer un intérêt . En quoi le nouveau livre est-il différent du précédent ? Le premier ouvrage retraçait le parcours et la vie de Wolfgang, alors que le second est plutôt un récit sur la base des écrits de ce dernier. Des photos et des textes très authentiques, écrits de sa main, comme s'il nous livrait son carnet de courses ou son journal intime. Car Wolfgang a écrit énormément : ses souvenirs, des choses drôles, parfois morales ou philosophiques. C'est pour cette raison que nous avons choisi de construire cet ouvrage sur la base de ses carnets de courses et de ses notes manuscrits . La particularité du livre tient aussi au fait que 50 grimpeurs d'exception d'aujourd'hui et d'hier livrent leurs témoignages et leurs pensées à propos de cette légende de l'escalade. Ces derniers attestent une nouvelle fois de l'influence de Güllich. Qu'est-ce qui t'a poussé à écrire ce livre ? En fait je l'ai pas écrit, mais plutôt conceptualisé, mis en forme et retravaillé. Après tout, c'est Wolfgang qui l'a écrit. J'avais cette idée depuis que j'avais rédigé sa biographie, il y a 15 ans. Il restait dans mon bureau deux grosses caisses remplies de lettres, de manuscrits, de carnet de courses et de photos . En tant qu'historien, peut-être que l'on a du mal à remiser nos sources, à moins que cela soit l'âge... Mais je refusais de voir tous ces documents prendre la poussière au fond d'une cave . L'es amis de passage aimaient parcourir tous ces cartons, et je trouvais dommage de laisser traîner, tous ces trésors. C'est ainsi qu'est née l'idée du second livre. Enfin, je suis persuadé que les témoignages de Wolfgang sont toujours d'actualité, et qu'ils sont très intéressants et plaisants à lire. Combien de temps as-tu travaillé sur ce livre ? Difficile à dire. Sur les deux dernières années, j'y ai consacré environ 10 mois, peut-être même d'avantage. Et Balli (Thomas Ballenberger, le co-auteur) y a passé aussi 5 ou 6 mois intensifs. Je voulais absolument faire ce projet avec lui, et cela a pris un an afin qu'il en soit totalement convaincu. Je le voulais à mes côtés car il était l'ami de Wolfgang. Ensemble, nous avions un feeling, indispensable pour un tel projet. C'est également un très bon graphiste, et nous tenions à faire quelque chose d'original. Il y a également une autre raison pour laquelle nous nous sommes associés. Deux semaines avant le décès de Wolfgang, après son tournage avec Stallone, nous étions tous les trois ensemble au café. À cette époque, nous avions un super projet de livre, qui nous enthousiasmait beaucoup. Il y avait beaucoup de travail en perspective, mais aussi beaucoup de plaisir à partager. Quelques jours plus tard, Wolfgang disparaissait. Ce 31 août marquait pour beaucoup d'entre nous une profonde déchirure. La mort d'un proche nous renvoie tout ce qu'on aurait pu faire, et que l'on ne pourra plus . Lorsque j'ai eu l'idée du livre, j'ai eu soudain le sentiment de pouvoir terminer quelque chose qui semblait pourtant à jamais perdu. Wolfgang en avait jeté les bases, il ne restait qu'à Thomas et de moi de finaliser le projet. Cette pensée fut pour moi déterminante. Combien de personnes au total ont participé au livre ? En fait, Balli et moi essentiellement ! Mais dans ce type de projet, tous nos proches, qui apportent leurs corrections, qui partagent nos joies et nos frustrations, furent très importants. Au début, Annette, la femme de Wolfgang, a elle aussi joué un rôle. Dès le départ, elle était très enthousiasmée par le projet, et pendant une longue période peut-être la seule. Les "50 grimpeurs de légende d'hier et d'aujourd'hui" ont également apporté leur contribution. Certains ont peut-être écrit un commentaire pour que cesse mon harcèlement par mail à leur égard, mais qu'importe... L'essentiel est que tous ou presque ont répondu présent, ce qui nous a beaucoup fait plaisir. Le livre sera-t-il traduit dans d'autres langues ? J'ai du mal à l'envisager car sa particularité est de reposer sur les écrits originaux de Wolfgang, qui sont intraduisibles. Comment se justifie le prix relativement élevé du livre ? Dans les faits, on ne peut pas dire que 48€ soient une somme démesurée . Comme tout livre, le prix est calculé par rapport au travail effectué, aux frais de production qui ont été particulièrement élevés, au regard du tirage somme toute assez faible. Si l'on compare à la biographie, dont le prix est resté invariable depuis 15 ans, malgré l'inflation, le nouveau livre possède deux fois plus de pages, ainsi qu'un coûteuse reliure. D'un point de vue strictement commercial, il aurait été bien plus rentable de diminuer de manière conséquente la qualité, et ainsi rester sous la barre des 40 ou 35€. Mais nous voulions un livre qui aurait plu à Wolfgang, et qui nous plaise à nous aussi . Une ouvrage qui soit qualitatif et unique. Comme le disait si souvent WoGü : "Eh les gars ! On ne fait pas les choses à moitié !". Note de la rédaction : Ce livre en question est désormais très difficile à se procurer et se vend entre 800 et 1 000€. (1) Les « MON » ou « Männer ohne Nerven »: comprenez qu'il ne fallait pas être nerveux pour grimper dans leurs voies... (2) Ouvert en 1978 par la cordée Güllich/Nöltner, Superlative (avec 4 points pour quasiment 40 mètres..) est généralement considérée comme le premier 7a allemand. (3) Premier 8b avec Kanal im Rücken, premier 8b+ avec Punks in the Gym. premier 8c avec Wall Street, premier 9a (initialement côtée 8c+/9a) avec Action directe. (4) « Le risque à ne pas voyager est de devenir stupide et de grimper comme un ordinateur » (Wolfgang Güllich, interviewé par Beth Wald dans Climbing, juin 1987). (5) « Wolfgang Güllich. Leben in der Senkrechten. Eine Biographie » (Rosenheimer, 1993), Tilmann Hepp. Texte : Florent Wolff - Interview : Martin Joisten (traduction : Arno Köppel) Cet article a été initialement publié dans le magazine EscaladeMag. Après 8 ans et 60 numéros, le magazine gratuit distribué en salle a arrêté sa publication en 2013. Un grand merci à son auteur, Florent Wolff, de nous autoriser à le publier sur Vertige Media.

  • Eco-Grimpe : Le topo grandes voies sans voiture depuis Grenoble

    Grenoble, nichée au cœur des Alpes françaises, est un terrain de jeu naturel bien connu des grimpeuses et grimpeurs. Cette ville montagnarde a justement inspiré Léane Cantin pour promouvoir une escalade écoresponsable à travers un topo téléchargeable gratuitement, récemment mis en lumière par Grimper. L'objectif est clair : transformer notre approche des trajets vers les ascensions. Si Grenoble est un repère pour les fans d'escalade, elle est aussi une ville où le vélo est très utilisé, comparable à Strasbourg en termes de pourcentage de déplacements à vélo parmi les actifs, 17% selon l'Insee. Cette tendance, soutenue par des infrastructures adaptées et une sensibilité écologique, se reflète dans les choix politiques locaux, notamment avec Eric Piolle, maire de Grenoble depuis près d'une décennie, régulièrement cité comme celui qui a fait de Grenoble le laboratoire de l'écologie politique. Le topo de Léane propose huit grandes voies d'escalade, chacune unique en termes de personnalité et de défis, et toutes accessibles sans voiture. Le guide ne se limite à pas à lister ces sites ou voies, mais présente des options de transport alternatif, telles que les bus locaux, le vélo ou la marche à pied. Il présente également les types d'environnements qu'offrent cette forme d'approche. Les voies varient en difficulté, allant du 6a au 7a. "Brumes d'été" dans la Chartreuse, par exemple, permet une vue spectaculaire sur la vallée et présente des défis techniques notables. À l'opposé, "La Pisse Tâche" près de l'Oisans, est idéale pour les amateurs d'aventures plus sauvages, avec une cascade naturelle jalonnant le chemin pour se rafraîchir après l'effort. Les grimpeuses et grimpeurs locaux sont de plus en plus nombreux à adopter ce type de démarche, comme en témoigne Sébastien, qui a récemment quitté Paris pour Grenoble. "Je fais la majorité de mes déplacements à vélo, et les bus me permettent de sortir facilement de la ville. Marcher vers les voies change tout, me rendant plus proche de la falaise et de la nature. J'ai finalement réalisé que la voiture c'était plus des galères qu'autre chose, le temps gagné sur quelques trajets est souvent perdu dans les bouchons, à se garer ou chez le garagiste. C'est quand même plus sympa de le passer à randonner dans les montagnes." Finalement, ce topo d'escalade autour de Grenoble est aussi une invitation à la discussion sur l'écologie, à diminuer notre empreinte carbone et à renforcer notre lien avec l'environnement. Chacun de nous peut devenir acteur du changement et expérimenter comment conjuguer harmonieusement notre passion pour l'escalade et la préservation de la nature. À télécharger gratuitement ici.

  • Abdulrahman Alabdu, premier moniteur d'escalade certifié d'Arabie Saoudite

    Abdulrahman Alabdu, originaire d'Abha dans le sud-ouest de l'Arabie Saoudite, a découvert sa passion pour l'escalade en 2014. Depuis, il a gravi des sommets aux quatre coins du monde. Longtemps convaincu que son pays natal ne pouvait rivaliser avec les falaises qu'il avait explorées à l'étranger, Abdulrahman a eu une révélation en découvrant Tanomah. Cette région, caractérisée par ses températures clémentes et ses falaises à la roche idéale, offrait un terrain vierge parfait pour l'ouverture de voies variées. Déterminé à développer l'escalade en Arabie Saoudite, il a d'abord suivi une formation intensive dans le Nevada auprès de l'American Mountain Guides Association (AMGA), devenant ainsi le premier instructeur d'escalade en extérieur certifié du royaume. Une démarche qui s'aligne avec les objectifs de la "Saudi Vision 2030" de l'Arabie Saoudite, un plan visant à diversifier l'économie au-delà de l'industrie pétrolière et à promouvoir un mode de vie actif et sain parmi les citoyens. L'objectif est clair : augmenter le nombre de Saoudiens pratiquant une activité physique régulière d'ici 2030, à travers l'organisation d'événements sportifs, de campagnes nationales et de compétitions. Cette stratégie, souvent critiquée par les médias internationaux comme un moyen de détourner l'attention du bilan en matière de droits de l'homme, a notamment été au cœur des débats lors d'une compétition organisée par l'IFSC. Bien que le football domine le paysage sportif saoudien, la diversification des disciplines est manifeste, comme en témoigne le triplement du nombre de fédérations sportives en quelques années, incluant la Fédération Saoudienne de Randonnée et d'Escalade. À ce jour, Abdulrahman Alabdu a initié plus de 300 Saoudiens à l'escalade. Si bon nombre d'entre eux s'essaient à l'activité pour la première fois, une part croissante suit régulièrement ses enseignements. En formant ces nouveaux grimpeurs, Abdulrahman s'assure également de futurs partenaires pour ses propres ascensions. Son entreprise, Granite Climbing, va au-delà des cours d'escalade et des expéditions en montagne pour touristes, offrant également son expertise au gouvernement et aux entreprises désireux d'organiser des événements d'escalade intérieurs et extérieurs. Lorsqu'il n'enseigne pas, Abdulrahman Alabdu consacre son temps libre à l'ouverture de nouvelles voies à Tanomah. En plus des 11 déjà créées, il équipe actuellement des falaises dans une petite ville du sud de Riyad, un lieu plus accessible qui pourrait permettre de favoriser la pratique de l'escalade aux habitants de la capitale.

  • Astrogrimpe - L'horoscope de l'escalade pour Janvier

    Alors que nous entamons une nouvelle année, nos résolutions d'escalade prennent de la hauteur, stimulées par un mélange d'ambition et un soupçon d'influence astrale. Janvier n'est pas seulement le début de 2024 ; c'est aussi l'occasion de découvrir avec le sourire ce que les constellations ont planifié pour vos aventures verticales. Que vous soyez un Taureau déterminé ou un Sagittaire aventureux, Astrogrimpe de janvier est là pour éclairer votre chemin, pimenter votre routine, et surtout, vous divertir. Chaussez vos crampons, vérifiez votre noeud de huit, et laissez-vous guider par les prédictions cosmiques pour votre signe ce mois-ci. Bélier : Janvier, Béliers, c'est comme une voie en surplomb : il faut donner de sa personne, mais vous êtes surchargés d'énergie. Mercure vous donne la confiance d'Alex Honnold, tandis que Mars boost votre ambition. Pensez stratégie, comme quand vous visualisez une voie compliquée. Et n'oubliez pas que l'esprit d'équipe c'est essentiel. Taureau : Taureaux, avec Jupiter en direct, c'est un bon mois qui se profile, comme quand vous trouvez une dégaine laissée au milieu de la voie. C'est le moment de sortir de votre zone de confort, de rentrer ce bloc qui vous fait de l'œil depuis des mois. Mars en Capricorne vous défie, donc il faut quand même s'attendre à un peu de stress. Gémeaux : Gémeaux, le retour aux entrainements après les fêtes est un peu chaotique. Mercure en Sagittaire vous aide à trouver des solutions créatives, comme un nouveau chemin sur une voie compliquée. Votre carnet d'adresses s'étend, peut-être même trouverez-vous enfin les bonnes personnes pour parer vos chutes. Cancer : Cancers, 2024 commence avec l'envie de vous affirmer, quitte à faire manger de la magnésie à celui qui veut vous expliquer, sans votre accord, comment passer le crux de votre projet. Vos idées sont aussi créatives que vos mouvements sur la paroi. C'est le moment d'oser avancer vers vos nouveaux objectifs d'escalade. Lion : Lions, janvier est idéal pour des moments chaleureux au pied des voies. Mais rassurez-vous, vous avez aussi des ambitions d'escalade à réaliser. Mars, Vénus et Mercure en Sagittaire vous donnent l'énergie, le soutien et la communication nécessaires pour briller sur les falaises. Vierge : Vierges, laissez votre créativité s'exprimer en janvier, vous allez trouver de nouvelles méthodes pour les voies difficiles. Jupiter en Taureau met en lumière vos talents, c'est le moment de négocier, peut-être pour du nouveau matos. Votre compte en banque pourrait aussi bénéficier de cette période. Balance : Balances, janvier c'est un véritable marathon de la grimpe : plein de rendez-vous et de projets. Célibataires, un flirt pourrait se transformer en partenaire de vie durable, donc de grimpe. Professionnellement ? Aucune idée, c'est un horoscope d'escalade pas Gala. Scorpion : Scorpions, janvier vous voit reprendre le contrôle, vous allez enfin passer ce palier qui vous résistait. Les planètes vous aident à organiser et à prioriser vos projets d'escalade. La fin du mois pourrait être riche en opportunités, peut-être l'occasion de signer pour une compétition ou un nouveau défi. Sagittaire : Sagittaires, les planètes s'alignent pour vous offrir un début d'année excitant. C'est le moment de vous réinventer, peut-être en essayant un nouveau style d'escalade. Les deux premières semaines sont idéales pour dire oui au changement et explorer de nouvelles voies. Ça sent les débuts de l'escalade sur glace. Capricorne : Capricornes, votre saison anniversaire est une période de transformation. Janvier est votre rampe de lancement pour de nouveaux projets d'escalade. Clarifiez vos idées, organisez-vous, et préparez-vous à atteindre vos objectifs. Ce n'est pas par hasard que Jakob Schubert est du même signe que vous. Verseau : Verseaux, comme pour le mois de décembre, janvier peut sembler compliqué. Prenez votre mal en patience. Demandez de l'aide si nécessaire, vos partenaires de grimpe pourraient avoir des conseils précieux. La fin du mois apportera enfin de l'énergie, un second souffle pour enchaîner correctement vos projets. Poisson : Poissons, janvier est plus intense que prévu, un peu comme quand les sessions s'enchaînent. Vous devez prendre des décisions importantes, trancher entre différentes voies. Profitez des moments de calme pour vous ressourcer et laisser vos poulies se reposer, et n'oubliez pas les pauses méditatives pour garder l'équilibre. En terminant ce premier chapitre astrologique de l'année, souvenez-vous que l'escalade, tout comme l'astrologie, est une danse entre le destin et la volonté. Les astres peuvent vous montrer des itinéraires, mais c'est votre détermination et votre passion qui vous porteront vers les sommets. Alors que vous planifiez vos premières ascensions de 2024, rappelez-vous que chaque prise, chaque effort, est une étape de votre propre épopée, influencée autant par votre esprit d'aventure que par les mystères des étoiles. Bonne grimpe à tous, et que les prédictions de janvier vous inspirent autant de motivation que de succès dans vos conquêtes rocheuses !

  • Paulsen publie le manga The Big Wall

    Paulsen, maison d'édition bien connue des grimpeurs pour ses récits d'aventure et d'exploration, nous annonce une nouvelle perle pour sa collection : un manga dédié à l'alpinisme. Ce dernier, intitulé The Big Wall, se présente non seulement comme un voyage épique mais aussi comme un hommage à l'art de l'alpinisme. Dans la lignée de la magistrale œuvre Le Sommet des Dieux de Jirõ Taniguchi, The Big Wall a été publié initialement au Japon en 2000 par les éditions Bunshun. Ce one-shot suit les traces de Yasushi Senju, peintre et alpiniste émérite, mandaté pour une mission touchant de près aux souvenirs d'un passé douloureux sur les pentes de l'Everest. Derrière chaque prise, chaque mouvement, chaque respiration, se cachent sept histoires sensibles mêlant vie, mort et passion pour l'escalade. Ce récit est le fruit de la collaboration de deux maîtres du manga : Kunihiko Yokomizo à la scénarisation et Yôji Kamata à l'illustration. Mais ce qui rend cette œuvre encore plus unique est l'inspiration puisée directement de la vie de Yasushi Yamanoi, l'un des plus grands alpinistes japonais contemporains, lauréat du Piolet d'or en 2021. Yamanoi a partagé ses souvenirs, ses anecdotes et son expertise technique afin de garantir une représentation la plus authentique possible de l'alpinisme. Les lecteurs ne découvriront pas seulement la haute montagne et ses défis techniques ; ils auront l'opportunité d'explorer les motivations profondes, souvent cachées, qui poussent les alpinistes à défier les cimes. La philosophie de la montagne, les valeurs de l'engagement, du renoncement, et la prise de risque sont magistralement questionnées. Pour tous les passionnés d'alpinisme, de voyages et de mangas, The Big Wall s'annonce déjà comme une œuvre incontournable ! Le manga compte 248 pages et il est prévu pour une sortie le 19 octobre au prix de 20€. Disponible à l'achat ici.

  • TOP 10 des articles les plus lus en 2023

    2023 a été une année riche en histoires captivantes et inspirantes. Chez Vertige Media, nous avons eu le privilège de couvrir une multitude de sujets, allant des controverses éthiques dans le sport à la célébration de la communauté et de l'inclusivité. Alors que nous nous tournons vers une nouvelle année d'aventures verticales, il est temps de jeter un regard en arrière sur les articles que vous, nos lecteurs, avez le plus appréciés. Voici un récapitulatif du top 10 des articles de Vertige Media en 2023, qui capturent l'esprit, les défis, et la joie de l'escalade. Numéro 1 - "Ceci est un torse" : Manifeste pour l'égalité et la liberté en escalade La fameuse controverse vestimentaire dans l'escalade, soulignée par l'événement Master of Fire à Bruxelles. Il aborde le débat sur l'égalité des genres, centré sur le droit des grimpeuses de grimper torse nu, symbolisé par le slogan « Ceci est un torse ». Sophie Berthe, instigatrice de cette initiative, vise à remettre en question les normes sexistes et à promouvoir une prise de conscience sur l'hypersexualisation du corps féminin. L'article met en évidence la nécessité pour les salles d'escalade d'adopter des politiques inclusives et égalitaires, reflétant un mouvement plus large dans le monde sportif pour respecter et libérer tous les genres. Cliquez ici pour lire l'article. Numéro 2 - Portrait : Bluegilles, le 9C de la vanne Gilles Puyfages, derrière le compte Instagram Bluegilles, est un créateur de mèmes humoristiques apprécié dans la communauté de l'escalade. Son parcours créatif va du collage d'images à la photographie professionnelle, influencé par sa passion pour l'escalade et la peinture figurative anglaise. Le processus artistique de Gilles mêle une réflexion profonde sur les valeurs et l'humour. Cliquez ici pour lire l'article. Numéro 3 - Statistiques des accidents dans les salles d'escalade Basé sur un rapport allemand détaillant les accidents en salle, révélant que la majorité survient en bloc, principalement lors de chutes sur les matelas. Les blessures touchent surtout les jambes et les bras, avec une prépondérance des chutes au sol en escalade de voie. Des données qui soulignent l'importance de la formation et de la vigilance pour la sécurité des pratiquants, un enjeu de plus en plus crucial avec la popularité croissante de l'escalade. Cliquez ici pour lire l'article. Numéro 4 - Débat : Faut-il imposer le port du t-shirt dans les salles d'escalade ? Encore un article qui aborde le débat sur la tenue vestimentaire en escalade, notamment le port du t-shirt en salle, reflétant des questions plus larges de santé publique, d'égalité des genres et de respect. Une pétition lancée par une grimpeuse de Besançon demande l'interdiction de grimper torse nu, ou une égalité dans la règle pour les deux sexes. Un sujet qui s'inscrit dans un débat plus large sur les tenues sportives et l'inclusivité. Cliquez ici pour lire l'article. Numéro 5 - Est-ce que l'escalade c'est de gauche ? Un article qui explore la symbolique de l'escalade, perçue comme une allégorie de la vie, et son évolution historique de sport rebelle à activité mainstream. L'escalade, autrefois promue par les mouvements de gauche et synonyme de résistance face à la société consumériste, se transforme aujourd'hui en un sport urbain et médiatisé, souvent associé à l'élite. Toutefois, malgré cette urbanisation et commercialisation, l'escalade conserve ses valeurs fondamentales de respect de la nature et de solidarité. Le sport, en pleine mutation, continue de susciter des débats importants sur l'égalité des genres et l'impact environnemental, reflétant les tensions et aspirations de notre société. Cliquez ici pour lire l'article. Numéro 6 - L’escalade, un moyen de survivre au burnout ? Un article rédigé par une invitée qui souligne les bienfaits de l'escalade pour la santé mentale, offrant une échappatoire au stress et un soutien dans la gestion du burnout. L'activité favorise la déconnexion, la concentration et offre une perspective nouvelle sur les priorités de la vie. En plus d'être une source d'endorphines, l'escalade engage le corps et l'esprit, offrant un équilibre entre défis physiques et résolution de problèmes. Elle permet aussi de créer des liens sociaux et de s'épanouir dans un environnement inclusif et bienveillant. Cet article encourage à explorer l'escalade comme une thérapie alternative et un moyen de reconnecter avec soi-même. Cliquez ici pour lire l'article. Numéro 7 - Le fonds de dotation Climb Up soutient l'escalade pour tous Le réseau de salles d'escalade Climb Up a annoncé le soutien de six projets sociaux et environnementaux par son fonds de dotation, avec un budget de 24 000 €. Les projets, sélectionnés pour leur cohérence avec les valeurs de Climb Up, incluent des initiatives d'intégration sociale par l'escalade pour des élèves en situation de handicap, des ateliers pour les personnes en grande précarité, et la construction d'un mur d'escalade mobile pour la réinsertion sociale. Ces projets visent également l'éducation environnementale, le renforcement de la confiance en soi, et l'utilisation de l'escalade comme outil thérapeutique. L'engagement de Climb Up reflète une vision de l'escalade comme moyen de transformation sociale et de bien-être pour tous. Cliquez ici pour lire l'article. Numéro 8 - Controverse - L'IFSC et les Neom Beach Games L'organisation par l'IFSC des Neom Beach Games en Arabie Saoudite a déclenché de nombreuses réactions dans le monde de l'escalade. Cet événement, qui a lieu dans le cadre du controversé projet urbain Neom, est critiqué pour des raisons liées aux droits de l'homme et perçu comme une tentative de "sportwashing". L'article souligne les dilemmes moraux pour les athlètes participant à l'événement et interroge sur la responsabilité des fédérations sportives dans le choix de leurs lieux d'événements. Il met en lumière la tension entre les valeurs éthiques de l'escalade et les décisions controversées de l'IFSC, notamment en période d'urgence climatique. Cliquez ici pour lire l'article. Numéro 9 - Climbing Bitches : pour une escalade bienveillante et inclusive Le compte Instagram Climbing Bitches, créé par Nathalie Rabusseau, célèbre l'escalade comme un vecteur de changement social et de bien-être. La communauté, qui a commencé comme une plateforme pour les débutants en escalade, s'est transformée en un mouvement inclusif, promouvant la mixité et la bienveillance dans le sport. Climbing Bitches s'est élargi au-delà d'Instagram, organisant des sessions d'escalade à travers la France et sensibilisant sur des enjeux comme le respect et l'inclusion en salle d'escalade. La fondatrice Nathalie, avec son équipe, vise à maintenir l'authenticité et l'esprit communautaire du groupe, tout en soulignant que la performance n'est pas leur objectif principal. Climbing Bitches est devenu un espace encourageant pour les nouveaux grimpeurs, valorisant le plaisir et la progression personnelle. Cliquez ici pour lire l'article. Numéro 10 - Red Art Chili Paper : Les grimpeuses urbaines et engagées de Emeline Emeline Faugère, enseignante en génie mécanique et artiste engagée, crée des collages urbains uniques mettant en avant des femmes grimpeuses. Utilisant du papier calligraphie et de l'encre de Chine, ses œuvres célèbrent la force et la présence des femmes dans l'escalade. Ses œuvres, réalisées sans pochoirs, sont un moyen de sensibiliser au sujet de la représentation des femmes et ajoutent une touche de couleur et d'inspiration dans les espaces urbains. Emeline combine ainsi sa passion pour l'escalade et son militantisme pour l'égalité des genres à travers son art de rue. Cliquez ici pour lire l'article. Les articles que vous avez le plus appréciés en 2023 renforcent notre engagement à continuer de partager avec vous des contenus qui illustrent la manière dont l'escalade évolue et s'adapte, reflétant ainsi les nuances de notre société. Plus qu'un sport : l'escalade est une fenêtre ouverte sur des enjeux sociaux, un reflet de nos luttes et de nos succès, et un lien qui nous unit dans notre quête commune de dépassement et de découverte. Nous sommes impatients de découvrir avec vous les nouvelles aventures que nous réserve l'année à venir. Plus que jamais, nous sommes motivés à continuer de grimper, d'explorer et de raconter les histoires qui alimentent notre passion pour l'escalade !

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