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- Race to the Summit débarque sur Netflix
Netflix vient d'annoncer la sortie d'un documentaire à ne pas rater : "Race to the Summit" ou "Course au Sommet" en français, produit par Pitch Productions. Cette réalisation de 90 minutes, disponible mondialement depuis le mercredi 4 octobre, nous plonge dans l'univers vertigineux de l'alpinisme à vitesse grand V. Le film dépeint les parcours croisés de deux alpinistes suisses, Dani Arnold et Ueli Steck. Ces deux hommes ont marqué l'histoire de l'alpinisme par leurs ascensions fulgurantes des faces nord les plus dangereuses des Alpes, réalisées en moins de trois heures, sans cordes ni équipements de sécurité. Des montagnes telles que l'Eiger ou le Cervin, qui nécessitent normalement une journée entière pour un alpiniste chevronné, ont été conquises par ces deux prodiges en un temps record. "Alors que la plupart des documentaires sur l'escalade se concentrent sur la confrontation entre l'homme et la montagne, celui-ci raconte une histoire d'homme contre homme, rendant le récit bien plus riche et complexe." David Tryhorn, producteur et directeur créatif pour Pitch. Mais derrière ces exploits se cache une réalité plus sombre. La quête de vitesse et de records a eu des conséquences inattendues, poussant ces hommes à découvrir leurs propres limites. Le film nous offre des images inédites et des interviews de proches de Ueli et Dani, dont les légendaires grimpeurs Alex Honnold et Don Bowie. "Nous voulions transposer un film de course automobile sur les Alpes ; où les montagnes sont les pistes, Dani et Ueli les pilotes, et l'objectif – pour la première fois dans l'histoire de l'alpinisme – n'est pas seulement d'être le premier, mais d'être le plus rapide." Expliquent Nicholas de Taranto & Goetz Werner, les réalisateurs. Le film questionne également l'influence des médias et des réseaux sociaux sur ces athlètes. Dans une ère dominée par le cycle d'information en continu et les contrats de sponsoring, la montagne, autrefois grimpée "parce qu'elle était là", est devenue un terrain de jeu médiatisé où les enjeux dépassent parfois la simple passion. Le documentaire allemand "Race to the Summit" met en lumière la popularité croissante de l'alpinisme de vitesse, un sport extrême où le risque est omniprésent. Ueli Steck, pionnier de cette discipline, a ouvert la voie à une nouvelle génération d'alpinistes, dont Dani Arnold, souvent présenté par les médias comme son rival. Malgré leurs techniques différentes, ces deux sportifs partageaient un objectif commun : être le meilleur. La fin tragique de Ueli Steck lors de l'ascension du Nuptse dans l'Himalaya rappelle les dangers inhérents à cette discipline. Dani Arnold, quant à lui, continue de repousser les limites, tout en étant conscient des risques encourus. Un documentaire qui nous invite à réfléchir sur la nature de la compétition et sur l'influence des médias dans le monde de l'alpinisme. Après le succès de "The Alpinist", Netflix confirme son intérêt pour le monde vertigineux de la grimpe et continue d'enrichir sa collection avec des documentaires inspirants sur cette discipline.
- "Il était une fois l’escalade", la BD de Catherine Destivelle
Catherine Destivelle, figure emblématique de l'alpinisme, lauréate du Piolet d'or en 2020, célèbre pour ses exploits remarquables des années 80, nous présente une bande dessinée qui retrace l'histoire de l'escalade, promettant de "donner le vertige" à ses lecteurs. Depuis 2013, Catherine s'est lancée dans un nouveau défi : sa propre maison d'édition, "Les Éditions du Mont-Blanc", avec laquelle elle publie cette nouvelle BD. Elle a collaboré avec David Chambre, un grimpeur passionné dont les chroniques sur l'histoire de l'escalade sont régulièrement publiées dans nos magazines de montagne et d'escalade préférés, et les "Éditions Les Arènes". "Des premières ascensions sur les massifs européens à l’escalade libre dans les Dolomites, en passant par le solo intégral d’El Capitan au Yosemite, à la maîtrise du bloc à Fontainebleau ou encore à l’utilisation du crash pad jusqu’en Finlande, ce sont 300 ans d’évolution de l’escalade que les deux auteurs racontent dans cette bande dessinée inédite, illustrée avec précision par Laurent Bidot." Les Éditions du Mont-Blanc La BD est enrichie de plusieurs annexes pour approfondir vos connaissances sur l'escalade, ainsi que d'une trentaine de QR codes renvoyant à des vidéos de grimpeurs. Disponible dès le 12 octobre, cette imposante BD de 204 pages était déjà mise en avant sur le stand des Éditions du Mont-Blanc lors du Salon de l'Escalade à Grenoble le week-end dernier. Vous pouvez la retrouver sur le site des Éditions du Mont-Blanc au tarif de 27€.
- Portrait : Bluegilles, le 9C de la vanne
Pour ce nouveau portrait, nous avons proposé à Gilles Puyfages, le virtuose de la vanne derrière le compte Instagram Bluegilles, de passer au confessionnal, le temps d’un verre dans la chapelle de Climbing District Saint-Lazare. Derrière son personnage digital aux airs taquins et ses commentaires cinglants, se cache un homme passionné, créatif et attachant. Il dévoile sur son compte Instagram, prisé par la communauté de grimpeurs, des mèmes qui font mouche à chaque fois. Avec une précision chirurgicale dans le choix des mots, un rythme impeccable et une structure réfléchie, Gilles concocte chaque mème avec la rigueur d'un athlète. Forcément, pour quelqu’un qui pratique l’humour avec un tel sens de la précision, on peut légitimement se dire que le nom « Bluegilles » doit avoir une signification particulière. Que c’est le fruit d’une réflexion profonde dont l’ingéniosité nous a échappé. "Bluegilles, le nom, c’est du hasard. J’avais besoin de créer un compte pour démarrer et j’ai sorti ça. Je sentais que j’avais envie de faire des mèmes et je savais que je pouvais passer trois semaines pour trouver le bon nom." Nous explique-t-il d’entrée de jeu. La trame du parcours de Gilles est limpide. De ses années de collégien où il collait des images, à la fac de cinéma, des études de montage, aux missions de photographe professionnel d’escalade, ou même à ses contrats dans la publicité pour des startups, on voit clairement que son truc à lui, ça a toujours été de façonner l’image. Pour les plus assidus des créations de Gilles, difficile de passer à côté de son goût pour l’art, en particulier de la peinture. Fan de peinture figurative anglaise des années 1800/1900, il est abonné à des dizaines de comptes qui partagent des œuvres d’art. C’est cette matière première qui alimente son imagination, parfois c’est l’image qui fait naître une idée, parfois il va à la recherche de la situation qui pourrait coller avec son idée. Évidemment, la grimpe n’est pas un sujet qu’il a choisi par hasard, son influence sur sa vie et son travail remonte à ses premières rencontres dans un club d’escalade. « J’ai commencé à grimper dans un club où j’ai été entraîné par Olivier Lebreton. À l’époque, il entraînait Jules Nicouleau Bourles et Manu Cornu. » Nous livre-t-il. Il nous explique également comment l’escalade lui a vraiment appris à faire des blagues : écrire, réécrire, faire relire, étudier ce qui marche ou pas, etc. Créer une bonne vanne, c'est tout un art. Il pense souvent avoir trouvé la perle, mais en la couchant sur papier, réalise que ce qui est drôle est ailleurs. Dans son espace de travail, des images et des graphiques l'aident à peaufiner son travail. « J'utilise des canevas pour cerner les valeurs sous-jacentes : si le mec, sa valeur, c’est la réussite, ce n’est pas la même vanne que pour le mec qui a comme valeur l’amour de l’autre. Et donc, quand je suis bloqué, je me mets devant mon bureau, et ça m’aide à avancer. » Un processus créatif que sa compagne alimente également. Intéressée par le développement personnel, coach certifiée, mais aussi dotée d'une personnalité qui donne moins de place à l’instinct que la sienne, elle est une alliée précieuse pour l’aider à comprendre les subtilités de la pensée. Parfois, il a l’impression d’avoir fait le tour de ce qu’il pouvait faire sur la grimpe. D’autres horizons l’attirent et lui donnent envie de déployer ce qu’il a appris au travers de Bluegilles. L’univers du cinéma, notamment, est une matière sur laquelle il aimerait s’essayer. On comprend mieux pourquoi il se définit comme étant "un peu le Télérama de l’humour ». Pour suivre les créations de Bluegilles sur Instagram : @bluegilles
- L'escalade thérapeutique : La grimpe comme outil de guérison
À Brugg, une petite ville pittoresque de Suisse, l'escalade prend une dimension nouvelle. Au-delà du sport et du loisir, elle devient un outil pour la récupération physique et mentale. Une clinique de physiothérapie locale, la "Physiotherapie Frank GmbH", a intégré un mur d'escalade à ses installations, offrant ainsi une approche innovante à la guérison. La clinique, fondée en 2009, cherche régulièrement à innover dans ses méthodes de traitement. Après avoir déménagé dans le cœur historique de Brugg pour bénéficier d'espaces plus grands, elle a décidé d'investir dans cette nouvelle forme de thérapie. Cette approche de l'escalade thérapeutique utilise les mouvements et les défis intrinsèques à l'activité pour aider à la récupération des patients. Une approche adaptée avec des exercices spécifiques pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, d'arthrose du genou ou de la hanche, de douleurs musculaires et également pour la prévention des chutes. Les neuf physiothérapeutes du cabinet sont formés à ces méthodes. Que ce soit pour du renforcement musculaire, améliorer la mobilité ou renforcer la confiance en soi, cette innovation semble porter ses fruits L'initiative est à saluer non seulement pour son originalité, mais aussi pour son efficacité potentielle. Plusieurs études ont déjà montré les bienfaits de l'escalade sur la santé mentale, on peut aisément imaginer les impacts potentiels pour des personnes qui souffrent de problèmes liés à un manque de mobilité. De plus, l'escalade thérapeutique offre une occasion d'aborder la récupération de manière plus intuitive, ludique et engageante. La "Physiotherapie Frank GmbH" pourrait bien ouvrir la voie à d'autres initiatives similaires à travers le monde !
- Est-ce que l'escalade c'est de gauche ?
Il y a quelque chose de profondément symbolique dans l'acte de grimper. Se hisser vers le haut, faire fi des obstacles, et chercher constamment un point d'appui. Il y a, sans conteste, une allégorie de la vie dans cet exercice. Mais alors que l'escalade gagne en popularité en tant que sport mondial, une interrogation surgit lors des conversations légères entre grimpeurs : "L'escalade est-elle foncièrement de gauche ?" Des origines rebelles Si l'alpinisme, ancêtre de l'escalade, a d'abord été l'apanage de l'élite, évoquant une "colonisation des sommets", l'escalade a brisé ces chaînes. Offrant une expérience moins dangereuse, elle a ouvert ses portes à un public bien plus large. C'est dans cet esprit qu'après la Seconde Guerre mondiale, les mouvements de gauche, en particulier communistes, via la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail), ont promu l'escalade comme un sport du peuple. 1955 reste gravée comme l'année où le premier mur d'escalade artificiel a été inauguré lors de la renommée fête de l'Huma, pavant la voie à l'introduction de murs d'escalade dans diverses institutions et écoles à travers le pays. Quelques décennies plus tard, dans les années 70 et 80, l'acte de grimper prenait une nuance rebelle. Jean, un passionné d'escalade que nous avons eu le plaisir de rencontrer au pied des Alpes, évoque avec nostalgie cette époque. Pour lui et ses compagnons de cordée, l'escalade était bien plus qu'un sport : "Face à la société consumériste qui nous opprimait, l'escalade était notre refuge, notre cri de défiance." Démocratisation et universalité L'essor rapide des salles d'escalade urbaines et l'engouement pour la grimpe ont redéfini ce sport. En un clin d'œil, l'escalade est passée d'un style de vie en communion avec la nature à un moyen prisé par les citadins de garder la forme. Dans les vestiaires, on discute de "meetings Zoom", de "career path" ou de "changer de boîte"... À l'image des gérants de ces lieux, souvent diplômés de grandes écoles de commerce. Cette transformation est alimentée par une visibilité médiatique croissante des compétitions. Une quête incessante de la performance se dessine : il ne suffit plus de grimper, il faut exceller. YouTube regorge de vidéos d'athlètes d'élite à la recherche de la voie la plus compliquée, repoussant leurs limites sur des blocs vertigineux. Janja Garnbret, 8 fois championne du monde d'escalade, alertait cet été sur le silence de l'IFSC (Fédération internationale d'escalade) concernant les troubles alimentaires qui émergent, avec pour toile de fond la recherche de performances toujours plus stupéfiantes. Ce mouvement rappelle certains aspects initiaux de l'alpinisme : une recherche de l'excellence, doublée d'un repli élitiste. L'urbanisation de l'escalade, avec la multiplication des salles dans des zones de gentrification, affranchies des fédérations institutionnelles, mène à une certaine privatisation et élitisation du sport. Une forme de libéralisation dont on ne connaît que trop bien les effets. En parallèle, une mutation silencieuse s'opère. Autrefois danse avec la nature, l'escalade devient progressivement une activité d'intérieur. Les premières salles, imaginées comme refuges pour les grimpeurs les jours de pluie, sont pour certains le seul lieu de pratique. Plusieurs enseignes misent sur cette transition, proposant une expérience globale (où l'on peut manger, travailler, rencontrer) où l'escalade n'est plus la seule raison de la visite. Retour aux valeurs ? Est-ce à dire que l'escalade a abandonné ses valeurs de gauche ? Pas forcément. Bien que son image ait évolué, c'est peut-être plutôt sa crise d'adolescence. L'escalade est en pleine introspection, mais ses valeurs fondamentales - respect de la nature, solidarité, égalité des sexes - demeurent profondément ancrées. Des professionnels de la santé voient en l'escalade un outil thérapeutique, des grimpeuses engagent le débat sur l'égalité des genres, des associations militent pour une pratique plus durable. Et de nombreux créateurs de contenu se spécialisent dans le partage de connaissances : Kayoo sur l'histoire de l'escalade, A Bloc pour les techniques en extérieur, Vincent Grimpe pour l'escalade en intérieur, et d'autres encore. L'escalade, à l'image de toute activité humaine, reflète la société. Elle peut être un acte de rébellion, une forme d'expression ou un simple loisir. Mais une chose est sûre : à mesure que ce sport évolue, il continuera de refléter les tensions, aspirations et idéaux de notre époque. La vraie question n'est peut-être pas de savoir si l'escalade est "de gauche" ou "de droite", mais de reconnaître et de célébrer sa capacité à susciter des discussions pertinentes sur notre identité collective.
- Label d'exception pour le mur d'escalade de Mulhouse
L'histoire d'une ville s'exprime à travers son architecture, et parfois, à travers la réhabilitation d'anciennes structures. La friche industrielle DMC de Mulhouse, un témoin de l'ère industrielle, a récemment subi une transformation impressionnante. Installé "Rue des brodeuses", le Climbing Mulhouse Center (CMC) se dresse au pied d'une colossale cheminée industrielle, dernier vestige de Dollfus-Mieg et Compagnie (DMC), une entreprise de tissus fondée en 1 746 qui a autrefois employé jusqu'à 30 000 personnes. Samedi 14 octobre 2023, lors des Journées nationales de l'architecture, cette transformation a été célébrée. Le Climbing Mulhouse Center (CMC), dominé par son mur d'escalade monumental, a reçu le label national "Architecture contemporaine remarquable". La préfète de la région Grand Est a officiellement reconnu le CMC, parmi 17 autres édifices, pour son design unique. Avec son allure de shed surdimensionnés, le CMC se distingue non seulement par son architecture, mais aussi par ce qu'il représente : la renaissance d'un patrimoine industriel. La collection de bâtiments labellisés pour cette occasion met l'accent sur la réhabilitation architecturale. Elle ne célèbre pas seulement la beauté du design, mais aussi le talent et l'ingéniosité nécessaires pour donner une nouvelle vie à des édifices préexistants. Ce projet est le reflet d'un enjeu sociétal important : la nécessité de recycler et de transformer pour contrecarrer l'obsolescence des constructions. Et bien sûr, ce n'est pas un hasard si cette distinction intervient à la veille des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
- "The Summit Journal" : Renaissance d'une légende de l'escalade
En 1955, deux femmes audacieuses, Jean Crenshaw et Helen Kilness, bravèrent les conventions sociales de leur époque en lançant "Summit Magazine". Dirigeant cette publication pendant 40 ans depuis leur résidence à Big Bear Lake en Californie, elles se donnèrent pour mission de couvrir l'émergence de l'escalade. Malgré son éclipse due aux fusions médiatiques et à l'essor du numérique, le magazine refait surface sous le nom "The Summit Journal". Ce renouveau, porté par Michael Levy, ancien rédacteur en chef de Rock & Ice (un magazine racheté en 2021 par Outside), a immédiatement capté notre intérêt. Dans les années 50, être une femme à la tête d'un magazine d'escalade aurait pu constituer un obstacle à son succès. C'est pourquoi elles décidèrent d'adopter des pseudonymes : Jene pour Jean et H.V.J. Kilness pour Helen. Le magazine a accueilli les plumes des plus illustres grimpeurs mondiaux, de Royal Robbins à Yvon Chouinard, en passant par Arlene Blum, Jon Krakauer, Chris Bonington et John Gill, pour ne citer qu'eux. Il était aussi réputé pour ses dessins représentant le mode de vie "dirtbag" de nombreux grimpeurs de l'époque, une expression évoquant un style de vie frugal, typique de certains grimpeurs consacrant l'essentiel de leur temps à leur passion. Face à un paysage médiatique radicalement transformé, dominé par des géants comme Outside qui ont fusionné, numérisé et standardisé de nombreuses publications emblématiques, Michael Levy ressent un vide en matière de médias indépendants sur l'escalade. Selon lui, le modèle actuel, axé sur le "piège à clics" et les critiques de matériel, ne rend pas justice à cette pratique sportive. Avec la renaissance de "Summit Magazine", rebaptisé "The Summit Journal", il vise à offrir une voix indépendante dans le monde de la presse d'escalade. La nouvelle version de Summit Journal entend rester fidèle à l'esprit irrévérencieux de l'original, tout en se lançant à la découverte de nouveaux territoires. La revue s'engage également dans une démarche inclusive, mettant en avant tant des figures emblématiques que des passionnés moins médiatisés, femmes et hommes. Présenté dans un format papier grand format (24x33 cm), le magazine, publié semestriellement, est disponible en France via l'abonnement proposé sur leur site. Son coût relativement élevé, 58€ par an, se veut le reflet de l'indépendance de cette publication et de la qualité du produit final.
- Another Scale : 6 mois à grimper sur les plus beaux spots de France
Mandy et Kenzo ont fait le choix audacieux de troquer le confort d'une vie sédentaire contre la liberté d'un van, faisant de celui-ci leur camp de base. Pendant six mois, ils ont exploré les plus prestigieux sites d'escalade en France, en adoptant un rythme ralenti pour pleinement savourer chaque moment et tisser un lien intime avec la nature. L'apogée de cette aventure? Une expédition audacieuse à Presles, dans le Vercors, où leur objectif est d'installer un portaledge pour s'attaquer à "Même pas peur", une vertigineuse voie d'escalade s'élevant sur 250 mètres. Leur périple est brillamment capturé dans le documentaire "Another Scale", qui sera dévoilé dans le cadre d'une projection gratuite à Paris chez Arkose Nation le vendredi 27 octobre à 20h30. Mandy Thion Mandy voit le monde à travers une lentille d'émerveillement et de curiosité. Pour elle, l'escalade est un pont entre l'humain et la majesté de la nature. À travers "Another Scale", elle partage sa quête de symbiose avec le monde naturel. Actuellement en formation pour devenir Accompagnatrice en Montagne, Mandy croit fermement à l'importance de l'éducation pour forger un avenir où l'homme et la nature coexistent harmonieusement. Kenzo Héas Kenzo est un poète de la roche et de la montagne. Son amour pour l'escalade est égalé seulement par son dévouement en tant que géographe pour la préservation des merveilles naturelles. "Another Scale" capture sa philosophie selon laquelle, dans la grande échelle de la vie, c'est l'amour qui résonne le plus fort, insufflant énergie et vie à tout ce qui nous entoure. Mandjou Héas Avec une décennie de métier en tant que cadreuse, cheffe monteuse et JRI, Mandjou est une artiste en quête perpétuelle d'innovation, cherchant à mêler la poésie de ses sujets au savoir-faire technique. Dans "Another Scale", elle a affronté un double challenge, tant artistique que physique, fusionnant sa vision de l'escalade avec une exploration des dynamiques humaines. L'expérience de filmer en altitude a dépassé ses attentes, l'emmenant au-delà de ses propres frontières. Maude Kerichard Avec ses racines profondément ancrées dans le monde de l'audiovisuel depuis dix ans, Maude a embrassé "Another Scale" comme une opportunité d'affirmer sa voix en tant que co-réalisatrice. Sa passion pour la nature et les panoramas majestueux l'a conduite à accepter ce défi unique. Son parcours riche et varié, de la projection à la réalisation, renforce sa polyvalence dans le domaine.
- Climbing Bitches : pour une escalade bienveillante et inclusive
Si vous naviguez souvent sur Instagram, il est possible que les vidéos de Climbing Bitches se soient déjà retrouvées dans votre feed. Nous avons souhaité en savoir davantage sur la démarche qui se cache derrière ce compte. C'est dans l'ambiance chaleureuse du nouveau loft Arkose à Strasbourg Saint-Denis que nous avons échangé avec Nathalie Rabusseau, fondatrice de ce mouvement. Pour elle, l'escalade n'est pas simplement un loisir, mais un vecteur de changement social. Après une formation en école de commerce et un parcours dans la publicité et différentes grandes entreprises, la période post-Covid a été pour Nathalie une véritable prise de conscience. « Ne souhaitant pas retourner au bureau », elle opte pour le télétravail dans une société pour laquelle elle gère les réseaux sociaux. Ce nouveau rythme lui offre un précieux sésame : du temps libre, qui lui permet de s'adonner à l'escalade. Face à une représentation digitale de ce sport dominée par des figures masculines réalisant des exploits, une question émerge : "Pourquoi ne pas donner plus de visibilité à celles et ceux qui, à l'instar de nous, affrontent des blocs dits 'faciles'?" De cette interrogation naît un compte Instagram, Climbing Bitches, célébrant les débuts en escalade. Le succès est instantané. Ce nom, mi-sérieux mi-taquin, fait rapidement le buzz. Des vidéos partagées sur Instagram, la communauté s'organise progressivement sur Discord, un logiciel de messagerie instantanée, facilitant l'organisation de sessions d'escalade à travers la France. Cependant, Climbing Bitches ne se limite pas à la promotion de l'escalade. Le groupe milite activement pour une pratique inclusive et respectueuse. "Hommes ou femmes, notre démarche prône la mixité à tous les niveaux" Insiste Nathalie. Une philosophie qui a su tisser des liens forts parmi les membres. Face à l'enthousiasme grandissant, une SARL voit le jour. Nathalie, épaulée par Alex, modérateur de la communauté, et Florent, professeur d'escalade, a de grands projets, tout en souhaitant préserver l'authenticité de leur démarche. La bienveillance est au cœur de leurs préoccupations, en particulier face à certains comportements inadaptés observés en salle d'escalade. "Nombreux sont ceux qui ignorent que leurs attitudes peuvent gêner. Nous voulons sensibiliser à ce sujet" Confie Nathalie. C'est notamment le cas du récent débat autour du port du t-shirt dans les salles d'escalade. La communauté, en constante expansion, est une source de motivation pour l'équipe. Pour Nathalie, l'essence de Climbing Bitches est claire : "Nous ne cherchons pas à mettre en avant la performance pour la performance. Nous souhaitons montrer que chacun peut se surpasser et progresser, le tout dans le plaisir." En somme, Climbing Bitches est une communauté de grimpeuses et grimpeurs qui prône l'épanouissement, la solidarité et la bienveillance. Une bouffée d'air frais qui permet à de nombreux nouveaux pratiquants de s'initier à l'escalade.
- L’escalade, un miroir des épreuves de la vie
L'escalade, avec ses prises douteuses et ses murs impressionnants, est devenu l'outil central d'accompagnement de l'association canadienne "Ça me dit de grimper". Pour Andréanne, à l'initiative de cette démarche, l'escalade est une métaphore vivante des obstacles et défis de la vie. En décomposant l’acte d’escalader, Andréanne et ses coéquipières ont constaté que les mêmes valeurs et compétences nécessaires pour surmonter une paroi rocheuse sont tout aussi applicables lorsqu'il s'agit de faire face à des problèmes personnels ou relationnels. « Quand on négocie un passage difficile sur une paroi d'escalade, il faut vraiment faire confiance au matériel. Mais aussi à la personne qui nous assure tout en bas. Et enfin, il faut se faire confiance à soi-même. » C'est cette réflexion qui a conduit Andréanne et un groupe de jeunes femmes à créer "Ça me dit de grimper" en 2020. Cet organisme souhaite être bien plus qu'une école d'escalade en devant un pont entre l'intervention psychosociale et l'escalade. Sa mission est d’aider ceux qui sont aux prises avec des enjeux de dépendance, de santé mentale, comportementaux ou judiciaires. L'idée remonte aux moments difficiles de la pandémie. Enseigner à distance, regarder ses étudiants confinés derrière des écrans, Andréanne a ressenti un profond désir de les amener à l'extérieur. Passionnée d'escalade, elle a vu en ce sport un moyen d'intervention idéal. Ce qui a commencé comme un désir d'amener les enfants dehors est devenu une mission pour aider les personnes vulnérables. Entourée de ses amies, certaines travaillant avec des personnes souffrant de schizophrénie ou luttant contre des addictions, leur petite équipe a pris forme. « La communication en escalade, c’est primordial. Si elle n’est pas claire, il peut y avoir des enjeux de sécurité. Dans la vie de tous les jours, si tu communiques difficilement avec l’autre au sujet de tes besoins, comment peux-tu aller de l’avant ? » Le programme de "Ça me dit de grimper" s'étend sur deux jours d’activités, encadrées par des moniteurs certifiés d’escalade et des intervenants sociaux. Durant cette période, les participants apprennent non seulement la pratique de l'escalade, mais aussi des compétences précieuses pour la vie. Le succès de cette démarche, celle de la "Physiotherapie Frank GmbH" en Suisse, qui utilise la grimpe comme un outil pour la récupération physique et mentale, ou encore la récente initiative de la FFME et l'association Entourage, illustrent à quel point l'escalade peut-être bien plus qu'une pratique sportive. Pour celles et ceux qui souhaiteraient soutenir cette association vous pouvez le faire sur ce lien.
- Oriane Bertone s'envole vers les JO de Paris 2024
Toute la presse en parle, la française Oriane Bertone a marqué de son empreinte le tournoi européen de qualification olympique en escalade, organisé à Laval. Vice-championne du monde de bloc, cette prodige de l'escalade a offert une performance époustouflante ce dimanche, décrochant ainsi son précieux sésame pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Alors qu'elle était toujours en pleine ascension, le public mayennais hurlait de joie, faisant comprendre à la jeune athlète que son ticket olympique était en poche. Devant une foule de 1 500 spectateurs, Oriane a promis un spectacle de classe mondiale pour l'été prochain à Paris. À seulement 18 ans, elle n'a cessé d'impressionner le monde de l'escalade depuis son plus jeune âge. Sa victoire à Laval n'était pas une surprise pour ceux qui la suivent depuis longtemps. Originaire de La Réunion, Oriane a dominé l'ensemble de la compétition, se hissant sur le podium à chaque étape, des qualifications à la finale. Sa performance lui a valu un total impressionnant de 171,9 points, laissant loin derrière la Serbe Stasa Gejo avec 148,5 points. Sa préparation en amont du tournoi a clairement porté ses fruits. Portée par un excellent parcours en bloc, elle a obtenu un score presque parfait de 99,9 points lors de la finale. Outre le succès de Oriane Bertone, Zélia Avezou, l'autre tricolore en finale, a terminé à la 5e place avec 136,7 points. Par ailleurs, la finale masculine a vu s'affronter deux Français, Sam Avezou et Mejdi Schalck. Oriane Bertone rejoint ainsi Bassa Mawem, spécialiste de la vitesse, comme les premiers grimpeurs français qualifiés pour les JO de Paris 2024. La délégation tricolore en escalade va être redoutable.
- L'histoire derrière l'emoji escalade 🧗🏻♂️
Les passionnés d'escalade que vous êtes l'utilisent sans aucun doute déjà plusieurs fois par semaine voire plusieurs fois par jour. Mais connaissez-vous l'histoire derrière cet emoji escalade ? 🧗🏻 Bien que de nombreux sports et activités extérieures aient déjà été représentés sous forme d'emojis depuis de nombreuses années, en 2017, l'escalade manquait à l'appel. La grimpeuse Sasha DiGiulian, reconnue mondialement pour ses prouesses techniques et la première femme nord-américaine à gravir un 9A, a donc posté sur Twitter (ou "X" comme on devrait l'appeler pour suivre les fantaisies de Elon Musk) un message soulignant ce manque, en notifiant le compte @GetEmoji. Jeremy Burge, l'un des principaux acteurs derrière la création et la validation des emojis, a rapidement pris contact avec Sasha pour discuter de la réalisation de cet emoji. Jeremy est le fondateur de EmojiPedia, l'organisation référente pour tous les emojis, et est également membre du sous-comité Unicode Emoji. Ce comité détient le pouvoir de décision sur les nouveaux emojis qui seront intégrés à nos appareils, que ce soit chez Apple, Google ou Microsoft. La création d'un emoji nécessite une réflexion approfondie sur son design, en particulier compte tenu de la taille réduite de ces symboles sur les appareils mobiles. Cela implique de s'assurer que l'image est à la fois simple et reconnaissable. Après de nombreuses discussions et des échanges d'idées sur les couleurs, le type de chaussures et d'autres détails, des esquisses ont finalement été réalisées. L'ajout de cet emoji à la liste des candidats Unicode a été une étape majeure, car cela signifie qu'à ce stade il a une forte chance d'être approuvé et intégré dans les futures mises à jour des systèmes d'exploitation. En juin 2017, sa conception est validée et les variations de genres et couleurs que vous connaissez aujourd'hui sont programmées. On doit donc à Sasha DiGiulian, une ambassadrice dévouée la grimpe, cet emoji que l'on utilise depuis des années.












