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- "Alpinisme sans homme" par Miriam O'brien Underhill
En août 1934, le célèbre magazine National Geographic publia un article rédigé par Miriam O'Brien Underhill, intitulé "Alpinisme sans homme : La première femme à gravir le Grépon, le Cervin et d'autres sommets célèbres sans soutien masculin" . Miriam y raconte en détail ses différentes ascensions exclusivement féminines dans les Alpes et les réactions suscitées par ces réalisations. "Dès le début, j'ai réalisé que celui qui suit toujours un bon leader, un guide ou un amateur, n'apprendra jamais véritablement l'alpinisme... Celui qui monte en tête de corde s'amuse encore davantage, car il résout les problèmes techniques, tactiques et stratégiques au fur et à mesure qu'ils se présentent. Et s'il est, comme c'est généralement le cas, également le leader, celui qui porte la responsabilité de l'expédition, il goûte aux joies suprêmes." L'article révèle la principale controverse qui remonte à 1929, lorsque Miriam réussit, avec son amie Alice Damesme, l'ascension d'une des montagnes emblématiques de Chamonix : le Grépon (3 482 mètres). Etienne Bruel, alpiniste français de renom, avait déclaré : "Le Grépon a disparu. Maintenant qu'il a été fait par deux femmes seules, aucun homme respectueux de lui-même ne peut le faire. C'est aussi dommage, car c'était une ascension vraiment remarquable" . L'Alpine Journal aborda le sujet avec paternalisme , présentant l'ascension comme une exception absolument unique à ne pas reproduire : "Peu de femmes, même à notre époque, sont capables d'escalader seules en montagne". Pas de quoi perturber Miriam qui était déjà concentrée sur son prochain objectif : le Cervin (4 478 mètres) . "Ce sommet célèbre est imposant et saisissant, avec une histoire et une réputation redoutables. Et cette réputation, apparemment, ne peut être entachée." Elle entreprit cette ascension avec Alice, ainsi qu'avec Jessie Whitehead. Leur ami Kronig, gardien du refuge et sympathisant de leurs aspirations, s’arrangera pour leur accorder de l'avance sur les autres cordées afin que l’on ne puisse pas les accuser d'avoir bénéficié d'une aide masculine. "C'est le gardien du refuge qui est responsable du poêle le matin et qui fournit de l'eau chaude aux groupes d'escalade pour leur thé. Ce matin-là, alors que tout le monde attendait impatiemment de partir, Kronig a d'abord servi une théière de thé à Jessie et à moi. Personne, bien sûr, n'a trouvé cela problématique puisque nous étions les seules femmes. Puis, de manière inexplicable, il s'est avéré qu'il n'y avait plus d'eau chaude. Les autres groupes ont dû attendre avec autant de patience qu'ils le pouvaient, pendant que le gardien attisait le feu, coupait un peu de bois pour cela et finalement chauffait l'eau pour les autres ! Cela nous a donné, à Jessie et à moi, un bon quart d'heure d'avance, et nous sommes parties à 3h10." Alice et Miriam réussirent cette ascension l'année suivante, dans des conditions météorologiques plus clémentes. Ce que l'article ne mentionne pas, c'est que Miriam et son mari, Robert Underhill, devinrent par la suite le premier couple d'alpinistes influents . Ils réalisèrent de nombreuses premières ascensions ensemble de l'autre côté de l'Atlantique. Dans ses mémoires, on retrouve cette phrase qui réjouit les défenseurs de la mixité que nous sommes : "L'escalade sans homme est amusante pendant un certain temps, mais cette autre configuration est meilleure !" . Pour les archives et les curieux, nous avons décidé d’héberger l’intégralité de l’article original sur les serveurs de Vertige Media. Vous pouvez y accéder en cliquant ici . .
- Escalade urbaine : Paris is a climbing spot
Si comme nous vous vous dites régulièrement en vous promenant en ville « Franchement ce truc je suis sur que ça pourrait se grimper ! » et bien sachez que d’autres ont passé le pas. Depuis près de trois ans, le groupe "Paris is a climbing spot", créé par Sébastien Graczyk, rassemble une communauté de 2 600 membres intrépides. Leur objectif : grimper des lieux insolites dans la capitale et partager leurs exploits. Tout a commencé pendant le confinement, lorsque les salles d'escalade ont fermé leurs portes. Pour continuer à s'entraîner et maintenir le lien social, l'idée de l'escalade urbaine a germé. Depuis, même si les salles ont rouvert, l'engouement pour cette pratique insolite persiste. Les membres du groupe partagent des photos de lieux qui pourraient être grimpés, organisent des rencontres et ouvrent des voies improbables, généralement plus horizontales que verticales. Sébastien référence également l’ensemble des secteurs testés sur une carte Google Maps pour que chacun puisse profiter des voies ouvertes, cotées et baptisées. Le dernier secteur en date se trouve dans le XIIème arrondissement de Paris, à Cité Moynet. Il est composé exclusivement de prises en forme de pinces pour travailler la résistance et porte le nom évocateur de "Crise énergétique". Pour l’instant la maréchaussée ne semble pas trop s’intéresser à cette utilisation inhabituelle des murs de la ville. Pour que cela perdure Sébastien s’assure de ne pas référencer n’importe quoi, il vérifie s’il s’agit d’un bâtiment privé ou public, la solidité des prises, la zone de chute, s’il s’agit d’un endroit avec trop de monde autour, etc. Si vous êtes tentés de vous lancer dans cette aventure urbaine, le groupe dispose d'une chaîne YouTube dédiée où vous pouvez visionner les différentes traversées. "Paris is a climbing spot" est bien plus qu'un simple groupe Facebook. C'est une communauté audacieuse qui explore les possibilités offertes par les rues de Paris et repousse les limites de l'escalade traditionnelle. Si vous avez l’âme d’un apprenti Alain Robert, mais que vous préférez vivre longtemps, rejoignez cette bande et préparez-vous à vivre une expérience urbaine originale ! Pour découvrir tous les spots d'escalade autour de Paris, retrouvez "Paname Couenne" notre guide offert ici.
- Kletterzentrum Innsbruck, la salle d'escalade des champions du monde
Si vous suivez notre équipe nationale d'escalade, vous avez sans doute remarqué que ceux qui n'ont pas passé le week-end à Tarbes (pour assister au Championnat de France de difficulté) étaient en phase d'entraînement dans une salle spectaculaire : le Kletterzentrum Innsbruck, également appelé "KI" pour des raisons évidentes de prononciation, situé en Autriche. Et c'est tout à fait logique parce que si vous connaissez l'agenda de la Coupe du Monde d'escalade 2023 vous savez que les prochaines épreuves de bloc et les premières de difficulté se déroulent précisément à Innsbruck. C'est donc l'occasion parfaite pour vous présenter ce haut lieu de la scène internationale de l'escalade. Le KI est l'endroit où les athlètes de haut niveau viennent se préparer pour les compétitions. Que ce soit en intérieur, en extérieur, en escalade en tête, en bloc ou en vitesse, le Kletterzentrum Innsbruck a tout ce qu'il faut. Et surtout, il propose de nombreuses voies très difficiles allant jusqu'au 9a+. Cet espace de 4 500 m² dispose d'un total de 550 voies réparties sur 208 lignes, avec 3 000 m² en intérieur et 1 500 m² en extérieur. Le cœur architectural de cet espace se trouve à l'extérieur, avec trois tours spectaculaires dont les photos ont fait le tour du monde. Il est intéressant de noter que l'on peut retrouver sur leur site une fonctionnalité que l'on adorerait voir dans nos salles d'escalade : l'affluence par espace affichée en temps réel. Derrière ce lieu et son succès se cache Reini Scherer qui a investi plus de 10 ans de travail pour que le KI puisse sortir de terre. Grimpeur reconnu, il escalade depuis l'âge de 14 ans et a fait sensation en France avec des premières ascensions en 8a dans les gorges du Verdon. Il s'est également fait remarquer en ouvrant les premières voies de 8c en Autriche. Avec plus de 1 500 voies équipées à son actif dans les rochers, il est surtout reconnu pour les voies qu'il ouvre au KI depuis des années. Si jamais l'envie vous prend d'aller faire un tour en Autriche, rassurez-vous tout de même, Reini a veillé à créer des voies accessibles pour les gens "normaux", le niveau va de 4a à 9a. Vous pourrez donc potentiellement grimper sur la même ligne qu'Adam Ondra, bien qu'il la gravisse en 9a et vous à quelques degrés en dessous.
- Red Art Chili Paper : Les grimpeuses urbaines et engagées de Emeline
Emeline Faugère, enseignante en génie mécanique le jour et artiste engagée la nuit, crée des œuvres qui mettent en avant les femmes grimpeuses dans les espaces urbains. À travers des collages uniques réalisés avec du papier calligraphie et de l'encre de Chine, elle partage sa passion pour l'escalade et célèbre des grimpeuses exceptionnelles qui "envoient du steak" (ce sont ses mots). Ces créations peuvent être retrouvées un peu partout et les photographies sont partagées sur un compte Instagram dédié "Red Art Chili Paper". Chacune de ces œuvres est unique et réalisée sans l'utilisation de pochoirs. Le temps fait son œuvre, mais certaines grimpeuses tiennent bon depuis plus d'un an, et des passants s'évertuent même à recoller celles qui chercheraient à se faire la malle. Cette aventure artistique a commencé par hasard il y a un peu plus d'un an lorsque Emeline prévoyait de réaliser une fresque avec un ami au "Spot 13", un lieu parisien d'expression artistique. La météo annoncée l'obligeant à changer ses plans, elle remplace le matériel dans son sac par une paire de chaussons et se rend dans une salle d'escalade. Rapidement, elle réalise que la météo est plus clémente que prévue et décide de reprendre le chemin de son projet initial... sans son matériel. Enfin, "sans son matériel", mais avec quand même du papier et de l'encre de Chine. À l'aide de ces ressources limitées, elle créait et colle au Spot 13 ses trois premières "petites grimpeuses" en l'honneur de Julia Chanourdie. Depuis, Emeline poursuit son exploration artistique en affichant ses créations dans différents endroits, mettant en avant de nouvelles grimpeuses remarquables telles que Flavy Cohaut, Solenne Piret, Elnaz Rekabi, Julia Kühl, Anak Verhoeven, Laura Giunta, Janja Garnbret, Oriane Bertone, etc. Chaque photo partagée sur le compte Instagram de Red Art Chili Paper est accompagnée d'un court texte permettant d'identifier la grimpeuse représentée. Le choix d'Emeline de représenter exclusivement des femmes dans ses œuvres urbaines n'est pas dû au hasard, c'est le reflet de son engagement pour l'égalité des genres. Son approche militante vise à mettre en lumière les femmes, encore trop souvent sous-représentées dans de nombreux domaines. En plus de cet engagement à travers son art de rue, Emeline anime des ateliers dans son école pour promouvoir la mixité et agit en tant que "role model" dans une filière scientifique encore très majoritairement masculine. À travers ses collages urbains uniques, elle contribue à susciter des discussions sur l'inégalité des genres tout en égayant le quotidien des promeneurs et promeneuses. Son travail artistique inspirant et engagé nous a conquis ! Pour suivre Red Art Chili Paper sur Insta'.
- "The Alpinist" disponible sur Netflix
Il aura fallu 2 ans à Netflix pour rendre « The Alpinist » disponible à ses abonnés sur le territoire français, mais c’est enfin le cas ! Ce film déjà culte pour les passionnés de montagne et de grimpe est basé sur l’histoire du célèbre alpiniste Marc-André Leclerc . Marc-André, originaire du Canada, est le meilleur alpiniste de sa génération, il est connu pour ses ascensions en solo de sommets un peu partout dans le monde . Et en particulier pour la toute première ascension de la Torre Egger en hiver (Patagonie) et de la face de l’empereur du Mont Robson. Il disparait en 2018, à seulement 25 ans. Marc-André Leclerc et son partenaire, Ryan Johnson, ne reviendront en effet jamais de leur ascension réussie de la face nord des Mendenhall Towers (au nord de Juneau en Alaska). L’équipe de recherche retrouvera les cordes en bas de la voie de descente mais pas leurs corps. Sender Films, société de production américaine, avait commencé à filmer Marc-André avant ce tragique accident en Alaska. Des images utilisées dans ce documentaire qui retrace ses derniers moments . On y retrouve les témoignes d’ Alex Honnold , Barry Blanchard et Reinhold Messner.
- Everyday Climbers, la beauté de l'escalade ordinaire
Vous avez sans doute remarqué que l'escalade est généralement associée aux athlètes professionnels ou à des individus extraordinaires. Il était grand temps de bousculer ces conventions, et c'est précisément ce que réalise Florent Quint, que nous avons rencontré pour qu’il nous parle de sa série documentaire intitulée "Everyday Climbers". Cette série met en lumière des grimpeurs amateurs, des personnes ordinaires qui partagent leurs projets d'escalade et de vie. La question qui guide ces vidéos n'est pas la traditionnelle "Dans quoi grimpes-tu ?", mais plutôt "Pourquoi grimpes-tu ?". Florent s'intéresse aux histoires et aux motivations profondes de ces passionnés, bien plus qu'à leurs performances physiques. "J'adore voir des athlètes grimper, mais lorsque je vais en falaise, je rencontre également des gens qui ont des histoires intéressantes à raconter", nous explique Florent. Une première bande-annonce, diffusée sur un groupe Facebook, a rapidement confirmé l'engouement suscité par une telle série auprès des amateurs d'escalade. Et les premiers épisodes sont largement à la hauteur des attentes : une qualité de prise de vue incroyable, une trame claire et un montage parfait. De quoi être époustouflé par la beauté de l'escalade ordinaire, s'identifier à ces passionnés et se laisser inspirer par leurs histoires. Le premier épisode est dédié à Barbara, une grimpeuse prise de panique à l'idée de grimper en tête. Elle nous offre une leçon de vulnérabilité et d'authenticité totalement unique dans l'univers des vidéos d'escalade. "Barbara ressent une grande peur lorsqu'elle grimpe en tête. Beaucoup de grimpeurs et grimpeuses peuvent s'identifier à cela, et je n'ai pas trouvé d'autres films abordant ce sujet de manière aussi directe". Dans le second épisode, c'est Corentin qui nous ouvre les portes de son intimité. Après une rupture amoureuse difficile, il se met à l'escalade et décide d'en faire un projet de vie. Nous le suivons dans son perfectionnement, dans l'objectif de passer les tests de pré-sélection pour obtenir un diplôme d'escalade et pouvoir partager sa passion. Quant au troisième épisode, il met en avant Pablo, un grimpeur belge de 24 ans. Celui-ci s'est lancé dans un Tour de France des falaises à vélo en plein hiver, à la recherche du plus beau 8A du pays. Cet épisode a d'ailleurs remporté plusieurs prix. Il convient de souligner que Florent n'est pas un amateur en matière de vidéos. Après des études de cinéma à Paris, il a travaillé en tant que directeur de post-production pour des films, des documentaires et différents clips. C'est au fil de ses rencontres qu'il a aiguisé son regard et son sens de la narration, qui lui sont d'une grande utilité dans ce projet. "C'est grâce à l'escalade que j'ai franchi cette étape, en abordant la production de vidéos de manière plus globale, et pas seulement du point de vue de la post-production. Lorsque tu grimpes, tu peux échouer, tu essaies à nouveau, et parfois ça fonctionne. La peur de l'échec fait partie intégrante du processus." Il a dû choisir entre se lancer de manière traditionnelle en recherchant des financements et des partenariats avec des marques, ou utiliser les outils et les ressources dont il disposait. Il a opté pour la rapidité en se lançant avec son propre matériel et en utilisant YouTube comme plateforme de diffusion, afin de construire ce projet de manière autonome. On pourrait penser que Florent a trouvé le bon filon pour grimper autant qu'il le souhaite, mais en réalité, il doit faire un choix. Ainsi, il ne consulte pas les topos et se concentre uniquement sur ses images. "Si je me mettais à chercher les voies que je pourrais grimper, cela me détournerait trop de mon objectif. Je suis véritablement investi dans la réalisation du film, et je reste focalisé sur cet aspect." Everyday Climbers va bien au-delà d'une simple série documentaire sur l'escalade. C'est une célébration de la communauté des grimpeurs, une ode à la découverte de soi, au fait de surmonter ses peurs et à l'épanouissement personnel. Alors, installez-vous confortablement, appréciez ces premiers épisodes captivants, et laissez-vous emporter par l'univers extraordinaire des grimpeurs amateurs dans toute leur simplicité.
- La FFME équipe Rabiosa, une grande voie de 900m au Brésil
Aujourd'hui on vous fait un peu voyager en vous proposant de découvrir la dernière initiative en date de Roc Aventure Programme (RAP) de la Fédération Française de Montagne et d'Escalade (FFME). Leur objectif : équiper une immense voie d'escalade à l'est du Brésil sur le massif des Minas Gerais : Rabiosa (900m, 8a max). Cette paroi repérée deux ans plus tôt sur un rocher massif, méconnu et sous-estimé est une grosse pépite de 21 longueurs dont 11 au dessus de 7a+. Ce qui en fait une grande voie plutôt élitiste et surtout un sacré challenge d'ouverture ! Les ouvreurs d'Amérique Latine sont réputés pour ouvrir des voies en vue de réaliser une première et pas forcément pour que la voie soit répétée par d'autres, et donc pour gagner du temps ils ont la fâcheuse tendance à équiper très léger et espacé. Ce qui fait que la plupart des voies au Brésil sont engagées et requièrent un niveau élevé. Il existe d'ailleurs très peu de voies faciles et même là elles sont peu équipées. On peut donc imaginer qu'il existe un vrai potentiel pour développer l'escalade dans ce pays et permettre à de nouveaux pratiquants de profiter du cadre exceptionnel dans lequel ils vivent.
- Pourquoi et comment utiliser du strap en escalade ?
Lorsque vous pratiquez l'escalade, vous savez que vos mains sont mises à rude épreuve . Douleurs, irritations, steaks (oui, steaks, comme si on faisait cuire des mains sur le grill !), coupures... Que vous soyez un débutant qui découvre les joies des petits bobos ou un grimpeur chevronné avec des callosités digne d'un ours, on passe tous par là . Mais ne vous inquiétez pas, c'est là que le strap entre en jeu ! 1. Éviter les ruptures de poulies... oui, ça fait mal ! Ah, les poulies... si vous n'avez pas encore eu le plaisir de connaître ce terme, on vous conseille vivement de regarder cette vidéo (avec le son) pour découvrir le doux son d'une poulie qui lâche. C’est sec, c’est vif, comme un bon vin blanc. En résumé, les poulies sont des petits tunnels par lesquels passent les tendons de vos doigts . Lorsque vous utilisez des prises en mono-doigt ou en bi-doigts (oui, on sait que vous aimez jouer à la gymnastique avec vos doigts), ou que vous tenez une prise en position arquée, vous tirez avec force sur vos poulies, et là, c'est parfois le drame. Vous pouvez endommager partiellement ou complètement une ou plusieurs poulies . C'est le début d'une belle histoire d'amour avec la longue récupération (de plusieurs semaines à plusieurs mois), éventuellement une opération chirurgicale, et bien sûr, une pause prolongée de vos sorties d'escalade et vos entraînements. Le strap est là pour vous soulager les poulies douloureuses, limiter les dégâts lors de vos prochaines grimpettes et surtout, donner à vos poulies le temps de cicatriser . Il existe différentes façons de l'utiliser, mais on vous recommande chaudement la méthode du "H", celle que les professionnels de la santé préconisent. 2. Protégez votre peau... ou dites adieu à votre épiderme ! Lorsque vous frottez régulièrement vos mains contre les prises en salle ou sur les rochers d'une falaise, vous avez sans doute remarqué que le bout de vos doigts prend une jolie teinte rosée. Eh oui, c'est l'effet de toutes les couches de peau que vous laissez progressivement sur les prises . Un vrai don à la nature, n'est-ce pas ? Le strap peut être une solution si certaines zones deviennent trop douloureuses ou si vous avez carrément des parties à vif (bonjour, sensibilité extrême !). L'utiliser en prévention peut être une option, mais attention, ça réduit considérablement les sensations. Donc, si vous êtes un vrai amateur de douleur (chacun ses goûts), n'hésitez pas à sauter cette étape. Cependant, si vous avez une plaie qui peine à cicatriser, le strap peut être votre sauveur. 3. Immobilisez un ongle qui cherche à se faire la malle ! Ça vous est déjà arrivé qu'un ongle se décolle partiellement ou complètement pendant une séance d'escalade ? La douleur est supportable, mais franchement, ce n'est pas agréable du tout pour grimper. Alors pourquoi ne pas enrouler fermement votre doigt et son ongle avec un joli strap ? Vous limiterez ainsi la douleur à chaque nouvelle pression sur la paroi. Il y a beaucoup d'autres utilisations détournées du strap , votre imagination étant la seule limite. Par exemple, vous pouvez l'utiliser pour empêcher une corde fraîchement coupée de s'effilocher (on n'aime pas les cordes qui perdent leurs cheveux) ou pour réparer temporairement un bout de pantalon déchiré en attendant de lui mettre une pièce (mode couture en montagne). Bref, avoir un rouleau de strap dans votre sac, c'est toujours une bonne idée . Il sait se rendre utile dans toutes les circonstances, enfin presque.
- Boulder : Le Tinder pour grimpeurs
Imaginez un Tinder où seuls les grimpeurs sont autorisés à participer. Sur Boulder, votre niveau d'escalade, vos compétences en bloc, vos prouesses en tête ou en trad' sont des critères absolument essentiels. De quoi grimper au sommet du romantisme. Cette idée originale est le fruit des observations de Wisam Alhamad, forcé de constater que grimper et flirter n’était pas une évidence, il a décidé de créer cette application pour faciliter les rencontres entre grimpeurs. Grâce à Boulder, fini les profils ennuyeux avec des intérêts variés, maintenant vous pouvez aller directement à l’essentiel : le niveau et le type de grimpe. Un bon moyen aussi de s’assurer de flatter son égo puisque cette application rend possible le fait de ne rencontrer que des partenaires avec un niveau inférieur au votre. Après tout, qui veut sortir avec quelqu'un qui pourrait lui voler la vedette sur le mur d'escalade ? Les utilisateurs de Boulder expliquent que l’intérêt réside surtout dans le fait de pouvoir combiner leur passion et la quête de l'âme sœur. Plus besoin de choisir entre faire un diner romantique ou aller grimper. Pratique. Ne nous méprenons pas, nous avons interrogé quelques utilisateurs et Boulder reste encore peu utilisé en France. En témoigne le nombre restreint de profils présentés. Les grimpeurs locaux sont peut-être trop occupés à se hisser sur des parois rocheuses pour s'engager dans une relation sérieuse. Ou peut-être qu’ils trouvent farfelue l’idée de se limiter à des partenaires qui grimpent...
- Troyes : Inauguration de la plus grande salle d'escalade d'Europe
Les salles d'escalade fleurissent un peu partout dans les villes, les clubs remplissent leurs cours, la FFME vient d'annoncer avoir passée la barre des 115 000 licenciés (10 000 de plus qu'il y a un an)... S'il fallait encore une preuve que l'escalade est en train de s'installer massivement dans notre société la voilà : Troyes vient d'inaugurer la plus grande salle d'escalade d'Europe. Le CIME, Complexe International Multisport et Escalade, a accueilli plus de 500 invités ce 24 juin 2023 pour son inauguration. Alain Carrière, président de la FFME, présent à l'inauguration, est sous le charme du CIME. Selon lui, nous sommes face à un "projet zéro défaut". Le nœud de huit est bien fait, le double nœud d'arrêt est impeccable. Il faut dire que la FFME a accompagné le département dans cette démarche. Cet espace de plus de 6 400 m² (dont 2 400 m² de surface grimpable) a coûté deux fois ce qui était initialement prévu : 25 millions d'euros, principalement financés par le département de l'Aube. Il s'agit d'un investissement important qui a pour objectif de propulser l'Aube sur la scène internationale de l'escalade. Une démarche que la collectivité a souhaitée inclusive, c'est la raison pour laquelle le CIME a été conçu pour être également adapté au parasport. Et cela fonctionne, car l'équipe olympique japonaise a déjà prévu d'en faire son camp de base et l'équipe brésilienne paralympique vient d'officialiser son souhait d'y venir pour ses entraînements. L'espace dédié à l'escalade se divise en quatre parties : Une tour : - Un bloc dédié à l’entraînement de 18 m de haut (surface grimpable de 1 315 m²). - Une face dédiée la vitesse et la difficulté compétition de 18 m de haut avec avancée (surface grimpable de 1 315 m²). - Une face dédiée au bloc compétition : 24,60 m de large, 5,40 m de haut (surface grimpable de 276 m²). Un bloc entraînement : 23,40 m de large, 4,50 m de haut (surface grimpable de 111 m²). Un mur en mezzanine : - Un « Gullich » de 4,4 m (surface grimpable de 54 m²). - Une « zone voie initiation » qui monte à 13 m (surface grimpable de 359 m²). Un mur de vitesse pour l’initiation et l’entraînement, de 15m de haut. Il ne reste plus qu'à aller faire un tour à Troyes pour grimper tout cela par nous-mêmes !
- Comment bien choisir son sac à corde ?
Que vous soyez un grimpeur acharné ou un amateur passionné, trouver le sac parfait pour votre corde est essentiel . Non seulement il facilite le transport de votre précieuse corde, mais il la protège également des terreurs du sol : terre, sable, racines d'arbres, cailloux maléfiques et bien d'autres. Et ce n'est pas tout, ce sac vous permet également de ranger votre corde, sans vrilles ni tortillements qui l'usent prématurément. Mais comment choisir le sac à cordes parfait pour vous ? Nous vous guidons à travers les méandres du choix et de l'utilisation de ce fidèle compagnon de grimpe. Si vous avez déjà tenté l’aventure de rentrer « sac à corde » sur Google, vous avez pu constater qu’il existe une multitude de sacs à cordes sur le marché , chacun avec sa propre personnalité. Leur forme, leur prix et même leurs caprices varient grandement. Voyons voir ce qu'ils ont dans le ventre : 1. Le sac bandoulière : Avantages : Pratique pour ranger rapidement votre corde, et vous pouvez même le porter avec un autre sac sur le dos. C'est le sac qui pense à tout ! Inconvénients : Malheureusement, il ne laisse pas beaucoup de place pour les affaires en plus de la corde. Et soyons honnêtes, c'est un peu comme porter un singe capricieux sur une épaule. 2. Le sac bandoulière forme banane : Avantages : Petit et peu encombrant, parfait pour les grimpeurs minimalistes. Il se glisse partout, tel un ninja furtif. Inconvénients : Il est un peu égoïste et ne laisse de la place que pour la corde. 3. Le sac à dos ouverture ventrale : Avantages : Il permet de ranger rapidement et facilement votre corde, tout en offrant une place confortable pour vos autres équipements. C'est un véritable caméléon, aussi polyvalent qu'un couteau suisse. Inconvénients : Attention, il a tendance à tout mélanger dans son grand compartiment. Et puis, il peut parfois se montrer un peu déséquilibré, gardez un œil sur lui ! 4. Le sac à dos ouverture par le haut : Avantages : Rapide à utiliser, il offre de la place pour les autres équipements et se porte confortablement sur les deux épaules, comme un sac de randonnée chic. Inconvénients : Malheureusement, il est un peu compartimenté et laisse moins de place que les sacs à ouverture ventrale. Et soyons honnêtes, il est un peu snob sur le prix. 5. Le sac poche en plastique de super-marché : Avantages : Les deux anses font parfaitement office de sangle pour accrocher la corde. Et c’est de très loin celui qui fera le moins mal à votre porte-monnaie et à l’environnement. Inconvénients : Faire une marche d’approche n’est pas toujours aussi facile que de ramener vos courses jusqu’à votre coffre, par conséquent il peut être pénible. Ça peut-être pratique de prévoir en plus une bâche pour poser la corde sur le sol. Et il est possible que vos compagnons l’utilisent comme poubelle au moment de remballer le casse croûte. Maintenant que vous avez trouvé le sac qui correspond à votre style, passons à la manière de l'utiliser correctement. Votre sac à cordes est normalement livré avec une bâche ou un tissu de protection doté de sangles aux angles. Alors, attachez solidement une extrémité de votre corde à l'une des sangles (préférez la couleur rouge, symbole de la fin de corde). Puis, laissez votre corde se dérouler naturellement sur la bâche, comme si elle dansait sur un tapis rouge. Quand vous arrivez à l'autre extrémité, attachez également cette extrémité à une sangle (la sangle verte, celle qui dit : "Allez, grimpe, mon ami ! »). Il est possible que les sangles ne soient pas colorées, mais vous devriez vous en sortir quand même. Sinon changez d’activité sportive. Une fois que votre corde est parfaitement installée sur la bâche, vous pouvez la mettre dans le sac à cordes pour la transporter en toute sécurité. Et voilà, vous avez une corde bien rangée, prête à être déployée lors de vos prochaines aventures verticales . Pas de vrilles, pas de torsions, juste une corde heureuse et en pleine forme. Alors, que vous soyez plutôt du genre bandoulière, banane, sac Leclerc, ouverture ventrale ou ouverture par le haut, vous savez désormais comment choisir le meilleur sac à cordes avant votre prochaine sortie.
- "So High" le roman graphique de Flore Beaudelin et Romain Desgranges
« So High » est le premier roman graphique de Flore Beaudelin et Romain Desgranges. Après plusieurs collaborations de ce même duo (Flore a notamment illustré « Solide » et « So Cool la grimpe ») cette fois ce sont ses dessins qui dominent ces 224 pages. Le résultat ? Une pépite qui se déguste aux pieds des voies, en terrasse ou sur votre serviette de plage. Pour cette première il fallait évidemment une maison d’édition qui n’ait pas peur de s’engager et c’est évidemment les Editions Guérin qui publient cet ouvrage. Une première fois aussi dans cet univers pour cette maison d’édition. Cet ouvrage est l’occasion de découvrir notre chamoniard préféré dans son intimité, on y découvre ses rêves d’enfant, mais aussi l’étendu de sa carrière : de son démarrage en tant que footballeur (personne n’est parfait) à son titre de numéro 1 mondial en 2017. On y voyage aussi beaucoup : Chine, Nouvelle Zélande, Jordanie, Afrique du Sud, Joshua Tree, heureusement il y a des passages à St-Etienne et Chamonix pour ne pas trop souffrir du jet lag. Romain nous raconte aussi une étape importante de sa vie de grimpeur : Coupe du Monde d’escalade de 2015, son pied glisse et il rate la victoire d'un cheveu. Ce qui semble être l’élément déclencheur de sa décision d’affronter les « Big Boulders », des blocs de granit de 10 mètres (ou plus) qu’il grimpe sans corde et où la chute est plutôt déconseillée à ceux qui préfèrent rester en vie. «So High » est le nom que les grimpeurs ont donné au bloc le plus haut qui mesure 12 mètres, un truc que tu n'as pas vraiment envie d'essayer sans corde. Disponible ici (24,90€)












