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- La FFME équipe Rabiosa, une grande voie de 900m au Brésil
Aujourd'hui on vous fait un peu voyager en vous proposant de découvrir la dernière initiative en date de Roc Aventure Programme (RAP) de la Fédération Française de Montagne et d'Escalade (FFME). Leur objectif : équiper une immense voie d'escalade à l'est du Brésil sur le massif des Minas Gerais : Rabiosa (900m, 8a max). Cette paroi repérée deux ans plus tôt sur un rocher massif, méconnu et sous-estimé est une grosse pépite de 21 longueurs dont 11 au dessus de 7a+. Ce qui en fait une grande voie plutôt élitiste et surtout un sacré challenge d'ouverture ! Les ouvreurs d'Amérique Latine sont réputés pour ouvrir des voies en vue de réaliser une première et pas forcément pour que la voie soit répétée par d'autres, et donc pour gagner du temps ils ont la fâcheuse tendance à équiper très léger et espacé. Ce qui fait que la plupart des voies au Brésil sont engagées et requièrent un niveau élevé. Il existe d'ailleurs très peu de voies faciles et même là elles sont peu équipées. On peut donc imaginer qu'il existe un vrai potentiel pour développer l'escalade dans ce pays et permettre à de nouveaux pratiquants de profiter du cadre exceptionnel dans lequel ils vivent.
- Pourquoi et comment utiliser du strap en escalade ?
Lorsque vous pratiquez l'escalade, vous savez que vos mains sont mises à rude épreuve. Douleurs, irritations, steaks (oui, steaks, comme si on faisait cuire des mains sur le grill !), coupures... Que vous soyez un débutant qui découvre les joies des petits bobos ou un grimpeur chevronné avec des callosités digne d'un ours, on passe tous par là. Mais ne vous inquiétez pas, c'est là que le strap entre en jeu ! 1. Éviter les ruptures de poulies... oui, ça fait mal ! Ah, les poulies... si vous n'avez pas encore eu le plaisir de connaître ce terme, on vous conseille vivement de regarder cette vidéo (avec le son) pour découvrir le doux son d'une poulie qui lâche. C’est sec, c’est vif, comme un bon vin blanc. En résumé, les poulies sont des petits tunnels par lesquels passent les tendons de vos doigts. Lorsque vous utilisez des prises en mono-doigt ou en bi-doigts (oui, on sait que vous aimez jouer à la gymnastique avec vos doigts), ou que vous tenez une prise en position arquée, vous tirez avec force sur vos poulies, et là, c'est parfois le drame. Vous pouvez endommager partiellement ou complètement une ou plusieurs poulies. C'est le début d'une belle histoire d'amour avec la longue récupération (de plusieurs semaines à plusieurs mois), éventuellement une opération chirurgicale, et bien sûr, une pause prolongée de vos sorties d'escalade et vos entraînements. Le strap est là pour vous soulager les poulies douloureuses, limiter les dégâts lors de vos prochaines grimpettes et surtout, donner à vos poulies le temps de cicatriser. Il existe différentes façons de l'utiliser, mais on vous recommande chaudement la méthode du "H", celle que les professionnels de la santé préconisent. 2. Protégez votre peau... ou dites adieu à votre épiderme ! Lorsque vous frottez régulièrement vos mains contre les prises en salle ou sur les rochers d'une falaise, vous avez sans doute remarqué que le bout de vos doigts prend une jolie teinte rosée. Eh oui, c'est l'effet de toutes les couches de peau que vous laissez progressivement sur les prises. Un vrai don à la nature, n'est-ce pas ? Le strap peut être une solution si certaines zones deviennent trop douloureuses ou si vous avez carrément des parties à vif (bonjour, sensibilité extrême !). L'utiliser en prévention peut être une option, mais attention, ça réduit considérablement les sensations. Donc, si vous êtes un vrai amateur de douleur (chacun ses goûts), n'hésitez pas à sauter cette étape. Cependant, si vous avez une plaie qui peine à cicatriser, le strap peut être votre sauveur. 3. Immobilisez un ongle qui cherche à se faire la malle ! Ça vous est déjà arrivé qu'un ongle se décolle partiellement ou complètement pendant une séance d'escalade ? La douleur est supportable, mais franchement, ce n'est pas agréable du tout pour grimper. Alors pourquoi ne pas enrouler fermement votre doigt et son ongle avec un joli strap ? Vous limiterez ainsi la douleur à chaque nouvelle pression sur la paroi. Il y a beaucoup d'autres utilisations détournées du strap, votre imagination étant la seule limite. Par exemple, vous pouvez l'utiliser pour empêcher une corde fraîchement coupée de s'effilocher (on n'aime pas les cordes qui perdent leurs cheveux) ou pour réparer temporairement un bout de pantalon déchiré en attendant de lui mettre une pièce (mode couture en montagne). Bref, avoir un rouleau de strap dans votre sac, c'est toujours une bonne idée. Il sait se rendre utile dans toutes les circonstances, enfin presque.
- Boulder : Le Tinder pour grimpeurs
Imaginez un Tinder où seuls les grimpeurs sont autorisés à participer. Sur Boulder, votre niveau d'escalade, vos compétences en bloc, vos prouesses en tête ou en trad' sont des critères absolument essentiels. De quoi grimper au sommet du romantisme. Cette idée originale est le fruit des observations de Wisam Alhamad, forcé de constater que grimper et flirter n’était pas une évidence, il a décidé de créer cette application pour faciliter les rencontres entre grimpeurs. Grâce à Boulder, fini les profils ennuyeux avec des intérêts variés, maintenant vous pouvez aller directement à l’essentiel : le niveau et le type de grimpe. Un bon moyen aussi de s’assurer de flatter son égo puisque cette application rend possible le fait de ne rencontrer que des partenaires avec un niveau inférieur au votre. Après tout, qui veut sortir avec quelqu'un qui pourrait lui voler la vedette sur le mur d'escalade ? Les utilisateurs de Boulder expliquent que l’intérêt réside surtout dans le fait de pouvoir combiner leur passion et la quête de l'âme sœur. Plus besoin de choisir entre faire un diner romantique ou aller grimper. Pratique. Ne nous méprenons pas, nous avons interrogé quelques utilisateurs et Boulder reste encore peu utilisé en France. En témoigne le nombre restreint de profils présentés. Les grimpeurs locaux sont peut-être trop occupés à se hisser sur des parois rocheuses pour s'engager dans une relation sérieuse. Ou peut-être qu’ils trouvent farfelue l’idée de se limiter à des partenaires qui grimpent...
- Troyes : Inauguration de la plus grande salle d'escalade d'Europe
Les salles d'escalade fleurissent un peu partout dans les villes, les clubs remplissent leurs cours, la FFME vient d'annoncer avoir passée la barre des 115 000 licenciés (10 000 de plus qu'il y a un an)... S'il fallait encore une preuve que l'escalade est en train de s'installer massivement dans notre société la voilà : Troyes vient d'inaugurer la plus grande salle d'escalade d'Europe. Le CIME, Complexe International Multisport et Escalade, a accueilli plus de 500 invités ce 24 juin 2023 pour son inauguration. Alain Carrière, président de la FFME, présent à l'inauguration, est sous le charme du CIME. Selon lui, nous sommes face à un "projet zéro défaut". Le nœud de huit est bien fait, le double nœud d'arrêt est impeccable. Il faut dire que la FFME a accompagné le département dans cette démarche. Cet espace de plus de 6 400 m² (dont 2 400 m² de surface grimpable) a coûté deux fois ce qui était initialement prévu : 25 millions d'euros, principalement financés par le département de l'Aube. Il s'agit d'un investissement important qui a pour objectif de propulser l'Aube sur la scène internationale de l'escalade. Une démarche que la collectivité a souhaitée inclusive, c'est la raison pour laquelle le CIME a été conçu pour être également adapté au parasport. Et cela fonctionne, car l'équipe olympique japonaise a déjà prévu d'en faire son camp de base et l'équipe brésilienne paralympique vient d'officialiser son souhait d'y venir pour ses entraînements. L'espace dédié à l'escalade se divise en quatre parties : Une tour : - Un bloc dédié à l’entraînement de 18 m de haut (surface grimpable de 1 315 m²). - Une face dédiée la vitesse et la difficulté compétition de 18 m de haut avec avancée (surface grimpable de 1 315 m²). - Une face dédiée au bloc compétition : 24,60 m de large, 5,40 m de haut (surface grimpable de 276 m²). Un bloc entraînement : 23,40 m de large, 4,50 m de haut (surface grimpable de 111 m²). Un mur en mezzanine : - Un « Gullich » de 4,4 m (surface grimpable de 54 m²). - Une « zone voie initiation » qui monte à 13 m (surface grimpable de 359 m²). Un mur de vitesse pour l’initiation et l’entraînement, de 15m de haut. Il ne reste plus qu'à aller faire un tour à Troyes pour grimper tout cela par nous-mêmes !
- Comment bien choisir son sac à corde ?
Que vous soyez un grimpeur acharné ou un amateur passionné, trouver le sac parfait pour votre corde est essentiel. Non seulement il facilite le transport de votre précieuse corde, mais il la protège également des terreurs du sol : terre, sable, racines d'arbres, cailloux maléfiques et bien d'autres. Et ce n'est pas tout, ce sac vous permet également de ranger votre corde, sans vrilles ni tortillements qui l'usent prématurément. Mais comment choisir le sac à cordes parfait pour vous ? Nous vous guidons à travers les méandres du choix et de l'utilisation de ce fidèle compagnon de grimpe. Si vous avez déjà tenté l’aventure de rentrer « sac à corde » sur Google, vous avez pu constater qu’il existe une multitude de sacs à cordes sur le marché, chacun avec sa propre personnalité. Leur forme, leur prix et même leurs caprices varient grandement. Voyons voir ce qu'ils ont dans le ventre : 1. Le sac bandoulière : Avantages : Pratique pour ranger rapidement votre corde, et vous pouvez même le porter avec un autre sac sur le dos. C'est le sac qui pense à tout ! Inconvénients : Malheureusement, il ne laisse pas beaucoup de place pour les affaires en plus de la corde. Et soyons honnêtes, c'est un peu comme porter un singe capricieux sur une épaule. 2. Le sac bandoulière forme banane : Avantages : Petit et peu encombrant, parfait pour les grimpeurs minimalistes. Il se glisse partout, tel un ninja furtif. Inconvénients : Il est un peu égoïste et ne laisse de la place que pour la corde. 3. Le sac à dos ouverture ventrale : Avantages : Il permet de ranger rapidement et facilement votre corde, tout en offrant une place confortable pour vos autres équipements. C'est un véritable caméléon, aussi polyvalent qu'un couteau suisse. Inconvénients : Attention, il a tendance à tout mélanger dans son grand compartiment. Et puis, il peut parfois se montrer un peu déséquilibré, gardez un œil sur lui ! 4. Le sac à dos ouverture par le haut : Avantages : Rapide à utiliser, il offre de la place pour les autres équipements et se porte confortablement sur les deux épaules, comme un sac de randonnée chic. Inconvénients : Malheureusement, il est un peu compartimenté et laisse moins de place que les sacs à ouverture ventrale. Et soyons honnêtes, il est un peu snob sur le prix. 5. Le sac poche en plastique de super-marché : Avantages : Les deux anses font parfaitement office de sangle pour accrocher la corde. Et c’est de très loin celui qui fera le moins mal à votre porte-monnaie et à l’environnement. Inconvénients : Faire une marche d’approche n’est pas toujours aussi facile que de ramener vos courses jusqu’à votre coffre, par conséquent il peut être pénible. Ça peut-être pratique de prévoir en plus une bâche pour poser la corde sur le sol. Et il est possible que vos compagnons l’utilisent comme poubelle au moment de remballer le casse croûte. Maintenant que vous avez trouvé le sac qui correspond à votre style, passons à la manière de l'utiliser correctement. Votre sac à cordes est normalement livré avec une bâche ou un tissu de protection doté de sangles aux angles. Alors, attachez solidement une extrémité de votre corde à l'une des sangles (préférez la couleur rouge, symbole de la fin de corde). Puis, laissez votre corde se dérouler naturellement sur la bâche, comme si elle dansait sur un tapis rouge. Quand vous arrivez à l'autre extrémité, attachez également cette extrémité à une sangle (la sangle verte, celle qui dit : "Allez, grimpe, mon ami ! »). Il est possible que les sangles ne soient pas colorées, mais vous devriez vous en sortir quand même. Sinon changez d’activité sportive. Une fois que votre corde est parfaitement installée sur la bâche, vous pouvez la mettre dans le sac à cordes pour la transporter en toute sécurité. Et voilà, vous avez une corde bien rangée, prête à être déployée lors de vos prochaines aventures verticales. Pas de vrilles, pas de torsions, juste une corde heureuse et en pleine forme. Alors, que vous soyez plutôt du genre bandoulière, banane, sac Leclerc, ouverture ventrale ou ouverture par le haut, vous savez désormais comment choisir le meilleur sac à cordes avant votre prochaine sortie.
- "So High" le roman graphique de Flore Beaudelin et Romain Desgranges
« So High » est le premier roman graphique de Flore Beaudelin et Romain Desgranges. Après plusieurs collaborations de ce même duo (Flore a notamment illustré « Solide » et « So Cool la grimpe ») cette fois ce sont ses dessins qui dominent ces 224 pages. Le résultat ? Une pépite qui se déguste aux pieds des voies, en terrasse ou sur votre serviette de plage. Pour cette première il fallait évidemment une maison d’édition qui n’ait pas peur de s’engager et c’est évidemment les Editions Guérin qui publient cet ouvrage. Une première fois aussi dans cet univers pour cette maison d’édition. Cet ouvrage est l’occasion de découvrir notre chamoniard préféré dans son intimité, on y découvre ses rêves d’enfant, mais aussi l’étendu de sa carrière : de son démarrage en tant que footballeur (personne n’est parfait) à son titre de numéro 1 mondial en 2017. On y voyage aussi beaucoup : Chine, Nouvelle Zélande, Jordanie, Afrique du Sud, Joshua Tree, heureusement il y a des passages à St-Etienne et Chamonix pour ne pas trop souffrir du jet lag. Romain nous raconte aussi une étape importante de sa vie de grimpeur : Coupe du Monde d’escalade de 2015, son pied glisse et il rate la victoire d'un cheveu. Ce qui semble être l’élément déclencheur de sa décision d’affronter les « Big Boulders », des blocs de granit de 10 mètres (ou plus) qu’il grimpe sans corde et où la chute est plutôt déconseillée à ceux qui préfèrent rester en vie. «So High » est le nom que les grimpeurs ont donné au bloc le plus haut qui mesure 12 mètres, un truc que tu n'as pas vraiment envie d'essayer sans corde. Disponible ici (24,90€)
- Une nouvelle étape et un nouveau mur d'escalade pour Briançon
Après une série d'épreuves largement suivie à Chamonix, la Coupe du Monde d'escalade fait escale à Briançon. La ville accueillera pour une 34ème année les athlètes dès mercredi 12 juillet. Une étape attendue qui va également être l'occasion pour le Parc des Sports de Briançon de présenter son tout nouveau mur. Les ouvreurs sont bien entendu déjà à la tâche depuis quelques jours pour équiper ce nouveau mur sur lequel se dérouleront les épreuves de difficulté et de vitesse. Un chantier qui aura duré pas moins de 9 ans. Lorsque l'on sait que c'est presque autant de temps qu'il aura fallu au Kletterzentrum Innsbruck pour sortir de terre on imagine qu'il y a dû avoir quelques difficultés... Pendant des années il aura fallu se satisfaire de cette maquette qui promettait un mur ultra design : Puis on a réussi à apercevoir le chantier il y a quelques mois au cours d'une interview de Arnaud Murgia, le maire de Briançon sur BFM : Mais c'est grâce à cette toute première photo de Emmanuelle Gaubert publiée ce lundi soir dans Le Dauphiné Libéré que l'on sait enfin à quoi ressemble réellement ce nouveau mur. Une installation qui servira également pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 puisque comme pour le CIME de Troyes - inauguré il y a quelques semaines - elle est labellisée "CPJ" (Centre de préparation aux Jeux). Elle sera prochainement ouverte à tous avec un total de 120 à 135 voies pour différents niveaux. L'occasion de rappeler que le programme de cette étape est un peu différent de ce qui était initialement prévu : Mercredi 12/07 Les qualifications de difficulté séniors démarrent dès 9h. Les finales se dérouleront entre 20h et 22h. Jeudi 13/07 Finales de vitesse à 21h. Vendredi 14/07 Qualifications d'escalade de difficulté de 9h à 15h. Demi-finales à 20h. Samedi 15/07 Finales de difficulté à 20h.
- The Sound, un film d'horreur avec des grimpeurs
« The Sound » est un film d'horreur indépendant actuellement en production dans le Nevada qui devrait particulièrement intéresser la communauté des grimpeurs. En plus de l'acteur américain William Fichtner, on y retrouvera surtout des figures très emblématiques de la communauté de l'escalade : Alex Honnold, la star incontournable du free solo, ainsi que Brette Harrington et Adrian Ballinger. Écrit et réalisé par Brendan Devane, le film suit un groupe de grimpeurs qui se lancent dans le défi d'escalader le « Forbidden Wall », qui, comme son nom l'indique, est une voie interdite. Ce qui devait être une expédition audacieuse se transforme en une lutte pour la survie. Peu d'informations sont divulguées à ce jour sur les rôles de chacun, mais on sait déjà que William Fichtner ne jouera pas un grimpeur mais un père inquiet pour son fils parti pour cette ascension. Une apparition à l'écran qui ne sera pas une première pour Alex Honnold, qui s'est fait connaître suite au documentaire « Free Solo » primé aux Oscars de National Geographic, ni pour Brette Harrington, que l'on a pu voir dans le documentaire « Roadside Attractions » ou encore « The Alpinist », mais non plus pour l'alpiniste britanno-américain qui a récemment fait une apparition dans un épisode de la série HBO « Edge of the Earth ». À suivre donc !
- Paris : trois nouvelles salles d'escalade cet été
La tendance de l'escalade continue à séduire de plus en plus de nouveaux pratiquants, ce qui est une bonne nouvelle pour le marché des salles qui n'arrête pas d'ouvrir de nouvelles adresses partout en France. Et il semblerait qu'il y ait encore de la place dans les rues de la capitale pour de nouvelles salles de blocs, car trois nouvelles salles vont bientôt ouvrir à Paris. Arkose, l'acteur incontournable qui célèbre ses 10 ans d'existence cette année, communique sur l'ouverture prochaine de ses deux nouvelles salles : l'une à Strasbourg-Saint-Denis et l'autre à Montmartre. Les chantiers de ces salles semblent avoir posé quelques problèmes, car on en entend parler depuis un moment ! Les photos des ouvreurs témoignent du fait qu'ils sont en effet en train de terminer les derniers détails. En ce qui concerne le concept d'Arkose, ils restent fidèles à leur formule gagnante : yoga, boutique et restauration healthy. Pour Climbing District, le nouveau player à suivre sur ce marché, ce sera la prise de la Bastille ! Même si l'adresse exacte est gardée secrète pour le moment et qu'ils restent vagues sur la date d'ouverture, nous savons de source sûre que c'est pour très bientôt. Cette cinquième salle s'inscrira dans la même tendance que les autres salles du réseau : une expérience haut de gamme. En effet, on pourra compter sur un design unique, le confort de douches individuelles, de très bons produits mis à disposition, des expositions d'artistes, etc. Avec néanmoins une nouveauté de taille : un Kilter-board. Une grande première pour les salles parisiennes ! Le Kilter-board est un mur inclinable allant jusqu'à 70 degrés, proposant des milliers de blocs ouverts par les meilleurs grimpeurs mondiaux. On en profite pour rappeler aux Parisiens, ou aux grimpeurs de passage, qui souhaiteraient pratiquer l'escalade en extérieur, que Vertige Media offre un guide pour connaître les meilleurs spots pour faire de la couenne aux alentours de la capitale.
- Grimper autour de Paris : Les Glachoirs à Saint-Vaast-lès-Mello
Si vous cherchez un spot de grimpe proche de Paris avec des voies accessibles pour différents niveaux, il y a fort à parier que Saint-Vaast-lès-Mello puisse vous satisfaire. La grande majorité des habitués sont des locaux et nomment le lieu par son nom "Les Glachoirs" plutôt que par le nom du village où il se trouve. Situé à quelques kilomètres de Paris, Les Glachoirs est considéré comme l’un des plus beaux spots d’escalade des Hauts-de-France. Cette ancienne carrière d’extraction de pierre, perdue au milieu d’une forêt, ne laisse personne indifférent. L’ambiance bucolique est idéale pour une journée de grimpe. On y trouve plus de 200 voies de 5 à 12 mètres de hauteur, dont les niveaux vont de 3b à 8b, permettant aux grimpeurs les plus expérimentés de se faire plaisir, et aux débutants de s’initier. Plusieurs voies sont même équipées spécialement pour les enfants, rendant le lieu adapté à des sorties en famille. Il est possible de grimper en tête ou de poser des moulinettes depuis le haut, et les rappels sont tous chaînés. Les tailleurs de pierre du 19ème siècle ont cédé leur place à la végétation et aux arbres. On s’étonne d’ailleurs d’y trouver plusieurs pins, ce qui est peu courant dans cette région, ainsi que de nombreuses orchidées. Cette biodiversité unique tranche avec les paysages locaux, ce qui lui vaut d’être classée Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique. Même si ça vaut pour n'importe quel endroit, il est essentiel de souligner l’importance de repartir avec toutes ses affaires et ses déchets, et de laisser les plantes et les fleurs à leur place. Depuis 2019, grâce à un partenariat signé entre l’Agglomération Creil Sud Oise, les villes de Saint-Vaast-lès-Mello et Montataire, la société B.P.E Lemieux (propriétaire du lieu), le Comité Territorial de la FFME de l’Oise et le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie, les grimpeurs peuvent profiter de ce spot en toute sécurité et légalité. Un parking spécifique est prévu pour les grimpeurs, il est important de s’y tenir malgré la tentation de se garer à l’entrée du sentier d’approche. Le voisinage tolère nos allers et venus, faisons en sorte que cela continue à être le cas en respectant les consignes indiquées dans le topo. Le topo (mis à jour en juillet 2023) est disponible gratuitement via ce lien. Pour découvrir tous les spots d'escalade autour de Paris, retrouvez "Paname Couenne" notre guide offert ici.
- Deep Water Solo : Jakob Schubert sur les traces de Chris Sharma à Majorque
Jakob Schubert présente la première partie de "Mallorca's Hardest Lines", de l'escalade en "Deep Water Solo" qui se déroule sur les falaises maritimes de Majorque en Espagne. Une série qui marque certainement l'un des plus beaux projets vidéos sur lesquels il a travaillé. Comme son nom l'indique, on y découvre du "solo d'eau profonde", aussi appelé "Psicobloc", une forme d'escalade en solo qui consiste à grimper au-dessus de la mer (plus rarement au-dessus de rivières ou de bassins) sans aucune autre sécurité que l'eau qui se trouve en dessous. Jakob, accompagné d'un groupe de grimpeurs, nous fait découvrir ses ascensions sur quelques-unes des voies les plus difficiles de l'île de Majorque. Dans ce premier épisode, on découvre en particulier celle d'Alasha, située au nord de l'île, l'une des voies les plus dures du monde en Deep Water Solo avec un crux en 8a à 15 mètres de hauteur au-dessus de l'eau. Cette voie a été ouverte par l'américain Chris Sharma en 2016, et elle a été nommée en l'honneur de sa fille qui avait quelques mois à cette époque. Chris n'a jamais vraiment officialisé la cotation complète de la voie, considérant que cette pratique rend la cotation classique moins adaptée, mais les connaisseurs de cette ligne parlent d'un niveau entre 9a et 9b. Le second épisode nous permettra de découvrir "Es Pontas", une voie également libérée par Chris Sharma, 10 ans plus tôt, en 2006. Pour ceux qui ne connaissaient pas encore Jakob Schubert, ce grimpeur autrichien né à Innsbruck en décembre 1990 est le grand gagnant de l'épreuve de difficulté aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 (première apparition de cette discipline aux JO), devant le tchèque Adam Ondra. Il est également connu pour avoir remporté sept des dix étapes de la coupe du monde d'escalade en 2011. Pour découvrir encore plus de contenu de ce type, n'hésitez pas à jeter un oeil à la section "Vidéos" de Vertige Media !
- Solo Intégral par Alex Honnold
Il y a 15 ans, le monde de l'escalade découvrait pour la première fois Alex Honnold. C'était en 2008, il avait 22 ans et venait d'enchaîner deux voies majeures en solo intégral dans une même journée. Les débuts de la postérité pour ce grimpeur, resté longtemps discret, dont le nom revient désormais régulièrement dans toutes les discussions de la communauté. Le 3 juin 2017, l'exploit absolu était accompli lorsque Alex Honnold grimpait en solo intégral les 900 mètres verticaux d'El Capitan. Une ascension à mains nues, seul et sans aucun assurage. Son ascension de 3 heures et 56 minutes, immortalisée dans le documentaire oscarisé "Free Solo", a ébranlé le monde entier. Dans son livre "Solo Intégral", écrit à deux voix, Alex Honnold partage les récits de ses incroyables ascensions. Il se dévoile avec sincérité, mettant à nu son profil atypique : un esprit à la fois timide et solide, passionné, capable de faire preuve d'un sang-froid remarquable. Ce livre offre un voyage intérieur à la rencontre du vide, là où chaque prise compte et où une chute serait nécessairement fatale. L'écrivain David Roberts, dans sa contribution à l'ouvrage, décrypte la pratique radicale d'Alex et les raisons de sa célébrité grandissante : "Alex a poussé la forme la plus extrême et dangereuse de l'escalade bien au-delà des limites de ce qui semblait possible. Dans sa parfaite simplicité, cette quête peut être comprise par l'observateur le plus néophyte. L'enjeu est ultime : tomber, c'est mourir." "Solo Intégral" n'est pas seulement un récit d'escalade, c'est aussi une excellente biographie d'un grimpeur audacieux, poussant les limites de l'humain et de l'escalade au-delà de l'impossible. C'est également l'ouvrage qui nous permet de découvrir plus intimement Alex Honnold et de mieux comprendre sa vision de l'escalade et du solo intégral. On y découvre un personnage avec un gros caractère, faisant face à ses contradictions entre son souhait de rester complètement indépendant et son besoin d'avoir une présence médiatique, entre ses engagements écologiques assumés et ses expéditions à l'autre bout du monde. Un incontournable pour les amoureux de la grimpe, bien sûr, mais pas que. Publié chez Paulsen, le livre est disponible en version poche sur le site de la Fnac.












