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  • Une nouvelle étape et un nouveau mur d'escalade pour Briançon

    Après une série d'épreuves largement suivie à Chamonix, la Coupe du Monde d'escalade fait escale à Briançon. La ville accueillera pour une 34ème année les athlètes dès mercredi 12 juillet. Une étape attendue qui va également être l'occasion pour le Parc des Sports de Briançon de présenter son tout nouveau mur. Les ouvreurs sont bien entendu déjà à la tâche depuis quelques jours pour équiper ce nouveau mur sur lequel se dérouleront les épreuves de difficulté et de vitesse. Un chantier qui aura duré pas moins de 9 ans. Lorsque l'on sait que c'est presque autant de temps qu'il aura fallu au Kletterzentrum Innsbruck pour sortir de terre on imagine qu'il y a dû avoir quelques difficultés... Pendant des années il aura fallu se satisfaire de cette maquette qui promettait un mur ultra design : Puis on a réussi à apercevoir le chantier il y a quelques mois au cours d'une interview de Arnaud Murgia, le maire de Briançon sur BFM : Mais c'est grâce à cette toute première photo de Emmanuelle Gaubert publiée ce lundi soir dans Le Dauphiné Libéré que l'on sait enfin à quoi ressemble réellement ce nouveau mur. Une installation qui servira également pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 puisque comme pour le CIME de Troyes - inauguré il y a quelques semaines - elle est labellisée "CPJ" (Centre de préparation aux Jeux). Elle sera prochainement ouverte à tous avec un total de 120 à 135 voies pour différents niveaux. L'occasion de rappeler que le programme de cette étape est un peu différent de ce qui était initialement prévu : Mercredi 12/07 Les qualifications de difficulté séniors démarrent dès 9h. Les finales se dérouleront entre 20h et 22h. Jeudi 13/07 Finales de vitesse à 21h. Vendredi 14/07 Qualifications d'escalade de difficulté de 9h à 15h. Demi-finales à 20h. Samedi 15/07 Finales de difficulté à 20h.

  • The Sound, un film d'horreur avec des grimpeurs

    « The Sound » est un film d'horreur indépendant actuellement en production dans le Nevada qui devrait particulièrement intéresser la communauté des grimpeurs. En plus de l'acteur américain William Fichtner, on y retrouvera surtout des figures très emblématiques de la communauté de l'escalade : Alex Honnold, la star incontournable du free solo, ainsi que Brette Harrington et Adrian Ballinger. Écrit et réalisé par Brendan Devane, le film suit un groupe de grimpeurs qui se lancent dans le défi d'escalader le « Forbidden Wall », qui, comme son nom l'indique, est une voie interdite. Ce qui devait être une expédition audacieuse se transforme en une lutte pour la survie. Peu d'informations sont divulguées à ce jour sur les rôles de chacun, mais on sait déjà que William Fichtner ne jouera pas un grimpeur mais un père inquiet pour son fils parti pour cette ascension. Une apparition à l'écran qui ne sera pas une première pour Alex Honnold, qui s'est fait connaître suite au documentaire « Free Solo » primé aux Oscars de National Geographic, ni pour Brette Harrington, que l'on a pu voir dans le documentaire « Roadside Attractions » ou encore « The Alpinist », mais non plus pour l'alpiniste britanno-américain qui a récemment fait une apparition dans un épisode de la série HBO « Edge of the Earth ». À suivre donc !

  • Paris : trois nouvelles salles d'escalade cet été

    La tendance de l'escalade continue à séduire de plus en plus de nouveaux pratiquants, ce qui est une bonne nouvelle pour le marché des salles qui n'arrête pas d'ouvrir de nouvelles adresses partout en France. Et il semblerait qu'il y ait encore de la place dans les rues de la capitale pour de nouvelles salles de blocs, car trois nouvelles salles vont bientôt ouvrir à Paris. Arkose, l'acteur incontournable qui célèbre ses 10 ans d'existence cette année, communique sur l'ouverture prochaine de ses deux nouvelles salles : l'une à Strasbourg-Saint-Denis et l'autre à Montmartre. Les chantiers de ces salles semblent avoir posé quelques problèmes, car on en entend parler depuis un moment ! Les photos des ouvreurs témoignent du fait qu'ils sont en effet en train de terminer les derniers détails. En ce qui concerne le concept d'Arkose, ils restent fidèles à leur formule gagnante : yoga, boutique et restauration healthy. Pour Climbing District, le nouveau player à suivre sur ce marché, ce sera la prise de la Bastille ! Même si l'adresse exacte est gardée secrète pour le moment et qu'ils restent vagues sur la date d'ouverture, nous savons de source sûre que c'est pour très bientôt. Cette cinquième salle s'inscrira dans la même tendance que les autres salles du réseau : une expérience haut de gamme. En effet, on pourra compter sur un design unique, le confort de douches individuelles, de très bons produits mis à disposition, des expositions d'artistes, etc. Avec néanmoins une nouveauté de taille : un Kilter-board. Une grande première pour les salles parisiennes ! Le Kilter-board est un mur inclinable allant jusqu'à 70 degrés, proposant des milliers de blocs ouverts par les meilleurs grimpeurs mondiaux. On en profite pour rappeler aux Parisiens, ou aux grimpeurs de passage, qui souhaiteraient pratiquer l'escalade en extérieur, que Vertige Media offre un guide pour connaître les meilleurs spots pour faire de la couenne aux alentours de la capitale.

  • Grimper autour de Paris : Les Glachoirs à Saint-Vaast-lès-Mello

    Si vous cherchez un spot de grimpe proche de Paris avec des voies accessibles pour différents niveaux, il y a fort à parier que Saint-Vaast-lès-Mello puisse vous satisfaire . La grande majorité des habitués sont des locaux et nomment le lieu par son nom "Les Glachoirs" plutôt que par le nom du village où il se trouve. Situé à quelques kilomètres de Paris, Les Glachoirs est considéré comme l’un des plus beaux spots d’escalade des Hauts-de-France . Cette ancienne carrière d’extraction de pierre, perdue au milieu d’une forêt, ne laisse personne indifférent. L’ambiance bucolique est idéale pour une journée de grimpe. On y trouve plus de 200 voies de 5 à 12 mètres de hauteur, dont les niveaux vont de 3b à 8b , permettant aux grimpeurs les plus expérimentés de se faire plaisir, et aux débutants de s’initier. Plusieurs voies sont même équipées spécialement pour les enfants, rendant le lieu adapté à des sorties en famille. Il est possible de grimper en tête ou de poser des moulinettes depuis le haut, et les rappels sont tous chaînés. Les tailleurs de pierre du 19ème siècle ont cédé leur place à la végétation et aux arbres. On s’étonne d’ailleurs d’y trouver plusieurs pins, ce qui est peu courant dans cette région, ainsi que de nombreuses orchidées. Cette biodiversité unique tranche avec les paysages locaux, ce qui lui vaut d’être classée Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique . Même si ça vaut pour n'importe quel endroit, il est essentiel de souligner l’importance de repartir avec toutes ses affaires et ses déchets, et de laisser les plantes et les fleurs à leur place. Depuis 2019, grâce à un partenariat signé entre l’Agglomération Creil Sud Oise, les villes de Saint-Vaast-lès-Mello et Montataire, la société B.P.E Lemieux (propriétaire du lieu), le Comité Territorial de la FFME de l’Oise et le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie, les grimpeurs peuvent profiter de ce spot en toute sécurité et légalité. Un parking spécifique est prévu pour les grimpeurs, il est important de s’y tenir malgré la tentation de se garer à l’entrée du sentier d’approche. Le voisinage tolère nos allers et venus, faisons en sorte que cela continue à être le cas en respectant les consignes indiquées dans le topo. Le topo (mis à jour en juillet 2023) est disponible gratuitement via ce lien . Pour découvrir tous les spots d'escalade autour de Paris, retrouvez "Paname Couenne" notre guide offert ici .

  • Deep Water Solo : Jakob Schubert sur les traces de Chris Sharma à Majorque

    Jakob Schubert présente la première partie de "Mallorca's Hardest Lines", de l'escalade en "Deep Water Solo" qui se déroule sur les falaises maritimes de Majorque en Espagne. Une série qui marque certainement l'un des plus beaux projets vidéos sur lesquels il a travaillé. Comme son nom l'indique, on y découvre du "solo d'eau profonde", aussi appelé "Psicobloc", une forme d'escalade en solo qui consiste à grimper au-dessus de la mer (plus rarement au-dessus de rivières ou de bassins) sans aucune autre sécurité que l'eau qui se trouve en dessous. Jakob, accompagné d'un groupe de grimpeurs, nous fait découvrir ses ascensions sur quelques-unes des voies les plus difficiles de l'île de Majorque. Dans ce premier épisode, on découvre en particulier celle d'Alasha, située au nord de l'île, l'une des voies les plus dures du monde en Deep Water Solo avec un crux en 8a à 15 mètres de hauteur au-dessus de l'eau. Cette voie a été ouverte par l'américain Chris Sharma en 2016, et elle a été nommée en l'honneur de sa fille qui avait quelques mois à cette époque. Chris n'a jamais vraiment officialisé la cotation complète de la voie, considérant que cette pratique rend la cotation classique moins adaptée, mais les connaisseurs de cette ligne parlent d'un niveau entre 9a et 9b. Le second épisode nous permettra de découvrir "Es Pontas", une voie également libérée par Chris Sharma, 10 ans plus tôt, en 2006. Pour ceux qui ne connaissaient pas encore Jakob Schubert, ce grimpeur autrichien né à Innsbruck en décembre 1990 est le grand gagnant de l'épreuve de difficulté aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 (première apparition de cette discipline aux JO), devant le tchèque Adam Ondra. Il est également connu pour avoir remporté sept des dix étapes de la coupe du monde d'escalade en 2011. Pour découvrir encore plus de contenu de ce type, n'hésitez pas à jeter un oeil à la section "Vidéos" de Vertige Media !

  • Solo Intégral par Alex Honnold

    Il y a 15 ans, le monde de l'escalade découvrait pour la première fois Alex Honnold. C'était en 2008, il avait 22 ans et venait d'enchaîner deux voies majeures en solo intégral dans une même journée. Les débuts de la postérité pour ce grimpeur, resté longtemps discret, dont le nom revient désormais régulièrement dans toutes les discussions de la communauté. Le 3 juin 2017, l'exploit absolu était accompli lorsque Alex Honnold grimpait en solo intégral les 900 mètres verticaux d'El Capitan. Une ascension à mains nues, seul et sans aucun assurage. Son ascension de 3 heures et 56 minutes, immortalisée dans le documentaire oscarisé "Free Solo", a ébranlé le monde entier. Dans son livre "Solo Intégral", écrit à deux voix, Alex Honnold partage les récits de ses incroyables ascensions. Il se dévoile avec sincérité, mettant à nu son profil atypique : un esprit à la fois timide et solide, passionné, capable de faire preuve d'un sang-froid remarquable. Ce livre offre un voyage intérieur à la rencontre du vide, là où chaque prise compte et où une chute serait nécessairement fatale. L'écrivain David Roberts, dans sa contribution à l'ouvrage, décrypte la pratique radicale d'Alex et les raisons de sa célébrité grandissante : "Alex a poussé la forme la plus extrême et dangereuse de l'escalade bien au-delà des limites de ce qui semblait possible. Dans sa parfaite simplicité, cette quête peut être comprise par l'observateur le plus néophyte. L'enjeu est ultime : tomber, c'est mourir." "Solo Intégral" n'est pas seulement un récit d'escalade, c'est aussi une excellente biographie d'un grimpeur audacieux, poussant les limites de l'humain et de l'escalade au-delà de l'impossible. C'est également l'ouvrage qui nous permet de découvrir plus intimement Alex Honnold et de mieux comprendre sa vision de l'escalade et du solo intégral. On y découvre un personnage avec un gros caractère, faisant face à ses contradictions entre son souhait de rester complètement indépendant et son besoin d'avoir une présence médiatique, entre ses engagements écologiques assumés et ses expéditions à l'autre bout du monde. Un incontournable pour les amoureux de la grimpe, bien sûr, mais pas que. Publié chez Paulsen, le livre est disponible en version poche sur le site de la Fnac.

  • Grimper autour de Paris : Le Viaduc des Fauvettes

    Si certains n’hésitent pas à le qualifier de « la plus haute falaise d'Île-de-France », le Viaduc des Fauvettes est en tout cas un site d’escalade incontournable de la région qui offre une vue spectaculaire sur la vallée de l’Yvette. Située en Essonne, cette ancienne ligne ferroviaire est aussi appelée Viaduc de Bures ou Viaduc d’Angoulême . Ce Viaduc doit ses différents noms à son emplacement , il enjambe le ru d’Angoulême, se trouve à proximité du bois des Fauvettes et est situé sur la commune de Bures-sur-Yvette (ainsi que celle de Gometz-le-Châtel). Construit entre 1907 et 1914, il fait partie d’un ensemble de trois viaducs qui devait initialement jalonner une ligne ferroviaire reliant Paris à Chartres par Gallardon . Jamais achevée jusqu’à Paris, cette ligne ne sera finalement pas rentable et servira plus longtemps aux grimpeurs et aux promeneurs qu’aux trains. L’armée allemande l’utilisera durant la Seconde Guerre mondiale , ce qui lui vaudra d’être très sérieusement endommagé lors d'un bombardement en 1944. Cela n’a pas empêché de nombreux grimpeurs de faire de ce lieu un site d’escalade à la fin des années 70. À l’époque, des panneaux « Danger de Mort - Accès Interdit » rappelaient à chacun les risques encourus. Son accès est officiellement interdit en 1997 pour des questions de sécurité, mais a été de nouveau ouvert aux sportifs en 2004 suite à des travaux . Aujourd’hui, il est utilisé par les promeneurs, les grimpeurs et pour l'entraînement de spéléologie . De nombreux professionnels viennent également s’entraîner ici, tels que le GIGN, le Raid, les pompiers, les élagueurs, etc. Les cyclistes suivant la Véloscénie (itinéraire cyclable de Paris au Mont-Saint-Michel) passent également par ici. Cette majestueuse construction peut intimider les moins expérimentés en raison de sa raideur . Mais ses 11 piliers pouvant atteindre jusqu’à 35 mètres de hauteur sont en réalité un terrain d’entraînement parfait. Les chutes y sont nettement plus confortables que sur une falaise avec des surplombs. Et ceci sans compter que les ouvreurs ont veillé à ce que tout le monde puisse pratiquer avec plus de 130 voies, dont les niveaux vont de 3c à 7c . Il se dit que la pierre de meule est un peu abrasive pour les doigts délicats. Les nôtres ne peuvent pas confirmer. Le topo « Escalade aux Fauvettes » décrit toutes les voies, pilier par pilier, et est disponible au Vieux Campeur . Pour découvrir tous les spots d'escalade autour de Paris, retrouvez "Paname Couenne" notre guide offert ici .

  • Trois conseils pour gérer la peur de la chute en escalade

    « Mais pour toi, c’est facile, tu n’as pas peur de tomber », on connaît tous cette phrase lorsque l’on essaie d’aider quelqu’un à apprivoiser la pratique de l’escalade. Première vérité à rappeler : on a tous peur de tomber . Et c’est d’ailleurs bien normal, puisqu'il s’agit de rationalité ; sans rationnel, l’escalade ne garderait pas longtemps en vie ses adeptes. Même les adeptes de free solo, dont l’espérance de vie reste plus limitée qu’un grimpeur en trad, ont peur de tomber, la preuve ils répètent les voies avant de les faire sans corde. Cela n’en reste pas moins un sujet important sur lequel travailler, car la peur est une source de distraction . Et qui dit source de distraction, dit concentration perturbée, et donc mauvaise décision, énergie mal exploitée, attention dirigée vers les mauvais éléments, etc. S'il est facile d’éliminer une source de distraction extérieure du type : votre assureur qui vous fait la causette (en lui envoyant un juron bien sec, pas en l’éliminant lui), il est plus difficile de travailler sur sa peur. D’ailleurs, le sujet n’est pas d’éliminer la peur, mais plutôt d’apprendre à cohabiter avec elle et de lui donner sa juste place . 1. Entrainez-vous à tomber Notre premier conseil, c’est de vous entraîner ; plus vous tombez, plus vous connaissez cette sensation de chute et mieux vous maîtriserez ce moment . Idéalement, c’est un exercice à faire en grimpant en tête. Si vous n’arrivez vraiment pas à vous faire à l’idée de faire cet exercice de cette manière, vous pouvez commencer par le faire en moulinette, en demandant à votre assureur de vous laisser suffisamment de mou pour prendre un vrai vol, puis de le faire délibérément en grimpant en tête. C’est essentiel, car tomber en escalade s’apprend ; on ne se laisse pas frotter contre la paroi, mais on part en arrière pour revenir rebondir sur la paroi. Donc, ça nécessite de s’entraîner. Prendre un vol, tomber, chuter, appelez-le comme vous voulez, mais exercez-vous. Pour bien faire, il faudrait sauter des centaines de fois et donc profiter de chaque sortie pour expérimenter plusieurs chutes dans des conditions différentes . L’objectif est que la chute devienne suffisamment banalisée pour que s’installe un automatisme de réflexes qui rendront vos chutes plus sereines ou, en tout cas, plus acceptables, dans le sens où vous intégrez le fait que oui, il est possible que vous chutiez, cela fait partie de la pratique de l’escalade. Et il est normal de ne pas adorer cet exercice, sinon vous ne feriez pas de l’escalade, mais du saut à l’élastique . Une méthode simple consiste à grimper aux 2/3 de la parois, puis sauter depuis la dégaine clippée, puis 20 cm au-dessus, puis au niveau de la prochaine dégaine. L’idée étant d’y aller progressivement et de se rendre compte qu’une chute est parfois plus facile à absorber lorsque l’on est loin de la dernière dégaine clippée que juste au-dessus, ce qui est inversement proportionnel à la peur ressentie. 2. Donnez-vous les moyens de rester lucide Si vous appréhendez d’avoir peur, il est essentiel d’être en confiance avec votre assureur . Vous n’aurez aucune chance de ne pas stresser si, avant même d’être en train de grimper, vous avez des doutes sur la qualité d’attention de la personne qui est là pour assurer votre sécurité, ou si cette personne est aussi stressée que vous à l’idée que vous tombiez . Il est également essentiel de grimper dans des conditions où vous êtes en forme . Escalader une paroi alors que vous avez mal dormi, que vous avez bu de l’alcool, etc., aura évidemment un impact sur votre capacité à gérer votre peur. Enfin, pensez à respirer. Lorsque la peur gagne du terrain, elle vient petit à petit vous paralyser, pas idéal pour grimper, mais pas non plus idéal pour tomber correctement . Il est donc important d’essayer de reprendre le contrôle sur sa peur en respirant pour vous oxygéner, réduire votre rythme cardiaque et laisser votre subjectivité reprendre les commandes : il y a des dégaines de clippées sur plusieurs points en dessous de vous, l’élasticité de la corde va amortir une bonne partie du choc, vous n’avez aucune chance de toucher le sol, votre assureur est attentif, votre nœud de 8 a été contrôlé avant le départ, vous avez la place pour tomber, etc. 3. Observez les autres grimpeurs tomber Lorsque des chutes arrivent sous vos yeux, profitez de ces moments pour observer comment la personne a géré sa chute . Remarquez ce qui a fait que la chute a été bien amortie ou, à l’inverse, ce qui a fait qu'elle a été rude. Vous constaterez, par exemple, que quelqu'un qui se pousse de la paroi au moment de la chute va mieux s’amortir. Ou encore que le fait de s’étaler de tout son long contre le mur est nettement moins confortable que d’accueillir le mur avec ses pieds en fléchissant les jambes pour encaisser le choc. Vous pouvez même suivre le compte Instagram de Whipper pour voir des milliers de personnes tomber . Ce compte totalise plus de 320 000 abonnés, ce qui montre à quel point le sujet intéresse les grimpeurs ! Florent qui est à l'origine de la série documentaire " Everyday Climbers " a d'ailleurs réalisé un épisode intéressant à regarder ce sujet :

  • Un tour de France des salles d'escalade

    Si la tendance est plutôt au cumul des voies difficiles ou des plus hauts sommets, Sébastien Laurent-Gollé, lui, a décidé d'escalader toutes les salles d'escalade de France. Ce Lorrain de 37 ans, originaire de Lunéville, grimpeur depuis 2013 et habitué de Climb UP Nancy où il ponce les prises depuis plus de 5 ans, est de nature obstinée et aime se fixer des défis pour repousser ses propres limites. Cette idée de traverser la France en long et en large pour aller découvrir toutes les salles qui existent lui est venue en décembre 2021. À ce jour, il cumule déjà plus de 81 salles visitées à son actif. Un projet qu'il réalise sur son temps libre et avec ses propres moyens. À chaque visite, le même rituel : il enfile son t-shirt orange floqué du logo "TDF-Escalade.fr" et se prend en photo devant l'entrée de la salle. Il en profite également pour photographier et filmer l'intérieur de la salle afin de faire profiter sa communauté des infrastructures qu'il découvre. Et évidemment, il y grimpe ! En repartant, il demande une vis CHC de la salle qui lui sert de trophée. Si ce projet est dédié à la grimpe indoor, Sébastien passe aussi beaucoup de temps en falaise et il profite du rocher chaque fois que c'est possible, avec une nette préférence pour les grandes voies et l'escalade sportive. Vous pouvez suivre son aventure sur Instagram et sur Facebook.

  • Let it Bärn : le documentaire sur l'histoire du bloc en milieu urbain

    La bien connue marque suisse Mammut profite du fait que les Championnats du Monde d'escalade ont lieu en ce moment même (du 01/08/2023 au 12/08/2023) à Berne pour dévoiler "Let it Bärn", un documentaire sur un morceau caché de l'histoire de la pratique de l'escalade : le bloc en milieu urbain. Une histoire qui s'écrit dans la capitale Suisse, une ville inscrite au patrimoine de l'UNESCO grâce à son patrimoine médiéval urbain préservé au cours des siècles. Mais surtout à cheval entre les applaudissements et l'illégalité, à une époque où il n'y avait pas de salles d'escalade. Cette manifestation artistique de la culture urbaine prend le devant de la scène au milieu d'un débat en cours qui va bien au delà du domaine du sport : la propriété et l'utilisation des espaces publics. Les grimpeurs Hannah Morris et Emil Abrahamsson nous offrent dans ce documentaire un aperçu de ce que c'est que d'affronter la ville de Berne. Pour découvrir encore plus de contenu de ce type, n'hésitez pas à jeter un oeil à la section "Vidéos" de Vertige Media !

  • Une heure dans l'intimité de Jean-Marc Rochette

    S'il existe un bon nombre d'œuvres qui ont pu marquer les grimpeurs, le roman graphique de Jean-Marc Rochette, "Ailefroide", a un goût particulier pour les amoureux de la verticalité. "Le temps d'un bivouac", le podcast de France Inter, nous offre cet été une rencontre intime avec le quotidien de cet artiste. Une parenthèse de presque une heure dans l'une des vallées des Écrins pendant laquelle Rochette revient sur la naissance de sa passion pour la montagne, son accident qui lui a révélé son désir de devenir dessinateur, ses difficultés, le début de son succès et sa décision d'arrêter la bande dessinée. Il nous raconte aussi son premier hiver, rude et éprouvant, bizuté par les éléments, dans ce hameau qu'il a investi avec sa femme Christine après le premier confinement passé à tourner en rond dans un appartement en ville. Une histoire qu'il relate dans le récit illustré "Au cœur de l'hiver", qui sortira en mars prochain. Un lieu de vie reculé situé en Isère, près de la Bérarde. En totale autarcie pendant l'hiver, les routes étant coupées pendant 4 mois, dans cet ancien hôtel qui a accueilli de nombreux grimpeurs pendant plusieurs décennies. Tout cela en parcourant les montagnes, au milieu de la faune locale qui passe sous leurs yeux et qui nous est décrite. On entend le vent, le bruit des pas, l'eau qui frappe la terre... une vraie gourmandise pour les oreilles des amoureux de la montagne, qui donne envie d'enfiler ses chaussures d'approche et d'aller se frotter aux magnifiques voies que cette région nous offre.

  • Escalade urbaine à Berne avec Hannah Morris

    Vous n'avez certainement pas pu manquer les Championnats du Monde d'Escalade qui se déroulent depuis le 1er août à Berne, en Suisse. Dans le même temps et dans la même ville, Hannah Morris explorait une manière bien différente de pratiquer l'escalade : l'escalade urbaine. Après "Let it Bärn", le récent documentaire sur l'histoire du bloc en milieu urbain, Hannah nous emmène dans sa découverte de la ville aux côtés du grimpeur professionnel Emil Abrahamsson. Pour s'y retrouver, elle utilise un guide secret élaboré il y a des décennies par des grimpeurs locaux. Au programme : highballs urbains, Deep Water Solo et voies créatives. Pour découvrir encore plus de contenu de ce type, n'hésitez pas à jeter un oeil à la section "Vidéos" de Vertige Media !

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