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- Qui sont les athlètes sélectionnés aux JO qui seront présents à la Coupe du Monde de Chamonix ?
À quelques jours du lancement de la Coupe du Monde de Chamonix , nous sommes tous impatients de savoir quels athlètes seront présents et, surtout, de découvrir les grimpeuses et grimpeurs sélectionnés pour les JO de Paris 2024 que nous pourrons observer de près lors de cette étape chamoniarde . Pour couper court à tout suspense, la liste des inscrits côté français est presque au complet . Chez les hommes, nous retrouverons Paul Jenft , Sam Avezou et Bassa Mawem. Du côté des femmes, Zélia Avezou , Manon Lebon et Capucine Viglione seront également présentes, bien que Oriane Bertone soit absente . Ainsi, l'équipe tricolore sera quasi au complet pour cette compétition tant attendue. Du moins c'est ce qui est prévu à date dans les registres officiels de l'IFSC , mais cette liste pourrait très bien évoluer d'ici le 12 juillet (date de début des épreuves). En effet, on a déjà vu des désistements de dernière minute lors des précédentes éditions, il est donc tout à fait possible que ce soit - à plus forte raison - le cas cette année. On imagine aisément qu'un athlète sélectionné pour les JO puisse prendre la décision d'annuler sa participation si la moindre douleur ou blessure se manifeste dans les prochains jours. Vous pouvez évidemment compter sur nous pour mettre cette liste à jour au fil des changements ! Liste des athlètes sélectionnés aux JO présents à Chamonix : Pour les épreuves de difficulté - Femmes Oceania Mackenzie (Australie) Jessica Pilz (Autriche) Zélia Avezou (France) Ai Mori (Japon) Erin McNeice (Royaume-Uni) Molly Thompson-Smith (Royaume-Uni) Mia Krampl (Slovénie) Pour les épreuves de difficulté - Hommes Campbell Harrison (Australie) Jakob Schubert (Autriche) Hannes Van Duysen (Belgique) Adam Ondra (République Tchèque) Alberto Ginés López (Espagne) Sam Avezou (France) Paul Jenft (France) Toby Roberts (Royaume-Uni) Sorato Anraku (Japon) Luka Potocar (Slovénie) Sascha Lehmann (Suisse) Colin Duffy (États-Unis) Jesse Grupper (États-Unis) Pour les épreuves de vitesse - Femmes Emma Hunt (États-Unis) Piper Kelly (États-Unis) Capucine Viglione (France) Manon Lebon (France) Beatrice Colli (Italie) Aniya Holder (Afrique du Sud) Pour les épreuves de vitesse - Hommes Veddriq Leonardo (Indonésie) Rahmad Adi Mulyono (Indonésie) Matteo Zurloni (Italie) Amir Maimuratov (Kazakhstan) Julian David (Nouvelle-Zélande) Joshua Bruyns (Afrique du Sud) Yaroslav Tkach (Ukraine) Samuel Watson (États-Unis) Bassa Mawem (France) Liste des athlètes sélectionnés aux JO mais absents à Chamonix : Pour les épreuves de difficulté - Femmes Lucia Dorffel (Allemagne) Luo Zhilu (Chine) Zhang Yuetong (Chine) Seo Chaehyun (Corée) Brooke Raboutou (États-Unis) Natalia Grossman (États-Unis) Oriane Bertone (France) Camilla Moroni (Italie) Laura Rogora (Italie) Nonaka Miho (Japon) Janja Garnbret (Slovénie) Ievgeniia Kazbekova (Ukraine) Lauren Mukheibir (Afrique du Sud Pour les épreuves de difficulté - Hommes Yannick Flohé (Allemagne) Alexander Megos (Allemagne) Pan Yufei (Chine) Lee Dohyun (Corée) Tomoa Narasaki (Japon) Hamish McArthur (Royaume-Uni) Mel Janse van Rensburg (Afrique du Sud) Pour les épreuves de vitesse - Femmes Zhou Yafei (Chine) Deng Lijuan (Chine) Leslie Romero Perez (Espagne) Rajiah Sallsabillah (Indonésie) Desak Made Rita Kusuma Dewi (Indonésie) Sarah Tetzlaff (Nouvelle-Zélande) Aleksandra Kalucka (Pologne) Aleksandra Miroslaw (Pologne) Pour les épreuves de vitesse - Hommes Wu Peng (Chine) Junbao Long (Chine) Shin Euncheol (Corée) Zachary Hammer (États-Unis) Reza Alipour Shenazandiford (Iran) Pour retrouver l'ensemble du programme pour la Coupe du Monde de Chamonix et savoir comment suivre le live, c'est par ici que ça se passe !
- Alex Honnold en Deep Water Solo à Cannes
Le très célèbre grimpeur Alex Honnold, que l'on ne présente plus, a récemment effectué une brève visite à Cannes, en France, pour un événement professionnel. Plus connue pour son festival de cinéma glamour que pour les sports extrêmes, Cannes a tout de même réussi à offrir sa dose d'adrénaline à Alex Honnold. Durant son séjour, des grimpeurs locaux ont invité cet habitué du free solo à découvrir les spots de deep water solo à proximité. Malgré son vaste palmarès en escalade, Alex Honnold semble avoir trouvé l'expérience à Cannes à son goût. Il faut dire que ce jour-là, la mer était agitée, ce qui a pu ajouter une couche supplémentaire de défi et d'excitation à la grimpe pour cet amateur de sensations fortes. Les falaises de la Pointe de l'Aiguille sont en effet connues pour leur cadre adapté pour le deep water solo, une discipline où les pratiquant(e)s escaladent des falaises au-dessus de l'eau sans utiliser de cordes ni de harnais. La bande s'est attaquée à plusieurs voies du secteur de l'arche intérieure, dont l'une des plus belles : "Jujujus," cotée 7b+ (19 sur la photo). Luke Murphy, le grimpeur anglais présent également ce jour-là, a documenté l'aventure avec une série de photos prises avec le téléphone d'Alex Honnold. À noter que ce dernier ne semblait pas spécialement favorable à l'idée d'en profiter pour une baignade ; il a préféré désescalader et traverser pour éviter de plonger dans la Méditerranée. Une parenthèse rafraîchissante par rapport à ses entreprises habituelles en escalade qui n'a pas forcément fait l'unanimité sur les réseaux sociaux. Plusieurs commentaires critiques ont souligné des préoccupations concernant son influence en tant que modèle pour les nouveaux grimpeurs. "Avec tout le respect dû à ce que vous avez apporté au monde de l'escalade, je trouve cela totalement incorrect ! Sachant que vous êtes un modèle pour beaucoup de nouveaux grimpeurs, qui vont vous imiter ! Je trouve que c'est super incorrect de publier cela sur les réseaux sociaux, sans mesures de précaution en place et en enfreignant manifestement une règle en vigueur ! C'est un peu irrespectueux envers le pays dans lequel vous êtes, surtout venant d'une icône de l'escalade comme vous !" Si la question de la responsabilité peut se poser régulièrement pour ce grimpeur, il parait cependant difficile de reprocher à Alex Honnold de donner un mauvais exemple dans le cadre de cette session précisément. À noter que le panneau d'interdiction, que l'on aperçoit sur plusieurs photos, pouvait en effet porter à confusion, sachant que le spot est bien référencé dans différents guides et sur différents sites.
- Mason Earle, un ancien grimpeur professionnel face à une maladie chronique
Dans un épisode de podcast récemment diffusé dans "Death, Sex & Money", un format animé par Ana Sale et produit par Slate, les auditeurs sont invités à découvrir l'histoire de Mason Earle, un grimpeur d'élite confronté à une maladie chronique."A Former Pro Climber On Enduring Chronic Illness" présente la vie de ce sportif, autrefois rythmée par les sessions d'escalade sur des sommets vertigineux, qui a pris un cap inattendu lors d'une journée qui devait être ordinaire. Le 11 mai 2018, alors que la journée se termine dans la douceur du Yosemite, Mason Earle et son partenaire d'escalade Nik Berry se félicitent de leur session productive sur la Tour Penchée, un monolithe de granite connu pour son inclinaison vertigineuse. Earle, épuisé mais satisfait de sa journée, ne sait pas encore que les douleurs aiguës qu'il commence à ressentir sont le prélude à une lutte contre une maladie qui marquera la fin de sa carrière de grimpeur. Avant ça, Earle vivait une vie pleine d'ascensions à travers le monde. Sponsorisé par Eddie Bauer, une société américaine spécialisée dans l'outdoor, il avait même figuré dans des productions cinématographiques aux côtés de grimpeurs renommés comme Alex Honnold. Au-delà de l'escalade, Earle s'adonnait à la musique, à la construction d'œuvres d'art, et partageait une existence joyeuse avec sa compagne Ally Coconis. Leur vie à Salt Lake City était douce, entre projets artistiques, sorties à vélo et la rénovation de leur maison. C'est le printemps 2018 qui marque le début d'une lutte contre une condition de santé affectant radicalement sa vie, et son quotidien de sportif. Les premiers symptômes, initialement confondus avec un surmenage physique, étaient en réalité lié au syndrome de fatigue chronique (SFC), une maladie complexe caractérisée par une fatigue profonde et persistante, des douleurs musculaires et articulaires, des problèmes de mémoire, des difficultés de sommeil et une hypersensibilité à la lumière et au bruit. Bref, des conditions qui transforment la plupart des tâches quotidiennes en défis insurmontables. Le SFC, aussi appelé "encéphalomyélite myalgique", est une maladie à propos de laquelle on sait peu de choses. On parle de 50 000 à 200 000 malades en France et de plusieurs millions aux Etats-Unis. Classée comme une maladie neurologique, les études montrent que ce syndrome relève surtout de l’immunologie, mais la piste d’un stress qui interviendrait au niveau des muscles est également explorée. La maladie d'Earle le contraint à abandonner non seulement l'escalade, mais aussi la plupart de ses activités favorites. Une situation dans laquelle il a dû apprendre à trouver de la joie dans les petites victoires, comme la capacité à marcher brièvement ou à savourer un moment tranquille avec sa femme. L'histoire d'Earle, telle que présentée dans le podcast de Slate, est un rappel à apprécier la chance que l'on a de pouvoir profiter de notre passion, mais également une leçon sur l'importance de savoir apprécier la vie à travers les petites choses de la vie. Elle met également en lumière la nécessité de chercher du sens dans nos actions au-delà des performances.
- Astrogrimpe - L'horoscope pour Juillet
Juillet éclaire nos parois de ses rayons ardents, invitant chaque grimpeuse et grimpeur à se surpasser. Les jours ensoleillés sont parfaits pour aligner vos ambitions verticales avec les constellations. Enfilez vos chaussons, enduisez vos mains de magnésie et préparez-vous à aborder les défis avec légèreté et humour. L'Astrogrimpe de juillet est là pour agrémenter vos ascensions de sagesse stellaire et de sourires. Bélier : Assurez-vous que vos projets sont en phase avec les plans de votre partenaire pour éviter des "chutes relationnelles". Passer 15 jours devant ce bloc à Fontainebleau n'était pas forcément son idée de vacances. Taureau : Vous êtes aussi sociable qu'un grimpeur en salle un samedi matin. Essayez quand même de laisser les autres grimper de temps en temps, tout le monde n'a pas forcément envie de passer sa séance à discuter sur le tapis. Gémeaux : Quelle détermination ! 342 essais sur ce bloc c'est impressionnant, les ouvreurs vont devoir jeter ces prises tellement elles sont poncées depuis votre passage. N'hésitez pas à essayer d'autres blocs dans la salle quand même. Cancer : C'est le moment de redéfinir votre rapport à la pratique de l'escalade. La progression et la performance c'est bien, mais prendre du plaisir c'est encore mieux. Les qualifications pour les JO sont de toute façon passées. Lion : Vous brillez comme une dégaine toute neuve ce mois-ci ! Vos compétences seront reconnues et vous devriez réussir à enchaîner vos projets. Le sommet est à votre portée donc ne lâchez rien. Vierge : C'est la forme olympique, prêt à conquérir les parois les plus ardues. Contactez l'IFSC de ce pas pour leur demander de participer aux prochaines étapes de la Coupe du Monde, vous avez toutes vos chances. Balance : Une bonne nouvelle financière se profile ! Non ça n'a rien à voir avec la promotion que vous propose votre salle d'escalade pour cet été. C'est le moment d'investir dans une nouvelle paire de chaussons ou de planifier cette sortie dans les calanques (c'est plus ou moins le même budget). Scorpion : Attention, les étoiles sont alignées pour votre vie amoureuse. Une rencontre en salle pourrait bien faire battre votre cœur plus fort qu'une 8A. Si vous êtes déjà en couple, il faudra faire preuve de diplomatie avec votre moitié. Sagittaire : Surchauffe en vue ! Toute cette énergie déployée pour masquer un stress latent vous fait prendre des risques. Apprenez à canaliser votre énergie pour éviter de vous blesser. Un peu de méditation pourrait vous faire le plus grand bien. Capricorne : C'est le moment de redoubler d'attention, vous vous laissez trop facilement distraire. Même si Adam Ondra vient d'arriver aux pieds de la voie, rappelez vous que sauter des dégaines est rarement une bonne idée. Surtout quand ce sont les premières. Verseau : Vous avez envie de cramer toutes vos économies dans du nouveau matos. On vous comprend. Mais rappelez vous que votre abonnement à la salle d'escalade se termine en septembre. Poissons : Vous êtes du même signe astrologique que Janja Garnbret. Vous n'avez pas besoin d'un horoscope pour savoir que vous allez, comme d'habitude, réussir tout ce que vous entreprenez. Notre aventure astrologique de juillet s'achève. Souvenez-vous, peu importe les obstacles sur votre chemin, grimpez avec passion, appréciez chaque prise et envisagez chaque paroi avec optimisme. Les étoiles peuvent vous guider, mais c’est votre détermination qui fait la différence. Restez agile, souriez devant le vide, et que votre sac à pof soit toujours plein. À la prochaine pour des prédictions qui vous mèneront encore plus haut sous le ciel estival.
- La Folie du K2 de Charlie Buffet : Entre passion et tragédie
La Folie du K2, écrit par Charlie Buffet, est un ouvrage qui plonge les lecteurs dans les défis et les drames de l'alpinisme sur l'un des sommets les plus redoutables au monde : le K2. Connu pour être l'un des plus difficiles et des plus dangereux à escalader, le K2 a attiré des alpinistes de toutes les époques, chacun avec ses propres motivations et histoires. Charlie Buffet, journaliste passionné d'alpinisme, explore ici les récits de sept expéditions sur le K2, de 1902 à nos jours. L'auteur nous fait découvrir les exploits de figures emblématiques comme Aleister Crowley, Fritz Wiessner, et Jean-Christophe Lafaille. À travers ces récits, il met en lumière les risques incroyables et les sacrifices que ces alpinistes sont prêts à faire pour conquérir cette "personnification géologique de l'angoisse". L'un des aspects les plus fascinants de La Folie du K2 est la manière dont l'auteur traite de la psychologie des alpinistes. Il explore les motivations profondes qui poussent ces hommes et femmes à risquer leur vie, oscillant entre pureté d'intention et folie. Par exemple, Aleister Crowley, connu pour sa personnalité excentrique, voit dans le K2 un défi spirituel et physique extrême. D'autre part, Fritz Wiessner, un alpiniste plus traditionnel, renonce à la gloire par respect pour son sherpa, illustrant ainsi un contraste saisissant dans les motivations et les comportements des grimpeurs. Le K2, surnommé "la montagne des montagnes", est décrit dans ce livre comme une pyramide de 5 km de large et 3,5 km de haut, composée de gneiss, de schistes et de granit, équivalente à 37 Cervins. À l’ouest de ce géant se dresse l'Angélus, un pyramidon blanc. Le sommet du K2 est non seulement un point géographique mais aussi une "bulle" de non-vie aux confins de la stratosphère où l'air est trois fois moins dense qu'au niveau de la mer et où les vents sont d'une violence extrême. Les témoignages des alpinistes qui ont survécu au K2 sont particulièrement poignants. Chantal Mauduit, par exemple, a atteint le sommet le 4 août 1992 mais a été surprise par la nuit, s'endormant en parlant à ses orteils avant de rejoindre sa tente à demi aveugle et léthargique le matin suivant. Elle compare cette expérience à l'ivresse des profondeurs, soulignant que dans le grand blanc, la vie tient à un souffle. Greg Child, qui a atteint le sommet le 20 août 1990, décrit le K2 comme une "mise à l'épreuve", et une confrontation constante avec la peur de la mort. Christophe Profit, quant à lui, a parlé d'un instinct de fuite et d'une folie qui sauve, après avoir atteint le sommet le 15 août 1991. On apprécie la profondeur de l'analyse de Charlie Buffet et la richesse des détails historiques. Certains verront dans ce livre une capacité à capturer l'essence même de l'alpinisme, tandis que d'autres le préféreront pour les récits individuels des expéditions tragiques et héroïques. Dans tous les cas, c'est un must pour ceux qui s'intéressent à l'alpinisme, à la montagne et aux limites de l'endurance humaine. Disponible chez Guérin, aux éditions Paulsen. Pour retrouver toute notre sélection littéraire rendez-vous sur cette page.
- L'alpinisme populaire et l'escalade : Une histoire de démocratisation du sport
La démocratisation du sport en France se manifeste de manière particulièrement significative à travers l'histoire de l'alpinisme et de l'escalade. Dans les années 1930, c'est la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT) qui se donne pour mission de rendre le sport accessible aux travailleurs . Après la guerre, cette mission se précise : il s'agit de permettre aux ouvriers de pratiquer des activités sportives pour améliorer leur qualité de vie. L'essor du sport populaire inclut alors diverses disciplines, et l'alpinisme ne fait pas exception. L'idée de populariser l'alpinisme germe dans l'esprit de certains passionnés au milieu des années 1930. Les grimpeurs de Fontainebleau , reconnaissables à leurs culottes et grosses chaussures de montagne, symbolisent cette transition. Les premières écoles d'escalade initient les travailleurs aux techniques de grimpe, transformant une activité perçue comme élitiste en une pratique accessible à tous. Une visibilité de l'alpinisme populaire qui est également grandement amplifiée par la tour d'escalade de la Fête de l'Humanité . Chaque année, cette structure temporaire - entourée de banderoles proclamant "L'alpinisme est un sport populaire" - souhaite montrer aux visiteurs que l'alpinisme n'est pas réservé à une élite. Parallèlement, l'escalade pour tous commence à gagner du terrain. À Fontainebleau, des flèches jaunes tracées sur les rochers indiquent des voies faciles, facilitant l'accès à la pratique. Une démarche qui fait bondir toute une partie de la communauté qui considère que ces nouvelles voies viennent entacher la réputation de la pratique , que ce n'est plus de l'escalade. La FSGT ne lâche pas et continue dans son objectif de permettre au plus grand nombre de pratiquer l'escalade de manière autonome et responsable. L'initiative de créer des circuits pour enfants naît dans les années 1970, en réponse à l'observation des enfants grimpant avec leurs parents le week-end. Pour encourager une pratique autonome dès le plus jeune âge, des parcours spécifiques sont développés . Cela marque le début d'une nouvelle génération de grimpeuses et grimpeurs, initiés dès l'enfance à l'escalade. Bon nombre de légendes de l'escalade d'aujourd'hui raconte aujourd'hui cette époque comme le point de départ de leur carrière de sportifs. Dans les années 80 c'est l'équipement des falaises qui emboîte le pas, rendant possible l'escalade en tête pour tous les niveaux. Des sites comme ceux du Dijonais sont équipés pour offrir des parcours sécurisés, facilitant ainsi la pratique de l'escalade par un public plus large . Cette période est à nouveau marquée par des débats et des tensions entre les partisans de l'équipement et ceux qui craignent une standardisation excessive de la pratique. La création de murs d'escalade en milieu urbain représente une autre avancée significative pour la pratique. En amenant l'escalade au cœur des villes, ces infrastructures offrent une alternative accessible et sécurisée pour tous . Le projet du lycée de Corbeil en est un excellent exemple : élèves et professeurs ont collaboré pour construire leur propre mur d'escalade. Une initiative qui a permis de démontrer qu'il était tout à fait possible de créer des équipements de qualité en mobilisant les communautés locales. Tout au long de ces évolutions, la philosophie de la FSGT demeure constante : rendre le sport accessible à tous. L'escalade, initialement perçue comme un entraînement à l'alpinisme, devient une activité autonome et largement pratiquée . Les murs d'escalade, en particulier, permettent d'élargir cette accessibilité en offrant des structures proches des lieux de vie des pratiquants. L'histoire de l'alpinisme et de l'escalade populaires en France est celle d'une volonté de démocratisation, d'une lutte pour l'accessibilité, et d'un engagement constant en faveur de l'autonomie et de la responsabilité des pratiquants . Grâce aux efforts de la FSGT et de nombreux passionnés, l'escalade est devenue une activité ouverte à tous, permettant à chacun de découvrir les joies de grimper, que ce soit en montagne ou en milieu urbain. Pour aller plus loin :
- "Une Belle Trace" Un tour épique de la mer de glace par Fred Degoulet et Benjamin Ribeyre
En juillet 2022, les guides de haute montagne Frédéric Degoulet et Benjamin Ribeyre ont entrepris un défi ambitieux : réaliser le premier tour complet de la Mer de Glace, en passant par certains des sommets les plus emblématiques du massif du Mont Blanc. Cette ligne évidente sur la carte n'avait jamais été réalisée, bien qu'elle contourne l'une des chaînes de montagnes les plus fréquentées au monde. Un projet qui a vu le jour durant la pandémie de COVID-19, lorsque Fred et Benjamin cherchaient une aventure locale, tout en conservant une dimension himalayenne. En 2021, ils avaient tenté une première fois l'aventure, mais les conditions météorologiques défavorables les avaient contraints à abandonner après seulement six jours, à l'Aiguille de l'Eboulement. En 2022, avec des conditions météorologiques radicalement différentes, marquées par une sécheresse hivernale et des vagues de chaleur record, Fred et Benjamin se sont lancés de nouveau. Leur itinéraire les menait de Chamonix à l'Aiguille des Grands Montets via l'arête de Bochard, puis de l'Aiguille Verte aux autres sommets autour de la Mer de Glace, en restant sur les arêtes tout au long du parcours. Dès le départ, l'absence de neige et la présence de roches instables ont compliqué leur progression. Le duo a dû faire face à des conditions changeantes et imprévisibles, avec des éboulements fréquents. Chaque étape venait avec son lot de défis, tant physiques que mentaux, accentués par la responsabilité de Benjamin en tant que père depuis peu. Malgré les difficultés, Fred et Benjamin ont démontré une remarquable fluidité en tant que cordée, une synchronisation presque parfaite dans leurs avancées et décisions. Une cohésion qui a été essentielle pour naviguer sur les sections les plus périlleuses et rester en sécurité. Leur aventure s'est terminée avec un retour triomphal à Chamonix, accueilli par leurs ami(e)s et collègues. Une expédition qui représente une prouesse technique mais qui permet également une mise en lumière des impacts du changement climatique sur les montagnes et l'alpinisme. Des conditions de plus en plus imprévisibles et dangereuses qui obligent les alpinistes à s'adapter, et à modifier leurs périodes d'ascensions et leurs stratégies pour minimiser les risques. Leur parcours autour de ce joyau alpin restera gravé dans les annales de l'alpinisme, et a fait l'objet d'un film que l'on vous partage ici. 👉 Retrouvez notre sélection des meilleures vidéos de grimpe : https://www.vertigemedia.fr/videos
- Un immense grimpeur meurt sur les pentes du Mont Fuji
Le grimpeur japonais Keita Kurakami, connu pour ses exploits exceptionnels et souffrant d’un grave problème cardiaque, est décédé cette semaine en montagne à l'âge de 38 ans. Le 26 juin 2024, vers 11 heures du matin, Keita Kurakami a perdu connaissance au 8ème niveau du Mont Fuji. Ses compagnons ont immédiatement appelé les secours via le numéro d'urgence. La police et les pompiers se sont rendus sur place pour le trouver et le secourir, puis l'ont transporté à l'hôpital de Fujikawaguchiko, où son décès a été confirmé. Kurakami, un des grimpeurs les plus talentueux de sa génération, souffrait d'une arythmie ventriculaire depuis 2021, lorsqu'il s'est effondré pendant une sortie à vélo. Ce jour-là, après un entraînement intense, il s'apprêtait à profiter d'une journée de repos avec ses amis en faisant du VTT. Alors qu'il pédalait, il a perdu connaissance. À ce moment-là, il ne respirait déjà plus, et ses amis ont pratiqué un massage cardiaque pendant environ 15 minutes jusqu'à l'arrivée de l'ambulance. Grâce à la réanimation cardiopulmonaire des ambulanciers, il a repris connaissance et a été transporté d'urgence à l'unité de soins intensifs (USI) de l'hôpital. Le diagnostic a révélé une arythmie fatale due à une angine de poitrine causée par un spasme coronarien induit par l'exercice. Malgré les avertissements des médecins qui lui conseillaient d'abandonner les exercices physiques intenses, Kurakami n'a pas pu se résoudre à laisser tomber sa passion. Il a repris petit à petit son entraînement, toujours accompagné d'un défibrillateur. Ces dernières semaines, il était de retour sur les parois, le sourire aux lèvres. En 2017, il avait réalisé la première ascension du Neutralisme, un highball au Japon, grimpé avec une approche sans compromis. Un an plus tard, il a passé cinq jours consécutifs à grimper The Nose sur El Capitan dans le Yosemite en solo et en escalade libre, une première historique. Cette réalisation révolutionnaire avait marqué la première ascension libre en solo sur corde de The Nose. Kurakami avait quitté son emploi en 2019 pour devenir grimpeur à plein temps, une décision particulièrement difficile et encore plus dans la société japonaise. Après ses problèmes cardiaques en 2021, il a brièvement envisagé de suivre les conseils des médecins et d'abandonner l'escalade, mais a finalement choisi de continuer sa passion. « Je pensais qu'abandonner l'escalade serait un choix que je regretterais plus tard. Même si je vivais jusqu'à 70 ou 80 ans sans grimper, est-ce que ce serait vraiment une vie heureuse pour moi ? » La mort de Keita Kurakami représente une perte immense pour le monde de l'escalade. Décrit par beaucoup comme l'un des grimpeurs les plus purs et les plus gentils de sa génération, Kurakami laisse derrière lui un héritage d'exploits extraordinaires et une inspiration durable pour les grimpeuses et grimpeurs du monde entier.
- La liste complète des 68 athlètes qui seront aux JO 2024 d'escalade
Les places attribuées lors des épreuves de qualification de Budapest et Shanghai viennent s'ajouter aux places olympiques déjà décernées l'année dernière, tant lors des championnats du monde d'escalade que des épreuves continentales. Nous vous présentons ici la liste définitive des qualifié(e)s ainsi que les horaires des épreuves d'escalade et comment suivre le live depuis chez vous. Le week-end dernier à Budapest, les dernières places disponibles pour l'escalade aux Jeux Olympiques, en combiné (bloc et difficulté) et en vitesse, ont été réparties. Pour rappel, les autres places avaient déjà été attribuées l'année dernière lors de diverses épreuves. Pour être plus précis, les événements de l'IFSC où les places olympiques ont été distribuées comprennent les Championnats du monde d'escalade 2023 à Berne (Suisse) et les différentes épreuves de qualification continentale : le combiné européen à Laval (France), la vitesse à Rome (Italie), l'événement asiatique à Jakarta (Indonésie), l'événement océanien à Melbourne (Australie), les Jeux panaméricains à Santiago (Chili) et l'événement africain à Pretoria (Afrique du Sud). Le changement de format par rapport aux derniers Jeux Olympiques, en séparant la catégorie vitesse, a augmenté le nombre de participants. De 40 à Tokyo, le total passe à 68 (34 grimpeurs et 34 grimpeuses) à Paris. Parmi eux, 40 (20 hommes et 20 femmes) participeront au combiné (bloc + difficulté) et 28 (14 hommes et 14 femmes) à la vitesse. Au total, ce sont 23 pays qui sont représentés : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Chine, Corée, Espagne, États-Unis, France, Indonésie, Iran, Italie, Japon, Kazakhstan, Nouvelle-Zélande, Pologne, République tchèque, Royaume-Uni, Slovénie, Suisse et Ukraine. La liste des athlètes pour les épreuves de combiné (bloc et difficulté) Les femmes Allemagne Lucia Dorffel - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Australie Oceania Mackenzie - qualificatif Océanie Autriche Jessica Pilz - 2ème Championnat du Monde Chine Luo Zhilu - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Zhang Yuetong - qualificatif Asie Corée Seo Chaehyun - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai États-Unis Brooke Raboutou - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Natalia Grossman - Jeux Panaméricains (qualificatif Amérique) France Zelia Avezou - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Oriane Bertone - qualificatif Europe Italie Camilla Moroni - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Laura Rogora - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Japon Nonaka Miho - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Ai Mori - 3ème Championnat du Monde Royaume-Uni Erin McNeice - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Molly Thompson-Smith - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Slovénie Mia Krampl - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Janja Garnbret - 1ère Championnat du Monde Ukraine Ievgeniia Kazbekova - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Afrique du Sud Lauren Mukheibir - qualificatif Afrique Les hommes Allemagne Yannick Flohe - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Alexander Megos - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Australie Campbell Harrison - qualificatif Océanie Autriche Jakob Schubert, 1er Championnat du Monde Belgique Hannes Van Duysen - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Chine Pan Yufei - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Corée Lee Dohyun - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Espagne Alberto Ginés - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai États-Unis Colin Duffy, 2e Championnat du Monde Jesse Grupper, Jeux Panaméricains (qualificatif Amérique) France Sam Avezou - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Paul Jenft - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Japon Tomoa Narasaki, 3e Championnat du Monde Sorato Anraku - qualificatif Asie Royaume-Uni Hamish McArthur - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Toby Roberts - qualificatif Europe Slovénie Luka Potocar - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Suisse Sascha Lehmann - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai République tchèque Adam Ondra - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Afrique du Sud Mel Janse van Rensburg - qualificatif Afrique La liste des athlètes pour les épreuves de vitesse Les femmes Chine Zhou Yafei - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Deng Lijuan - qualificatif Asie États-Unis Emma Hunt - 2e Championnat du Monde Piper Kelly - Jeux Panaméricains (qualificatif Amérique) Espagne Leslie Romero Perez - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai France Capucine Viglione - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Manon Lebon - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Indonésie Rajiah Sallsabillah - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Desak Made Rita Kusuma Dewi - 1ère Championnat du Monde Italie Beatrice Colli - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Nouvelle-Zélande Sarah Tetzlaff - qualificatif Océanie Pologne Aleksandra Kalucka - qualifiée dans les séries de Budapest et Shanghai Aleksandra Miroslaw - qualificatif Europe Afrique du Sud Aniya Holder - qualificatif Afrique Les hommes Chine Wu Peng - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Junbao Long - 2e Championnat du Monde Corée Shin Euncheol - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai États-Unis Zachary Hammer - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Samuel Watson, Jeux Panaméricains (qualificatif Amérique) France Bassa Mawem - qualificatif Europe Indonésie Veddriq Leonardo - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Rahmad Adi Mulyono - qualificatif Asie Iran Reza Alipour Shenazandiford - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Italie Matteo Zurloni - 1er Championnat du Monde Kazakhstan Amir Maimuratov - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Nouvelle-Zélande Julian David - qualificatif Océanie Afrique du Sud Joshua Bruyns - qualificatif Afrique Ukraine Yaroslav Tkach - qualifié dans les séries de Budapest et Shanghai Le programme complet des JO 2024 d'escalade Lundi 5 août - 10h00 à 14h00 Demi-finale bloc hommes Qualification vitesse femmes Mardi 6 août - 10h00 à 14h00 Demi-finale bloc femmes Qualification vitesse hommes Mercredi 7 août - 10h00 à 13h15 Demi-finale difficulté hommes Finale vitesses femmes Jeudi 8 août - 10h00 à 13h15 Demi-finale difficulté femmes Finale vitesse hommes Vendredi 9 août - 10 h 15 à 13 h 20 Finale bloc et difficulté hommes Samedi 10 août - 10:15 a.m. à 13:20 p.m. Finale bloc et difficulté femmes Les épreuves d'escalade se dérouleront sur le site d'escalade du Bourget, un mur temporaire construit pour l'occasion, avec une tribune pour le public d'une capacité d'environ 6 000 personnes, 3 000 debout et 3 000 assises. Comment suivre le live gratuitement ? France Télévisions a inauguré une chaîne numérique dédiée aux sports urbains, intitulée « france.tv Paris 2024 ». Depuis le 8 mai, cette plateforme offre la possibilité de suivre en direct et gratuitement des disciplines telles que le BMX, le break dance, le skateboard, le surf, et bien entendu, l'escalade. La chaîne numérique « france.tv Paris 2024 » est accessible gratuitement via votre ordinateur, tablette ou smartphone. Aucun abonnement ni inscription n'est requis. Le lien pour regarder gratuitement les épreuves d'escalade des JO 2024.
- L'architecture du Gymnase Marie Paradis : Un héritage durable pour Le Bourget
Ce weekend, Le Bourget bouillonnait d'activité avec l'organisation de l'événement test d'escalade, à un peu plus d’un mois de l’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. Coïncidant avec la deuxième étape des Olympic Qualifier Series (OQS) à Budapest, cet événement marquait une phase clé des préparatifs. Si cette épreuve test au Bourget, réservée à une trentaine de jeunes grimpeuses et grimpeurs français, s’est déroulée sans spectatrices et spectateurs, elle n'en a pas moins suscité l'enthousiasme, notamment avec la présence de la française Oriane Bertone, déjà qualifiée pour les Jeux. Le vice-président de la Fédération Internationale d’Escalade Sportive (IFSC), Kobinata Toru, a salué les installations comme « fantastiques ». Dans ce contexte, nous revenons sur le gymnase Marie Paradis, une réalisation architecturale qui servira de cadre aux épreuves d’escalade cet été et, au-delà, un héritage durable pour la ville du Bourget. Un complexe multisport au service de la communauté Livré en mars 2024 par l'agence Archi5 pour le maître d'ouvrage SOLIDEO, le gymnase Marie Paradis s'étend sur une surface de 2 909 m², avec des aménagements extérieurs de 403 m². Le coût de ce projet s'élève à 10,10 millions d’euros HT. Ce complexe multisport, intégré au parc sportif et scolaire du Bourget, est destiné à devenir un équipement sportif important pour l'escalade et le handball. Il comporte une salle omnisports, trois structures d’escalade (bloc, difficulté, vitesse), une tribune de 250 places et dix vestiaires, répondant ainsi aux besoins variés des utilisateurs futurs. Les Jeux Olympiques et au-delà Durant les Jeux Olympiques, le gymnase Marie Paradis accueillera les athlètes pour leurs échauffements et entraînements. Conçu dans une optique d'héritage, il sera ensuite légué à la ville, profitant aux associations locales et aux compétitions internationales et inter-régionales. La création d’un club d'escalade associatif "Le B.O.S.E" est déjà lancée, avec une ouverture prévue dès la mi-septembre 2024, permettant aux habitants de bénéficier de ces installations de pointe. Une architecture stratégique et écologique L'intégration des communes du Bourget, Dugny et La Courneuve dans la ZAC du Cluster des Médias en vue des JO 2024 a révélé le besoin d'équipements sportifs modernes. Pour y répondre, la SOLIDEO a entrepris une rénovation importante du Parc des Sports du Bourget, visant à créer un espace dynamique pour les activités et les rencontres. Une nouvelle passerelle au-dessus de l'autoroute A1 relie désormais le site au Village des médias et au Parc des expositions de Paris-Le Bourget, renforçant ainsi la centralité et la transformation de la ville. Le gymnase Marie Paradis se distingue par une architecture simple et élégante, parfaitement intégrée à son environnement. La base du bâtiment est revêtue de briques, rappelant le passé industriel du Bourget, déjà utilisées sur les façades des bâtiments publics du quartier. Ce choix donne au projet une apparence solide et harmonieuse, tout en s'intégrant bien dans le paysage. La partie supérieure du bâtiment, recouverte d'un bardage métallique en aluminium brut, capte la lumière et scintille au soleil, reflétant le ciel et les nuages. À l'intérieur, l'utilisation de bois pour les structures et les espaces crée une atmosphère chaleureuse et accueillante. Le bois provient de Rumilly (Haute-Savoie) pour les structures et de Loulay (Charente-Maritime) pour les panneaux. Concernant les murs d'escalade, c'est l'entreprise française Pyramides qui s'est chargée du chantier. Volumétrie et intégration paysagère La conception du gymnase a demandé un travail minutieux pour équilibrer différentes contraintes. Les règles locales limitaient la hauteur du bâtiment à 15 mètres, tandis que le mur d’escalade nécessitait une hauteur intérieure d'au moins 12 mètres. Ces exigences, combinées à l’intégration harmonieuse du projet dans la topographie du parc, ont déterminé la forme finale du gymnase Marie Paradis. Le Parc des Sports et le gymnase s’intègrent bien avec le paysage environnant, en suivant une approche de ville-parc où l’architecture et la nature sont étroitement liées. Le complexe multisport marque une transition douce de la ville vers le cœur du parc, avec des prairies, des boisements et une toiture végétalisée, créant un espace de biodiversité protégé et facile à entretenir grâce à une sélection de plantes locales. Pour en savoir plus sur les préparatifs et l'héritage des JO d'escalade, retrouvez notre article dédié : L'après JO 2024 d'escalade.
- Coupe du Monde de difficulté à Innsbruck : Jakob Schubert et Janja Garnbret triomphent
La deuxième Coupe du Monde de l'année en escalade de difficulté s'est déroulée à Innsbruck. Les vainqueurs sont la médaillée d'or en série, Janja Garnbret, et l'hôte de la compétition, l'Autrichien Jakob Schubert. Deux athlètes sélectionnés pour les Jeux Olympiques de Paris, qui étaient bien décidés à donner le meilleur d'eux-mêmes pour cette ultime répétition. Les finales à Innsbruck ont démarré avec les hommes. Les ouvreurs ont proposé une ligne sinueuse et variée qui nous a permis d'assister à de nombreuses performances remarquables, mais la cerise sur le gâteau a été offerte par Jakob Schubert, le grimpeur le plus titré de l'histoire de cette discipline : 24 médailles d'or, 19 d'argent et 17 de bronze. Dès les premiers mètres, il semblait que Jakob n'avait aucune chance de surpasser Alex Megos, le leader. Il était nerveux, et on avait l'impression qu'il n'adoptait pas les meilleures méthodes. Cependant, soutenu par le public local, il a réussi à dépasser ses concurrents de quelques mouvements et a ajouté une nouvelle médaille d'or à sa collection. La finale des femmes a été marquée par un mouvement sélectif. Un saut en apparence simple à mi-chemin a mis fin à la compétition pour cinq finalistes qui n'ont pas réussi à atteindre la partie supérieure de la voie. La compétition pour les médailles s'est donc jouée entre Chaehyun Seo, Ai Mori et Janja Garnbret. Seo a d'abord atteint la prise numéro 36 et a longtemps occupé la première place. Puis Ai Mori, avec une ascension incroyable et un soutien immense du public sous la pluie, a atteint le sommet quelques secondes avant la fin de son temps imparti. Le défi était donc important pour Janja Garnbret, qui avait déjà remporté l'or en bloc le jeudi précédent. La reine des compétitions a relevé le défi et, après une lutte acharnée, surtout vers la fin, a atteint le sommet. Elle a également clipé le relais au sommet de la voie trois secondes avant la fin du temps imparti ! Une égalité avec Ai Mori donc, qui sera départagée par les résultats en qualifications.
- Qui sont les 7 athlètes qui représenteront la France aux JO d'escalade cet été ?
Les Olympic Qualifier Series (OQS) sont terminées et nous connaissons enfin le nom des grimpeurs et grimpeuses français qui représenteront la France cet été aux Jeux Olympiques de Paris pour les différentes épreuves d'escalade. Si Oriane Bertone et Bassa Mawem avaient déjà sécurisé leurs places, il a fallu attendre les épreuves de qualification organisées à Shanghai du 16 au 19 mai, puis à Budapest du 20 au 23 juin, pour connaître les autres athlètes qualifiés. Pour participer aux OQS, les athlètes devaient figurer parmi les 32 meilleurs en vitesse ou les 48 meilleurs en combiné selon le classement mondial à la fin de 2023. Les athlètes déjà qualifiés pour les Jeux Olympiques, comme Oriane et Bassa, ne pouvaient pas prendre part aux OQS. Les athlètes français sélectionnés pour les épreuves de vitesse : Manon Lebon Capucine Viglione Bassa Mawem Les athlètes français sélectionnés pour les épreuves de combiné (bloc et difficulté) : Oriane Bertone Zélia Avezou Sam Avezou Paul Jenft On a désormais hâte d'être cet été du 5 au 10 août pour les JO d'escalade de Paris 2024 !












