top of page

FAIRE UNE RECHERCHE

1193 résultats trouvés avec une recherche vide

  • 4 exercices pour appréhender la peur de la chute

    La peur de la chute est un défi normal que la très grande majorité des grimpeuses et grimpeurs ressentent, et ce même après des années d'expérience. Dans la plupart des cas, cela peut être un frein à votre progression, à votre désir d'aller chercher des voies dans des niveaux de difficultés supérieurs, mais dans certains cas, elle peut même se traduire par l'arrêt de la pratique ou l'utilisation systématique d'une moulinette pour grimper. Au-delà de cela, la peur est aussi un facteur de stress et de tension qui consomme de l'énergie et réduit notre capacité à prendre les bonnes décisions dans des situations compliquées. C'est pourquoi il est essentiel de travailler régulièrement sur votre peur de la chute et que nous vous partageons ces quatre exercices pour vous y aider. S'ils sont tout à fait réalisables aussi bien en intérieur qu'en extérieur, nous vous recommandons de commencer par les faire en intérieur pour limiter les facteurs de risque et les sources extérieures supplémentaires de craintes. À noter également que pratiquer ces exercices implique d'avoir déjà une bonne connaissance des techniques d'escalade en tête et un assureur qui n'a pas découvert la pratique la semaine dernière. 1. Les petits pas Inutile de démarrer de manière extrême en sautant trois points au-dessus de la dernière dégaine clippée. L'exercice risquerait d'être, en plus d'être dangereux, plus traumatisant qu'autre chose. Le principe des petits pas est d'y aller progressivement : clippez la dernière dégaine de la voie et lâchez-vous en étant juste en dessous de celle-ci, recommencez en vous lâchant avec la dégaine au niveau de votre taille, puis au niveau du genou, puis de vos pieds et enfin avec les pieds juste au-dessus de la dernière dégaine clippée. Vous pouvez réaliser l'ensemble de cet enchaînement sur une même séance, mais vous pouvez aussi décider de le faire en plusieurs fois. À vous de juger en fonction de votre degré d'anxiété sur chaque étape. Il est tout à fait possible que pour la première séance, sauter avec la dernière dégaine clippée au niveau de votre taille vous suffise largement. Vous pourrez continuer l'enchaînement à la prochaine session. Idéalement, il faudrait pratiquer ces séries en salle et sur une paroi déversante. Psychologiquement, c'est plus difficile pour certain(e)s mais cela garantit un niveau de sécurité optimal. Sauter depuis une dalle peut paraître plus rassurant pour commencer, mais le risque de se blesser est plus important. Le mieux est d'y aller progressivement en commençant par un mur déversant, puis vertical, et enfin une dalle. 2. La chute pendulaire Une fois que vous avez bien travaillé l'exercice précédent, vous pouvez travailler un autre exercice qui ne consiste plus à chuter tout droit mais de côté. En effet, on ne décide malheureusement pas toujours de l'endroit où l'on va lâcher les prises et il se peut que vous tombiez à droite ou à gauche de la dernière dégaine que vous avez clippée. Et dans ces cas-là, vous allez effectuer ce que l'on appelle un pendule. L'idée de cet exercice est relativement proche de celle des petits pas, l'objectif étant d'y aller crescendo. Essayez de faire des vols de plus en plus grands avec le temps, et vous pouvez aussi modifier l'écart vers la gauche et vers la droite. La chute pendulaire nécessite d'avoir un assureur expérimenté pour qu'il soit en capacité de vous offrir une réception la plus douce possible. 3. Tombez lorsque vous avez peur Une fois que vous êtes plutôt à l'aise dans l'exercice de vous laisser tomber dans un moment choisi, sur différentes hauteurs et dans différents angles, c'est le moment de pousser l'exercice un peu plus loin. L'idée de cet exercice est de vous laisser tomber dans une position ou à un endroit où vous ressentez la peur de prendre un vol. Cela peut être, par exemple, dans un dièdre, ou sur un passage très technique où vous devez lever votre jambe très haut, ou pendant un croisé, dans un toit, etc. Bref, le principe est de chuter là où vous n'avez pas envie de chuter. 4. Prenez un vol à un moment non choisi L'exercice précédent nécessite une bonne dose de force mentale pour accepter de prendre une chute précisément à un moment qui ne vous arrange pas. Pour celui-ci, vous n'aurez pas à prendre la décision puisque ce sera à votre assureur de crier "Chute !" au moment où il décide que vous devez vous laisser tomber. Idéal pour ressentir de manière réaliste les sensations liées à une chute inattendue.

  • The Mentor : L'héritage de Maria Cranor chez Black Diamond

    Black Diamond dévoile un nouveau film : "The Mentor", un documentaire dédié à la co-fondatrice de la marque : Maria Cranor. Disparue à l'âge de 76 ans en janvier 2022 des suites d'un cancer, Maria a été une figure emblématique de l'escalade, remettant en question les idées reçues sur les capacités des femmes dans ce sport traditionnellement dominé par les hommes. Basée à Salt Lake City (Utah) et à Innsbruck (Autriche), Black Diamond est reconnue par les passionné(e)s d'escalade, de randonnée, d'alpinisme, de trail et de ski. Pourtant, l'histoire de sa création est moins connue du grand public. Fondée en 1989 suite à la faillite de Chouinard Equipment, entreprise d'Yvon Chouinard (également fondateur de Patagonia), Black Diamond Equipment a vu le jour grâce à l'initiative de plusieurs employé(e)s, dont Maria Cranor, qui ont décidé de racheter les actifs de Chouinard Equipment. Avant de devenir co-fondatrice de Black Diamond, aux côtés de Peter Metcalf, Maria Cranor s'était déjà fait un nom dans le monde de l'escalade avec une ascension remarquable à Suicide Rock, en Californie. Sans caméra pour immortaliser cet instant, elle s'est attaquée cette falaise qui semblait dénuée de toutes prises, prouvant que l'impossible était juste une question de perspective Ce qui rend cette ascension particulièrement remarquable, au-delà de la prouesse technique pour le milieu des années 70, c'est qu'elle a également ébranlé les idées reçues, démontrant aux grimpeurs professionnels et au monde entier que les femmes pouvaient accomplir autant, sinon plus, que les hommes. Cette performance a eu un impact culturel profond, faisant de Maria une source d'inspiration pour toute une génération de grimpeuses. En tant que co-fondatrice de Black Diamond, elle a également joué un rôle déterminant dans le développement de ce sport, en contribuant à l'amélioration de l'équipement et de la sécurité. Grâce à son travail, elle a renforcé la confiance de la communauté, permettant à chacun de pratiquer dans de meilleures conditions de sécurité. Le film réalisé par Mike Call, un collaborateur de longue date de Maria chez Black Diamond, offre un portrait intimiste de sa vie.

  • Chufiboy, de l'ergothérapie à l'illustration

    Ivan Morales, plus connu sous le surnom de "chufiboy" pour son calme olympien, est un exemple vivant que passion et profession peuvent non seulement cohabiter mais se nourrir mutuellement. Âgé de 38 ans et basé à Barcelone, Ivan navigue entre son rôle d'ergothérapeute et un éventail de hobbies qui ajoutent une richesse particulière à sa vie : l'escalade, spécifiquement le bloc, la musique, les voyages et l'illustration. L'appel de la montagne a résonné pour Ivan dès l'âge de 15 ans, l'amenant à explorer le trekking, le canyoning, et l'escalade. Bien qu'il se considère toujours comme un amateur dans ces domaines, il est clair que ces activités ont façonné une partie importante de son identité et de sa manière de vivre. L'escalade, en particulier, s'est avérée être plus qu'un simple loisir; elle est devenue une boussole pour ses choix de vacances, orientant Ivan vers des destinations où il peut se mesurer aux blocs rocheux et sentir l'adrénaline de la montée. Initialement réticent à partager ses œuvres, il s'est décidé à le faire pendant les période de confinement liées au covid. Le soutien enthousiaste de la communauté Instagram l'a encouragé à poursuivre sur cette voie. Aujourd'hui, il jongle habilement entre les sessions d'ergothérapie, où il aide ses patients à retrouver une autonomie dans leur quotidien, et ses moments d'évasion à travers l'escalade, la musique, les voyages et, bien sûr, l'illustration. Pour suivre Ivan Morales sur Instagram : @chufiboy

  • L'IFSC révèle les noms des officiels nommés pour les Jeux Olympiques de Paris 2024

    La seconde apparition de l'escalade sportive aux Jeux Olympiques, du 5 au 10 août à Paris, est un événement particulièrement attendu par la communauté mais c'est aussi un moment clé pour l'IFSC qui se doit de démontrer des talents d'organisateurs pour répondre aux exigences d'un événement d'une telle ampleur. Pour ce faire, elle s'entoure d'une équipe d'experts sélectionnés aux quatre coins du monde. 17 talents qui sont ressortis d'un processus de sélection strict, basé sur différents critères liés aux missions pour lesquelles ils sont reconnus internationalement. Une délégation qui attirera particulièrement l'attention des professionnels du secteur qui savent à quel point les défis qui les attendent sont importants. On notera une représentativité encore faible des femmes, 24 % des membres de la délégation, mais qui marque tout de même une progression de 7 % en comparaison à l'édition 2020 des jeux de Tokyo. Un point que l'IFSC a tenu à préciser d'elle-même dans son récent communiqué annonçant l'approbation finale de cette équipe par le comité exécutif de l'IFSC. La liste complète des personnes retenues pour l'organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 : Délégué de la FI - Piero Rebaudengo (ITA) Délégué de la FI - Hazel Han (KOR) Délégué à l'événement de l'IFSC - Stanley Yeo (SGP) Président du jury de l'IFSC - Tim Hatch (GBR) Juge de l'IFSC - Karalyn Aronow (USA) Juge de l'IFSC - Nelson Lam (NZL) Juge de l'IFSC - François Leonardon (FRA) Chef ouvreur de l'IFSC – Bloc – Garrett Gregor (USA) Ouvreur de l'IFSC – Bloc - Tsukasa Mizuguchi (JPN) Ouvreur de l'IFSC – Bloc - Olga Niemiec (POL) Ouvreur de l'IFSC – Bloc - Tomasz Olesky (POL) Ouvreur de l'IFSC – Bloc - Remi Samyn (FRA) Chef Ouvreur de l'IFSC – Difficulté - Martin Hammerer (AUT) Ouvreur de l'IFSC – Difficulté - Akito Matsushima (JPN) Ouvreur de l'IFSC – Difficulté - Adam Pustelnik (POL) Ouvreur de l'IFSC – Difficulté - Brad Weaver (USA) Ouvreur de l'IFSC – Difficulté - Jan Zbranek (GER)

  • Une journée avec Oriane Bertone, Manon Hily, et Fanny Gibert

    Dans le chaleureux loft d'Arkose Nation, Vertige Media a eu la chance de participer à une rencontre organisée par Black Diamond, réunissant des figures bien connues de l'escalade : Oriane Bertone, Manon Hily, et Fanny Gibert. Cette session d'échange a été l'occasion de plonger dans l'univers de ces athlètes d'exception, tout en découvrant les dernières actualités et ambitions de Black Diamond et du réseau de salles d'escalade Arkose. On vous raconte tout ça dans cet article. Black Diamond : une histoire de passion et d'innovation L'initiative de Black Diamond d'organiser cet événement de ce type met en évidence leur volonté non seulement de soutenir les athlètes de haut niveau mais aussi de communiquer plus efficacement sur leur riche histoire, et notamment auprès du marché français, qui se trouve être leur plus grand marché en Europe. Bien que la marque soit déjà bien établie et reconnue par les passionné(e)s d'escalade, beaucoup ignorent encore qu'elle est issue de Chouinard Equipment, une société montée par Yvon Chouinard (également fondateur de Patagonia) qui a été rachetée en 1989 par ses employé(e)s. Un héritage, riche et précieux, qui continue d'impacter la marque de manière significative comme en témoigne la présence du diamant et du "C" de Chouinard dans leur logo, même 35 ans après sa création. Arkose : de l'expansion dans l'air Arkose a bien entendu saisi l'occasion de ce rassemblement pour partager ses projets d'expansion. Ce réseau, qui compte plus de 300 000 abonnés, souhaite continuer à capitaliser sur la croissance rapide de l'intérêt pour l'escalade, et continuer à prendre des parts de marché. Plusieurs ouvertures de salles sont à l'ordre du jour : Lille (via le rachat d'un espace anciennement occupé par Altissimo), Issy-les-Moulineaux, en Belgique, et une seconde à Madrid. Des athlètes au parcours inspirant La discussion avec Oriane Bertone, Manon Hily, et Fanny Gibert nous a offert un aperçu intéressant sur la vie d'athlète de haut niveau. Oriane, déjà qualifiée pour les JO de Paris, a partagé ses aspirations et ses défis, tandis que Manon et Fanny, toujours en lice pour la qualification, révèlent leur détermination à prendre part à cette date, qui marquera la seconde apparition de l'escalade aux JO. Leur origine commune de La Réunion a forcément soulevé des questions sur le rôle de l'île dans le développement de talents en escalade. L'occasion pour Oriane d'insister sur le dévouement précieux de plusieurs personnes, qui mettent toute leur énergie à ce que ce sport soit une pratique intégrée aux quotidien de très nombreux jeunes. Équilibre entre passion et profession Ce n'est plus un secret pour personne, l'équilibre financier est un défi pour beaucoup d'athlètes. Alors qu'Oriane peut vivre de sa passion, Fanny et Manon doivent concilier compétitions et emplois (à la RATP pour Fanny et comme infirmière pour Manon). Une réalité qui met en lumière la diversité des expériences et des choix de vie au sein de la communauté des grimpeuses de haut niveau, mais également d'une difficile réalité financière dont on entend de plus en plus souvent parler. Santé et éthique sportive Les athlètes ont aussi abordées les contrôles antidopage surprises et les efforts de l'IFSC pour lutter contre la sous-alimentation, révélant les défis auxquels elles sont confrontées pour rester au top niveau tout en préservant leur santé. La méthode actuelle, qui repose sur des questionnaires et des calculs de l'IMC a été soulignée comme reflétant une volonté d'accompagner les athlètes de manière plus responsable que dans le passé. Toutefois, la lecture entre les lignes suggère que la solution actuelle est encore loin d'être satisfaisante ; il semble que, pour l'instant, l'IFSC se soit contentée d'appliquer un pansement sur cette problématique. L'art de l'ouverture Lorsque l'on interroge les trois grimpeuses pour avoir leurs avis au sujet de l'évolution des ouvertures, qui donnent place à des mouvements de plus en plus impressionnants, c'est d'abord par un discours reconnaissant envers les ouvreurs qu'elles nous répondent. Tout en reconnaissant l'évolution de l'escalade vers plus de spectaculaire et d'ingéniosité dans les mouvements. Une suite qui leur parait logique et qui ne semble pas leur déplaire. Et puisque nous étions dans une salle d'escalade, la journée s'est bien entendu conclue par une session de grimpe. Un moment d'échange privilégié avec Oriane Bertone, Manon Hily, et Fanny Gibert, permettant de partager la passion commune pour l'escalade dans un cadre informel et amical. L'occasion aussi de tester les nouveaux chaussons Black Diamond Method S, un modèle bien meilleur que ceux produits par la marque jusqu'ici et dont nous aurons sans doute l'occasion de vous parler plus tard. Bref c'était un très bel aperçu des défis, des aspirations et des succès des grimpeuses, ainsi que des initiatives de marques engagées dans ce sport. À travers ces échanges, nous avons pu mieux comprendre les enjeux actuels de l'escalade, de la préparation aux Jeux Olympiques à l'équilibre entre passion et profession, en passant par les questions de santé et de bien-être des athlètes.

  • Le plus haut mur artificiel d'escalade va ouvrir à Bordeaux

    Bordeaux, la ville réputée pour son patrimoine architectural et ses vignobles, s'apprête à ajouter une nouvelle dimension à son paysage urbain avec l'ouverture d'un des plus hauts sites d'escalade de France. Dès cet été, les amateurs d'escalade seront ravis de découvrir 23 nouvelles voies sur les silos historiques de l'hôtel Renaissance, en partenariat avec l'UCPA Sport Station. Vue imprenable sur le port de la lune Si l'on pense évidemment immédiatement à la Tour Patrick Berhault de Vaulx-en-Velin (48 mètres), il faut préciser que rare sont les sites d'escalade urbains permettant de grimper en plein air et d'offrir une vue panoramique aussi spectaculaire sur la ville. Les silos du Renaissance, culminant à plus de 30 mètres, offriront cette expérience unique à partir de cet été. Un partenariat avec l'UCPA Sport Station L'UCPA Sport Station, reconnue pour son engagement dans le développement d'activités sportives inclusives, joue un rôle clé dans ce projet. Ce partenariat permet de garantir non seulement la qualité et la sécurité des installations mais aussi de promouvoir l'escalade auprès d'un public plus large, des novices aux grimpeurs expérimentés. L'objectif : rendre le sport accessible à tous, en mettant l'accent sur le plaisir et l'adrénaline que procure l'escalade. Valorisation du patrimoine industriel Les silos du Renaissance, témoins de l'histoire industrielle de Bordeaux, incarnent une réhabilitation patrimoniale remarquable. Anciennement exploités par l'Huilerie Franco-Coloniale, ces structures se dressent aujourd'hui comme symboles de la transformation urbaine, liant passé industriel et loisirs contemporains. Un poisson d'avril devenu réalité Ce projet ambitieux avait été initialement présenté l'an dernier par l'hôtel Renaissance comme une plaisanterie destinée à surprendre les Bordelais. Mais à l'instar du sac à pof chauffant de Black Diamond, ce qui était conçu comme une bonne blague s'avère finalement être une excellente idée. Cette annonce est un bon coup de communication pour l'hôtel, qui confirme sa volonté d'être perçu comme un espace dynamique et innovant, enrichissant ainsi la vie culturelle et sociale de Bordeaux. Alors que les informations détaillées sur le projet seront bientôt révélées par l'hôtel, on a évidemment hâte de pouvoir se rendre cet été à Bordeaux pour tester ce nouveau terrain de jeux géant.

  • Le documentaire "Les prophètes de l'escalade" en projection à Paris

    Le voyage continue pour le documentaire événement « Les prophètes de l'escalade », qui, après une première réussie à Grenoble et une diffusion sur France Télévisions, s'apprête à être projeté au Cinéma 7 Batignolles à Paris le 3 avril prochain. Réalisé par Marie Linton en collaboration avec France Télévisions, ce film est une célébration de l'escalade en France, rendant hommage à ses figures légendaires. Découvrez "Les prophètes de l'escalade" D'une durée de cinquante minutes, ce documentaire produit par Un film à la patte et France Télévisions plonge les spectateurs dans l'aventure captivante de l'escalade en France. Il met à l'honneur des icônes comme Catherine Destivelle, Alain Robert, Patrick Edlinger, Jean-Claude Droyer, et Isabelle Patissier, dont l'héritage continue d'inspirer les grimpeurs du monde entier. Le film offre une perspective riche sur l'histoire de l'escalade, de ses modestes débuts à son inclusion comme discipline olympique en 2020, à travers des témoignages et des archives inédites. C'est une exploration fascinante de l'évolution de l'escalade en un phénomène culturel et sportif de portée mondiale. La projection au Cinéma 7 Batignolles Le 3 avril à 19h45, le Cinéma 7 Batignolles ouvrira ses portes pour une projection spéciale de « Les prophètes de l'escalade ». Ce sera une occasion à ne pas rater pour les amateurs d'escalade et les néophytes de découvrir les récits et les défis qui ont façonné ce sport. La projection se fera en présence de l’équipe du film et des protagonistes, suivie d'une séance de dédicace de Folambule avec Antoine Le Menestrel. Inscriptions sur ce lien. Gardez un œil sur l’agenda de Vertige Media pour ne rater aucun événement majeur de l'escalade.

  • Le site de l'IFSC fait peau neuve

    L'International Federation of Sport Climbing (IFSC) a récemment mis en ligne une nouvelle version de son site web, sans tambour ni trompette, mais qui ne manque pas de susciter notre intérêt. Ce changement intervient dans un contexte où la popularité de l'escalade sportive est toujours en pleine ascension et où l'IFSC cherche à amplifier la résonance médiatique de ses compétitions. L’IFSC profite de cette refonte graphique pour offrir une expérience plus complète pour les amateurs d'escalade. La présence accrue de contenus vidéo en tête de page est cohérente avec les annonces récentes de fournir une couverture en direct et systématique des compétitions européennes. L'investissement sur ce volet est stratégique, car il donne non seulement une nouvelle dimension au site mais ouvre aussi la voie à des accords commerciaux plus conséquents pour la distribution des événements. Cette décision est en parfaite adéquation avec la tendance actuelle de consommation sportive, où les retransmissions en streaming prennent une place prédominante. Outre l'aspect visuel beaucoup plus dynamique et immersif que sur la précédente version, l'interface repensée du site témoigne d'une volonté d'aller au-delà de la simple mise à jour esthétique. L'ergonomie améliorée du calendrier, la simplification du menu et la mise en exergue des posts Instagram sur la page d'accueil reflètent une compréhension affinée des attentes des utilisateurs. Ces changements suggèrent une écoute et une réponse aux modes de consommation des contenus digitaux, tout en assurant une accessibilité rapide et intuitive aux informations clés. L'intégration des réseaux sociaux, et notamment d'Instagram, confirme aussi l'importance accordée à l'interaction communautaire et à la valorisation de l'image dans la stratégie de communication de l'IFSC. C'est une reconnaissance du rôle central que ce type de plateforme joue dans la promotion des athlètes, ainsi que dans le renforcement de la communauté globale des passionné(e)s. Enfin, une mise en avant des athlètes internationaux est également au coeur de cette nouvelle version du site. On accède désormais, dès la page d'accueil, aux pages des différentes athlètes avec la liste complète de leurs résultats à toutes les compétitions auxquelles ils/elles ont participé. Cette refonte du site web de l'IFSC n'est donc pas un simple relooking. C'est une réaffirmation de la vision de la fédération, qui embrasse pleinement le numérique pour faire rayonner l'escalade sportive sur la scène internationale. Et on doit avouer que, à nos yeux, le résultat final est de qualité !

  • Cap sur El Cap disponible en VOD

    Cap sur El Cap, le documentaire qui a déjà captivé la communauté de la grimpe lors de sa diffusion dans divers festivals et sur Ushauaïa TV, sera désormais accessible en VOD dès le jeudi 21 mars à 18h. Une nouvelle excitante pour les passionné(e)s d'escalade que nous sommes ! Cette petite pépite cinématographique, disponible sur captainsonelcap.com, retrace l'extraordinaire expédition de Séb Berthe et de son équipe. Leur objectif ? Conquérir le Dawn Wall, cette grande voie légendaire de 1 000 mètres cotée 9a, sur la face sud-est d'El Capitan, dans le parc national du Yosemite. Une aventure qui s'inscrit dans le respect des valeurs écologiques chères aux protagonistes, puisque l'acheminement jusqu'au lieu de l'ascension se fait sans avion, préférant une traversée transatlantique à la voile, suivie d'un road trip à travers l'Amérique latine. "Cap sur El Cap", c'est l'histoire d'un défi qui dépasse la simple performance sportive. C'est une invitation au voyage, à l'aventure humaine, où la persévérance, l'engagement et l'esprit d'équipe sont mis en lumière. Avec un casting passionné comprenant Séb Berthe et Soline Kentzel, ce documentaire est une célébration de l'esprit d'aventure à ne pas manquer. Rendez-vous sur captainsonelcap.com à partir du jeudi 21 mars à 18h !

  • 7 conseils pour faire de l'escalade en extérieur avec des enfants

    De nombreux adeptes de l'escalade mettent de côté leur passion ou réduisent significativement leurs sorties lorsqu'ils accueillent leur premier enfant. Pourtant, pratiquer l'escalade en extérieur avec des enfants peut s'avérer être une source d'aventures et d'expériences enrichissantes. Voici sept conseils pour profiter pleinement de l'escalade en extérieur avec vos enfants : 1. Choisissez un spot adapté Il est essentiel de s'assurer que le lieu choisi soit adapté pour vos enfants. La plupart des topos d'escalade indiquent si un spot est adapté. En fonction de leur âge, vérifiez également s'il existe des voies ou des blocs conçus spécialement pour eux. Notez que si ce n'est pas le cas, ce n'est pas nécessairement un problème. 2. Adaptez votre programme Planifiez votre sortie en consacrant du temps aux activités des enfants entre les ascensions. Une sortie avec des enfants ne ressemblera pas à vos expéditions habituelles, mais cela ne signifie pas que vous ne pourrez pas grimper ; l'expérience sera simplement différente. Profitez-en pour explorer la nature, jouer à des jeux d'équilibre, et plus encore. 3. Emmenez vos ami(e)s Grimper en groupe assure qu'il y aura toujours quelqu'un pour surveiller ou divertir vos enfants pendant vos ascensions. Il est même idéal d'organiser ces sorties avec d'autres familles grimpeuses, offrant ainsi à vos enfants l'opportunité d'interagir et de jouer avec d'autres jeunes. 4. Préparez un équipement adapté Votre équipement doit inclure tout le nécessaire pour l'escalade (casques, harnais, chaussons, etc.), mais aussi pour les repas et les jeux. Si vos enfants souhaitent essayer l'escalade, envisagez d'utiliser une corde avec moins d'élasticité que celle employée pour grimper en tête. 5. Proposez une activité d'escalade adaptée Si vos enfants sont intéressés par l'escalade, assurez-vous que cette expérience soit positive. Commencez par des exercices d'équilibre et de placement des pieds. Si votre enfant souhaite grimper plus haut, l'aider légèrement en tirant sur la corde peut réduire sa frustration. L'important est de se concentrer sur le plaisir. 6. Créez un climat de confiance Respectez leur choix s'ils ne veulent pas grimper ou descendre, sans insister. Les forcer pourrait engendrer un rejet de l'escalade et ils ne souhaiteraient plus vous accompagner. Chaque petite réussite, comme se balancer sur une corde fixe, dénouer un nœud de huit, redescendre une corde, est une victoire. 7. Montrez l'exemple Les enfants imitent leurs parents. Vos sorties en nature sont l'occasion de leur enseigner le respect de l'environnement, l'importance de suivre les mesures de sécurité, comme le port du casque, et de vous voir gérer l'échec lors de vos essais. Emmener vos enfants dans vos aventures d'escalade en extérieur est l'occasion de partager votre passion, mais aussi d'inculquer des valeurs importantes telles que le respect de la nature, la persévérance face aux défis et l'importance de la sécurité. En suivant ces conseils, vous pouvez créer des souvenirs inoubliables pour votre famille tout en posant les bases d'une relation saine et enrichissante avec l'escalade et l'extérieur.

  • Tami Knight : Croquis d'une grimpeuse légendaire

    Il y a quelques jours nous partagions avec vous, sur Instagram, une photo de Tami Knight, un nom qui n'évoque peut-être rien pour vous, mais dont l'histoire mérite d'être contée plus amplement. Tami Knight est une véritable icône qui a marqué de son empreinte toute une génération de passionné(e)s d'escalade, par ses prouesses autant que par son esprit créatif. À la fin des années 70, alors qu'elle était étudiante en agriculture à l'Université de la Colombie-Britannique, Tami avait pour ambition de devenir vétérinaire. Un projet de vie qui va prendre un tournant inattendu suite à un accident de voiture. Durant sa convalescence, un ami l'invite à découvrir l'escalade à Squamish. Là, elle rencontre trois jeunes grimpeurs locaux, dont Peter Croft. Ancienne gymnaste, Tami révèle rapidement un talent et une aisance naturelle pour l'escalade. Impressionné par ses capacités, Peter Croft l'invite à se mesurer à des voies plus exigeantes. Tami racontera plus tard au sujet de cette journée : « Je voulais juste grimper, vraiment beaucoup. Je m'y suis mise comme un poisson dans l'eau, et quand j'ai eu une corde, j'ai dormi avec. La corde sentait le plein air et, encore plus que ça, l'escalade. » C'est ainsi que commence une aventure qui la verra rejoindre Peter Croft chaque weekend pour grimper à Squamish, délaissant peu à peu ses études pour se consacrer à sa nouvelle passion. Le duo devient inséparable, enchaînant les sessions d'escalade. À cette époque, Squamish connaît son âge d'or de l'escalade libre, dans un contexte où ce sport n'était ni bien connu, ni même accepté par le grand public. Tami et Peter s'attaquent à des premières ascensions, repoussant sans cesse leurs limites. Leur passion ne se limite pas à Squamish. Ensemble, ils explorent d'autres falaises emblématiques, du Pays de Galles à l'Écosse, sans oublier les mythiques parois de Yosemite. Leur marque de fabrique ? Réaliser des ascensions rapides sur des grandes voies, souvent en grimpant en simultané. En 1981, une nouvelle dimension s'ajoute à la vie de Tami : le dessin. Inspirée par l'univers de l'escalade, elle commence à croquer des bandes dessinées retraçant les facéties des grimpeurs qu'elle côtoie. Ces œuvres, où l'absurde côtoie l'humour, offrent un regard décalé sur le milieu de l'escalade, faisant écho aux aventures, aux galères, mais aussi à la camaraderie qui unit les grimpeurs. Ces bandes dessinées, souvent basées sur des anecdotes réelles, deviennent vite populaires au sein de la communauté des grimpeurs, qui se reconnaissent dans ces récits à la fois hilarants et tendrement critiques. Tami a le don de saisir l'essence de l'escalade, avec ses moments de bravoure et ses absurdités, et de la retranscrire avec un humour piquant et une affection évidente pour ses sujets. Malgré quelques voix discordantes, la majorité des grimpeurs se délecte de se voir caricaturés dans les œuvres de Tami, partageant largement ses bandes dessinées et contribuant à forger une certaine culture et tradition orale autour de l'escalade. Les personnages de Tami, souvent des représentations exagérées de ses amis et connaissances, incarnent cet esprit aventureux et débrouillard typique des grimpeurs, cherchant toujours à repousser les limites, qu'il s'agisse de réaliser une nouvelle ascension ou de survivre à l'économie précaire de leur passion. Au fil des années, Tami Knight poursuit sa carrière artistique, enrichissant l'univers de l'escalade de ses observations affûtées et de son humour inimitable. Ses bandes dessinées, compilées dans plusieurs volumes, continuent de captiver et d'amuser, témoignant de la richesse et de la diversité de la culture de l'escalade. Son approche a non seulement documenté des moments clés de ce sport, mais a également offert une perspective rafraîchissante et souvent irrévérencieuse sur les dynamiques de sa communauté. Son parcours jalonné de rencontres, d'aventures et de créations, montre combien la passion pour l'escalade peut mener à des chemins de vie inattendus et enrichissants. Au-delà de ses ascensions et de ses œuvres, Tami Knight incarne cette génération pour qui l'escalade a été bien plus qu'un sport : un mode de vie, une manière de se confronter au monde, d'y trouver sa place, et parfois, de le redéfinir.

  • Addiction à l'escalade et sevrage, les révélations d'un travail de recherche

    Le terme "accro à l'adrénaline" est couramment utilisé pour décrire les athlètes de sports extrêmes, et il est souvent avancé que leur engouement pourrait être assimilé à une forme de dépendance. Mais peut-on réellement être dépendant de l'escalade, à l'instar des addictions à l'alcool, la drogue, les médicaments, le sexe, ou encore le jeu ? C'est une question qui a retenu l'attention de la communauté scientifique. Un travail de recherche dirigé par le Dr. Rob Heirene* et son équipe, provenant de diverses institutions académiques, a révélé des similarités notables entre les états de sevrage éprouvés par les grimpeurs et ceux rencontrés par les individus aux prises avec des addictions aux substances ou comportementales. Une étude qui approfondit la compréhension des dynamiques psychologiques et comportementales activées durant les périodes d'abstinence d'escalade et qui offre de nouvelles perspectives pour le traitement des addictions en général. Méthodologie de l'étude Cette étude approfondie a mobilisé une méthodologie qualitative à travers la réalisation d'entretiens semi-structurés avec un échantillon ciblé de huit grimpeurs masculins. Ces participants ont été soigneusement sélectionnés et classés en fonction de leur niveau en escalade, allant de grimpeurs à un niveau moyen à ceux d'un plus haut niveau, que ce soit sur des pratiques de bloc ou de voie, en intérieur ou en extérieur, dans l'optique d'observer des différences et/ou des similitudes. Les entretiens ont été spécifiquement programmés durant des périodes où les grimpeurs étaient en abstinence de leur activité, ne pratiquant pas l'escalade, pour examiner de manière précise les manifestations psychologiques et comportementales du sevrage. Les discussions ont été orientées pour explorer trois dimensions essentielles et révélatrices du sevrage, qui sont au cœur des processus addictifs, tant pour les addictions comportementales que pour les substances : Le premier aspect, le "craving", décrit un désir intense et souvent irrépressible pour la pratique de l'escalade, reflétant la force de l'impulsion vers l'engagement dans le sport malgré les conséquences négatives potentielles ou l'absence de gratification immédiate. Le second, l'anhédonie, traduit une diminution significative ou une perte de la capacité à trouver du plaisir dans des activités qui étaient auparavant sources de joie ou de satisfaction, mettant en évidence comment l'escalade peut dominer les sources de plaisir d'un individu. Enfin, l'effet négatif se rapporte à l'expérience de sentiments ou d'humeurs négatives résultant de la non-pratique de l'escalade, comme la tristesse, l'irritabilité ou l'anxiété, soulignant les conséquences émotionnelles du sevrage. Les principaux résultats Les résultats de l'étude révèlent une uniformité frappante dans les expériences de sevrage à travers les grimpeurs quelque soit leur niveau, mettant en évidence des symptômes de sevrage analogues à ceux observés dans les addictions aux substances et comportementales. Cette uniformité est particulièrement notable dans le désir intense, ou "craving", pour l'escalade et dans la manifestation d'effets négatifs tels que la frustration, l'irritabilité ou l'anxiété en l'absence de pratique. À souligner que les grimpeurs les plus expérimentés rapportent ces sensations avec une fréquence et une intensité supérieures, soulignant une corrélation entre le degré d'engagement dans l'escalade et l'ampleur des symptômes de sevrage. En revanche, l'étude n'a pas mis en évidence de différences significatives dans la manifestation de l'anhédonie entre les différents niveaux de compétence, suggérant que ce symptôme de sevrage peut se présenter indépendamment du degré d'expertise ou de l'engagement dans l'activité. Cette découverte indique que la réduction de la capacité à ressentir du plaisir dans d'autres activités peut être une caractéristique commune à tous les grimpeurs, qu'ils soient novices ou expérimentés. Pourquoi est-ce que c'est intéressant ? Le premier point c'est évidemment la mise en lumière d'une dépendance potentielle, qui peut affecter les pratiquants et en particulier les sportifs de haut niveau. Mais les implications des résultats de ce travail de recherche vont au-delà puisqu'elles suggèrent que la passion pour les sports extrêmes, loin d'être une simple quête d'adrénaline, pourrait servir de mécanisme de substitution efficace pour les individus en quête d'alternatives pour naviguer à travers ou se détacher de cycles addictifs destructeurs Par ailleurs, ces découvertes ouvrent la porte à d'autres investigations, encourageant à explorer plus largement les expériences de sevrage dans une diversité de disciplines sportives extrêmes et à adopter des approches méthodologiques quantitatives pour une évaluation plus rigoureuse. Une telle orientation pourrait révéler des modèles précis et mesurables du sevrage, enrichissant ainsi notre compréhension globale des dynamiques addictives. Si pour l'instant ce travail de recherche est réalisé sur un échantillon beaucoup trop faible pour que ses enseignements suffisent à assoir une quelconque vérité scientifique, on peut tout de même se réjouir que notre pratique puisse intéresser de plus en plus en de travaux de recherches. Notons également que "Beyond Rock Bottom", un documentaire hongrois dont la sortie est programmée pour septembre 2024, explore précisément cette thématique de comment l'escalade peut se transformer en un outil thérapeutique dans le processus de guérison de la dépendance aux drogues. Pour consulter la publication complète relative à ce travail, elle est disponible en libre accès sur La United States National Library of Medicine. *Actuellement, le Dr. Rob Heirene est un chercheur spécialisé dans les problématiques de jeu d'argent au Brain & Mind Centre de l'Université de Sydney, en Australie, où il applique sa passion pour la science de l'addiction, avec un intérêt particulier pour la science des données et la visualisation.

bottom of page