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  • "The Summit Journal" : Renaissance d'une légende de l'escalade

    En 1955, deux femmes audacieuses, Jean Crenshaw et Helen Kilness, bravèrent les conventions sociales de leur époque en lançant "Summit Magazine" . Dirigeant cette publication pendant 40 ans depuis leur résidence à Big Bear Lake en Californie, elles se donnèrent pour mission de couvrir l'émergence de l'escalade. Malgré son éclipse due aux fusions médiatiques et à l'essor du numérique, le magazine refait surface sous le nom "The Summit Journal" . Ce renouveau, porté par Michael Levy, ancien rédacteur en chef de Rock & Ice (un magazine racheté en 2021 par Outside), a immédiatement capté notre intérêt. Dans les années 50, être une femme à la tête d'un magazine d'escalade aurait pu constituer un obstacle à son succès . C'est pourquoi elles décidèrent d'adopter des pseudonymes : Jene pour Jean et H.V.J. Kilness pour Helen. Le magazine a accueilli les plumes des plus illustres grimpeurs mondiaux, de Royal Robbins à Yvon Chouinard , en passant par Arlene Blum, Jon Krakauer, Chris Bonington et John Gill, pour ne citer qu'eux. Il était aussi réputé pour ses dessins représentant le mode de vie "dirtbag" de nombreux grimpeurs de l'époque , une expression évoquant un style de vie frugal, typique de certains grimpeurs consacrant l'essentiel de leur temps à leur passion. Face à un paysage médiatique radicalement transformé, dominé par des géants comme Outside qui ont fusionné, numérisé et standardisé de nombreuses publications emblématiques, Michael Levy ressent un vide en matière de médias indépendants sur l'escalade. Selon lui, le modèle actuel, axé sur le "piège à clics" et les critiques de matériel, ne rend pas justice à cette pratique sportive . Avec la renaissance de "Summit Magazine", rebaptisé "The Summit Journal", il vise à offrir une voix indépendante dans le monde de la presse d'escalade . La nouvelle version de Summit Journal entend rester fidèle à l'esprit irrévérencieux de l'original, tout en se lançant à la découverte de nouveaux territoires. La revue s'engage également dans une démarche inclusive, mettant en avant tant des figures emblématiques que des passionnés moins médiatisés, femmes et hommes. Présenté dans un format papier grand format (24x33 cm), le magazine, publié semestriellement, est disponible en France via l'abonnement proposé sur leur site . Son coût relativement élevé, 58€ par an, se veut le reflet de l'indépendance de cette publication et de la qualité du produit final.

  • Another Scale : 6 mois à grimper sur les plus beaux spots de France

    Mandy et Kenzo ont fait le choix audacieux de troquer le confort d'une vie sédentaire contre la liberté d'un van, faisant de celui-ci leur camp de base. Pendant six mois, ils ont exploré les plus prestigieux sites d'escalade en France, en adoptant un rythme ralenti pour pleinement savourer chaque moment et tisser un lien intime avec la nature. L'apogée de cette aventure? Une expédition audacieuse à Presles, dans le Vercors, où leur objectif est d'installer un portaledge pour s'attaquer à "Même pas peur", une vertigineuse voie d'escalade s'élevant sur 250 mètres. Leur périple est brillamment capturé dans le documentaire "Another Scale", qui sera dévoilé dans le cadre d'une projection gratuite à Paris chez Arkose Nation le vendredi 27 octobre à 20h30. Mandy Thion Mandy voit le monde à travers une lentille d'émerveillement et de curiosité. Pour elle, l'escalade est un pont entre l'humain et la majesté de la nature. À travers "Another Scale", elle partage sa quête de symbiose avec le monde naturel. Actuellement en formation pour devenir Accompagnatrice en Montagne, Mandy croit fermement à l'importance de l'éducation pour forger un avenir où l'homme et la nature coexistent harmonieusement. Kenzo Héas Kenzo est un poète de la roche et de la montagne. Son amour pour l'escalade est égalé seulement par son dévouement en tant que géographe pour la préservation des merveilles naturelles. "Another Scale" capture sa philosophie selon laquelle, dans la grande échelle de la vie, c'est l'amour qui résonne le plus fort, insufflant énergie et vie à tout ce qui nous entoure. Mandjou Héas Avec une décennie de métier en tant que cadreuse, cheffe monteuse et JRI, Mandjou est une artiste en quête perpétuelle d'innovation, cherchant à mêler la poésie de ses sujets au savoir-faire technique. Dans "Another Scale", elle a affronté un double challenge, tant artistique que physique, fusionnant sa vision de l'escalade avec une exploration des dynamiques humaines. L'expérience de filmer en altitude a dépassé ses attentes, l'emmenant au-delà de ses propres frontières. Maude Kerichard Avec ses racines profondément ancrées dans le monde de l'audiovisuel depuis dix ans, Maude a embrassé "Another Scale" comme une opportunité d'affirmer sa voix en tant que co-réalisatrice. Sa passion pour la nature et les panoramas majestueux l'a conduite à accepter ce défi unique. Son parcours riche et varié, de la projection à la réalisation, renforce sa polyvalence dans le domaine.

  • Climbing Bitches : pour une escalade bienveillante et inclusive

    Si vous naviguez souvent sur Instagram, il est possible que les vidéos de Climbing Bitches se soient déjà retrouvées dans votre feed. Nous avons souhaité en savoir davantage sur la démarche qui se cache derrière ce compte. C'est dans l'ambiance chaleureuse du nouveau loft Arkose à Strasbourg Saint-Denis que nous avons échangé avec Nathalie Rabusseau, fondatrice de ce mouvement. Pour elle, l'escalade n'est pas simplement un loisir, mais un vecteur de changement social. Après une formation en école de commerce et un parcours dans la publicité et différentes grandes entreprises, la période post-Covid a été pour Nathalie une véritable prise de conscience. « Ne souhaitant pas retourner au bureau », elle opte pour le télétravail dans une société pour laquelle elle gère les réseaux sociaux. Ce nouveau rythme lui offre un précieux sésame : du temps libre, qui lui permet de s'adonner à l'escalade. Face à une représentation digitale de ce sport dominée par des figures masculines réalisant des exploits, une question émerge : "Pourquoi ne pas donner plus de visibilité à celles et ceux qui, à l'instar de nous, affrontent des blocs dits 'faciles'?" De cette interrogation naît un compte Instagram, Climbing Bitches, célébrant les débuts en escalade. Le succès est instantané. Ce nom, mi-sérieux mi-taquin, fait rapidement le buzz. Des vidéos partagées sur Instagram, la communauté s'organise progressivement sur Discord, un logiciel de messagerie instantanée, facilitant l'organisation de sessions d'escalade à travers la France. Cependant, Climbing Bitches ne se limite pas à la promotion de l'escalade. Le groupe milite activement pour une pratique inclusive et respectueuse. "Hommes ou femmes, notre démarche prône la mixité à tous les niveaux" Insiste Nathalie. Une philosophie qui a su tisser des liens forts parmi les membres. Face à l'enthousiasme grandissant, une SARL voit le jour. Nathalie, épaulée par Alex, modérateur de la communauté, et Florent, professeur d'escalade, a de grands projets, tout en souhaitant préserver l'authenticité de leur démarche. La bienveillance est au cœur de leurs préoccupations, en particulier face à certains comportements inadaptés observés en salle d'escalade. "Nombreux sont ceux qui ignorent que leurs attitudes peuvent gêner. Nous voulons sensibiliser à ce sujet" Confie Nathalie. C'est notamment le cas du récent débat autour du port du t-shirt dans les salles d'escalade. La communauté, en constante expansion, est une source de motivation pour l'équipe. Pour Nathalie, l'essence de Climbing Bitches est claire : "Nous ne cherchons pas à mettre en avant la performance pour la performance. Nous souhaitons montrer que chacun peut se surpasser et progresser, le tout dans le plaisir." En somme, Climbing Bitches est une communauté de grimpeuses et grimpeurs qui prône l'épanouissement, la solidarité et la bienveillance. Une bouffée d'air frais qui permet à de nombreux nouveaux pratiquants de s'initier à l'escalade.

  • L’escalade, un miroir des épreuves de la vie

    L'escalade, avec ses prises douteuses et ses murs impressionnants, est devenu l'outil central d'accompagnement de l'association canadienne "Ça me dit de grimper". Pour Andréanne, à l'initiative de cette démarche, l'escalade est une métaphore vivante des obstacles et défis de la vie. En décomposant l’acte d’escalader, Andréanne et ses coéquipières ont constaté que les mêmes valeurs et compétences nécessaires pour surmonter une paroi rocheuse sont tout aussi applicables lorsqu'il s'agit de faire face à des problèmes personnels ou relationnels. « Quand on négocie un passage difficile sur une paroi d'escalade, il faut vraiment faire confiance au matériel. Mais aussi à la personne qui nous assure tout en bas. Et enfin, il faut se faire confiance à soi-même. » C'est cette réflexion qui a conduit Andréanne et un groupe de jeunes femmes à créer "Ça me dit de grimper" en 2020. Cet organisme souhaite être bien plus qu'une école d'escalade en devant un pont entre l'intervention psychosociale et l'escalade. Sa mission est d’aider ceux qui sont aux prises avec des enjeux de dépendance, de santé mentale, comportementaux ou judiciaires. L'idée remonte aux moments difficiles de la pandémie. Enseigner à distance, regarder ses étudiants confinés derrière des écrans, Andréanne a ressenti un profond désir de les amener à l'extérieur. Passionnée d'escalade, elle a vu en ce sport un moyen d'intervention idéal. Ce qui a commencé comme un désir d'amener les enfants dehors est devenu une mission pour aider les personnes vulnérables. Entourée de ses amies, certaines travaillant avec des personnes souffrant de schizophrénie ou luttant contre des addictions, leur petite équipe a pris forme. « La communication en escalade, c’est primordial. Si elle n’est pas claire, il peut y avoir des enjeux de sécurité. Dans la vie de tous les jours, si tu communiques difficilement avec l’autre au sujet de tes besoins, comment peux-tu aller de l’avant ? » Le programme de "Ça me dit de grimper" s'étend sur deux jours d’activités, encadrées par des moniteurs certifiés d’escalade et des intervenants sociaux. Durant cette période, les participants apprennent non seulement la pratique de l'escalade, mais aussi des compétences précieuses pour la vie. Le succès de cette démarche, celle de la "Physiotherapie Frank GmbH" en Suisse, qui utilise la grimpe comme un outil pour la récupération physique et mentale, ou encore la récente initiative de la FFME et l'association Entourage, illustrent à quel point l'escalade peut-être bien plus qu'une pratique sportive. Pour celles et ceux qui souhaiteraient soutenir cette association vous pouvez le faire sur ce lien.

  • Oriane Bertone s'envole vers les JO de Paris 2024

    Toute la presse en parle, la française Oriane Bertone a marqué de son empreinte le tournoi européen de qualification olympique en escalade, organisé à Laval. Vice-championne du monde de bloc, cette prodige de l'escalade a offert une performance époustouflante ce dimanche, décrochant ainsi son précieux sésame pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Alors qu'elle était toujours en pleine ascension, le public mayennais hurlait de joie, faisant comprendre à la jeune athlète que son ticket olympique était en poche. Devant une foule de 1 500 spectateurs, Oriane a promis un spectacle de classe mondiale pour l'été prochain à Paris. À seulement 18 ans, elle n'a cessé d'impressionner le monde de l'escalade depuis son plus jeune âge. Sa victoire à Laval n'était pas une surprise pour ceux qui la suivent depuis longtemps. Originaire de La Réunion, Oriane a dominé l'ensemble de la compétition, se hissant sur le podium à chaque étape, des qualifications à la finale. Sa performance lui a valu un total impressionnant de 171,9 points, laissant loin derrière la Serbe Stasa Gejo avec 148,5 points. Sa préparation en amont du tournoi a clairement porté ses fruits. Portée par un excellent parcours en bloc, elle a obtenu un score presque parfait de 99,9 points lors de la finale. Outre le succès de Oriane Bertone, Zélia Avezou, l'autre tricolore en finale, a terminé à la 5e place avec 136,7 points. Par ailleurs, la finale masculine a vu s'affronter deux Français, Sam Avezou et Mejdi Schalck. Oriane Bertone rejoint ainsi Bassa Mawem, spécialiste de la vitesse, comme les premiers grimpeurs français qualifiés pour les JO de Paris 2024. La délégation tricolore en escalade va être redoutable.

  • L'histoire derrière l'emoji escalade 🧗🏻‍♂️

    Les passionnés d'escalade que vous êtes l'utilisent sans aucun doute déjà plusieurs fois par semaine voire plusieurs fois par jour. Mais connaissez-vous l'histoire derrière cet emoji escalade ? 🧗🏻 Bien que de nombreux sports et activités extérieures aient déjà été représentés sous forme d'emojis depuis de nombreuses années, en 2017, l'escalade manquait à l'appel . La grimpeuse Sasha DiGiulian, reconnue mondialement pour ses prouesses techniques et la première femme nord-américaine à gravir un 9A, a donc posté sur Twitter (ou "X" comme on devrait l'appeler pour suivre les fantaisies de Elon Musk) un message soulignant ce manque, en notifiant le compte @GetEmoji . Jeremy Burge, l'un des principaux acteurs derrière la création et la validation des emojis, a rapidement pris contact avec Sasha pour discuter de la réalisation de cet emoji . Jeremy est le fondateur de EmojiPedia, l'organisation référente pour tous les emojis, et est également membre du sous-comité Unicode Emoji. Ce comité détient le pouvoir de décision sur les nouveaux emojis qui seront intégrés à nos appareils, que ce soit chez Apple, Google ou Microsoft. La création d'un emoji nécessite une réflexion approfondie sur son design, en particulier compte tenu de la taille réduite de ces symboles sur les appareils mobiles. Cela implique de s'assurer que l'image est à la fois simple et reconnaissable. Après de nombreuses discussions et des échanges d'idées sur les couleurs, le type de chaussures et d'autres détails, des esquisses ont finalement été réalisées. L'ajout de cet emoji à la liste des candidats Unicode a été une étape majeure, car cela signifie qu'à ce stade il a une forte chance d'être approuvé et intégré dans les futures mises à jour des systèmes d'exploitation. En juin 2017, sa conception est validée et les variations de genres et couleurs que vous connaissez aujourd'hui sont programmées . On doit donc à Sasha DiGiulian, une ambassadrice dévouée la grimpe, cet emoji que l'on utilise depuis des années.

  • Le tunnel de Foixarda à Barcelone

    Lorsque l'on évoque l'escalade, on pense généralement à des montagnes majestueuses ou à des falaises escarpées donnant sur des vues panoramiques à couper le souffle, ou à la limite à une salle branchée avec un mur impeccable et bar pour se désaltérer après une session de grimpe. À Barcelone, une expérience d'escalade tout à fait différente existe : un tunnel d'escalade . Ce tunnel se trouve sur la colline de Montjuic, ancienne carrière de pierre. C'est ici qu'au 14ème siècle, on extrayait les pierres pour construire des monuments emblématiques tels que l'église Santa María del Mar, la cathédrale de Barcelone et le port de la ville . Ce tunnel est apparu plus récemment, créé à la fin du 20ème siècle pour faciliter l'accès à cette zone qui abrite aujourd'hui un terrain de rugby professionnel et la salle d'escalade Climbat. L'empreinte indélébile de Manuel Sánchez Panera Connu localement sous le surnom affectueux de Manolo "El Heavy", c'est à lui que nous devons cette incroyable aire d'escalade urbaine. Ce passionné d'escalade a pris l'initiative de créer un parcours d'escalade dans le tunnel, à partir de ses propres ressources . Avec un début discret, Manolo a installé une voie en 6b dans le tunnel. Face à l'engouement croissant des locaux, son projet a pris de l'ampleur et "El Heavy" a trouvé sa vocation. Travaillant secrètement la nuit, loin des regards des patrouilles de police, Manolo a mis en place des prises, des points d'ancrage, et bien plus encore . Sa détermination et sa créativité l'ont même poussé à installer une énorme chauve-souris, pesant près de 80 kg, rappelant l'image d'un vampire, au plafond du tunnel. En 2004, le tunnel a été officiellement reconnu comme un site d' escalade urbaine , recevant ainsi le soutien financier nécessaire pour l'entretien des installations . Mais Manolo, toujours soucieux d'innover, n'a pas cessé de surprendre avec ses créations artistiques, mêlant escalade et art. Quelques observations sur le tunnel de Foixarda Il s'agit principalement d'escalade de bloc ou d'escalade sportive sur des voies courtes. Ouvert à toute heure, il est toujours animé par des passionnés. Sa structure permet de grimper même par mauvais temps. On estime à 80-90 le nombre de voies d'escalade artificielle, allant de la difficulté 5a à 8b. Le tunnel de Foixarda est une véritable oasis pour les grimpeurs urbains , offrant une expérience inédite au cœur de Barcelone. Que vous soyez un grimpeur débutant ou chevronné, si vous avez l'occasion de passer à Barcelone, ce lieu vaut le détour.

  • Portrait : Amaël de la chaîne YouTube A BLOC

    C'est dans l'ambiance chaleureuse du café de la salle Arkose à Pont de Sèvres que nous retrouvons Amaël, surnommé "Mam" par ses proches. Confirmant son arrivée, sa moto ornée d'un imposant autocollant "A BLOC" est garée devant l'entrée. Si vous ne connaissez pas encore Amaël, c'est le fondateur de la chaîne YouTube A BLOC, aisément reconnaissable à sa grande moustache. C'est le visage d'un sport en pleine mutation : Des projets en pagaille, des idées qui fusent et surtout l'envie de partager sa passion de l'escalade au plus grand nombre. En parallèle de ses projets numériques, Amaël est également sapeur-pompier volontaire, réaffirmant les valeurs de solidarité inhérentes à l'escalade. On l'a sollicité pour qu'il nous partage le récit de son parcours atypique. Issu d'une famille où l'excellence sportive est une tradition - avec un oncle patineur de vitesse en équipe de France et un père officier au GIGN -, Amaël a grandi bercé par une culture de l'effort et du dépassement de soi. Entre les descentes de ski effrénées et compétitions de VTT, son enfance a été rythmée par l'adrénaline et l'esprit communautaire propre aux sports extrêmes. La fin du lycée amène le dilemme classique du choix d'orientation. Entre la passion pour l'audiovisuel et l'appel du sport, le cœur d’Amaël balance, pour finalement se diriger vers des études en STAPS. Devant des spécialisations éloignées de ses sports de prédilection, il se lance dans l'escalade, un domaine encore inconnu pour lui. Il se retrouve dans une petite promotion d'élite : « Le premier jour, je suis dans une salle à Massy, intimidé, entouré d'inconnus, face à ces murs imposants. Et là, les présentations commencent : Alban Levier, membre de l'équipe de France, Maël Bonzom, champion du monde junior... Lorsque est arrivé mon tour de me présenter et ils ont dû se demander ce que je faisais là, moi aussi ! » Novice au milieu des experts, il profite de leur expérience pour progresser rapidement, développant une passion intense pour ce sport qui le consume presque par son désir de s'améliorer. La bigorexie n'est pas loin ! Un voyage au Canada lui permet de prendre un peu de recul et surtout de décrocher un diplôme en éducation motrice. Il en profite pour s'essayer au hockey, patrimoine immatériel québécois, qu'il pratique au niveau universitaire. De retour en France, il intègre Décathlon, s'initiant ainsi aux métiers de la vente, avant de devenir ouvreur. Ce qu'il désire par-dessus tout, c'est ouvrir sa propre salle d'escalade, un rêve tempéré par des contraintes financières. Il se tourne alors vers le groupe Vertical’Art, où il occupe divers rôles, de coach à fonctions support. Une grave blessure au genou lors d'une compétition le force à un an d'immobilisation et à une longue rééducation. Il rejoint ensuite le groupe Arkose en tant que directeur adjoint, élargissant encore son horizon dans le monde de l'escalade. Face à l'afflux croissant dans les salles, symptomatique de la popularité de l'escalade, Amaël aspire à plus de liberté. Il planifie alors un tour du monde en moto pour filmer des grimpeurs et diffuser ses aventures sur "A BLOC". Hélas, des changements géopolitiques soudains refroidissent les ardeurs des sponsors. « J'avais tout plaqué : mon job, mon appart, j'avais ma moto, mon slip, trois t-shirts, et ma caméra. Il fallait que je me réinvente. » Il décide de se concentrer sur la France et de rencontrer des grimpeurs locaux. Avec Miguel de Kayoo comme invité, il réalise le pilote de "Grimper avec", lançant ainsi une série prometteuse dont on vous parlait récemment sur le site. La chaîne "A BLOC", c'est son espace d'expérimentation, initialement créée pour rendre l'escalade plus accessible grâce à des vidéos didactiques. Outre "Grimper avec", Amaël travaille actuellement sur un nouveau format : accompagner une débutante en escalade jusqu'à l'ascension d'un big wall et y passer une nuit en Portaledge, prouvant que les grandes aventures sont à la portée de tous. Nous vous convions à découvrir les aventures d'Amaël sur la chaîne « A BLOC » !

  • L'escalade sans blessure : Prévention et rééducation pour les grimpeurs

    Les passionnés d’escalade le savent parfaitement : la blessure est un adversaire insidieux qui guette à chaque mouvement hasardeux. Jared Vagy, kinésithérapeute de renom et grimpeur aguerri, nous présente sa méthode pour prévenir et traiter les maux spécifiques à cette pratique sportive. Son guide de 256 pages, abondamment illustré, pourrait bien devenir une référence incontournable pour tout grimpeur, novice ou chevronné. Titulaire d’un doctorat en kinésithérapie, Jared Vagy met à profit ses neuf années d’expertise dans l’étude de la biomécanique humaine pour nous transmettre des connaissances précieuses sur la prévention et la réhabilitation des blessures en escalade. Dans "L'escalade sans blessure", la théorie s'allie à des conseils pratiques pour former un ensemble digeste. L'auteur y décrit comment gérer les dix affections les plus courantes chez les grimpeurs, y compris le syndrome des vertèbres cervicales, la sursollicitation de la coiffe des rotateurs, le conflit sous-acromial, les tendinopathies des biceps et des triceps, l’épicondylite latérale et l’épicondylite médiale, le syndrome du canal carpien et les lésions des poulies et des ligaments des doigts. Chaque condition est minutieusement expliquée et assortie d’un programme de rééducation adapté. L'ouvrage va également au delà d’un aspect purement clinique en intégrant les expériences de grimpeurs bien connus tels qu'Adam Ondra, Sasha DiGiulian, Sean McColl, Jonathan Siegrist, etc. qui livrent leurs témoignages et stratégies de prévention. Les directives y sont précises et illustrées par des photographies explicatives, pour améliorer les postures, affiner les mouvements et peaufiner l'entraînement. C’est une invitation à repenser notre approche de l'escalade, à la rendre plus consciente et réfléchie, en harmonie avec les lois de la biomécanique. Édité par Chemin des Crêtes, "L'escalade sans blessure" sera disponible à partir du 15 novembre 2023, pour le prix de 24 euros, un investissement tout à fait honnête au regard de la promesse de pouvoir poursuivre sa passion pour l'escalade sereinement et sur le long terme. Pour feuilleter des extraits ou vous le procurer, rendez-vous sur www.chemindescretes.fr.

  • "Escalade : un sport qui menace la nature ?" - Le documentaire ARTE

    En tant que média passionné par l'escalade et conscient de son impact sur l'environnement, nous vous invitons à découvrir un documentaire qui sera diffusé par ARTE le 29 novembre prochain, intitulé "Escalade : un sport qui menace la nature ?". Ce film, une production allemande de 2022, met en lumière les défis environnementaux posés par la popularité croissante de l'escalade. L'escalade, qui a vu une hausse significative de ses adeptes, notamment en Allemagne, soulève des questions cruciales. La plupart des grimpeurs modernes, ayant commencé leur aventure en salle, sont maintenant attirés par les falaises naturelles. Cependant, cette affluence pose des problèmes environnementaux inattendus, surtout dans des sites prisés comme le parc naturel de Suisse franconienne en Bavière. Ce lieu, avec ses falaises calcaires anciennes et ses milliers de voies, attire chaque année des milliers de grimpeurs. Le documentaire expose les conséquences de cette popularité : accumulation de déchets, parkings surchargés, augmentation des accidents, et une pression accrue sur les équipes de secours en montagne. Des scènes impressionnantes de simulations de sauvetage mettent en avant les défis logistiques et financiers liés aux interventions d'urgence dans ces régions. Face à ces enjeux, le débat est lancé entre les défenseurs de la nature et la communauté des grimpeurs. Certains plaident pour des restrictions d'accès ou la limitation de l'ouverture de nouvelles voies, tandis que d'autres, comme le grimpeur professionnel Sebastian Schwertner, auteur d'un guide réputé sur la région, appellent à une approche plus respectueuse et disciplinée. Ce documentaire d'ARTE, "Escalade : un sport qui menace la nature ?", est une invitation à réfléchir sur notre pratique de l'escalade et notre interaction avec la nature. Il soulève une interrogation essentielle : comment pouvons-nous harmoniser notre passion pour l'escalade avec le respect et la préservation des espaces naturels ? Il offre une perspective nécessaire et éclairante sur un sujet d'actualité. Il nous incite à repenser notre relation avec la nature, non seulement en tant que grimpeurs mais aussi en tant que protecteurs de notre environnement. Diffusé le 29 novembre à 18h55 sur ARTE, vous pourrez également le visionner le jour même sur ce lien.

  • Escalade virtuelle : plongée dans l'univers de Jusant

    À une époque où l'escalade gagne du terrain comme discipline sportive, en témoigne le nombre grandissant d’adeptes, le monde du jeu vidéo n'est pas en reste. Alors que la plupart des titres cherchent à immerger les joueurs dans des mondes pleins d'adrénaline, certains choisissent une voie différente. "Jusant" de DON’T NOD est l'un de ces jeux. Plutôt que de simplement donner aux joueurs une montagne à gravir, il cherche à offrir une expérience introspective riche en méditation et pleine conscience, similaire à celle ressentie par de nombreux grimpeurs. Le voyage au cœur de la montagne Au premier abord, l'escalade peut sembler être juste une activité physique. Pourtant, pour de nombreux pratiquants, c'est bien plus que cela. C'est un processus introspectif, un moment de réflexion, un temps suspendu. "Jusant" saisit cette essence en incitant les joueurs à se connecter à l'environnement, à ressentir chaque prise, chaque souffle. Échos de solitude et de réflexion L'immensité des montagnes, l'écho du silence, la sensation d'être seul au monde... Ces sentiments, familiers à bien des grimpeurs, sont omniprésents dans "Jusant". Le jeu renforce ces thèmes en faisant des choix narratifs audacieux, tels que l'élimination quasi totale des dialogues, ce qui plonge le joueur dans une immersion solitaire. L'importance de l'observation Tout comme un grimpeur doit évaluer chaque prise et anticiper ses mouvements, "Jusant" demande aux joueurs d'être attentifs à leur environnement. Ce n'est pas une simulation d’escalade mais plutôt une simulation d'expérience de grimpeur, où l'observation et la réflexion sont aussi cruciales que l'action. Face à soi et à ses pensées Le défi principal de « Jusant" réside bien sûr tout de même dans l’ascension, mais c'est aussi une exploration de soi, une méditation sur la vie, les choix, les peurs et les incertitudes. À travers les mécanismes du jeu, les joueurs sont amenés à se confronter à des dilemmes personnels et des questions profondes. "Jusant" est un reflet de l'escalade en tant que méditation et introspection. Alors que le jeu doit sortir le 31 octobre, il est déjà clair qu’il devrait convaincre un large public.

  • La FFME innove avec une formation en ligne

    La Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade (FFME) se lance dans une initiative pédagogique des plus modernes : le lancement d'une formation de "Juge de bloc local" proposée entièrement à distance via la plateforme éducative RiseUp. Cette nouvelle formation est conçue pour équiper les enthousiastes de l'escalade, désireux de contribuer au cœur des compétitions, avec les connaissances fondamentales nécessaires pour juger des compétitions de bloc. Offrant une introduction complète aux règles et pratiques de jugement, ce programme est le tremplin idéal pour ceux qui souhaitent s'engager comme juges au niveau local lors des compétitions promotionnelles et officielles. Réalisée pour s'adapter aux besoins de flexibilité de chacun, la formation est accessible à toute heure et promet une expérience utilisateur fluide et intuitive. Elle intègre des vidéos éducatives, des tests de connaissances et des récapitulatifs pédagogiques pour s'assurer que chaque participant puisse acquérir les compétences nécessaires à un jugement juste et équitable. Après avoir complété la formation, les participants recevront un certificat de réalisation, leur permettant d'officier en tant que juge lors des compétitions locales pour toute la saison sportive. Pour encourager la participation, la FFME propose une incitation financière aux nouveaux membres : une réduction sur la licence pour ceux qui se licencient pour la première fois en vue de suivre cette formation. Les détails concernant l'inscription à la formation sont disponibles sur le site de la FFME. Pour toute personne intéressée, c'est une opportunité à ne pas manquer pour s'engager davantage dans la communauté de l'escalade et pour jouer un rôle actif dans le succès des compétitions locales.

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