top of page

FAIRE UNE RECHERCHE

1117 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Grimper autour de Paris : Le Viaduc des Fauvettes

    Si certains n’hésitent pas à le qualifier de « la plus haute falaise d'Île-de-France », le Viaduc des Fauvettes est en tout cas un site d’escalade incontournable de la région qui offre une vue spectaculaire sur la vallée de l’Yvette. Située en Essonne, cette ancienne ligne ferroviaire est aussi appelée Viaduc de Bures ou Viaduc d’Angoulême. Ce Viaduc doit ses différents noms à son emplacement, il enjambe le ru d’Angoulême, se trouve à proximité du bois des Fauvettes et est situé sur la commune de Bures-sur-Yvette (ainsi que celle de Gometz-le-Châtel). Construit entre 1907 et 1914, il fait partie d’un ensemble de trois viaducs qui devait initialement jalonner une ligne ferroviaire reliant Paris à Chartres par Gallardon. Jamais achevée jusqu’à Paris, cette ligne ne sera finalement pas rentable et servira plus longtemps aux grimpeurs et aux promeneurs qu’aux trains. L’armée allemande l’utilisera durant la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui vaudra d’être très sérieusement endommagé lors d'un bombardement en 1944. Cela n’a pas empêché de nombreux grimpeurs de faire de ce lieu un site d’escalade à la fin des années 70. À l’époque, des panneaux « Danger de Mort - Accès Interdit » rappelaient à chacun les risques encourus. Son accès est officiellement interdit en 1997 pour des questions de sécurité, mais a été de nouveau ouvert aux sportifs en 2004 suite à des travaux. Aujourd’hui, il est utilisé par les promeneurs, les grimpeurs et pour l'entraînement de spéléologie. De nombreux professionnels viennent également s’entraîner ici, tels que le GIGN, le Raid, les pompiers, les élagueurs, etc. Les cyclistes suivant la Véloscénie (itinéraire cyclable de Paris au Mont-Saint-Michel) passent également par ici. Cette majestueuse construction peut intimider les moins expérimentés en raison de sa raideur. Mais ses 11 piliers pouvant atteindre jusqu’à 35 mètres de hauteur sont en réalité un terrain d’entraînement parfait. Les chutes y sont nettement plus confortables que sur une falaise avec des surplombs. Et ceci sans compter que les ouvreurs ont veillé à ce que tout le monde puisse pratiquer avec plus de 130 voies, dont les niveaux vont de 3c à 7c. Il se dit que la pierre de meule est un peu abrasive pour les doigts délicats. Les nôtres ne peuvent pas confirmer. Le topo « Escalade aux Fauvettes » décrit toutes les voies, pilier par pilier, et est disponible au Vieux Campeur. Pour découvrir tous les spots d'escalade autour de Paris, retrouvez "Paname Couenne" notre guide offert ici.

  • Trois conseils pour gérer la peur de la chute en escalade

    « Mais pour toi, c’est facile, tu n’as pas peur de tomber », on connaît tous cette phrase lorsque l’on essaie d’aider quelqu’un à apprivoiser la pratique de l’escalade. Première vérité à rappeler : on a tous peur de tomber. Et c’est d’ailleurs bien normal, puisqu'il s’agit de rationalité ; sans rationnel, l’escalade ne garderait pas longtemps en vie ses adeptes. Même les adeptes de free solo, dont l’espérance de vie reste plus limitée qu’un grimpeur en trad, ont peur de tomber, la preuve ils répètent les voies avant de les faire sans corde. Cela n’en reste pas moins un sujet important sur lequel travailler, car la peur est une source de distraction. Et qui dit source de distraction, dit concentration perturbée, et donc mauvaise décision, énergie mal exploitée, attention dirigée vers les mauvais éléments, etc. S'il est facile d’éliminer une source de distraction extérieure du type : votre assureur qui vous fait la causette (en lui envoyant un juron bien sec, pas en l’éliminant lui), il est plus difficile de travailler sur sa peur. D’ailleurs, le sujet n’est pas d’éliminer la peur, mais plutôt d’apprendre à cohabiter avec elle et de lui donner sa juste place. 1. Entrainez-vous à tomber Notre premier conseil, c’est de vous entraîner ; plus vous tombez, plus vous connaissez cette sensation de chute et mieux vous maîtriserez ce moment. Idéalement, c’est un exercice à faire en grimpant en tête. Si vous n’arrivez vraiment pas à vous faire à l’idée de faire cet exercice de cette manière, vous pouvez commencer par le faire en moulinette, en demandant à votre assureur de vous laisser suffisamment de mou pour prendre un vrai vol, puis de le faire délibérément en grimpant en tête. C’est essentiel, car tomber en escalade s’apprend ; on ne se laisse pas frotter contre la paroi, mais on part en arrière pour revenir rebondir sur la paroi. Donc, ça nécessite de s’entraîner. Prendre un vol, tomber, chuter, appelez-le comme vous voulez, mais exercez-vous. Pour bien faire, il faudrait sauter des centaines de fois et donc profiter de chaque sortie pour expérimenter plusieurs chutes dans des conditions différentes. L’objectif est que la chute devienne suffisamment banalisée pour que s’installe un automatisme de réflexes qui rendront vos chutes plus sereines ou, en tout cas, plus acceptables, dans le sens où vous intégrez le fait que oui, il est possible que vous chutiez, cela fait partie de la pratique de l’escalade. Et il est normal de ne pas adorer cet exercice, sinon vous ne feriez pas de l’escalade, mais du saut à l’élastique. Une méthode simple consiste à grimper aux 2/3 de la parois, puis sauter depuis la dégaine clippée, puis 20 cm au-dessus, puis au niveau de la prochaine dégaine. L’idée étant d’y aller progressivement et de se rendre compte qu’une chute est parfois plus facile à absorber lorsque l’on est loin de la dernière dégaine clippée que juste au-dessus, ce qui est inversement proportionnel à la peur ressentie. 2. Donnez-vous les moyens de rester lucide Si vous appréhendez d’avoir peur, il est essentiel d’être en confiance avec votre assureur. Vous n’aurez aucune chance de ne pas stresser si, avant même d’être en train de grimper, vous avez des doutes sur la qualité d’attention de la personne qui est là pour assurer votre sécurité, ou si cette personne est aussi stressée que vous à l’idée que vous tombiez. Il est également essentiel de grimper dans des conditions où vous êtes en forme. Escalader une paroi alors que vous avez mal dormi, que vous avez bu de l’alcool, etc., aura évidemment un impact sur votre capacité à gérer votre peur. Enfin, pensez à respirer. Lorsque la peur gagne du terrain, elle vient petit à petit vous paralyser, pas idéal pour grimper, mais pas non plus idéal pour tomber correctement. Il est donc important d’essayer de reprendre le contrôle sur sa peur en respirant pour vous oxygéner, réduire votre rythme cardiaque et laisser votre subjectivité reprendre les commandes : il y a des dégaines de clippées sur plusieurs points en dessous de vous, l’élasticité de la corde va amortir une bonne partie du choc, vous n’avez aucune chance de toucher le sol, votre assureur est attentif, votre nœud de 8 a été contrôlé avant le départ, vous avez la place pour tomber, etc. 3. Observez les autres grimpeurs tomber Lorsque des chutes arrivent sous vos yeux, profitez de ces moments pour observer comment la personne a géré sa chute. Remarquez ce qui a fait que la chute a été bien amortie ou, à l’inverse, ce qui a fait qu'elle a été rude. Vous constaterez, par exemple, que quelqu'un qui se pousse de la paroi au moment de la chute va mieux s’amortir. Ou encore que le fait de s’étaler de tout son long contre le mur est nettement moins confortable que d’accueillir le mur avec ses pieds en fléchissant les jambes pour encaisser le choc. Vous pouvez même suivre le compte Instagram de Whipper pour voir des milliers de personnes tomber. Ce compte totalise plus de 320 000 abonnés, ce qui montre à quel point le sujet intéresse les grimpeurs ! Florent qui est à l'origine de la série documentaire "Everyday Climbers" a d'ailleurs réalisé un épisode intéressant à regarder ce sujet :

  • Un tour de France des salles d'escalade

    Si la tendance est plutôt au cumul des voies difficiles ou des plus hauts sommets, Sébastien Laurent-Gollé, lui, a décidé d'escalader toutes les salles d'escalade de France. Ce Lorrain de 37 ans, originaire de Lunéville, grimpeur depuis 2013 et habitué de Climb UP Nancy où il ponce les prises depuis plus de 5 ans, est de nature obstinée et aime se fixer des défis pour repousser ses propres limites. Cette idée de traverser la France en long et en large pour aller découvrir toutes les salles qui existent lui est venue en décembre 2021. À ce jour, il cumule déjà plus de 81 salles visitées à son actif. Un projet qu'il réalise sur son temps libre et avec ses propres moyens. À chaque visite, le même rituel : il enfile son t-shirt orange floqué du logo "TDF-Escalade.fr" et se prend en photo devant l'entrée de la salle. Il en profite également pour photographier et filmer l'intérieur de la salle afin de faire profiter sa communauté des infrastructures qu'il découvre. Et évidemment, il y grimpe ! En repartant, il demande une vis CHC de la salle qui lui sert de trophée. Si ce projet est dédié à la grimpe indoor, Sébastien passe aussi beaucoup de temps en falaise et il profite du rocher chaque fois que c'est possible, avec une nette préférence pour les grandes voies et l'escalade sportive. Vous pouvez suivre son aventure sur Instagram et sur Facebook.

  • Let it Bärn : le documentaire sur l'histoire du bloc en milieu urbain

    La bien connue marque suisse Mammut profite du fait que les Championnats du Monde d'escalade ont lieu en ce moment même (du 01/08/2023 au 12/08/2023) à Berne pour dévoiler "Let it Bärn", un documentaire sur un morceau caché de l'histoire de la pratique de l'escalade : le bloc en milieu urbain. Une histoire qui s'écrit dans la capitale Suisse, une ville inscrite au patrimoine de l'UNESCO grâce à son patrimoine médiéval urbain préservé au cours des siècles. Mais surtout à cheval entre les applaudissements et l'illégalité, à une époque où il n'y avait pas de salles d'escalade. Cette manifestation artistique de la culture urbaine prend le devant de la scène au milieu d'un débat en cours qui va bien au delà du domaine du sport : la propriété et l'utilisation des espaces publics. Les grimpeurs Hannah Morris et Emil Abrahamsson nous offrent dans ce documentaire un aperçu de ce que c'est que d'affronter la ville de Berne. Pour découvrir encore plus de contenu de ce type, n'hésitez pas à jeter un oeil à la section "Vidéos" de Vertige Media !

  • Une heure dans l'intimité de Jean-Marc Rochette

    S'il existe un bon nombre d'œuvres qui ont pu marquer les grimpeurs, le roman graphique de Jean-Marc Rochette, "Ailefroide", a un goût particulier pour les amoureux de la verticalité. "Le temps d'un bivouac", le podcast de France Inter, nous offre cet été une rencontre intime avec le quotidien de cet artiste. Une parenthèse de presque une heure dans l'une des vallées des Écrins pendant laquelle Rochette revient sur la naissance de sa passion pour la montagne, son accident qui lui a révélé son désir de devenir dessinateur, ses difficultés, le début de son succès et sa décision d'arrêter la bande dessinée. Il nous raconte aussi son premier hiver, rude et éprouvant, bizuté par les éléments, dans ce hameau qu'il a investi avec sa femme Christine après le premier confinement passé à tourner en rond dans un appartement en ville. Une histoire qu'il relate dans le récit illustré "Au cœur de l'hiver", qui sortira en mars prochain. Un lieu de vie reculé situé en Isère, près de la Bérarde. En totale autarcie pendant l'hiver, les routes étant coupées pendant 4 mois, dans cet ancien hôtel qui a accueilli de nombreux grimpeurs pendant plusieurs décennies. Tout cela en parcourant les montagnes, au milieu de la faune locale qui passe sous leurs yeux et qui nous est décrite. On entend le vent, le bruit des pas, l'eau qui frappe la terre... une vraie gourmandise pour les oreilles des amoureux de la montagne, qui donne envie d'enfiler ses chaussures d'approche et d'aller se frotter aux magnifiques voies que cette région nous offre.

  • Escalade urbaine à Berne avec Hannah Morris

    Vous n'avez certainement pas pu manquer les Championnats du Monde d'Escalade qui se déroulent depuis le 1er août à Berne, en Suisse. Dans le même temps et dans la même ville, Hannah Morris explorait une manière bien différente de pratiquer l'escalade : l'escalade urbaine. Après "Let it Bärn", le récent documentaire sur l'histoire du bloc en milieu urbain, Hannah nous emmène dans sa découverte de la ville aux côtés du grimpeur professionnel Emil Abrahamsson. Pour s'y retrouver, elle utilise un guide secret élaboré il y a des décennies par des grimpeurs locaux. Au programme : highballs urbains, Deep Water Solo et voies créatives. Pour découvrir encore plus de contenu de ce type, n'hésitez pas à jeter un oeil à la section "Vidéos" de Vertige Media !

  • Grimper autour de Paris : Les falaises des Andelys

    Parler des Andelys est en réalité une manière un peu rapide de résumer les nombreux sites de grimpe qui se trouvent sur les falaises du bord de la Seine dans le département de l’Eure. La Roque, le Thuit, les Andelys, de Connelles, le Val Saint Martin… Les spots disposent tous de leur propre nom en fonction de la commune sur laquelle ils sont situés. Mais il est vrai qu'il arrive fréquemment que, pour simplifier, on parle des Andelys. On y grimpe depuis les années 50 dans un blanc (presque) immaculé, mais surtout dans un cadre magnifique qui surplombe les lacets de la Seine. Si vous arrivez à vous libérer en semaine, il y a des chances que vous soyez même seuls au monde sur ces cailloux. La particularité de ces falaises, c’est que l’on peut y grimper sur du calcaire à trous et du silex, de quoi ravir les grimpeurs habitués à la salle qui apprécieront le fait de bien voir les prises ! Chaque secteur comporte des voies de différents niveaux, mais il y a quand même des spécialités à connaître. Pour l’initiation, on conseille le Val Saint Martin, L’M ou Connelles (principalement des voies dans le 5 et le 6), pour les niveaux intermédiaires Bisexto et la Spéléo (cela va du 4 au 8) et pour les plus confirmés, le Thuit (majoritairement du 7 et du 8). Et comme il s’agit d’une roche naturelle, quel que soit le spot, le casque y est très fortement recommandé. On ne recommande pas ces endroits pour les enfants, les pieds de voies étant parfois périlleux. Les parois sont exposées plein sud, la bonne nouvelle c’est que ça sèche rapidement, la mauvaise c’est qu’en été, lorsqu’il y a grand beau temps, il faut contrôler l’état de cuisson du grimpeur et l’arroser de crème régulièrement. Le comité territorial FFME de l’Eure gère la grande majorité de ces sites naturels avec l’aide du Conservatoire d’espaces naturels Normandie Seine, de la LPO de Normandie, des différentes collectivités et propriétaires des sites. Le topo « Escalade dans l’Eure » est disponible au Vieux Campeur. Pour découvrir tous les spots d'escalade autour de Paris, retrouvez "Paname Couenne", notre guide offert, ici.

  • Escalade, après quoi grimpe-t-on ? Sur France Inter

    Il y a quelques jours, France Inter proposait une émission de 53 minutes dédiée exclusivement à l'escalade dans "Grand bien vous fasse". L'objectif ? Répondre à la question de pourquoi nous grimpons. Si l'on peut naturellement se dire que la réponse dépend de chacun, on y découvre que finalement (de manière plus ou moins consciente) nous faisons tous de l'escalade pour des raisons similaires. Les personnalités invitées pour en parler : Arthur Lochmann, philosophe et essayiste, qui a publié "Toucher le vertige". Jordane Liénard, qui a gravi les 82 sommets de plus de 4 000 mètres. Romain Desgranges, grimpeur professionnel que l'on n'a plus vraiment besoin de présenter. On y parle d'élévation à l'intérieur de soi-même, d'expérience multi-sensorielle, mais aussi de cette pratique qui nous permet d'entrer en osmose avec la nature, de prendre le temps. C'est parfois poétique, parfois déroutant mais souvent pertinent. En tout cas ça donne envie de vite retourner sur une falaise.

  • Grimper autour de Paris : Saint-Maximin

    Saint-Maximin est une ancienne carrière aménagée pour l'escalade. Ce spot, situé dans le département de l'Oise, est idéal pour s'initier, que l'on soit enfant ou adulte. Les parois, situées dans le quartier du Larris, sont gérées par la Mairie de Saint-Maximin. En moulinette, en tête, traversées, descentes en rappel... C'est facile d'y trouver ce que l'on cherche parmi les 163 voies, et le pied des voies est aménagé pour être très confortable. Les plus courageux (et surtout les plus jeunes) apprécieront également la proximité du parking, situé à 2 minutes des voies. Le calcaire sèche très rapidement après la pluie, et on peut donc y grimper toute l'année grâce aux trois orientations offertes par ce site : Ouest, Sud et Est. Les voies sont toutes numérotées. En été : Le côté Est est à l'ombre à partir de 14h00. Le côté Sud reste à l'ombre jusqu'à 10h30. Le côté Ouest reste à l'ombre jusqu'à 14h30. Pour celles et ceux qui voudraient faire plusieurs endroits dans le coin, Saint-Maximin le Larris est à quelques minutes en voiture du spot de Saint-Vaast-lès-Mello. Le topo est disponible gratuitement via ce lien. Pour découvrir tous les spots d'escalade autour de Paris, retrouvez "Paname Couenne" notre guide offert ici.

  • Vertical'Art débarque à Rouen

    La ville de Rouen, en Seine-Maritime, s'apprête à accueillir une nouvelle salle d'escalade. L'enseigne Vertical'Art, déjà présente à travers toute la France, confirme l'ouverture prochaine d'une salle d'escalade de bloc en plein centre de la capitale normande. Selon Kenny Cagigas, l'un des associés fondateurs de Vertical'Art, la recherche d'un emplacement adéquat à Rouen était en cours depuis de nombreuses années. La patience a été de mise pour s'assurer de trouver le lieu idéal. L'une des priorités était de localiser la salle sur la rive droite, à proximité immédiate du centre-ville et facile d'accès via les transports en commun. Sans révéler l'emplacement exact, Kenny Cagigas nous donne quelques indices : la future salle se situera non loin de la fac Pasteur et de la préfecture. Les préparatifs s'accélèrent, avec le début des travaux prévu pour février et une inauguration espérée aux alentours de juin 2024. Et ce n'est pas n'importe quelle salle d'escalade qui va s'installer. S'étendant sur une superficie imposante de 1 600 m², les futurs visiteurs pourront découvrir plus de 300 blocs pour tous les niveaux, des murs connectés, une zone dédiée au cardio-training, un sauna, ainsi qu'un espace restauration comprenant une terrasse couverte pouvant accueillir environ 60 personnes. Mickaël Klein, directeur chez Vertical’Art depuis six ans et futur gérant de cette nouvelle antenne rouennaise, insiste sur le concept de la salle comme un "lieu de vie". En plus des installations d'escalade, l'enseigne souhaite organiser des événements pour engager et fidéliser sa clientèle. Les tarifs annoncés sont de 16 euros pour un pass d'une journée et un abonnement annuel fixé à 550 euros pour un accès illimité. La nouvelle salle s'adresse à tous, des novices aux grimpeurs chevronnés, avec sept niveaux de difficulté allant du débutant jusqu’au niveau compétition. Cette initiative à Rouen n'est que la dernière en date pour Vertical'Art. Depuis le début de l'année 2023, l'enseigne a inauguré deux salles à Orléans et Dijon. Une autre ouverture est prévue à Grenoble en octobre. Ainsi, Rouen rejoint la liste grandissante des villes françaises bénéficiant d'installations d'escalade de premier ordre, promettant de nombreuses heures d'ascension et de divertissement aux habitants et visiteurs de la région.

  • Les galets de Nolwenn Berthier

    Au pied de certaines voies d'escalade classiques du Sud-Est de la France, de jolis galets peints attirent le regard des grimpeurs. Ces pierres, bien loin d'être de simples décorations, racontent des histoires, réveillent des souvenirs et honorent l'âme de l'escalade. Derrière cette initiative artistique se trouve Nolwenn Berthier, une grimpeuse passionnée au parcours riche et varié. L'inspiration pour ces galets provient principalement des noms mêmes des voies d'escalade. Ces intitulés, souvent inscrits sur les topo-guides, évoquent des anecdotes, des dédicaces ou des traits d'esprit. Pour Nolwenn, ces noms sont des fenêtres ouvertes sur l'histoire de l'escalade et de ses équipeurs. En les illustrant, elle cherche non seulement à partager cette histoire mais aussi à montrer que derrière chaque voie, il y a bien plus qu'une cotation. Ancienne compétitrice, elle a passé de nombreuses années en Équipe de France, participant à des coupes d'Europe et du Monde. Aujourd'hui, elle dédie sa passion à la falaise, cherchant à repousser ses propres limites tout en étant en harmonie avec la nature. Pour elle, ce retour aux sources est une manière de renouer avec les valeurs fondamentales de l'escalade, tout en explorant de nouvelles sensations. Avec une formation d'ingénieure en énergie et environnement, elle est également engagée dans la transition écologique, utilisant ses compétences pour accompagner les organisations dans leur transformation. C'est d'ailleurs la co-fondatrice du El Cap Fest, un festival dédié à l'escalade et à la transition qui aura lieu du 28/09 au 01/10 à La Rochelle. Aujourd'hui, bien que pleinement investie dans l'escalade, Nolwenn ne se considère pas comme une grimpeuse professionnelle à temps plein. Elle travaille à 80%, jonglant entre ses responsabilités professionnelles et ses escapades en falaise à bord de son van. Pour suivre Nolwenn Berthier sur Instagram : @nolwennberthier

  • Quand faut-il se séparer de sa corde d'escalade ?

    Chaque grimpeur, débutant ou expérimenté, se pose un jour cette question : "Quand est-il temps de jeter ma corde d'escalade ?" L'importance de cette interrogation ne doit pas être sous-estimée car elle touche à la sécurité même du grimpeur et de son assureur. L'usure naturelle, le temps et les conditions extérieures ont un impact sur l'efficacité d'une corde. Bien qu'il soit toujours fascinant et étonnant de voir à quel point une vieille corde peut encore résister à des tests de résistance, il est crucial de se rappeler qu'il ne faut jamais prendre de risque avec le matériel garantissant votre sécurité. Selon des recommandations de REI, voici quand une corde devrait être mise à la retraite : Après une chute lourde ou tout autre dommage : Immédiatement. Usage fréquent (hebdomadaire) : 1 an ou moins. Usage régulier (quelques fois par mois) : 1 à 3 ans. Usage occasionnel (une fois par mois) : 4 à 5 ans. Usage rare (1 à 2 fois par an) : 7 ans. Jamais utilisée : 10 ans. Ces directives soulignent l'importance de remplacer régulièrement sa corde, en fonction de l'intensité d'utilisation. Il est intéressant de noter qu'un test effectué sur une corde ayant près de 20 ans a montré qu'elle avait perdu "seulement" 38% de sa force. Ces tests, effectués selon les procédures de l'UIAA (L'union internationale des associations d'alpinisme), simulent des chutes de force massive. Cependant, il est vital de rappeler que, malgré ces résultats impressionnants, on ne doit pas s'appuyer sur de vieilles cordes pour des activités liées à la sécurité. Le nylon s'affaiblit avec l'âge. Alors, que faire de cette vieille corde que vous ne voulez pas jeter ? Il existe de nombreuses façons créatives de recycler une corde d'escalade : Artisanat et décoration : Des tapis, des bracelets, et d'autres objets d'art peuvent être fabriqués à partir de vieilles cordes. Utilisations pratiques : Elle peut servir à la maison pour des travaux nécessitant une corde robuste, une laisse pour le chien, ou même pour des situations d'urgence comme tracter un véhicule. Cependant, peu importe la manière dont vous choisissez de réutiliser votre corde, assurez-vous de ne jamais la réutiliser pour l'escalade ou toute autre activité où la sécurité est en jeu. Bien que le remplacement d'une corde d'escalade puisse sembler coûteux ou non nécessaire, la sécurité ne devrait jamais être compromise. Prenez le temps d'examiner régulièrement votre équipement, de le remplacer selon les recommandations, et de toujours prioriser votre sécurité et celle des autres sur la paroi. Après tout, l'aventure de l'escalade est bien plus agréable lorsque l'on sait que l'on peut compter sur son équipement pour rentrer chez soit en entier !

bottom of page