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1193 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Freeds : Des icônes à la sauce grimpe

    Au fil de nos errances sur Instagram, il arrive que nous dénichions quelques pépites. C'est le cas du compte de Freeds qui partage depuis quelques jours une série d'illustrations humoristiques de grimpeurs. Derrière cette signature se cache Wilfried Baudet avec qui nous avons échangé pour qu'il nous en dise plus sur son travail. Illustrateur, graphiste, sérigraphe, mais aussi grimpeur depuis une dizaine d'années, Wilfried a décidé de marier sa pratique sportive à son travail artistique. Une combinaison qu'il a déjà eu l'occasion d'explorer dans le cadre de la réalisation d'une fresque pour la salle d'escalade nantaise bien connue Altissimo. "Cela fait un moment que cette idée me trotte dans la tête. J'avais commencé à partager des pistes de noms aux copains de la salle, et j'ai vu que ça lançait des discussions. En rentrant d'un week-end entre amis, je me suis lancé. Cela fait une petite dizaine de jours que je commence à poster ces illustrations sur mon compte Instagram." Au programme : Poff Daddy, Jean-Luc Baudard, Vol de mort, Véronique Chausson, Duplomt & Duplomd, etc. Que des personnages bien connus à la sauce grimpe. Pour Wilfried, l'enjeu était déjà de commencer à produire les illustrations et de prendre plaisir à leur donner vie. Il se fixe une nouvelle illustration par jour. Pour la suite, il pense à un livre intitulé "Les portraits de grimpeurs", mais il attend de voir où ce projet va l'emmener. "Je me chauffe à faire un bouquin dans le même délire que 'Jouissance Club', avec uniquement des bios fictives de grimpeurs et un glossaire pour que les personnes qui ne font pas d'escalade puissent aussi comprendre les blagues." nous confie Wilfried. Un fil qu'il aimerait continuer à tirer en explorant le matériel du grimpeur et potentiellement les différents nœuds. Un projet artistique que l'on va donc surveiller de près ! Pour suivre Freeds sur Instagram, c'est par ici que ça se passe.

  • Les illustrations verticales de Yen Mumu

    Yen Mumum est une illustratrice freelance qui vit dans les montagnes de Taïwan. Lorsqu'elle n'est pas en train de grimper, elle dessine. On aime l'ambiance douce et presque vaporeuse dans laquelle Yen arrive à nous faire plonger au travers de son art. On ne peut pas dire qu'elle soit ultra active en ligne mais Yen nous précise qu'elle passe beaucoup de temps à grimper pour se recentrer et se détendre. Elle se pose beaucoup de questions sur ses créations et en particulier leur degré d'achèvement. Pour l'instant elle accumule les dessins, les brouillons et verra où le vent la mène. Vous pouvez retrouver son travail sur son portfolio et ses photos sur son compte Instagram.

  • Les mains de Michelle Lee

    Pour les lecteurs habitués de Vertige Media, vous connaissez déjà notre goût pour dénicher des artistes inspirés par la verticalité. Aujourd'hui, c'est le travail de Michelle Lee que nous souhaitons vous faire découvrir. Originaire de Californie et mère de 4 enfants, Michelle grimpe depuis bientôt deux ans. Au cours de notre échange, elle nous confie être impressionnée par les mouvements corporels des grimpeurs, qu'ils soient débutants ou professionnels. Pour s'entraîner au dessin, elle réalise des croquis à partir de photos d'inconnus qu'elle trouve sur Instagram, puis elle envoie le résultat à ces personnes. Une jolie surprise dans le quotidien de ces grimpeurs. Nous avons sélectionné pour vous 4 de ses créations, uniquement des mains. Parce que nous avons particulièrement apprécié sa manière de représenter cette partie essentielle du corps dans la pratique de l'escalade. Pour voir ses autres dessins, vous pouvez vous rendre sur le compte Instagram de Michelle en cliquant ici.

  • L'univers de Daniel, artiste des hauteurs

    Daniel est un grimpeur suédois et artiste qui réalise des œuvres sur les sommets les plus impressionnants du monde : Chamonix, Patagonie, Norvège, Groenland, etc. Des destinations bien connues des grimpeurs. L'escalade et les vues incroyables qu'il a l'occasion d'observer lorsqu'il est dehors sont ses sources d'inspiration. Daniel nous explique avoir également été influencé par les anciennes affiches françaises qui remplissaient les murs de sa maison d'enfance. Son objectif est de reproduire la sensation que peut ressentir un grimpeur lorsqu'il se prépare à escalader et qu'il regarde une énorme paroi rocheuse. Un artiste qui s'est découvert à l'automne dernier (en 2022) lorsqu'il était à Chamonix. L'ambiance de la ville, les montagnes et bien sûr la grimpe ont été les ingrédients qui lui ont donné l'envie de coucher sur le papier ces montagnes. Il est rentré récemment à Stockholm mais ne pense qu'à retourner à Chamonix le plus vite possible. Tous ses dessins sont réalisés au stylo puis colorés numériquement. Différentes collaborations sont en cours de réalisation, mais pour l'instant Daniel souhaite rester discret sur ce sujet. Pour ceux qui veulent en voir plus, vous pouvez vous rendre sur son compte Instagram. Et si vous souhaitez commander en ligne ses impressions, c'est par ici.

  • Art, escalade et nature : Le monde d'Ivan Le Pays

    Ivan Le Pays, né en 1992 à Nantes, est un artiste polymorphe qui puise son inspiration dans le mariage harmonieux entre la géométrie et la nature. Sa passion pour l'escalade, la peinture et la quête de sens l'ont guidé dans un parcours artistique aussi captivant qu'éclectique. Récemment, il nous a envoûté avec "A LINE ALONE", un film qui explore les liens subtils entre le corps, le paysage et la créativité. Ses débuts artistiques sont intimement liés à l'étude du chinois et la découverte de la calligraphie. La ligne devient alors pour lui un langage capable de traduire sa vision géométrique du monde, une manière d'exprimer l'interaction entre la simplicité des formes et la complexité de la réalité. Diplômé du prestigieux master Anthropology & Design de l’Université des Beaux-Arts de Shanghai en 2016, il rejoint ensuite Paris pour collaborer avec le créateur emblématique Jean-Charles de Castelbajac. Son cheminement artistique transcende les disciplines, passant du design à la sculpture, de la photographie à la peinture. Ivan parvient à capturer une perspective utopique des paysages, utilisant la ligne comme une trame reliant le monde intérieur et extérieur. C'est peut-être sa passion pour l'escalade qui a offert à son art une dimension nouvelle. La découverte de cette pratique lui a permis d'explorer le mouvement du corps et l'équilibre gestuel, ouvrant un dialogue entre l'effort physique et la création artistique. En 2022, Ivan se lance dans une aventure cinématographique novatrice, se retirant dans le désert de Californie pour réaliser son premier film, "A LINE ALONE". Ce road movie expérimental plonge dans les profondeurs de la relation entre le corps et le paysage à travers trois expressions artistiques : le tatouage, la peinture et l'escalade. La performance captivante avec la grimpeuse américaine Ashima Shiraishi incarne la fusion parfaite entre l'art et l'escalade, offrant une nouvelle perspective sur notre relation avec l'environnement. Aujourd'hui, il est artiste résident aux Ateliers Wonder à Paris et ambassadeur d'Arc'teryx, la marque bien connue dans le monde de l'escalade. Lien vers son compte Instagram.

  • Nerd that Draws : Les illustrations de Laura Miller

    Au cœur du nord-est de l'Angleterre, là où les paysages se mêlent aux ciels souvent capricieux, vit une artiste dont la vie et l'œuvre devraient intéresser les passionnés d'escalade que vous êtes. Laura Miller, plus connue sous le nom de "Nerd that Draws", nous invite dans son univers où l'art et l'escalade s'entremêlent. Cette illustratrice et graphiste freelance transcrit son amour pour l'escalade à travers des illustrations dynamiques. Il y a 8 ans, lorsque Laura commence l'escalade, elle réalise que les designs de merchandising de cet univers sont souvent trop fades à son goût, elle décide alors de s'essayer à l'illustration sur cette thématique. "J'ai décidé de créer des illustrations que j'aimerais voir." nous confie-t-elle. C'est le début d'une série d'illustrations, vibrantes et audacieuses, qui viennent trancher avec ce que l'on peut avoir l'habitude de voir et qui nous rappellent le travail de l'artiste polonais Andrzej Wieteszka. "Je veux que mon travail soit comme une gifle visuelle." Une vision qui se traduit par des couleurs néon et des contours épais. Ce qui nous plaît également chez Laura, c'est son approche de l'escalade. Loin des compétitions et des cotations, elle trouve sa voie dans la simplicité et le plaisir pur de l'ascension. Une philosophie qui se reflète dans son travail, où l'importance n'est pas donnée à la perfection, mais à l'expression authentique et brute. "Je grimpe pour le plaisir, pour le défi." raconte-t-elle. Au fil des années, Laura a su tisser un lien indéfectible entre ses deux passions. Son style particulier lui permet de travailler avec de nombreux acteurs de la grimpe mais également de vendre ses illustrations sur son propre site. Une réflexion qui nous invite à explorer plus profondément la manière dont nous percevons et vivons nos passions. Pour suivre les créations de Laura sur Instagram : @nerd_that_draws

  • Les nœuds d'escalade illustrés par Violet Lilith

    Les nœuds jouent un rôle crucial dans la pratique de l'escalade. Non seulement ils assurent la sécurité des grimpeurs, mais ils sont aussi le reflet d'une technique éprouvée, acquise au fil du temps. C'est dans cet esprit que Violeta, "Violet Lilith", une graphiste talentueuse de 30 ans basée à Murcia, en Espagne, a décidé d'allier son amour pour l'art à sa passion pour l'escalade. Actuellement, Violeta travaille comme professionnelle dans les descentes verticales, en réparant les façades des immeubles. Durant son temps libre, elle réalise des animations et des dessins. "Dans chaque illustration, je détaille les principaux nœuds utilisés en montagne. J'ai divisé la corde en différentes couleurs pour montrer clairement comment réaliser le nœud. L'idée m'est venue suite à un cours d'initiation au canyoning auquel je me suis inscrite. Il y avait là-bas un homme nommé Joaquín, qui était aveugle et voulait apprendre à descendre des canyons. Son histoire m'a touchée, alors j'ai décidé de réaliser un documentaire amateur sur lui. J'ai fait ces illustrations qui expliquent comment réaliser chaque nœud, pour introduire chaque chapitre de ce documentaire." La série de créations sur les nœuds d'escalade de Violet Lilith est un parfait exemple de la façon dont le design graphique peut servir d'outil pédagogique. Chaque illustration détaille étape par étape la réalisation d'un nœud spécifique, le tout dans un style visuellement plaisant et facile à comprendre. Que vous soyez un grimpeur novice cherchant à apprendre les bases ou un vétéran cherchant un rappel visuel élégant, ces créations devraient vous plaire.

  • Des blocs de Corée aux falaises d’Auvergne : L'art vertical d'Anne-Lou

    Originaire de Picardie, Anne-Lou est une artiste passionnée qui a su marier sa passion pour le dessin avec sa découverte récente de l'escalade. Son parcours singulier et ses expériences diversifiées en font une artiste qui a toute sa place dans notre collection d'artistes de la grimpe. Bien que son métier soit d'animer et de donner vie aux dessins des autres, Anne-Lou a toujours eu le crayon en main. Son aventure avec l’escalade commence en Corée, lors d’un voyage qui se révèle être un tournant. Guidée par des amis enthousiastes, elle est initiée aux joies des blocs en salle, puis à l’excitation des voies en plein air. A son retour en Auvergne, une bonne surprise l’attend : la salle d'escalade "Sancy Grimpe" a ouvert ses portes à deux pas de chez elle. Un club qui, en plus de son mur artificiel, offre des escapades régulières dans les reliefs majestueux de l’Auvergne. Pour Anne-Lou, c'est l'opportunité d'approfondir son nouvel amour pour l'escalade, tout en redécouvrant une région qu'elle fréquentait auparavant en tant que randonneuse. Inspirée par cet univers vertical, Anne-Lou continue à croquer les mouvements des grimpeurs, affinant ainsi son trait. Reconnaissant son talent, son club lui confie la réalisation de la couverture du topo local. Elle ne s’arrête pas là et enrichit l'ouvrage de ses esquisses des falaises, agrémentant le topo de ses illustrations vivantes et détaillées. Un topo qui sort donc l'ordinaire et pour lequel elle a également voulu apporter des détails souvent omis par ceux qui connaissent parfaitement la région, comme des indications claires sur les chemins d'accès, rendant ce guide plus accessible à celles et ceux s’aventurant pour la première fois sur les parois auvergnates. Pour celles et ceux qui souhaitent s’immerger dans l’univers créatif d’Anne-Lou, une visite s'impose sur son compte Instagram "@cailloubisou". C'est là qu'elle dévoile, avec générosité et talent, ses illustrations gravitant autour du monde de l’escalade.

  • L'odyssée artistique de Julia, entre parois et pinceaux

    Au cœur de la région parisienne, Julia, la trentaine, est graphiste depuis bientôt 6 ans dans un syndicat. Un espace où elle allie travail et convictions, profitant d'une grande liberté créative dans un univers politique et militant. Mais c'est en dehors des murs de son bureau que Julia dévoile pleinement sa palette de talents. Sur son temps libre, elle s'aventure dans le monde des techniques artistiques traditionnelles – cyanotype, broderie, sculpture, linogravure et dessin – une quête perpétuelle d'authenticité dans un monde de plus en plus numérisé. L'escalade, une passion qui anime Julia, a commencé dans l'adolescence, grâce à une amie dont les parents étaient des grimpeurs diplômés d'un BE escalade. Un coup de foudre immédiat nourri par les séances d'escalade dans une petite salle de bloc dans le sous-sol de son amie et les vacances passées à grimper en falaise. Après une pause de près de 15 ans, l'appel de la paroi rocheuse était trop fort. En 2021, elle rejoint le CAF d'Ile-de-France pour renouer avec l'escalade sur site naturel, redécouvrant le plaisir du sport dans une atmosphère collective et conviviale. Faire rejoindre l'art et l'escalade s'est imposé naturellement à Julia. Inspirée par le potentiel graphique de l'escalade – les motifs du matériel, la variété des couleurs, la gestuelle des personnes qui grimpent – elle commence à explorer ces thèmes dans ses œuvres. Sa série de linogravures est une réflexion sur l'inclusivité dans ce sport, une célébration de la diversité et de l'universalité des grimpeuses et grimpeurs. Parallèlement, Julia travaille sur une série d'illustrations dédiées à la faune et la flore des sites d'escalade. Un hommage à la beauté naturelle qui entoure ce sport et sa contribution à une prise de conscience écologique. L'art de Julia est d'un esthétisme certain mais c'est également un dialogue sur des thèmes cruciaux comme l'inclusivité, l'accessibilité sociale et économique de l'escalade, la performance, la peur, et surtout, l'écologie. En mêlant son art à sa passion pour l'escalade, Julia réussit à stimuler une réflexion profonde sur l'interaction entre l'humain, le sport et l'environnement. Retrouvez ses créations sur compte Instagram dédié à l'escalade : @chaussonsopommes Et toutes les autres : @choucaas_

  • Illustrations : Les grimpeuses de l'artiste sud-coréenne Jisoo Kim

    Dans l'univers de l'animation une talentueuse artiste sud-coréenne, Jisoo Kim, établie à Los Angeles, captive notre attention avec ses illustrations exceptionnelles, nourries par son amour pour l'escalade. C'est durant l'été 2016 que Kim entame son aventure avec l'escalade de bloc, une discipline qui lui inspire la création de sa première illustration d'une grimpeuse, partagée sur son compte Instagram. L'escalade se transforme rapidement en une véritable muse pour Kim, qui commence à publier régulièrement des dessins inspirés de cette pratique, que l'on a plaisir à partager avec vous dans cet article. Au fil de sa carrière, Kim a eu l'opportunité de collaborer avec des mastodontes de l'industrie de l'animation tels que Disney, Dreamworks Animation, Cartoon Network, Frederator, Warner Bros, et Netflix. Aujourd'hui, elle brille dans son rôle de directrice artistique chez Nickelodeon, considéré comme l'un des studios d'animation les plus prestigieux. Nickelodeon, avec ses installations à Los Angeles et New York, est loué pour être un creuset de talents artistiques sans pareil dans le divertissement pour enfants. Le compte Instagram de Kim : @jisookimcat.

  • Coralie Huon, un voyage artistique inspiré par la nature

    Dans le vaste et dynamique univers de l'art contemporain, certains artistes se démarquent par leur capacité à fusionner passion profonde et vision singulière. Coralie Huon, une artiste multidisciplinaire basée à Grenoble, incarne parfaitement cet esprit. Avec une pratique artistique profondément ancrée dans son amour pour la montagne et l'escalade, elle nous convie à un périple visuel et introspectif qui révèle la profondeur de notre connexion avec la nature. La symbiose entre son art et sa passion pour l'escalade a trouvé un nouvel élan à la suite d'un accident, qui s'est avéré être un moment charnière dans sa carrière. Cet incident, loin de la freiner, a ravivé sa flamme créative, la poussant à narrer son expérience au travers d'une bande dessinée. Ce projet marque le début d'une ère nouvelle dans son parcours artistique, où ses passions pour l'escalade et la création visuelle se sont entrelacées de manière indissociable. Coralie a mené dans le passé une carrière d'architecte, période durant laquelle elle a finement aiguisé sa sensibilité artistique. Aujourd'hui, elle se dédie entièrement à l'art, explorant avec aisance un éventail de médiums. Qu'il s'agisse de peinture, de dessin, de gravure, de fresques murales ou d'illustration numérique, chaque œuvre est une célébration de sa polyvalence et de son engagement envers l'expression artistique. Au travers de son travail, elle souhaite nous inviter à méditer sur notre position au sein de l'univers et les moyens par lesquels nous pouvons coexister en harmonie avec les splendeurs naturelles qui nous entourent. Pour en savoir plus sur Coralie Huon et ses créations vous pouvez vous rendre sur son site et suivre son compte Instagram.

  • Débat : Un manifeste pour des noms de voies plus respectueux et inclusifs

    Le débat sur les noms donnés aux voies d'escalade, sujet éternellement controversé, est actuellement ravivé par une initiative espagnole particulièrement fervente. Il y a peu, un club a interpellé la communauté des équipeurs, dans l'espoir d'aligner les noms des voies sur les valeurs de l'inclusion et de l'esprit sportif. Cette démarche, présentée par le magazine spécialisé Desnivel, a suscité un florilège de réactions et une réponse cinglante de la part d'un écrivain grimpeur espagnol notoirement opposé à cette approche. Il est de notoriété publique que l'on croise, au détour des parois, des voies aux intitulés parfois choquants – teintés de racisme, de sexisme, d'homophobie, d'allusions sexuelles ou de références à la drogue ou à la violence. Ces appellations controversées, héritées d'un autre temps mais aussi parfois issues de créations plus récentes, sont aujourd'hui scrutées avec une attention renouvelée. Le club Inclube Compostela a entrepris une vaste consultation auprès des équipeurs du pays qui, en grande majorité, plaident en faveur d'une éradication de ces noms inappropriés sur les sites d'escalade. Dans cette logique, une initiative a été mise en place pour élaborer un manifeste prônant l'adoption de noms respectueux pour les voies d'escalade espagnoles, visant à obtenir le soutien non seulement de la communauté, mais aussi des clubs et des fédérations. La perspective de moderniser et de rendre plus inclusive une pratique ancrée dans des traditions bien établies ne fait pas l'unanimité. Ce weekend, Gonzalo Pernas, grimpeur et écrivain espagnol, a publié sur le site Internet du magazine Desnivel son point de vue sur la question. Nous partageons ici quelques extraits significatifs de son intervention : "La montagne, dernier bastion de notre liberté, ne saurait être le théâtre de la culture de l'annulation qui cherche à réécrire notre histoire. Les noms des voies, véritables œuvres littéraires autonomes, n'ont que faire d'un guide stylistique imposé par des forces extérieures. Nous n'avons nul besoin d'idéologie (...). Il est inenvisageable d'exiger une réécriture politiquement correcte de notre histoire, tout comme il serait absurde de 'décoloniser' le Musée du Prado ou de remanier des chansons rock qui ont mal vieilli. La censure, sous couvert de progressisme, n'a pas sa place ici (...)." Pour Pernas, la question ne se limite donc pas à respecter l'égalité, mais touche au cœur même de la liberté. C'est un débat courant qui demande tout de même une certaine perspective. En effet, il semble légitime de questionner le fait que certains noms de voies puissent heurter une partie de la communauté, une réalité qui pourrait d'ailleurs être discutée d'un point de vue purement légal. Le manifeste encore en gestation par le club Inclube Compostela, louable dans son ambition, soulève donc de multiples questions. A commencer par savoir si cela implique de rebaptiser des voies déjà ouvertes ou si cela ne concernerait que les nouvelles. Face à différents retours de nos lectrices et lecteurs qui nous incitent à prendre position dans le cadre de la rédaction de ce type d'article, nous partageons avec vous notre point de vue. Selon nous, l'héritage traditionnel de l'escalade peut être vu comme une valise que nous avons le devoir de remplir avec soin, génération après génération. Il nous semble impensable que le fait de blesser nos pairs soit un élément que l'on puisse considérer comme faisant partie de notre tradition commune. D'autant plus qu'il est indéniable que nos principes en matière d'inclusion ont évolué et qu'il est légitime que cela se reflète dans les noms des nouvelles voies. Quant aux voies du passé, la question se corse ; elle est empreinte de complexité et appelle une réflexion nuancée. D'une part, notre cœur nous rappelle que ces noms font partie de notre histoire, et que même en désaccord avec les idées qu'ils peuvent véhiculer, effacer ces noms serait comme nier notre progression sur ces enjeux. D'autre part, notre raison souligne l'embarras de léguer un tel héritage aux générations futures, il n'est pas rare que nous soyons soulagés que nos enfants ne sachent pas encore lire lorsque nous les emmenons grimper au pied de certaines falaises. Et cela concerne qu'une partie des dénominations, il y a en d'autres pour lesquelles notre avis est beaucoup plus tranché. Rappelons que dans les environs de Stockholm, on trouve des itinéraires tels que « Un petit Hitler », « Troisième Reich » ou encore « Zyklon » (Zyklon-B, gaz associé à la Shoah)... point Godwin. Il est donc essentiel de mûrir cette réflexion, ce que font précisément les porteurs de ce projet en ouvrant un formulaire en ligne. Cette initiative invite chacun à partager son opinion, afin d'élaborer un manifeste qui reflète véritablement les aspirations de notre communauté. Une démarche empreinte de respect mutuel et d'égalité, en parfaite résonance avec l'essence même du débat soulevé.

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