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  • Escal'Art : grimpez la Tour aux figures

    Du 16 au 17 septembre 2023 , le Département des Hauts-de-Seine vous convie à une aventure verticale à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine . Juste à côté de la Tour aux figures de Jean Dubuffet, une icône artistique bien enracinée dans le Parc départemental de l'île Saint-Germain, un nouveau défi vous attend : un mur d'escalade inspiré de cette même œuvre. En effet, Escal'Art n'est pas juste un mur d'escalade. S'élevant majestueusement à 8 mètres de hauteur, ce mur emprunte les courbes et motifs de la Tour aux figures , vous invitant à vous immerger dans une aventure où l'art et le sport se confondent. Tout en gravissant ce mur unique, vous aurez l'opportunité de découvrir des perspectives artistiques inédites, comme si vous vous mouviez à travers une sculpture géante. Pour assurer la sérénité de chaque participant, des moniteurs qualifiés seront présents pour guider et conseiller les grimpeurs dans leur parcours. Qu'ils soient novices ou expérimentés, chaque participant pourra évoluer sur le mur en toute confiance, les conditions idéale pour que cette ascension soit une véritable danse entre l'art et l'effort physique. Situé à l'Avenue Jean Monnet à Issy-les-Moulineaux, ce rendez-vous artistique et sportif promet de marquer les esprits. L'accès à cette aventure est gratuit. Pour plus d'informations, vous pouvez visiter le site dédié à la Tour aux figures .

  • Finger Bouldering : L’art de grimper au bout des doigts

    Comme pour beaucoup de passions qui impliquent de réunir des conditions compliquées à reproduire depuis son canapé, la communauté des grimpeurs n'a eu de cesse de chercher des moyens de prolonger le plaisir de l'escalade hors des falaises ou des salles. Si beaucoup ont tenté l'aventure, rares sont ceux qui ont vraiment réussi. Mais une nouvelle invention semble faire la différence. Jacob Karlin, grimpeur basé à New York, nous présente le FingerBouldering, une fusion entre jeu de réflexion et escalade miniature. Imaginez un objet que vous pouvez tenir dans une main, avec différentes prises à explorer. Le défi ? Parvenir à se déplacer d’une prise à l’autre sans jamais lâcher le volume, le tout en utilisant un seul doigt à la fois. Si on devait comparer cette activité, on pourrait dire que le FingerBouldering est à l'escalade ce que les mini-skateboards sont au skateboard. C'est une manière de mimétiser le mouvement et l'effort d'une activité physique sur une échelle réduite. Dans ce jeu, le pouce représente vos mains tandis que les doigts jouent le rôle des pieds, créant ainsi une expérience qui rappelle étrangement la grimpe. Mais n'allez pas penser que le FingerBouldering est simplement une question de force. Il s'agit plutôt d'habileté, d'agilité et d'ingéniosité. Il vous faudra décrypter le volume, comprendre les meilleurs enchaînements et appliquer la pression nécessaire pour réussir. Au-delà du simple jeu, FingerBouldering parvient à capturer l'esprit de l'escalade : le challenge, le plaisir tactile et même cette sensation de découverte à chaque nouveau volume. Même après plusieurs essais, l'envie de retenter, de varier, persiste. S'agissant de sa conception, ce n'est pas un outil d'entraînement. Jacob Karlin le conçoit comme un jeu ludique, une source d’amusement. Les premiers modèles sont légers, fabriqués en mousse EVA, mais il envisage des matériaux plus robustes pour les versions à venir. Le FingerBouldering, c’est un peu ce rappel que l’escalade n’est pas seulement une quête de performance. Il s'agit aussi, et surtout, de plaisir et de partage. Et à en juger par l'intérêt qu'il suscite, ce petit objet pourrait bien devenir le nouveau chouchou des passionnés d’escalade et des curieux. Pour ceux qui souhaitent découvrir, les précommandes sont ouvertes. Et bonne nouvelle : chaque volume promet trois défis différents à résoudre. Une belle promesse d’heures de jeu en perspective!

  • Le voyage d'Andrea : L'escalade mobile pour un impact social

    Nina Caprez, talentueuse grimpeuse suisse, et son compagnon Jeremy Bernard, photographe de sports extrêmes, ont lancé un projet exceptionnel en septembre 2021. Ces passionnés, tous deux âgés de 36 ans, ont décidé de faire découvrir l'escalade aux populations défavorisées. Comment ? À bord d'un Unimog, camion utilitaire tout-terrain et ex-participant du Paris-Dakar. Après des mois de recherche, ce véhicule de 6,4 tonnes, que le couple a tendrement baptisé Andrea, a été transformé en camion d'escalade mobile. Le montage du mur d'escalade, composé de plusieurs pans amovibles stockés à l'arrière du camion, prend à Nina et Jeremy environ 5 heures, tandis que le démontage dure 3 heures. Une fois monté, le mur de 3,30 m de haut et 3,60 m de large peut être personnalisé avec une centaine de prises selon le niveau des participants. Ce même camion, Andrea, est aussi le nid douillet du couple, où s'intègrent astucieusement une chambre, un espace repas, une cuisine et une chambre d'invités située dans la tente de toit, le tout dans une surface de 7 m². Au-delà de son utilité, le camion est porteur d'espérance. À Vulcan en Roumanie, par exemple, il a apporté la lumière d'un jeu sain dans un quartier appelé Dallas, loin de la grandeur du nom américain. Le mur d’escalade, resplendissant de couleurs vives, est apparu comme un symbole d'évasion face aux immeubles décrépits de la ville. Lors d'une compétition improvisée, les gagnantes, les yeux brillants d'émerveillement, ont été récompensées par des chaussons d'escalade. Leur périple a également conduit le couple en Grèce, dans un camp de réfugiés à Corinthe. Les murs symbolisent souvent des obstacles insurmontables pour ces réfugiés. Pourtant, devant le mur d'escalade d'Andrea, ces barrières sont devenues des défis à relever pour le simple plaisir de la grimpe. Après avoir pris une pause bien méritée pour accueillir leur fille Lia, Andrea reprendra la route vers le Maroc en septembre 2023. Leur mission : faire découvrir l'escalade aux femmes marocaines, intégrant ainsi un programme d'inclusion par le sport. Pour suivre cette aventure hors du commun, rendez-vous sur leur compte Instagram : @andreabasecamp.

  • Annot à Bloc : La fête de l'escalade les 1 et 2 juillet 2023

    Pour une dixième édition, la village d'Annot (Alpes-de-Haute-Provence) organise les 1 et 2 juillet 2023 un événement convivial autour de l'escalade de bloc : Annot à Bloc . Un moment privilégié pour découvrir un environnement unique, qui est devenu au fil des années un lieu de rendez-vous incontournable pour les passionnés de grimpe du monde entier et notamment pour l’escalade sur grès . Classé "Espace Naturel Sensible" en 2014, cette région bénéficie d'une formation géologique exceptionnelle. Au coeur de cet événement, une compétition d'escalade sur blocs en pleine nature et différentes animations périphériques permettront au plus grand nombre de découvrir des activités sportives de pleine nature. Pour cette nouvelle édition c'est une marraine d'exception qui sera présente : Solenne Piret, grimpeuse professionnelle de para-escalade . Solenne collectionne des performances impressionnantes en extérieur, atteignant le niveau 7B en bloc et en voie, elle a également remporté de nombreux titres prestigieux, dont le Championnat de France 2022, ainsi que trois Championnats du Monde et six Coupes du Monde. C'est donc une occasion unique de grimper aux côtés d'une professionnel de ce calibre et de profiter de son savoir-faire. Au programme d'Annot à Bloc : - Escalade sur blocs naturels : Les grimpeurs auront l'occasion d'affronter les meilleurs compétiteurs mondiaux dans une atmosphère conviviale au cœur d'un espace naturel où de nouveaux blocs sont régulièrement découverts et brossés. - Parcours accrobranches : Les amateurs d'aventure pourront s'essayer à des parcours suspendus dans les arbres. - Structures gonflables : Les plus jeunes pourront profiter de jeux et de structures gonflables adaptés à leur âge. - Mur d'escalade : Un mur artificiel sera disponible pour permettre à tous les participants de s'initier à l'escalade ou de perfectionner leurs compétences, encadrés par des professionnels. - Finales au cœur du village : Les moments les plus palpitants de la compétition se dérouleront sur un mur artificiel installé au centre du village, offrant ainsi au public une vue imprenable sur les performances des grimpeurs. - Village partenaires : Des stands seront installés pour découvrir les dernières tendances et techniques de l'escalade. - Apéro et barbecue : Apéritif offert par la Mairie et barbecue géant pour partager un moment agréable et détendu avec les autres participants. - Soirée musicale et festive : La soirée se poursuivra avec des concerts live mettant en avant des artistes dont les valeurs rejoignent celles du festival, telles que la coopération, le respect de l'environnement et le bien-être. Annot à Bloc était initialement prévu pour les 3 et 4 juin 2023, mais en raison des conditions météorologiques très défavorables annoncées pour ce week-end-là, l'événement a été reporté par mesure de précaution . En effet, le grès devient fragile lorsqu'il est mouillé, rendant la pratique de l'escalade dans de telles conditions déconseillée en plus d'abimer les blocs. Les tarifs : 10 € pour les adultes et 2 € pour les enfants jusqu'à 11 ans. Grimpeur chevronné ou débutant curieux, voilà une occasion en or pour découvrir les merveilles du Pays des Grès. Pour plus d'informations et pour vous inscrire, rendez-vous sur le site internet officiel de l'événement : annotabloc.com .

  • Team Boulder Arena 2 : La compétition d’escalade à ne pas manquer

    4 novembre 2023 - Climbing District, Buttes-Chaumont (Paris) Après l’indiscutable succès de la première édition, Climbing District annonce le retour de la compétition de bloc : « Team Boulder Arena 2 » . Une superbe occasion pour les grimpeurs amateurs de goûter à l’adrénaline de la compétition et de se mesurer aux professionnels. Un concept unique Tout comme lors de la première édition, Climbing District brise les conventions en proposant un format qui n’existe nulle part ailleurs . À la Team Boulder Arena, on participe en équipe de deux, dans un « circuit par KO ». L’un des deux membres de l’équipe doit forcément valider le bloc en moins de 4 minutes afin d’avoir le droit de s’attaquer au suivant. Si un bloc n’est pas validé dans ce délai, l’équipe est éliminée de la compétition. Les équipes qui valident un bloc passent au suivant et ainsi de suite jusqu’à la fin des qualifications. Les finalistes s’affronteront en fin de journée sur 4 blocs dédiés à la finale, où chaque mouvement compte. 10 000 € seront partagés entre les équipes gagnantes. Un événement pour tous Même s’il est bien sur recommandé de grimper régulièrement pour pouvoir profiter pleinement de cette journée, Team Boulder Arena 2 n'est pas une compétition réservée uniquement aux athlètes de haut niveau . Pour ceux qui souhaiteraient d’ailleurs s'améliorer avant le jour J, des séances de coaching seront disponibles les deux week-ends précédant la compétition. Une expérience complète En plus de la compétition, une grande tombola sera organisée et mettra en jeu des lots offerts par les marques partenaires et The North Face. Une soirée clôturera la journée en beauté pour célébrer les performances des grimpeurs dans un lieu encore tenu secret . Pour plus d'informations et vous inscrire, rendez-vous sur le site de Climbing District .

  • "The Nuts Museum" : Un voyage à travers l’histoire des coinceurs artificiels

    Au cœur d'Ajaccio, en Corse, un trésor pour les passionnés d'escalade et les amateurs d’histoire se dévoile : "The Nuts Museum » . Un « musée » ou du moins plutôt une collection personnelle, dédiée à présenter l'évolution des dispositifs de protection en escalade . L’aventure d’un normand installé en Corse : Stéphane Pennequin. Né à Falaise (ça ne s’invente pas), en Normandie, en 1955, la fascination de Stéphane pour l'escalade est née avec la découverte du livre de Gaston Rébuffat, "Glace, Neige et Roc » . Un ouvrage orné de photographies d'équipements d'escalade des années 1970. Avec la Corse en toile de fond, la collection d'équipements d'escalade de Stéphane a prospéré, se concentrant sur une niche spécifique - les "coinceurs artificiels" . Ces outils ingénieux, conçus pour offrir aux grimpeurs une protection fiable sur la paroi rocheuse, ont capturé son attention. Au fil des années, la collection de Stéphane a grandi, englobant un large éventail de dispositifs de protection en escalade, des premiers écrous aux "dispositifs à cames de pointe", nourrie par la générosité des grimpeurs, des fabricants et des passionnés qui souhaitent ainsi contribuer à la préservation de l'histoire de l'escalade . La collection de Stéphane a évolué pour devenir ce qu'il appelle affectueusement "The Nuts Museum". Suivant les conseils de son fils, Thomas, il partage depuis 9 mois sur Instagram avec la communauté mondiale des grimpeurs le fruit de ses découvertes . Son dévouement à la préservation de l'histoire de l'escalade lui a valu une place d'honneur parmi l'élite de l'escalade. Il a rédigé des articles pour des publications telles que le magazine britannique "High Mountain Sports", où il a retracé l'évolution de la protection en escalade , rendant hommage à des dispositifs incontournables tels que l'Acorn de John Brailsford. The Nuts Museum invite les passionnés à explorer ses trésors à travers des photographies minutieusement capturées . La narration de Stéphane, associée à son point de vue unique en tant que collectionneur et grimpeur, donne de la profondeur à chaque artefact. Le musée, bien qu'étant principalement une aventure digitale, ouvre tout de même parfois ses portes à des visiteurs motivés. Lien vers le compte Instagram de The Nuts Museum.

  • Heliks, la première salle pensée pour l'escalade scolaire

    Heliks est une salle d'escalade construite en 2015, située dans la ville de Brunico, au nord-est de l'Italie. Sa particularité est qu'il s'agit du premier centre d'escalade au monde conçu spécifiquement comme une installation sportive scolaire. Si elle reste accessible à tous, tout au long de la journée on y voit défiler des classes d'élèves qui ont la chance de venir ici pour leurs cours d'éducation physique. Les architectes ont travaillé sur ce bâtiment de manière à lui donner l'aspect d'un amphithéâtre, avec une cour fermée en son centre. Pour y apporter de la lumière, sans pour autant donner aux usagers une vue sur les parkings situés autour, la totalité des façades donnant sur la cour sont en verre. C'est également le cas de toutes les cloisons intérieures. Et cerise sur le gâteau : les murs du bâtiment sont en béton coulé, fabriqué à partir d'un agrégat naturel de calcaire local. Lien vers le site de Heliks.

  • 4 techniques pour muscler vos avant-bras pour l'escalade

    Il y a de grandes chances que vous connaissiez très bien l'enjeu de l'endurance des avant-bras en escalade . Cette sensation d'avoir les bras durs comme du béton après avoir enchaîné plusieurs voies est généralement désignée par le terme "avoir les bouteilles". Il s'agit de l'acide lactique, le pire ennemi de tous les grimpeurs du monde. En effet, les avant-bras sont énormément sollicités pendant une séance d'escalade, mais vous avez la possibilité de les muscler pour améliorer votre endurance et gagner en confort lors de vos prochaines ascensions . On vous partage nos 4 meilleures techniques pour muscler vos avant-bras et repousser le plus possible le moment où vos bras vous obligent d'enchainer de très longues pauses. 1. Grimper souvent Cela peut sembler être un conseil particulièrement basique, mais plus vous grimperez, moins vos avant-bras souffriront rapidement . Le fait d'habituer son corps à cet effort régulier lui permet de mieux gérer au fil des séances et de consolider les muscles dont vous avez besoin. Moins vous espacerez vos séances, moins la douleur arrivera rapidement. Évidemment, tout est question de mesure : si vous réalisez 3 séances par jour pendant 1 semaine, vous risquez de vous blesser et donc de vous faire vraiment mal. 2. Porter des (petites) haltères Dans certains cas il est compliqué de multiplier les séances, l'une des solutions consiste à muscler ses avant-bras avec quelques exercices réguliers. Vous pouvez, par exemple, faire des exercices de flexion (aussi appelés "curls") avec de petites haltères . L'idéal étant d'avoir les mains dans le vide. Par exemple, vous pouvez vous asseoir devant un banc et mettre vos avant-bras au travers de celui-ci. Le fléchissement doit se faire doucement, atteindre approximativement 60° par rapport à l'horizontale et vos avant-bras doivent rester en contact avec le banc. Il est essentiel de penser à augmenter le poids au fil des exercices pour permettre au muscle de gonfler. 3. Effectuer des tractions Les tractions sont l'un des grands classiques de la musculation et permettent de travailler les avant-bras . C'est également l'occasion de s'entraîner à cet exercice auquel on peut être confronté à partir du 6ème degré. Comme pour les exercices avec les haltères, l'idéal est d'augmenter le poids au fil des exercices pour ne pas stagner au même niveau. Pour ce faire, inutile de changer de régime alimentaire, vous pouvez ajouter des charges aux chevilles, à la ceinture, au buste... 4. Utiliser un handgrip Ce petit accessoire rond, que l'on retrouve dans tous les magasins de sport, est conçu précisément pour se muscler les avant-bras . Sa forte résistance est idéale pour faire des exercices, et il est particulièrement facile à transporter. Dans le métro, au bureau, devant la télévision... difficile de faire plus pratique. Vous connaissez maintenant les principales techniques pour muscler vos avant-bras pour vous assurer une meilleure endurance lors de vos séances d'escalade. Il ne vous reste plus qu'à vous y mettre !

  • L'histoire tumultueuse des falaises de grès du village chinois de Limming

    Le média chinois « Sixth Tone » a publié récemment un article qui nous permet de découvrir l'histoire tumultueuse du village reculé de Liming , situé dans les montagnes de Laojunshan, dans la province chinoise du Yunnan. Sixth Tone est un magazine en ligne anglophone appartenant à l'État qui se distingue des autres médias chinois anglophones en abordant des sujets variés . Considéré comme un média plus authentique par les médias occidentaux, il n'est plus accessible en Chine depuis février 2023. L'histoire commence en 2010, lorsqu'un grimpeur chinois et deux Américains découvrent le champ des possibles offert par ces falaises de grès rouge. En effet, le site offre un terrain de jeu particulièrement bien adapté à la pratique de l'escalade traditionnelle (également appelée « trad », consistant à placer des points de protection amovibles pendant l'ascension). C'est le début d'un travail de nettoyage et de cotation des voies. Une période pendant laquelle les locaux sont convaincus que ce trio est à la recherche d'un trésor, « sinon pourquoi viendraient-ils de si loin pour grimper ces falaises ? ». Leur démarche ne fait pas l'unanimité et est stoppée au bout de 6 mois . Commence alors une décennie de jeu du chat et de la souris entre des grimpeurs venus des quatre coins du monde pour découvrir ces falaises et les autorités chinoises. Avant la pandémie, il est estimé que 1 000 grimpeurs par an se rendaient sur ce site. Les autorités chinoises, motivées par une vision de tourisme intérieur de masse et considérant l'escalade comme un sport dangereux, préféraient interdire sa pratique. Toutefois, avec la popularité croissante de l'escalade et les succès de la Chine sur la scène mondiale de ce sport, l'escalade est devenue une ressource précieuse pour Liming sur laquelle le gouvernement compte finalement bien capitaliser . Depuis cette année, les grimpeurs peuvent escalader les falaises de grès de Liming sans entrave et des projets visant à développer Liming en tant que centre mondial de l'escalade sont pris très au sérieux. La relation entre les grimpeurs et la communauté locale est devenue symbiotique, les grimpeurs faisant désormais partie intégrante de l'identité et de la culture locale , tout en injectant des revenus nécessaires dans l'économie locale. Auparavant, les habitants de Liming ne gagnaient en moyenne que 4 000 yuans (environ 500 euros) par an. Grâce au tourisme lié à l'escalade, Liming génère maintenant plus d'un million de yuans chaque année. C'est également l'occasion pour ses habitants de renouer avec une pratique ancestrale de leur région . La récolte du miel sauvage impliquait justement ce type d'escalade depuis des générations, mais s'est perdue au fil des années. Des ascensions particulièrement périlleuses qui se faisaient alors à l'aide de lianes et de coinceurs en bois. Pour lire l'article (en anglais) sur Sixth Tone cliquez ici .

  • Un mur d'escalade dans une grange de 150 ans

    Lorsque l'on pratique l'escalade, on sait que la clé de la progression est la pratique régulière. Et on ne sait que trop bien qu'une longue période sans la moindre session donne la sensation de repartir pratiquement de zéro. Pour contrer cela, on peut faire de la musculation, multiplier les tractions, mais la réalité est que le meilleur moyen de continuer à progresser reste de grimper régulièrement. Le problème, c'est que pour grimper régulièrement, il faut soit se rendre dans une salle, soit trouver une falaise... ou alors construire un mur chez soi. Une solution que de nombreux grimpeurs ont sérieusement envisagée lors du confinement et qui continue de trotter dans la tête de nombreux passionnés. Certains sont passés à l'acte avec plus ou moins de succès. C'est notamment le cas de Noah Kane, une personnalité bien connue des réseaux sociaux que vous avez certainement déjà eu l'occasion de croiser sur votre fil d'actualité. Il a réalisé un aménagement spécifique dans une grange de plus de 150 ans située au fond de son jardin, un travail qu'il documente à travers cette vidéo partagée il y a quelques jours sur son compte YouTube : De quoi inspirer plus d'un grimpeur désireux de construire un mur chez lui !

  • ComAlp rachète le magazine Grimper

    Nivéales Médias, le principal éditeur français de médias outdoor en print et digital, vient de céder 8 titres de presse à ComAlp : "Grimper", "Montagnes Magazine", "Snow Surf", "Skieur", "Vertical", "Big Bike", "Wider" et "Échappée". Ce qui revient à dire qu'ils se séparent de l'ensemble du pôle Montagne du groupe et ne garderont que 5 titres spécialisés sur le voyage et la mer. Si le nom de ComAlp ne vous dit rien, c'est plutôt normal. En effet, la société "Compagnie des Médias et des Magazines Alpins" existe depuis peu de temps. Elle a été fondée par Dominique Verdiel, qui est bien connu des Grenoblois : présidence du club de foot de Grenoble, proche des personnalités locales, chef d'entreprise, président et directeur de la publication des Affiches de Grenoble et du Dauphiné... On parle d'un personnage très engagé localement depuis de nombreuses années. ComAlp est une société connectée au groupe Compra, "Compagnie des Médias et Publications Rhône-Alpes". Entreprise composée d'une cinquantaine de collaborateurs, elle est moins récente puisqu'elle existe depuis 2007. Fondée avec Dominique Verdiel par l'acquisition de l'hebdomadaire Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné. Aujourd'hui, elle gère différentes publications de presse hebdomadaire, presse judiciaire et presse magazine. Une nouvelle page de l'histoire du magazine Grimper va s'écrire après presque 30 ans d'existence. Grimper c'est le tout premier magazine au monde dédié à la grimpe. Les 20 collaborateurs qui travaillaient pour Nivéales Médias au pôle Montagne rejoignent donc cette nouvelle société également basée à Grenoble, dans les locaux des Affiches.

  • Dépendance à l'escalade : Peut-on être accro à la grimpette ?

    Nous pouvons légitimement nous demander si cette sensation de manque lorsque nous ne sommes pas en train de grimper est la résultante d'une certaine dépendance . Au cours de nos recherches, nous avons pu prendre connaissance de nombreux récits de grimpeurs qui racontent leur dépendance à l'escalade et l'escalade de cette dépendance... Cette notion de dépendance peut aller jusqu'à engendrer des comportements proches de ceux des personnes souffrant d'addictions plus connues (alcool, tabac, médicaments, drogues, jeux d'argent, sexe, etc.). Il est normal de commencer à parler d'addiction lorsque l'on grimpe cinq fois par semaine, que l'on commence à organiser toute sa vie autour de sa pratique, que le moindre voyage est réfléchi pour permettre de grimper, que l'on fait face à un changement d'humeur important lorsqu'une sortie est annulée pour une question de conditions météorologiques... Des comportements pourtant tout à fait évocateurs dans d'autres situations, mais que l'on a plus de mal à attribuer à notre pratique sportive favorite . Pourtant, il est depuis longtemps prouvé scientifiquement que l'endorphine libérée lorsque l'on pratique du sport de manière intense est bel et bien un antalgique naturel de longue durée qui se rapproche de la morphine , une substance bien connue pour engendrer une très forte dépendance physique et psychologique. Cette forme d'addiction liée à une pratique excessive du sport est reconnue comme une maladie depuis 2011 par l'OMS, et porte un nom : celui de la bigorexie . "Big" pour grand et "Orexis" pour appétit, un grand appétit pour le sport. Professionnels comme amateurs, de nombreux sportifs sont concernés. Si l'OMS reconnaît la bigorexie comme une maladie depuis 2011, le concept a été théorisé dès 1985 par William Glasser . Pour lui, l'addiction est manifeste lorsqu'il y a " un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d'obtenir des gratifications immédiates, et ce, malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale ". Le grimpeur bigorexique recherche donc tout simplement cette sensation de bien-être provoquée par les endorphines , ce qui entraîne un cercle vicieux puisque les endorphines viennent masquer les douleurs et permettent donc de se surpasser dans l'effort. Maintenant que c'est une maladie reconnue, il est tout à fait possible d'en tenir compte et surtout de se soigner. L'objectif d'un traitement est de redonner une place normale à l'activité physique et de retrouver la notion du plaisir (et non de répondre à un manque). Cela peut se faire par le biais d'un spécialiste en addictions, d'un psychologue ou d'un psychiatre. À noter que cela implique en premier lieu d'accepter de regarder cette dépendance et d'accepter de la nommer ainsi... Mais si vous lisez cet article, c'est peut-être que vous êtes sur la bonne voie pour reconnaitre que vous avez un problème 😅.

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