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  • Photo du rédacteurPierre-Gaël Pasquiou

La dégaine de la discorde : l'USA Climbing dans la tourmente

Dans le monde de l'escalade compétitive, l'équité et la précision sont évidemment primordiales. Un événement récent lors des "USA Climbing Team Trials", a jeté une ombre de controverse sur ces principes fondamentaux. En effet, l'épreuve de difficulté féminine a été le théâtre d'une décision très contestée qui a non seulement affecté les résultats finaux mais a également soulevé des questions sur les règles de compétition et leur application.


Adriene Akiko Clark
© David Pillet

Durant le dernier tour de la finale féminine, trois grimpeuses de haut niveau, dont la jeune prodige de Denver, Adriene Akiko Clark, âgée de 19 ans, se sont trouvées au cœur d'une polémique liée au processus de clippage des dégaines. Selon les règles, chaque grimpeur doit clipper toutes les dégaines de la voie dans l'ordre, une pratique standard visant à garantir la sécurité tout en mesurant la progression de chacun.


Cependant, une dégaine située près de la 36e prise est devenue le point focal d'un débat intense. Les officiels ont déclaré que clipper la dégaine après avoir dépassé cette prise était jugé impossible, fixant ainsi la progression des compétitrices à ce point précis de la voie.



Cette décision a eu des impacts directs sur le classement final. Adriene Akiko Clark, ayant atteint le point le plus élevé sur la voie avec un score de 38+, s'est vue rétrogradée au rang de troisième, car elle, ainsi que ses concurrentes Olivia Ma et Annie Sanders, n'avaient pas clippé la dégaine critique. Malgré leurs réalisations sur la voie, leurs scores ont été officiellement "suspendus" à la 36e prise. Le décompte final, basé sur les performances en demi-finale, a attribué l'or à Annie Sanders, l'argent à Olivia Ma, et le bronze à Adriene Akiko Clark.


USA Climbing Trials 2024 podium
© James Whitesides

La frustration était évidemment palpable parmi les compétitrices, qui ont envisagé de boycotter le podium en signe de protestation contre une décision qu'elles jugeaient injuste. La tension a atteint son paroxysme lorsque Annie Sanders a offert sa médaille à Adriene Akiko Clark dans un geste de solidarité et de contestation.


Malheureusement cela ne changera rien pour Adriene Akiko Clark pour qui être privée de la première place signifie être privée d'une place dans l'équipe nationale des États-Unis. Et donc de devoir se passer des financements pour les coupes du monde auxquelles elle assistera cette année.



Au-delà de l'émotion de l'instant, cet incident met en lumière les défis auxquels sont confrontés les organisateurs de compétitions d'escalade et les juges dans l'application des règles. La flexibilité et l'adaptabilité doivent-elles céder la place à une interprétation stricte des règles, même lorsque cela pourrait entraver la perception de l'équité ? La question se pose d'autant plus dans cette situation où aucun des trois athlètes sur le podium n'a réalisé ce fameux clippage.


Ryan Arment, entraîneur d'Akiko Clark et ouvreur expérimenté, a exprimé son fort mécontentement envers la décision, suggérant qu'une approche plus nuancée aurait pu être adoptée. La controverse soulève des questions essentielles sur la manière dont les règles sont interprétées et appliquées.

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