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  • Grimpeuses, l'événement raconté par Coralie

    Quand on explique le concept derrière Grimpeuses, une question revient souvent : « Pourquoi un événement entre femmes ? ». C’est d’ailleurs la première interrogation qui m’est venue lorsqu’en 2018 , Caroline Ciavaldini, athlète professionnelle, est venue me parler de son idée de créer ce rassemblement. À cette époque, je m’entraînais avec passion dans le but de grimper plus fort, aussi bien en compétition qu’en falaise. Et portée par ce désir de progression, je m’étais volontairement mise des œillères, renfermée sur moi-même pour me dédier pleinement à ma pratique. C’était égoïste, je le savais bien – et j’avais parfois un peu de mal à vivre avec ce sentiment. Je me suis longtemps questionnée sur la raison d’être d’un tel événement. Et pour être honnête, je n’y ai pas vu d’intérêt au départ. Avec du recul, je sais pourquoi : je regardais uniquement les choses à travers le prisme de mon parcours de grimpeuse . Sur ce point-là, j’ai été énormément chanceuse ! C’est bien simple, je n’ai jamais eu l’impression d’avoir de frein. Mon père m’accompagnait sur la plupart de mes compétitions, les garçons du club m’incitaient à participer à leurs concours de tractions et m’intégraient parfaitement lorsqu’en stage j’étais la seule du groupe. Rien n’est jamais parfait, bien sûr. Mais mon évolution dans le monde de l’escalade le fut presque. Elle a surtout principalement été teintée de bienveillance, exception faite de quelques remarques sur mon physique qui m’avaient incitée à perdre du poids pour « grimper plus fort ». Et puis quoi qu’il en soit, guidée par un profond désir de progression, j’investissais les pan Güllich et les dévers des salles d’escalade. Tant pis si j’étais la plus nulle. Tant pis si j’étais bien souvent la seule femme. Un événement d’escalade au féminin, à quoi bon ? J’ai décidé de m’ouvrir à l’idée de Grimpeuses parce que le projet venait de Caro. Rien de plus. Je l’avais rencontrée quelques années plus tôt. Elle me faisait en 2018 des planifications d’entraînement, m’accompagnait aussi dans mon évolution mentale de grimpeuse. De femme aussi – je ne m’en suis rendue compte que plus tard. J’ai alors décidé de tenter le coup. Passer un week-end de grimpe ensemble, chez nous, dans la forêt de La Capelle, dans le Sud de la France, ça allait forcément être chouette. J’en ai profité pour endosser la casquette de coach, une première pour moi. Sept mois séparent les premiers balbutiements de Grimpeuses du premier événement. Ce fut étrangement la période la plus difficile de ma vie . J’ai arrêté mes études, sombré dans les troubles du comportement alimentaire et perdu une confiance si durement gagnée. Si bien que mes doutes sur Grimpeuses avaient évolué, passant de « pourquoi cet événement » à « vais-je être à la hauteur pour coacher ce groupe de débutantes ? ». 15 septembre 2018. Ça y est, je suis en route pour l'événement Grimpeuses. L'idée ? Une journée de grimpe entre femmes pour se dépasser. Préférant la solitude des grands espaces aux spots de grimpe bondés, aurai-je ma place ? Et puis au milieu de ces championnes, ne vais-je pas faire un peu tâche ? Pourquoi est-ce que j'y vais ? Me suis-je déjà sentie oppressée dans ma grimpe ? Bof. Bon, en réfléchissant, peut-être. C’est arrivé dernièrement, quand on m’a dit que si j’avais « quelques kilos en moins », je serais plus performante. Mais on ose dire ça aux hommes aussi non ? Créer un environnement propice à l’épanouissement de soi, en toute bienveillance Au pied de ces blocs qui n'ont (presque) plus de secrets pour moi, je laisse les chaussons dans mon sac. Je suis là pour coacher, pas pour grimper, voilà ma décision. Très vite, la magie opère. Je dégaine de multiples conseils, me plais à encourager les filles et à observer une émulation, la même qui nous guidait avec les copains du club . Incroyable ! Pendant quelques heures, j'arrive à oublier mes doutes, à partager mon amour de l'escalade à ce groupe de débutantes qui ne demande qu’une chose : grimper. En fin de journée, une grimpeuse, jusqu’alors timorée à l'idée d'aller « là-haut », va dans un bloc engagé. Elle avance avec détermination. Nos encouragements doivent y faire beaucoup. Une fois au sommet, elle réalise, avec beaucoup d’émotion, qu'elle est forte, qu'elle sait bien grimper et que pour oser dépasser ses peurs, il lui manquait seulement un brin de confiance. Je comprends à ce moment-là qu’elle est là, la raison d’être de Grimpeuses. Créer un environnement propice à l’épanouissement de soi, en toute bienveillance . Et si dans tout ça, on peut inciter les filles qui le souhaitent à s’investir dans leur grimpe, ce n’est que du positif. La clé du succès de la dernière édition ? La dynamique des bénévoles Le pouvoir transformateur de l’escalade, je le connais. Sans la grimpe, je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui . Mais ce n’est qu’à l’issue de la première édition de Grimpeuses que j’ai pris le temps de le conscientiser. Je ne serais pas aussi forte physiquement, mentalement surtout. Et je n’aurais certainement jamais osé suivre mes aspirations les plus profondes . Cette évolution, je la dois à cette communauté de la grimpe. Je m’y sens bien. À ma place. C’est un sacré sentiment de se sentir en parfaite cohérence avec son environnement ! Voilà ce que je vis avec l’escalade – j’ai de la chance, je le sais. Six ans ont passé depuis la première édition de Grimpeuses. J’ai grandi, suis devenue adulte et en ai profité pour faire le point sur mes envies. Résultat ? J’aime autant grimper, m’épanouir dans ce sport, que transmettre l’escalade. Ces deux aspects sont complémentaires, contribuent à mon épanouissement. Je m’en suis encore rendue compte lors de l’édition à Paris, les 25 et 26 mai 2024, lorsque j’ai vu des filles aux sommets de leurs premiers blocs en extérieur. Quelle fierté de lire ce sentiment de satisfaction sur leur visage ! Savoir que l’on a contribué à leur procurer quelques instants de joie nous booste pour écrire la suite de l’aventure de Grimpeuses . Un projet initié par Caro en 2018 auquel j’ai très vite pris part. Et après quelques années à ramer toutes les deux pour faire vivre Grimpeuses, nous sommes désormais huit bénévoles à porter les deux événements annuels (le prochain arrive très bientôt, à Ailefroide, les 15-16 juin ), les stages et à réfléchir à un tas d’autres moyens de transmettre notre passion pour l’escalade. Notre dynamique est incroyable. Elle fut sans aucun doute la clé de la réussite de l’édition parisienne. Je suis aujourd’hui hyper reconnaissante d’avoir la chance d’y prendre part.

  • Préservation des sites naturels : Les chiffres de la FFME pour 2023

    En 2023, la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME) et ses "organes déconcentrés", comprenant les comités, ligues et clubs locaux, ont consacré plus d’un million d’euros à la préservation et à l’entretien des sites naturels d’escalade à travers la France. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la politique de « partage des responsabilités » de la fédération, visant à maintenir et améliorer l’accès aux sites d'escalade pour les passionné(e)s de ce sport. Des partenariats solides pour des sites sécurisés Pour mener à bien cette mission, la FFME a établi de nombreux partenariats avec divers propriétaires et gestionnaires de terrains, y compris les collectivités territoriales, établissements publics et sociétés civiles immobilières (SCI). Ces collaborations permettent non seulement l’entretien régulier des sites sportifs et de découverte, mais aussi des interventions ponctuelles pour sécuriser les terrains d’aventure. L’engagement des bénévoles et des conseillers fédéraux Une initiative dont la réussite repose largement sur l’implication des élus bénévoles et l’aide technique des conseillers fédéraux de la FFME. Leur collaboration avec les propriétaires et gestionnaires des sites naturels d’escalade a permis de maintenir la majorité des falaises accessibles et même d'en équiper de nouvelles. Un effort humain et financier considérable Les efforts de la FFME pour la préservation des sites naturels d’escalade en 2023 se traduisent par des chiffres impressionnants : 482 sites d’escalade suivis sur l’ensemble du territoire français et dans les DOM TOM. Certains comités, comme ceux de l’Isère, de l’Ardèche, des Bouches-du-Rhône, du Var et de l’Hérault, gèrent plusieurs dizaines de sites chacun. 12 000 longueurs d’escalade disponibles sur des sites variant de une à plusieurs longueurs. 1 256 jours de bénévolat consacrés à l’entretien des sites, représentant l’équivalent de plus de cinq contrats salariés à temps complet, valorisés à un minimum de 220 000 euros. À noter que toutes les structures impliquées n’ont pas déclaré leur temps bénévole. 780 000 euros de dépenses dédiées aux sites naturels réparties équitablement entre l’achat de matériel et les salaires (employés et prestations extérieures). Les contrats d’entretien signés avec les collectivités financent une partie de ces coûts. 50 000 euros attribués par la fédération nationale pour l’équipement et le rééquipement des sites. Six conseillers techniques, dont trois fédéraux et trois cadres d’État, ainsi que le service juridique de la FFME, assistent les structures fédérales et les collectivités dans la gestion des sites. L’Agence Nationale du Sport participe également au financement de cette action. Une mobilisation continue Cette mobilisation financière et humaine ne faiblit pas, tant au niveau des territoires qu’au niveau national. Les collectivités locales, conscientes de l’importance de l’activité d’escalade, prennent également leur part de responsabilité en soutenant l’ouverture et l’entretien des sites. La FFME continue de les accompagner quotidiennement, consolidant ainsi les efforts pour préserver et développer le patrimoine naturel d’escalade en France. Grâce à un investissement conséquent et à une collaboration étroite avec les acteurs locaux, la FFME souhaite démontrer son engagement durable pour la préservation des sites naturels d’escalade, garantissant ainsi la sécurité et le plaisir des grimpeuses et grimpeurs sur l’ensemble du territoire.

  • Contest de OUF : Une compétition d'escalade qui fait la part belle aux femmes

    Le samedi 15 juin, The Roof Rennes accueillera la deuxième édition du "Contest de OUF", une compétition d'escalade de bloc qui se distingue par une approche novatrice et engagée . Cette année, l'événement met en lumière une initiative remarquable : toutes les voies seront ouvertes par des femmes . Une démarche qui incarne un engagement fort en faveur de la visibilité et de la valorisation des femmes dans un domaine largement dominé par les hommes. Casser les codes des compétitions, c'est le leitmotiv de cette salle d'escalade. Que ce soit dans la définition de la performance, la manière de compter les points, ou la question du genre, leur objectif est de proposer à leur communauté des expériences innovantes qui encouragent à la réflexion. Pour cette édition, ce sont donc quatre femmes qui ouvriront toutes les voies de la compétition, qui accueillera 150 participant(e)s, hommes et femmes . Les photos seront également réalisées par une photographe et les récompensent proviendront en grande partie de lots offerts par des partenaires locaux et engagés, tels qu'une librairie féministe et des ressemelages réalisés par des femmes. Une cohérence poussée jusqu'au choix de la date qui coïncide avec la Marche des fiertés , soulignant une volonté d'intersectionnalité et de soutien aux diverses luttes pour l'égalité. Pour recruter ces ouvreuses, The Roof Rennes a fait appel à son réseau. En plus de Magdalena Benelbachir, leur ouvreuse habituelle, et de Marine Leveque, une ouvreuse locale régulière, l'équipe comprendra Cassandra Robbe de The Roof Pays-Basque et Maria Guggenbichler, une professionnelle venue tout spécialement de Munich. Si les organisateurs avec qui nous avons échangé se gardent bien de parler de pied de nez, il nous est tout de même inévitable de mettre cette initiative en perspective du récent constat partagé par Lena Ray . Selon les données de la Fédération Internationale d'Escalade Sportive (IFSC), les femmes sont grandement sous-représentées parmi les ouvreurs de voies en compétition . Depuis 2020, seulement 14 des 201 ouvreurs référencés étaient des femmes, soit environ 8 %. Encore plus notable, 75 % des compétitions n'incluaient pas la moindre femme parmi les ouvreurs. « Nous voulons montrer que les blocs d'escalade, qu'ils soient ouverts par des hommes ou des femmes, sont de même qualité et méritent le même respect. » explique Olivier Lhopiteau, l'un des associés de The Roof Rennes. Une démarche qui est loin d'être opportuniste et qui s'inscrit dans l'histoire de la salle, gérée par cinq associés dont deux femmes. Dès l'ouverture de la salle, ils ont intégré une femme à leur équipe d'ouvreurs, même si à l'époque ça impliquait de recruter une personne qui débutait dans le métier et qu'il fallait donc former. Cet événement fait partie d'une série d'initiatives visant à promouvoir l'inclusion , une valeur commune du réseau The Roof. Des soirées de grimpe en mixité choisie ont lieu chaque mois, offrant un espace sécurisé et inclusif pour tous. The Roof Rennes organise également des créneaux de temps calme deux fois par semaine, avec une lumière tamisée et un volume sonore réduit, pour accueillir les personnes sensibles ou en quête de tranquillité. Le "Contest de OUF" est donc un événement symbolique qui défie les normes et promeut la parité . En mettant en lumière le travail des ouvreuses, The Roof Rennes démontre qu'un changement est possible et nécessaire dans le monde de l'escalade. Pour tous les passionné(e)s de grimpe, c'est une belle occasion de célébrer l'inclusion et de soutenir une cause juste et essentielle. Toutes les informations pour participer à cet événement sont à retrouver sur leur site .

  • Mind The Drop, le festival d'escalade par The North Face

    Londres s'apprête à vivre une expérience d'escalade des plus originales avec Mind The Drop, prévu pour les 12 et 13 juillet au dock sud de Canary Wharf. Cette année, ce festival d'escalade promet un spectacle de haut vol avec des compétitions de Deep Water Soloing , où les meilleurs grimpeurs du monde s'affronteront sur un mur de 16 mètres de haut avec pour tapis de réception : la Tamise. Après une première édition couronnée de succès à Chicago, The North Face Climb Festival s'exporte à l'international avec des étapes à Shanghai, New York et maintenant Londres. Cet événement se veut être une célébration de la culture de l'escalade, conçu pour réunir les amateurs et les professionnels du secteur . Au programme, des ateliers d’escalade animés par des athlètes de renom comme Caroline Ciavaldini, James Pearson et Solenne Piret . En plus des sessions d'escalade et de la compétition, les visiteurs pourront assister à différentes conférences, profiter de DJ sets pour une ambiance festive, et découvrir un espace dédié à la seconde vie de l'équipement d'escalade. Si l'entrée est gratuite, il faut tout de même prévoir un budget pour le transport et l'hébergement. Arkose propose donc un concours pour financer ce voyage pour 8 personnes. Lien pour s'inscrire gratuitement à Mind The Drop Lien pour participer au concours d'Arkose

  • Draguer dans une salle d'escalade ? Une question qui divise

    Derrière ce titre un brin accrocheur se cache une question qui, bien que souvent débattue, reste tout à fait d'actualité : est-il approprié de draguer dans une salle d'escalade ? Une rapide recherche sur Internet révèle de nombreuses discussions à ce sujet sur divers forums. Steve Guillou, fondateur d'Arkose, a même partagé dans un récent podcast plusieurs anecdotes de couples formés dans ses salles, indiquant que celles-ci sont devenues un lieu de rendez-vous populaire pour les utilisateurs d'applications de rencontre. Il est indéniable qu'une salle d'escalade est un lieu propice aux rencontres. Les interactions y sont fréquentes et variées, allant des échanges amicaux aux connexions plus intimes. Ces espaces, par leur nature communautaire et leur ambiance détendue, se prêtent bien à la socialisation. Les grimpeuses et grimpeurs, partageant une passion commune, se retrouvent naturellement à discuter, à s'entraider et, parfois, à nouer des relations plus profondes. Comme nous n'arrivions pas à nous forger un avis arrêté, nous avons décidé de nous rendre dans une salle d'escalade parisienne de chez Arkose pour recueillir l'avis des habitué(e)s. Le résultat ? Des réponses diamétralement opposées et qui, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer en premier lieu, ne dépendaient absolument pas du genre des personnes interrogées. D'un côté, certains grimpeurs et grimpeuses se montrent très opposés à l'idée de draguer ou se faire draguer dans ce contexte. "J'ai arrêté de venir seule à la salle à cause de ça." "C'est un espace où les gens viennent pour faire du sport et passer du temps avec ses ami(e)s. Il y a d'autres endroits pour faire ça." Ils évoquent des raisons variées, parmi lesquelles le stress et l'anxiété que cela peut provoquer. Certains vont même jusqu'à sanctuariser le lieu, considérant que c'est un espace où l'on ne devrait jamais avoir ce type d'échanges. Pour ces personnes, la salle d'escalade est avant tout un espace dédié à la pratique sportive et à la détente, et les tentatives de séduction viennent perturber cette ambiance. Une conclusion que l'on retrouve d'ailleurs dans une étude publiée dans l'International Journal of Environmental Research and Public Health qui a examiné comment les interactions sociales influencent la performance des grimpeuses et grimpeurs de haut niveau. Les résultats montrent que les athlètes performent mieux en l'absence de tensions sociales et lorsque l'atmosphère est positive. Cela suggère donc également que les comportements de drague intrusive pourraient nuire à la performance et au bien-être des grimpeuses et grimpeurs​. À l'inverse, d'autres sont tout à fait favorables à ce que des relations se tissent dans ce cadre. Ils considèrent que les salles d'escalade, en tant que lieux de socialisation, sont parfaitement adaptées à ce type d'interactions. "C'est un espace où l'on peut rencontrer des personnes avec qui on partage une passion commune, c'est un bon point de départ pour démarrer une relation." "Evidemment qu'il y a de la drague dans les salles d'escalade, au même titre que dans un bar ou un autre endroit. La salle permet même de lier plus facilement des liens avec les autres, que ce soit amical ou pour une initier une relation amoureuse." Pour eux, rencontrer quelqu'un dans ce contexte est non seulement acceptable, mais également bénéfique, car cela permet de partager une passion commune dès le départ. Certains présentent même cette démarche comme salvatrice face à la banalisation des rencontres en ligne. En fin de compte, la question de savoir si draguer dans une salle d'escalade est approprié reste et restera, selon nous, toujours ouverte. Chaque individu a sa propre perception de l'espace et de son utilisation, et ce qui convient à certains peut ne pas convenir à d'autres. Ce qui est certain, c'est que les salles d'escalade continueront d'être des lieux de rencontres, que ce soit pour de simples échanges amicaux ou pour des connexions plus profondes. Mais il nous paraît très clair que la considération des autres dans les espaces partagés peut différer et doit donc être respectée. Il est donc tout à fait essentiel de rester attentif aux sentiments et aux attentes des personnes autour de nous, afin de garantir une expérience positive pour tous. Toutes les vidéos de Vertige Media à retrouver dans la section Vertige Studio ou sur notre compte Instagram @vertigemedia.

  • Adam Ondra en France dans les Gorges du Loup

    Le grimpeur de renommée mondiale Adam Ondra a récemment partagé une nouvelle vidéo sur sa chaîne YouTube, capturant son triomphe sur la voie mystérieuse et notoirement difficile « Inga », évaluée entre 8c+ et 9a. Cette ascension a eu lieu dans les pittoresques Gorges du Loup, dans le sud ensoleillé de la France, un lieu souvent choisi pour son climat clément. Pour l'occasion, Adam Ondra a été accueilli par une pluie battante. La voie « Inga » a été ouverte il y a près de deux décennies par la légende japonaise de l'escalade, Dai Koyamada. Ce dernier avait lui-même affronté des conditions météorologiques défavorables, ce qui l’a conduit à travailler sur cette voie intégrant un départ avec un passage bloc intense en 8a+. Pour Adam Ondra, cette voie revêt une signification particulière, car elle représente l'une de ses premières ascensions en 8c, réalisée à l'âge de 12 ans. Dans sa vidéo, il raconte avec nostalgie ses multiples visites dans ce secteur durant son adolescence, période durant laquelle il observait avec admiration les voies proposées. C’est à 15 ans, lors d’une saison automnale mémorable, qu’il réussit à toutes les enchaîner, laissant seulement ce fameux passage bloc de « Inga » derrière lui après plusieurs tentatives infructueuses. Après 16 ans d'absence, il est donc de retour sur cette voie qu'il a réussi cette fois dans son intégralité. Il décrit comment l'utilisation d'une genouillère moderne joue un rôle crucial dans son succès, permettant des mouvements plus faciles sur certaines des prises inférieures et offrant un repos bienvenu avant le crux de la voie. Grâce à cette aide technique, il suggère que la difficulté pourrait être ajustée à un dur 8c+, bien que sans genouillère, elle pourrait s'approcher du 9a. Son ascension sur « Inga » est aussi un bel exemple de l'importance de varier sa pratique entre la voie et le bloc. Malgré des années de progrès en escalade sportive, il attribue une grande partie de son succès récent à ses améliorations en bloc, un aspect de l'escalade qui est devenu essentiel pour repousser les limites des voies les plus difficiles au monde. La vidéo, ponctuée de ses réflexions personnelles et de détails techniques, ne manquera pas d'inspirer les grimpeuses et grimpeurs, prouvant que même les jours de pluie, on peut découvrir de magnifiques voies abritées.

  • Cairn, quand le monde du jeu vidéo s'intéresse à l'escalade

    Lors du récent Summer Game Fest, un événement phare pour les amateurs de jeux vidéo, un titre a particulièrement capté notre attention ainsi que celle des amateurs d'escalade : Cairn, développé par le studio français The Game Bakers. Ce simulateur d’escalade propose une expérience paisible et immersive, en droite ligne avec la tendance croissante des jeux d’escalade, un genre qui semble de plus en plus apprécié. Cairn invite les joueuses et joueurs à grimper une montagne majestueuse à travers un simulateur réaliste et intuitif. On pourra explorer librement, lire les parois rocheuses et choisir sa propre voie. Pour pimenter l'expérience, il faudra composer avec des ressources limitées et maintenir une condition physique optimale en choisissant judicieusement chaque mouvement, rappelant ainsi l'essence de l'escalade en extérieur. Le récit de Cairn suit Aava, une grimpeuse intrépide déterminée à conquérir une montagne redoutable. En chemin, elle découvrira des trésors cachés et des fragments d'histoire, tout en affrontant des choix difficiles. Cette quête introspective vise à pousser les joueuses et joueurs à explorer leurs propres limites, et à refléter les défis émotionnels et physiques de l’escalade réelle. L'esthétique et l'ambiance sonore de Cairn sont présentés comme des atouts majeurs, et à raison. Pour garantir une immersion totale, The Game Bakers a collaboré avec des talents reconnus : Martin Stig Andersen (Limbo, Inside, Control) et Lukas Julian Lentz (Cocoon) pour la musique, et le talentueux artiste de bande dessinée Mathieu Bablet (Carbon & Silicon, Shangri-La) pour la direction artistique. Ensemble, ils ont cherché à créer un univers visuellement et acoustiquement captivant. Malgré le mystère entourant sa date de sortie prévue pour 2025 et les plateformes disponibles, l'enthousiasme pour Cairn est bien présent. À peine plus de six mois après la sortie de Jusant, un autre jeu développé également par un studio français, c'est encore un simulateur d'escalade qui voit le jour. Si l’attrait de l’escalade est déjà bien ancré dans le monde réel, on est curieux de savoir s'il trouvera aussi sa voie dans une version digitale. On apprécie en tout cas la proposition d’une alternative plus contemplative aux jeux d'action habituels du marché, et on salue le choix d'avoir une grimpeuse comme personnage principal.

  • L'escalade aux Paralympiques de 2028 à Los Angeles

    Une révolution est en marche dans le monde de l'escalade paralympique. Aujourd'hui, le comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de LA28 (Los Angeles 2028) a soumis une proposition au Comité International Paralympique (IPC) : inclure l'escalade para au programme sportif paralympique de 2028. Bien que LA28 ne soit pas le premier comité à proposer des nouveaux sports pour les Jeux Olympiques et Paralympiques, cette initiative marque une avancée significative dans l'élargissement des disciplines paralympiques. Janet Evans, responsable des athlètes pour LA28, a souligné l'importance de cette proposition : "Nous tenons à remercier le Comité International Paralympique de nous donner l’opportunité d’ajouter ce sport passionnant en 2028. Nous voyons cela comme une occasion unique de permettre à plus d'athlètes de concourir sur la plus grande scène mondiale, tout en créant un programme de sport de haut niveau et inclusif qui incarne l’engagement de LA28 à élever le Mouvement Paralympique." Marco Scolaris, président de l'IFSC, a également exprimé son enthousiasme : "Nous sommes très enthousiastes à propos de l'annonce de LA28 et les remercions pour leur proposition d'ajout de l'escalade para au programme sportif paralympique : c'est une merveilleuse reconnaissance de la valeur de nos athlètes. Nous devons maintenant attendre que le Conseil d'administration du Comité International Paralympique vote sur la proposition le 26 juin. Lorsque nous avons été informés par le Comité d'organisation de Los Angeles 2028, ma première pensée a été pour nos athlètes et leur chance de montrer au monde ce qu'ils peuvent faire. Ma suivante a été pour certains de nos visionnaires fous qui ont d'abord cru en la magie de l'escalade para, avec nous. Je parle de pionniers comme les anciens présidents des fédérations italienne et française, Ariano Amici et Pierre You. Nous avons tous fait notre premier pas fou ensemble en 2011 avec les débuts de l’escalade para lors de notre championnat du monde et nous espérons que la prochaine étape sera la confirmation de l’IPC." En janvier 2023, l'IPC avait déjà validé 22 sports pour le programme paralympique de 2028. Cependant, l'organisation a également invité LA28 à envisager l'ajout d'un sport supplémentaire parmi une liste restreinte. Après une année d'évaluations rigoureuses prenant en compte la popularité mondiale, l'universalité lors des événements internationaux, ainsi que les aspects économiques et logistiques, LA28 a choisi de proposer l'escalade para. Si cette proposition est approuvée, l'escalade para rejoindra un programme riche et varié comprenant des disciplines telles que le football pour non-voyants, la boccia, le goalball, le tir à l'arc para, l'athlétisme para, le badminton para, le canoë para, le cyclisme para, l'équitation para, le judo para, l'haltérophilie para, l'aviron para, la natation para, le tennis de table para, le taekwondo para, le triathlon para, le tir sportif para, le volley-ball assis, le basket-ball en fauteuil roulant, l’escrime en fauteuil roulant, le rugby en fauteuil roulant et le tennis en fauteuil roulant. La décision finale sera prise le 26 juin 2024 lors de la réunion du Conseil d'administration de l'IPC. Si elle est acceptée, l'escalade para fera ses débuts aux Jeux Paralympiques de LA28, qui se dérouleront du 15 au 27 août 2028. Offrant ainsi aux athlètes paralympiques une nouvelle plateforme pour démontrer leur incroyable talent et leur détermination.

  • Une ascension à l'engagement passé sous silence : Soline Kentzel sur Le Voyage

    Soline Kentzel, une grimpeuse française surdouée, a récemment réalisé une performance exceptionnelle en réussissant l'ascension de la célèbre voie "Le Voyage" (8b+ trad) à Annot, dans le sud-est de la France. Une réalisation qui marque la quatrième ascension féminine de cette ligne redoutable, et met en lumière l'importance de célébrer les exploits des grimpeuses, souvent moins médiatisées dans le monde de l'escalade. Toutefois, ce qui rend cette ascension encore plus remarquable est le message politique et solidaire qu'elle a voulu transmettre, un aspect largement passé sous silence sur lequel nous avons cherché à avoir plus d'informations. Un parcours semé d'embûches Le Voyage est une voie de 40 mètres qui intègre à la fois des fissures techniques et des petites prises, ce qui exige une technicité importante et une bonne dose de force mentale. Pour Soline Kentzel, cette ascension n'a d'ailleurs pas été une simple formalité, elle a dû s'y consacrer pleinement à travers cinq voyages pour enfin venir à bout de cette ligne. Sa première tentative avait d'ailleurs été entravée par une blessure, l'empêchant de travailler sur la partie supérieure la plus technique de la voie. Au fil de ses tentatives, Soline a progressivement maîtrisé chaque mouvement, s'attaquant aux sections clés une à une pour en venir à bout. Un engagement politique ignoré par les médias Si la difficulté technique est évidemment un élément marquant de cette actualité, selon nous cette ascension se distingue particulièrement par le message politique fort qu'a voulu passer Soline Kentzel. En effet, il était difficile de passer à côté des photos où l'on voit le drapeau palestinien sur son casque pendant l'ascension. Ce geste symbolique, montrant son soutien à une cause, démontre comment le sport peut servir de plateforme pour exprimer des convictions personnelles et politiques. "C'était un moyen simple de sortir ma démarche de performance de cette bulle déconnectée du monde qui me met très mal à l'aise, et d'exprimer mon soutien aux palestinien.ne.s, en particulier aux grimpeur.euse.s (qui interpellent notre communauté sur les réseaux sociaux depuis des mois !)." "Leur montrer qu'on ne les oublie pas, qu'on ne pardonnera pas, et que la communauté internationale de l'escalade n'est, pour moi, pas seulement réunie autour d'une passion, mais d'idéaux : à commencer par le respect des droits humains fondamentaux. Personnellement, les images insoutenables qui nous viennent de Gaza redéfinissent mon rapport au monde, et, en cela, bouleversent également mon rapport à l'escalade et à la performance. Je ne pense pas être la seule et le rendre visible était un geste naturel." On notera d'ailleurs que, à ce jour, aucun média n'a évoqué ce volet. La seule fois où cela a été mentionné, c'était lors d'interviews où Soline a, de son propre chef, parlé de son engagement à ce sujet sans que la question ne lui soit expressément posée. Encore plus évocateur, certains médias on délibérément fait le choix d'afficher des photos où l'on ne voit pas ce drapeau, des photos prises à un autre moment et qui n'étaient pas libre de droits. "Au moment où j'ai envoyé le mail aux médias, j'avais fait en sorte qu'il n'y ait que des photos avec le drapeau palestinien." "Ce que je trouve parfois regrettable est plutôt la difficulté des médias sportifs à admettre qu'ils ont une influence, et donc une forme de responsabilité (notamment politique, ne serait-ce que par le choix des sujets qu'ils traitent et des imaginaires qu'ils participent à véhiculer et à construire.)" "Je pense qu'un ensemble d'acteur.ice.s du monde de l'escalade travaillent à maintenir un mur entre notre sport et l'ensemble des questions politiques et sociales actuelles, afin d'éviter l'émergence interne de critiques trop subversives." "Cette perméabilité est un moyen de laisser l'escalade dans son monde de Bisounours. Concernant les médias, il est bien sûr plus facile d'être dans une posture générale de dépolitisation. Globalement, on remarque que la mise en récit de la performance en escalade essaye d'être la plus déconnectée possible de l'actualité et du contexte dans lequel cette dernière a eu lieu, comme si ce contexte n'avait pas d'importance et que notre sport évoluait dans un monde parallèle. Bref, du pain et des jeux !" Mais qui est Soline Kentzel ? Soline Kentzel, originaire d'Occitanie, a rapidement gravi les échelons du monde de l'escalade. En seulement six ans, elle est passée de novice à grimpeuse de haut niveau, avec des réalisations impressionnantes à son actif. En 2022, à l'âge de 21 ans, elle a réalisé l'ascension en libre de la voie "Golden Gate" (8b) sur El Capitan, en Californie, devenant ainsi la plus jeune femme à accomplir cette ascension emblématique en si peu de temps après avoir appris l'escalade en fissure​. Elle est également connue pour ses ascensions de voies sportives de haut niveau, comme "China Crisis" (8b+) en Espagne et "Paradis Naturel" (8b+) en Suisse. Nous félicitons chaleureusement Soline Kentzel pour cette performance extraordinaire sur Le Voyage. Mais plus encore, nous saluons son courage et son engagement à porter un message politique fort à travers son ascension. Dans un monde où les athlètes féminines et les prises de position sont souvent mises de côté, Soline nous rappelle l'importance de donner de la visibilité aux voix qui osent s'exprimer.

  • Découverte du mur d'escalade des JO de Paris 2024 au Bourget

    Si Le Bourget est bien connu pour accueillir le plus grand salon de l'aéronautique et de l'espace, il sera bientôt tout aussi renommé pour ses murs d'escalade. En effet, c'est ici que se dérouleront les différentes épreuves d'escalade pour les JO de Paris 2024, dans des infrastructures entièrement remises à neuf et avec des murs d'escalade flambants neufs que nous avons eu le privilège de découvrir en avant-première. Une aubaine pour ce territoire C'est effectivement une opportunité majeure pour la ville et pour la Seine-Saint-Denis, qui se rêve déjà en terre d'accueil pour d'autres grands événements. Il est vrai que le gymnase Marie Paradis, avec ses nouvelles infrastructures prévues pour accueillir, du 5 au 10 août, les 68 athlètes qualifiés pour les épreuves de vitesse et de combiné (bloc et difficulté), a de quoi faire des envieux. Ce complexe, qui existait déjà sans mur d'escalade, était en tout cas prédestiné à cette transformation. Marie Paradis, habitante de la vallée de Chamonix, est connue pour avoir été la première femme au sommet du Mont Blanc le 14 juillet 1808. Stéphane Troussel, président du Département de Seine-Saint-Denis, présent lors de notre visite, n'hésite pas à parler de "jackpot" en évoquant la liste des installations remises à neuf que les Jeux Olympiques légueront après leur départ : gymnase, parc sportif, écoles, terrains de tennis couverts et extérieurs, boulodrome, routes départementales, voie urbaine végétalisée, etc. Ça a aussi été l'occasion de délocaliser vers une zone d'activité une entreprise chimique historiquement proche des habitations. Une transformation profonde, qui aurait été beaucoup trop coûteuse et impossible à réaliser dans un temps aussi court sans les Jeux Olympiques et Paralympiques. Cette démarche permet également à la Seine-Saint-Denis d'avancer dans son retard en termes d'équipements sportifs, avec désormais 16 équipements sportifs pour 10 000 habitants. La moyenne nationale étant de 45 à 50 équipements pour 10 000 habitants. Un héritage au bénéfice d'un club d'escalade Kamel Ouarti, Directeur général adjoint des services en charge des JO et du sport pour la ville du Bourget, nous confirme que le club d'escalade prendra officiellement possession des lieux à partir de mi-septembre 2024, et a déjà été officialisé. S'il lui paraît encore difficile de faire des prédictions à ce stade, il compte sur un nombre d'adhérents conséquent, espérant même attirer une population parisienne désireuse de profiter de ces équipements installés par la société française Pyramide. Un avenir aussi pour la structure de compétition Si ce nouveau gymnase, prévu pour l'entraînement des athlètes, fait briller les yeux du Maire de la ville, Jean-Baptiste Borsali, on retrouve également à quelques pas l'arène prévue pour les épreuves des JO. Cet espace doit accueillir quelque 6 000 spectateurs quotidiens qui viendront suivre cette discipline en vogue pendant près de cinq jours de compétition. Des spectateurs qui ont acheté leurs places dès l'ouverture des ventes, confirmant l'intérêt pour cette pratique qui fait sa seconde apparition aux JO. L'installation en question intègre une immense couverture prévue pour offrir de l'ombre aux athlètes, mais qui pourrait également officier de protection contre la pluie si la météo est aussi mauvaise que celle du jour de notre visite. Les organisateurs sont confiants sur le fait que les épreuves pourront se dérouler sans encombre et confirment que des aménagements sur les horaires de passages pourront être prévus en cas de besoin. Côté installation des prises, si pour la vitesse les codes restent strictement les mêmes, pour le bloc et la difficulté, ce n'est que 10 jours avant les épreuves que les ouvreurs se rendront sur place pour ouvrir les voies. Les prises seront vissées dans la plus grande discrétion, avant d'être retirées puis remises en place la veille de chaque épreuve. Conscients d'être observés avec minutie sur leurs engagements, les organisateurs des Jeux Olympiques précisent que la structure utilisée pour ces murs a été et sera réemployée après les Jeux pour des scènes de festival de musique ou d'autres événements sportifs. Les murs d'escalade réalisés par la société EP Climbing seront également démontés et remontés pour pouvoir continuer à être utilisés lors d'autres compétitions organisées en France. Parmi la presse présente lors de cette conférence, on notait l'AFP, France Info, RMC Sport, mais aussi KBS, l'un des quatre principaux réseaux sud-coréens de télévision, fondé par le gouvernement sud-coréen. Profitant de l'occasion, KBS n'a pas manqué d'interviewer discrètement les journalistes sur une question brûlante et surtout favorite des médias internationaux : "Peut-on vraiment s'attendre à une cérémonie d'ouverture sur la Seine ?" Une question qui, à elle seule, suffit à ajouter un brin de mystère et beaucoup d'excitation à l'approche de ces Jeux. Pour la Seine on ne sait pas, mais pour Le Bourget on peut vous confirmer qu'ils sont prêts.

  • Les meilleures vidéos de grimpe de la semaine

    Chaque semaine, le monde de l'escalade nous offre des moments de pur génie, de défis surmontés et de nouvelles limites explorées. Chez Vertige Media, nous avons sélectionné pour vous les vidéos de grimpe les plus captivantes et inspirantes des derniers jours. Que ce soit sur les falaises pittoresques du sud de la France ou sur les blocs légendaires de Yosemite, ces clips sont une source d'inspiration et de motivation pour tous les passionné(e)s de grimpe. 1. “I Thought It Was Impossible to Climb Inga 8c+/9a | Adam Ondra” Lors d’une visite dans le sud de la France, Adam Ondra réussi l’ensemble des pas d’Inga. Des progrès qu’il doit à ses sessions de bloc, démontrant l’importance de cette pratique pour la voie. 2. “Humbled by Yosemite’s Boulders ft. Ethan Pringle” Premier voyage à Yosemite pour la photographe Catie Monteiro, qui profite de cette initiation pour découvrir les blocs de la région avec le grimpeur Ethan Pringle. 3. “Zach Galla - The Process V16” Des images exclusives de Zach Galla dans l’ascension impressionnante de « The Process » 8C+, une voie en highball extrêmement difficile qui, à ce jour, n’a été conquise que deux fois. 4. “Excalibur 9b+ Uncut” Un an après son succès, Stefano Ghisolfi revient sur sa performance dans « Excalibur » (9b+), considérée comme une des voies les plus exigeantes au monde. 👉 Retrouvez toutes les meilleures vidéos de grimpe sur Vertige Media : https://www.vertigemedia.fr/videos

  • Astrogrimpe - L'horoscope pour Juin

    Juin déroule son tapis de verdure et ses journées ensoleillées, invitant chaque grimpeuse et chaque grimpeur à tester ses limites. Alors que le soleil brille haut et que les prises chauffent, c'est le moment idéal pour aligner vos aspirations verticales avec les astres. Préparez-vous à rire des défis, à dialoguer avec la roche, et à conquérir les sommets avec un esprit aussi léger que vos pieds. L'Astrogrimpe de juin est là pour pimenter vos ascensions avec une pincée de sagesse stellaire et beaucoup d'humour ! Bélier : Juin exige un ajustement de votre baudrier émotionnel, Bélier. Soyez prêt à négocier les prises de la vie comme celles des parois : avec souplesse et sans laisser les émotions vous faire chuter. Taureau : Attention aux dépenses superflues ce mois-ci, Taureau. Gardez un œil sur votre budget de grimpe. Peut-être est-il temps de ressemeler ces chaussons abimés putôt que foncer en prendre des neufs ? Gémeaux : En juin, cuisinez-vous des aventures gustatives et grimpeuses, Gémeaux. Essayez la fusion des deux : manger un sandwich en étant vaché au relais ? L’équilibre parfait pour votre énergie débordante. Cancer : Votre forme olympique vous rend invincible sur les parois ce mois-ci, Cancer. Grimpez comme si vous prépariez les prochains Jeux. Juste, évitez de viser la médaille en chute libre. Lion : Juin peut vous faire sentir un peu seul au sommet, Lion. Recherchez le soutien de vos compagnons de cordée pour partager les défis et les selfies au sommet. Vierge : Des décisions importantes en amour et en ascension vous attendent, Vierge. Assurez-vous que vos choix de voies et de cœur sont en harmonie avec vos désirs. Balance : Utilisez votre charisme naturel pour charmer la paroi, Balance. Qui sait ? Peut-être que même les prises les plus réticentes ne résisteront pas à votre sourire. Scorpion : La passion pour l'escalade vous consume en juin, Scorpion. Canalisez cette flamme ardente dans des ascensions audacieuses, mais n'oubliez pas de vérifier vos nœuds ! Sagittaire : L'appel de l'aventure vous mène vers de nouveaux sommets, Sagittaire. Gardez votre esprit ouvert, mais vos mousquetons bien fermés. Capricorne : Juin vous trouve un peu épuisé, Capricorne. Peut-être est-il temps de grimper moins et de contempler plus. Un hamac sous les voies pourrait être votre meilleur investissement ce mois-ci. Verseau : Des compromis sont nécessaires en amour comme en escalade, Verseau. En juin, apprenez à lâcher prise, sauf quand c’est vous à l’assurage. Poissons : Poissons, naviguez avec prudence dans les eaux troubles des relations et des voies humides. Un bon équipement émotionnel et technique est crucial ce mois-ci. Et voilà, notre excursion astrologique de juin touche à sa fin. Gardez en tête que, quels que soient les obstacles sur votre voie, l'essentiel est de grimper avec enthousiasme, de savourer chaque prise et de toujours envisager la paroi suivante avec optimisme. Les étoiles peuvent pointer la direction, mais c’est votre grip qui fait toute la différence. Restez agile, souriez en face du vide, et que votre sac à pof ne soit jamais vide ! On se retrouve mois prochain pour plus de prédictions qui vous mèneront toujours plus haut sous le ciel de l'été.

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