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- Empreinte carbone des compétitions, la FFME calcule et s'engage
Dans un contexte mondial de plus en plus attentif à son impact environnemental, le secteur sportif est invité à adopter une nécessaire révolution verte. La Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade (FFME), consciente de cet enjeu, a récemment annoncé sur son site une initiative visant à mesurer et réduire l'empreinte carbone de ses événements phares. Une publication retirée quelques heures après sa mise en ligne puis à nouveau disponible, laisse supposer une attention particulière à communiquer sur une démarche qui sera attentivement observée. L'article présente une démarche louable : l'évaluation de l'empreinte carbone de compétitions emblématiques telles que la Coupe du monde d'escalade à Briançon, le Tournoi de qualification olympique européen à Laval, et les Championnats d'Europe de ski-alpinisme. Ces analyses, s'alignant sur une politique de responsabilité sociale étendue, offrent un aperçu des efforts de la fédération pour allier performance sportive et respect de l'environnement. Au cœur de cette stratégie se trouve l'utilisation de "Coach Climat", un outil développé par Paris 2024, le ministère des Sports et le CNOSF. Destiné à tous les organisateurs d'événements sportifs, ce service gratuit vise à minimiser leur impact environnemental grâce à une évaluation précise des émissions de CO2 et la proposition d'actions concrètes pour réduire celles-ci. Bien que cette initiative puisse légitimement être vue comme une manière pour les organisateurs des JO de minimiser les critiques sur l'impact environnemental d'un tel événement, elle n'en demeure pas moins une approche pertinente pour influencer positivement le secteur sportif dans son ensemble. Le fait que la FFME ce soit lancée dans cette initiative représente un progrès notable, tout en suscitant d'importantes attentes quant à la mise en œuvre et l'efficacité des mesures proposées. Malgré la pertinence de promouvoir une restauration plus verte et la réduction des plastiques à usage unique, il est essentiel de souligner que ces mesures, bien que bénéfiques, sont déjà couramment adoptées dans divers événements. Le défi majeur, et il a bien été identifié par la FFME, concerne la gestion des déplacements des spectateurs. Par exemple, à la Coupe du monde à Briançon en 2023, ces déplacements ont généré 80% des émissions totales, soulignant l'importance d'engager des actions audacieuses pour réellement réduire l'empreinte carbone de ces événements. Encourager l'utilisation de transports écologiques par des incitations ou améliorer l'offre numérique pour limiter les déplacements physiques sont des pistes potentielles qui méritent une attention toute particulière. L'intérêt de la FFME pour cette question, et sa volonté d'apporter des solutions marquent un pas positif. C'est d'ailleurs d'autant plus pertinent que cette Fédération encadre des pratiques sportives qui se déroulent principalement en extérieur. Mais ce que l'on retient surtout à ce stade c'est qu'elle a décidé de communiquer publiquement sur ses résultats. Un choix particulièrement engageant dans le fait de prendre des mesures efficaces pour les compétitions à venir.
- 3 exercices pour travailler son endurance en escalade de bloc
Les salles de bloc, prédominantes dans le paysage urbain, répondent parfaitement aux contraintes d'espace et de rentabilité, tout en offrant un point d'entrée accessible aux novices de l'escalade. En effet, l'équipement minimal requis – principalement des chaussons d'escalade – facilite grandement l'initiation. Toutefois, l'escalade de bloc présente un défi majeur : le développement de l'endurance. Les adeptes du bloc se trouvent souvent décontenancés lorsqu'ils s'aventurent en falaise ou dans une salle dédiée à l'escalade de voies, confrontés à une fatigue rapide et à la nécessité de périodes de récupération étendues entre les ascensions. Pour celles et ceux qui n'ont pas l'opportunité de pratiquer régulièrement l'escalade sur voie, voici trois méthodes efficaces pour améliorer votre endurance sans quitter votre salle de bloc habituelle. 1. Enchaîner de blocs Sélectionnez une zone spécifique dans votre salle de bloc et enchaînez les ascensions sans poser le pied au sol. Commencez par un bloc à votre limite, avant de désescalader pour attaquer un bloc plus facile, puis remontez sur un bloc plus exigeant. Variez les parcours pour éviter la monotonie, l'objectif étant d'accroître progressivement la durée et le niveau de difficulté. 2. Exploiter le Spray Wall Le Spray Wall, malgré son attrait esthétique, est souvent peu utilisé par les grimpeuses et grimpeurs pendant les entraînements. L'exercice que l'on vous propose consiste à réaliser une succession de mouvements sur des prises variées, y compris (et même surtout) celles avec lesquelles vous êtes moins à l'aise. Une version plus ludique implique l'intervention d'un(e) partenaire qui, à l'aide d'un laser, désignera les prises à atteindre, idéalement quelqu'un qui connaît bien vos points forts et vos faiblesses. 3. Fractionné sur blocs Identifiez six blocs qui représentent un défi, sans toutefois être à l'extrême de vos capacités. Tentez ces blocs en vous accordant 30 secondes de repos entre chacun. Après avoir complété cette série, reposez-vous 10 minutes avant de répéter l'exercice. Cet article vise à vous guider dans votre quête vers plus d'endurance, un aspect crucial pour progresser tant en salle qu'en extérieur. En intégrant ces exercices à votre routine, vous développerez une endurance qui enrichira votre pratique de l'escalade, vous permettant de relever de nouveaux défis et de profiter pleinement de vos aventures verticales. Pour plus de conseils, cliquez ici.
- Casque Petzl Sirocco
Le casque Sirocco de Petzl a longtemps capté notre attention, non seulement pour sa réputation de légèreté exceptionnelle (170g seulement), mais également pour son esthétique souvent mise en avant par des grimpeurs professionnels dans des vidéos à couper le souffle. Notre expérience personnelle avec ce casque a largement confirmé ces attentes : son incroyable légèreté permet de grimper sans sentir son poids, au point d'oublier sa présence, même dans des situations où son utilité n'est pas de mise. Une conception délicate nécessitant une attention particulière Il est important de préciser que le Sirocco, malgré ses avantages évidents, révèle une fragilité notable. Cette caractéristique demande à ce qu'il soit manipulé et rangé avec soin, ce qui peut s'avérer contraignant pour ceux habitués à ranger leur équipement de manière moins précautionneuse. De plus, les sangles, de par leur petite taille, exigent un peu de patience lors du premier ajustement. Une fois cette étape franchie, le casque s'ajuste parfaitement et le confort devient optimal. Points clés : Ultra-léger : À seulement 170 g, le Sirocco offre une sensation de liberté inégalée. Visibilité professionnelle : Choix prisé par les professionnel(le)s, il inspire confiance et performance. Prudence et soin : Sa fragilité apparente demande une manipulation attentive pour prolonger sa durée de vie. Ajustement initial : Bien que le réglage initial puisse nécessiter un effort, le résultat est un confort et un maintien sans compromis. Le casque Sirocco de Petzl se distingue par sa légèreté et son confort, le rendant presque imperceptible lors de l'escalade. Idéal pour les grimpeurs à la recherche d'un casque léger et esthétique, le Sirocco est une option de premier choix, à condition de traiter ce bijou avec le soin qu'il mérite. Prix : 114,90€ Disponibilité : Casque Sirocco - Petzl - Disponible sur le site de Snowleader. Pour plus de recommandations de produits, n'hésitez pas à jeter un oeil à notre Climbers' Shopping List en cliquant ici.
- Livesey, un maître et ses disciples
Malham (Yorkshire), hiver 1998 : Soma, indienne installée en Angleterre, pleure son mari qui, après avoir passé ses dernières années à l'aider dans son petit café, vient de succomber d'un cancer du pancréas. « Peter Michael Livesey, mountaineer. Born Huddersfield 12 September 1943 ; married Soma (one daughter) ; died Malham, North Yorkshire 26 February 1998 ». Noyés dans les colonnes nécrologiques du journal local, ces quelques mots concluent la vie d'un des grimpeurs anglais les plus marquants du siècle dernier. Ecolier, Livesey se fit d'abord remarquer grâce à ses talents de coureur de fond. Evoluant dans cette discipline jusqu'à un niveau national, il y aura acquis le goût de la compétition et la rigueur de l'entraînement. Puis Livesey pratiqua à fond la spéléologie, en participant notamment à des expéditions en Jamaïque, Grèce ou Iran. Il commence ensuite l'escalade en « frappant » fort avec la première en libre de Crossbones et surtout de Face Route, 43 mètres engagés remontant les sombres gorges de Gordale Scar, dans le Yorkshire. Son compagnon de cordée d'alors, John Sheard, rappelle que pour Peter, le qualificatif de « meilleur » était essentiel. Pour atteindre ses hautes ambitions verticales, et n'étant pas particulièrement musclé à la base, Peter comprend qu'il lui faudra s'entraîner. Dès le début des années 70, on le voit ainsi traverser sans relâche des murs de briques des rues de Malham, et aussi faire de la poutre ou grimper sur des structures d'escalade intérieures (1). On le dit plus enclin à l'entrainement qu'à la fréquentation des pubs. En plus de ses qualités acquises, continuité et force des doigts, Livesey emploie de nouvelles méthodes pour libérer des voies raides et techniques du Lake District. La pratique du libre dans cette région date de la fin du 19° siècle, date à laquelle les pionniers s'employaient déjà à grimper avec un minimum de points d'aide, ne s'assurant que sur des anneaux de cordes (2). Les pitons n'y furent autorisés que pendant une dizaine d'années, jusqu'à l'apparition des coinceurs (d'abord des galets, puis des écrous câblés), au début des années 1960. L'objectif de Livesey étant de retirer tous les points d'aide, il n'hésite pas à introduire de nouvelles méthodes : inspection des voies en rappel (« abseil inspect »), pose préalable des protections, yoyo ou moulinette, usage de la magnésie (ce qui lui valut d'être attaqué par « le groupe des mains propres »). Certes, l'incertitude et (donc) l'engagement sont amoindris, mais le niveau de difficulté est ainsi repoussé (3). Popularisée par des articles dans Mountain, cette démarche intéresse un jeune grimpeur du Yorkshire qui lui aussi s'entraine dur après de longues journées de travail à l'usine: en 1972, âgé de 17 ans, Ron Fawcett rencontre enfin son modèle, Peter Livesey. Fawcett est grand, muscé, aux interminables. Livesey est "mince, nerveux, portant des lunettes et des cheveux gris frisés autour d'une calvitie naissante, il ressemble à un croisement de savant fou et de prohète" (4). Aussi mythique qu'efficace, cette cordée se fera remarquer dans de nombreuses falaises, du Yosemite aux Dolomites, en passant par la Norvège ou l'Autriche. Dans le Verdon en 1976, ils parcourent à vue Lunabong (6b), Nécronomicon (6b/c) et consacrent ainsi l'avènement du libre dans les gorges, jusqu'alors péniblement défendu par Jean-Claude Droyer : "Avant, j'étais considéré avec un petit côté rigolo, folklorique, par les marseillais. L'arrivée des anglais les amis en face des réalités" (5). Ou encore Jacques Perrier : "L'avènement du libre s'est déroulé pendant le rassemblement des anglais ; nous nous sommes alors aperçus que nous ne savions pas grimper ! On avait l'impression de voir des martiens" (6). En légitimant la démarche libériste de Jean-Claude Droyer ou encore Christian Guyomar, l'influence de Livesey fut déterminante en France. Au début des années 80, Livesey abandonne peu à peu l'escalade où il se sentait dépassé, pour se consacrer à la course d'orientation où il excellera. Livesey : "La première fois que j'ai grimpé avec Ron, j'ai su qu'il était meilleur que moi. Le problème était qu'il ne s'en rend pas compte" (7). Fawcett aura fini par s'en apercevoir. Mais, même dépassé par l'élève, le maître un maître. Merci à Jean-Claude Droyer et Dominique Marchal. (1) Mauvaise météo oblige, l'Angleterre est un pays précurseur dans la construction de SAE, notamment dans les universités, dès le milieu des années 70. (2) Livesey écrit que « des fissures de niveau 5 y furent gravies avant 1900 et sans aucune protection » in Le Pays des Lacs. Terrain de jeu privilégié des grimpeurs anglais », in La Montagne et Alpinisme n°4, 1978). (3) Quand c'était nécessaire, Livesey n'hésitait pas pour autant à s'engager, loin au-dessus de la dernière protection. (4) Chris Bonnington, Deux siècles d'histoire de l'alpinisme, Editions Delachaux et Niestlé, 1992. (5) In Le Floc'h J.L, « Délirant, vertical, libre, Le Verdon, un paradis gazeux », Alpinisme & Randonnée, n*9 1979, p.35. (6) Les dieux du stade », Vertical n° 18, octobre/décembre 1988, p.42. (7) Chris Bonnington, option citée. Texte : Florent Wolff Cet article a été initialement publié dans le magazine EscaladeMag. Après 8 ans et 60 numéros, le magazine gratuit distribué en salle a arrêté sa publication en 2013. Un grand merci à son auteur, Florent Wolff, de nous autoriser à le publier sur Vertige Media.
- Pourquoi et comment suivre la Lead Japan Cup 2024 ?
Après les Championnats de France de bloc, c'est au tour du Japon de se préparer à accueillir un nouveau weekend exceptionnel de compétitions. Le Championnat du Japon de difficulté, Lead Japan Cup (LJC), et le Championnat du Japon de vitesse, Speed Japan Cup (SJC), se tiendront à la Kyushu Climbing Base SAGA, située dans le prestigieux lycée de Taku, marquant un événement phare dans le calendrier sportif national. Les 23 et 24 février verront s'affronter les grimpeurs lors de la LJC, suivie de près par la SJC le 25 février. Ces compétitions ne sont pas seulement des démonstrations de force, d'agilité et de technique; elles servent également de tremplin pour les athlètes visant une place dans l'équipe nationale pour les compétitions internationales, y compris les qualifications pour les Jeux Olympiques. Les enjeux sont élevés, surtout pour les épreuves de difficulté pendant lesquelles les huit meilleurs grimpeurs de chaque genre, à l'exception de ceux déjà qualifiés pour les JO et de ceux déjà détenteurs de places IFSC, se battront pour avoir la chance de représenter le Japon sur la scène mondiale. Pour rappel, les athlètes japonais déjà qualifiés pour les Jeux Olympiques de Paris en combiné (bloc et difficulté) sont Tomoa Narasaki, Hidemasa Nishida, et Akiyo Noguchi; les participant(e)s aux séries de qualifications olympiques sont Mei Kotake, Futaba Ito, Rui Nakagawa, et Nonoka Kume; et les détenteurs de places IFSC en difficulté sont Hidemasa, Dai Homma, Fuminori Omata, Aoi Hosoi, Tomonori Yoshida, Yoshiyuki Ogata, Akiyo, et Natsuki Tanii. Pourquoi faut-il suivre cette compétition de près ? Rappelons que si la réputation des japonais n'est plus à faire en bloc, classés numéro un dans le classement par équipes de la Coupe du Monde pour la neuvième année consécutive, ils sont également en train de s'imposer durablement au niveau mondial en difficulté en se classant au premier rang pour la deuxième année consécutive dans cette discipline. Côté vitesse, on peut également s'attendre à de bonnes surprises puisque Ryō Ōmoto a établi un nouveau record japonais à 5.07 secondes l'année dernière, se rapprochant du record mondial de 4.90 secondes. Les finales hommes et femmes de chaque compétition seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube officielle de la JMSCA. Les dates et horaires des finales : (heure locale JST et conversion en CET pour les spectateurs français) Difficulté : Femmes : Samedi 24 février, de 16:00 à 17:00 JST / 8:00 à 9:00 CET Hommes : Samedi 24 février, de 17:00 à 18:00 JST / 9:00 à 10:00 CET Vitesse : Femmes et hommes : Dimanche 25 février, de 16:55 à 17:40 JST / 8:55 à 9:40 CET
- Chaussures d'alpinisme Simond 4 saisons ICE
Dans le cadre de l'ICE Climbing Ecrins, nous avons eu l'occasion de tester les chaussures d'alpinisme 4 saisons ICE de Simond, disponible chez Decathlon, on vous partage notre avis ! Ce modèle est une avancée remarquable de la marque dans le domaine des chaussures d'alpinisme. Conçues pour affronter les rigueurs de la cascade de glace et de l'alpinisme mixte en hiver, ces chaussures dépassent nos attentes. Malgré les défis, elles maintiennent les pieds au sec, sans douleur ni ampoule, même après de longues heures de marche dans de la poudreuse bien épaisse. Points clés : Protection et confort : Garde les pieds au sec et sans ampoules, même après de longues heures dans la neige et sur la glace. Légèreté : Poids de seulement 1 620 grammes, facilitant les mouvements et réduisant la fatigue lors des ascensions. Compatibilité avec les crampons : S'adapte aux crampons de différentes marques, augmentant sa polyvalence sur divers terrains. Que vous soyez un alpiniste chevronné ou un amateur, le modèle 4 saisons ICE répondra à vos attentes en matière de qualité, de confort et de durabilité. Sa conception innovante et son rapport qualité-prix ultra compétitif en font un choix privilégié pour la pratique sur glace. Prix : 390€ Disponibilité : Chaussure d'alpinisme 4 saisons - ICE Bleu/Noir - Disponible sur le site de Decathlon. Pour plus de recommandations de produits, n'hésitez pas à jeter un oeil à notre Climbers' Shopping List en cliquant ici.
- Ravi Waddar : Quand grimper permet de s'élever au-dessus des défis sociaux
Au cœur de Badami, un village indien, Ravi Waddar incarne une figure de résilience et d'espoir dont l'histoire mérite d'être connue. À seulement 16 ans, la vie de ce jeune homme prend un tournant décisif lorsqu'il accepte l'invitation d'un groupe d'étrangers à escalader les falaises sous lesquelles il vivait. Ces roches, qui constituent le paysage caractéristique de Badami, anciennement capitale de l'empire Chalukya, sont devenues le théâtre de sa nouvelle vie. Après cette première découverte, Ravi est déterminé à continuer son apprentissage. Il trouve un mentor en la personne de Praveen Cm, un grimpeur indien qui, lors de ses visites à Badami, partage généreusement son savoir avec lui. Une rencontre qui marque le début d'un parcours exceptionnel pour Ravi, qui se découvre une passion et un talent certain pour ce sport. L'arrivée en 2017 de Luis Birkner, un grimpeur chilien, apporte une nouvelle dimension à son histoire. Inspiré par le potentiel des falaises de la région et touché par les jeunes de Badami, il rente au Chili et initie Climbing for a Reason, une organisation dont on a déjà eu l'occasion de vous parler dans le cadre de leur récente mission auprès d'un orphelinat en Tanzanie. Durant cette période Luis tente de réunir du matériel ainsi que des fonds, et Ravi en profite pour parfaire ses connaissances : assurage, noeuds, techniques, etc. Lorsque Luis Birkner peut à nouveau se rendre à Badami, en plus du matériel qu'il a pu obtenir, il s'affaire à partager aux habitants toutes les connaissances nécessaires au développement de l'escalade dans cette région. Une initiative qui permet à Ravi et à d'autres jeunes de s'engager pleinement dans la pratique de l'escalade. L'impact de l'escalade sur la vie de Ravi dépasse largement le cadre sportif. Devenu depuis un grimpeur chevronné, capable d'affronter des voies de niveau 8a+, il utilise ses compétences pour accompagner la transformation de sa communauté. Il enseigne bénévolement l'escalade à plus de mille enfants, et s'affirme comme un véritable moteur de changement social à Badami. Son engagement dépasse la simple transmission d'une compétence sportive ; cela devient une quête pour l'émancipation et l'amélioration des conditions de vie des habitants. À 24 ans, Ravi est aujourd'hui à la tête de Climbing Badami, un service touristique dédié à la pratique de l'escalade qui lui permet de partager sa passion et de vivre correctement. Actuellement, le grimpeur gagne 1 000 roupies par jour pour ses services d'escalade, ce qui équivaut à environ 11 euros. Il soutient économiquement sa famille et son frère, qui travaille maintenant à ses côtés. L'ouverture de nouvelles voies d'escalade, avec l'aide de figures locales de ce sport, continue à contribuer à l'essor touristique de Badami, et offre de nouvelles perspectives économiques à ses habitants. Son parcours, jalonné de rencontres déterminantes et d'initiatives solidaires, est un très beau témoignage de la capacité de l'escalade à fédérer et à inspirer.
- La Palestine admise comme nouveau membre de l'IFSC
Dans une avancée significative pour le sport et la diplomatie sportive, l'International Federation of Sport Climbing (IFSC) a officiellement voté en faveur de l'admission de la Palestine Social Sport Climbing Club Association (PCA) comme nouvelle fédération membre. Cette décision marque l'entrée de la Palestine dans l'arène internationale de l'escalade sportive, renforçant ainsi sa présence sur la scène sportive mondiale. La PCA devient la 26ème fédération membre de l'IFSC sur le continent asiatique, une étape majeure qui souligne l'expansion continue de l'escalade sportive dans la région. La fédération palestinienne est dirigée par une équipe passionnée, avec Hiba Shaheen à sa présidence, Tawfiq Alnejada en tant que vice-président, et Taher Sharaf occupant le poste de secrétaire général. Cette inclusion de la Palestine mais aussi celle des fédérations représentant la Bolivie, Guam et le Nigeria, seront officiellement ratifiées lors de la XXIe Assemblée Générale de l'IFSC, prévue à Santiago, au Chili, les 22 et 23 mars. L'admission de ces nouveaux membres reflète la vision globale de l'IFSC d'unir les nations à travers le sport de l'escalade, promouvant à la fois le développement athlétique et les échanges culturels. L'escalade sportive, qui a fait ses débuts olympiques à Tokyo en 2020, connaît une popularité croissante, attirant des athlètes et des fans du monde entier. L'intégration de la Palestine en tant que membre de l'IFSC ouvre la porte à des opportunités inédites pour les grimpeuses et grimpeurs palestiniens, leur permettant de participer à des compétitions internationales et d'échanger avec la communauté mondiale de l'escalade. Dans le contexte géopolitique actuel, la décision de l'IFSC est également symbolique d'un engagement plus large envers la diversité et l'inclusion dans le sport, en offrant une plateforme où tous les athlètes, quelle que soit leur origine, peuvent se rencontrer, concourir et partager leur passion pour l'escalade. Alors que la PCA se prépare à faire ses débuts sur la scène internationale, on attend avec impatience de voir les talents émergents que la Palestine a à offrir.
- Crampons Black Diamond Sabretooth
Dans le cadre de l'ICE Climbing Ecrins, nous avons eu l'occasion de tester les crampons Black Diamond Sabretooth, on vous partage notre avis ! Les crampons Sabretooth de Black Diamond se démarquent par leur solidité et leur efficacité, faisant preuve d'une excellente performance sur divers types de terrain glacé ou mixte. Ce modèle à 12 pointes, reconnu pour sa robustesse, assure une excellente accroche et stabilité, essentielles pour les ascensions en haute montagne ou les traversées sur glace. Pour l'escalade sur glace, s'ils ont le mérite d'apporter une très bonne stabilité, on peut regretter le manque de précision d'un crampon mono-pointe. On est sur un modèle plus lourd que ceux en aluminium mais l'acier inoxydable offre tout de même une légèreté appréciable. La talonnière est disponible en deux versions : « Clip » pour chaussure sans débord avant et « Pro » avec étrier. Dans les deux versions, la longueur du Sabretooth est facile à ajuster à votre pointure sans outils. Points clés : Solidité éprouvée : Les Sabretooth excellent dans la durabilité et la fiabilité sur tout type de glace. Stabilité : Efficaces pour établir une plateforme stable lors de la montée sur glace. Polyvalence : Adaptés à une large gamme d'activités, des cascades gelées aux pentes neigeuses. En somme, les crampons Sabretooth de Black Diamond sont un choix robuste et fiable pour les alpinistes. Néanmoins, pour les grimpeurs sur glace de niveau intermédiaire ou avancé, il peut se poser la question de se tourner vers un modèle mono-pointe pour faciliter des placements plus subtils. Prix : 180€ Disponibilité : Crampons Sabretooth - Black Diamond - Disponible sur le site de Snowleader. Pour plus de recommandations de produits, n'hésitez pas à jeter un oeil à notre Climbers' Shopping List en cliquant ici.
- "Riders on the Storm" domptée en libre, une conquête historique
Dans un exploit qui redéfinit les limites de l'escalade moderne, les aventuriers belges Nico Favresse, Siebe Vanhee, Sean Villanueva O’Driscoll, accompagnés de l'américain Drew Smith, ont réalisé la première ascension en libre de "Riders on the Storm". Cette voie emblématique, située sur la face Est de la tour centrale des Torres del Paine en Patagonie, représente l'un des big walls les plus exigeants et historiquement significatifs au monde. Du 24 janvier au 10 février 2024, sur une période intense de 18 jours, cette équipe internationale a surmonté des conditions extrêmes pour libérer une ligne de 1 300 mètres (7c+), jusqu'alors considérée comme l'ultime défi de la grimpe en grande voie. Un joyau de l'escalade "Riders on the Storm" est célèbre non seulement pour sa beauté et sa complexité technique mais aussi pour son histoire riche. Première ascension en 1991 par une équipe allemande de légende incluant Kurt Albert et Wolfgang Güllich, cette voie a depuis captivé l'imagination des grimpeurs du monde entier. À l'époque, malgré des sections libérées jusqu'à un niveau de 7c et d'autres en artificiel, le rêve d'une ascension entièrement en libre restait inachevé. Un parcours semé d'embûches Avant cette réussite historique, plusieurs équipes s'étaient attaquées à ce défi, y compris Nico Favresse et Sean Villanueva O’Driscoll dès 2006, sans toutefois parvenir à libérer l'intégralité de la voie. Des tentatives ultérieures par des grimpeuses de renom tels que Ines Papert et Mayan Smith-Gobat avaient également échoué, principalement à cause des redoutables conditions météorologiques. Cependant, chaque tentative a apporté son lot de progrès, en déchiffrant de nouvelles sections en libre et en envisageant des variantes permettant de contourner certains passages. 18 jours de détermination La réussite de Nico Favresse, Siebe Vanhee, Sean Villanueva O’Driscoll et Drew Smith est le fruit d'une résilience exceptionnelle et d'une synergie d'équipe sans faille. Affrontant vents, neige et températures glaciales, leur ascension en style capsule (sans retour à la base) et en libre par tous les membres de l'équipe est une première dans l'histoire de cette voie. L'itinéraire final, empruntant la variante découverte par Ines Papert et Mayan Smith-Gobat, a exigé d'eux non seulement une technique impeccable mais aussi une force mentale à toute épreuve. Cette performance, portée par une équipe internationale unie par une même quête d'excellence, marque un nouveau chapitre dans l'histoire de l'escalade. En ces temps où l'exploration semble appartenir au passé, l'ascension de "Riders on the Storm" en libre rappelle que l'aventure humaine est loin d'être terminée.
- Le Sommet des dieux disponible gratuitement sur France TV
En une offre exceptionnelle qui ravira les amateurs de cinéma d'animation et d'alpinisme, France Télévisions rend disponible gratuitement en streaming le film primé Le Sommet des dieux jusqu'au 24 février 2024. Ce chef-d'œuvre d'animation, initialement diffusé le 17 février à 21h01 sur la chaîne, emmène les spectateurs dans une aventure épique sur les pentes de l'Everest, mêlant mystère historique et quête personnelle. Le Sommet des Dieux, adaptation magistrale du manga éponyme de Jirô Taniguchi, lui-même inspiré par le roman de Baku Yumemakura, plonge au cœur de l'une des plus grandes énigmes de l'alpinisme. Le film suit Fukamachi, un journaliste japonais, dans sa quête pour découvrir la vérité derrière la disparition de George Mallory et Andrew Irvine en 1924, près du sommet de l'Everest. La clé de ce mystère réside dans un appareil photo Kodak Vest Pocket, possiblement le dernier témoin de leur exploit ou de leur fin. Récompensé d'un César en 2022 pour le meilleur film d'animation, Le Sommet des dieux est une réflexion profonde sur la passion, le dépassement de soi et la quête de sens. La réalisation de Patrick Imbert, saluée pour son ingéniosité, capture l'essence de l'alpinisme et de la quête humaine face à l'immensité de la nature. Disponible gratuitement sur le site de France TV jusqu'au 24 février, c'est une occasion unique de découvrir ou redécouvrir ce joyau du cinéma d'animation. Une ascension au cœur de l'Everest, sans quitter votre salon disponible sur ce lien.
- Save the date : Team Boulder Arena de retour en 2024
Après avoir conquis le cœur et les muscles de la communauté lors des deux premières éditions, Climbing District annonce le grand retour de son événement phare : le Team Boulder Arena le 16 novembre 2024. Une aventure sportive hors du commun, mêlant passion, adrénaline et compétition internationale. Team Boulder Arena 3 c'est, comme pour les précédentes éditions, l'opportunité de participer à la seule compétition internationale de bloc en circuit par KO, en équipes de deux. Un évènement qui s'adresse aussi bien aux athlètes professionnels qu'aux amateurs désireux de tester leurs limites. On a hâte de découvrir les noms de celles et ceux qui participeront à cette prochaine édition, sachant que la barre était déjà très haute pour l'édition précédente : Tomoa Narasaki & Sohta Amagasa, Mejdi Schalck & Paul Jenft, Tomoaki Takata & Kokoro Fujii, Kyra Condie& Sienna Kopf, Ross Fulkerson & Simon Lorenzi, Sara Copar & Katja Debevec, Hamish Mcarthur & Jack Macdougall, Flavy Cohaut & Maïlys Piazzalunga, Stasa Gejo & Chloé Caulier, Ilaria Scolaris & Käthe Atkins, Diego Fourbet & Francois Kaiser, Camilla Moroni & Agathe Calliet, Léo Avezou & Sam Avezou, Tristan D’Anterroches & Samuel Richard, Zélia Avezou & Fanny Gibert, Jules Nicouleau-Bourles & Alban Levier, Alistair Duval & Arsène Duval, Leo Chiba & Theo Ravanello, Coraline Ribeil & Zelie Gachet, Selma Mimoune & Clothilde Morin, Killian Chabrier & Arthur Le Bris, Pierre Shankland & Yannis Gautier, Nikolay Rusev & Hannes Van Duysen, Hugo Parmentier & Jules Marchaland… Un format éprouvé et apprécié Fidèle au format innovant qui a fait le succès des éditions précédentes, chaque équipe de deux devra faire face à un circuit par KO. Les règles sont simples mais exigeantes : valider un bloc en moins de 4 minutes pour pouvoir continuer la compétition. L'élimination guette à chaque instant, ajoutant une dose de pression et d'excitation. Les équipes parvenant à surmonter tous les obstacles se retrouveront dans une finale épique, où chaque mouvement est être déterminant. On est curieux de savoir si le format du bloc éliminatoire, largement discuté par les spectatrices et spectateurs l'an dernier, sera toujours présent à l'occasion du Team Boulder Arena 3 ! Plus qu'une compétition, une expérience Le Team Boulder Arena se veut être une compétition incontournable mais également une expérience globale. Pour celles et ceux qui cherchent à se perfectionner avant le grand jour, des séances de coaching seront proposées, permettant à chacun de se préparer au mieux. Et parce que l'esprit communautaire est au cœur de l'événement, on peut s'attendre à ce qu'une soirée de clôture vienne, cette année encore, enrichir cette journée. Pourquoi participer ? Rencontrez les meilleur(e)s grimpeuses et grimpeurs : Une chance unique de côtoyer les icônes de l'escalade. Testez-vous dans un format unique : Le circuit par KO offre une dimension stratégique et physique sans pareil. Le fait de le faire en duo est également un point intéressant sur lequel se tester. Vivez une expérience complète : Au-delà de la compétition, c'est une journée de passion, de partage, et de fête. Retrouvez toutes les dates clés dans notre agenda de la grimpe en cliquant ici.












