Orpierre : un grimpeur italien meurt après une chute de 20 mètres
- Pierre-Gaël Pasquiou

- il y a 3 heures
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Un grimpeur italien né en 1940 est mort samedi 25 avril après une chute d’environ 20 mètres sur la falaise du Château, à Orpierre, dans les Hautes-Alpes. Il évoluait en tête au sein d’un groupe non encadré. Une enquête a été ouverte pour déterminer la manœuvre à l’origine du drame.

L’accident s’est produit aux alentours de 11h30, samedi 25 avril, sur la falaise du Château, l’un des secteurs emblématiques surplombant le village d’Orpierre. Selon les informations du Dauphiné Libéré, confirmées par le parquet de Gap, la victime est un ressortissant italien né en 1940. Il aurait chuté de près de 20 mètres alors qu’il se trouvait « en position de tête ».
Les secours de la CRS Alpes de Briançon sont intervenus sur place avec deux secouristes et un médecin urgentiste, appuyés par la section aérienne de la gendarmerie. Grièvement blessé, le grimpeur a été hélitreuillé puis transporté vers l’hôpital de Gap, mais il est décédé durant le transfert.
L’enquête doit préciser la manœuvre en cause
Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte et confiée à la CRS Alpes. L’objectif, selon Marion Lozac’hmeur, procureure de la République de Gap, est de « déterminer précisément la manœuvre à l’origine de la chute ». À ce stade, aucune information n’a filtré sur la voie précise, les circonstances exactes de la chute ou une éventuelle défaillance dans la chaîne d’assurage.
La falaise du Château, orientée sud-est, est un site de couennes très fréquenté, comptant plus d’une centaine de longueurs. Située juste au-dessus du village, elle fait partie des secteurs les plus accessibles d’Orpierre, avec des voies dont la hauteur peut atteindre plusieurs dizaines de mètres. Comme sur tout site sportif en milieu naturel, l’équipement de la falaise ne remplace jamais la vigilance de la cordée, notamment lors des manœuvres de corde et d’assurage.
Un site suivi de près
Ce drame rappelle la fragilité de la pratique en milieu naturel, même sur les sites les plus aménagés. Orpierre est pourtant l’un des lieux d’escalade les plus structurés de France : la commune dispose d’une commission dédiée à l’entretien, à l’aménagement et au suivi des risques sur ses quelque 670 longueurs.
Sur son site officiel, la commission rappelle régulièrement que la sécurité repose aussi sur l’autonomie des grimpeur·se·s. Elle cite notamment plusieurs erreurs classiques observées en falaise : assureur distrait, manœuvres de relais approximatives, absence de nœud en bout de corde ou vigilance insuffisante au pied des voies.
Cet accident survient deux ans après le décès d’une adolescente de 16 ans sur le même site, en avril 2024. Le procès, clos en juillet 2025, avait mis en évidence une erreur humaine liée à l’utilisation d’une corde trop courte. Pour l’accident de ce samedi, les circonstances restent encore inconnues. Seules les investigations permettront de déterminer ce qui a provoqué la chute.













