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  • Nivéales-Comalp lance Les trophées de la montagne

    L'univers des sports de montagne a une nouvelle date clé à inscrire dans les agendas : Les trophées de la montagne . Cette initiative, émanant du groupe Nivéales-Comalp, plus connue sous le nom de ses huit publications dans le domaine outdoor, à savoir Grimper, Vertical, Montagnes Magazine, Snow Surf, Wider, Big Bike, Echappée Vélo, et Skieur Magazine. L'objectif des trophées de la montagne est clair et ambitieux : mettre en lumière et récompenser les performances exceptionnelles des athlètes français dans les sports de montagne . Cet événement, programmé pour le 7 mars 2024 à Grenoble, se veut être une étape significative dans la valorisation des talents nationaux, s'étendant de l'escalade à l'alpinisme, en passant par le ski de montagne. Doriane Mantez, la directrice générale de Nivéales-Comalp, insiste sur l'indépendance de cet événement. Si des partenaires influents tels que la Fédération française de la montagne et de l’escalade (FFME) et la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) ont déjà confirmé leur soutien , aucun sponsor commercial ne sera associé à l'événement. Ce choix stratégique vise à préserver l'intégrité et la légitimité des distinctions attribuées. Les trophées se déclineront en trois catégories principales : escalade, alpinisme et ski . Un prix du jury spécial viendra s'ajouter pour récompenser des réalisations exceptionnelles, parfois en dehors du cadre conventionnel. Pour incarner l'esprit de cette première édition, Catherine Destivelle , icône incontournable de l'escalade et figure de proue des éditions du Mont-Blanc, a été choisie comme marraine . Sa présence, gage de crédibilité et d'attrait, confère à l'événement une dimension supplémentaire. La cérémonie, prévue au sommet de la Bastille de Grenoble, promet d'être à la fois sobre et chaleureuse. Elle réunira des athlètes, des membres des fédérations, des journalistes et des partenaires institutionnels, créant un espace de rencontre et de partage privilégié . La diffusion de vidéos mettant en avant les réalisations des lauréats, ainsi qu'un cocktail dînatoire, viendront enrichir l'événement. La couverture médiatique, assurée par les magazines affiliés à Nivéales-Comalp et les canaux de communication des fédérations, devraient permettre de poser des bases solides à une tradition annuelle attendue et respectée dans l'univers des sports de montagne.

  • Frédéric Duhayer, trajectoires d'un artiste grimpeur

    Chez Vertige Media, nous avons à coeur de mettre en lumière les artistes pour qui l'escalade est une source d'inspiration inépuisable. Dans cet article, c'est Frédéric Duhayer et son univers créatif qui sont à l'honneur. Avant de devenir professeur des écoles à Millau, Frédéric a parcouru le monde en tant que photographe. C'est lors d'un reportage poignant sur les enfants au Népal que l'art de la peinture s'est imposé à lui comme un besoin essentiel de transcrire ses émotions et ses expériences, favorisant désormais l'encre pour sa simplicité et son adaptabilité à ses projets artistiques. Frédéric, installé à Millau – une ville encadrée par les splendides Gorges du Tarn et de la Jonte – nous partage sa chance de vivre si proche d'un terrain de jeu naturel exceptionnel. C'est dans ce contexte que l'escalade s'est présentée à lui, une révélation sportive et émotionnelle offerte par des amis. "Des copains m’ont fait essayer l’escalade il y a quelques années et je suis tombé accroc ! J’ai toujours fait beaucoup de sport mais l’escalade a été tout de suite une révélation.» Pour Frédéric, l'escalade est bien plus qu'une activité physique ; c'est un vecteur d'émotions brutes, une invitation constante à revenir à l'essentiel. Ces sentiments, il a d'abord tenté de les capturer à travers la photographie et la vidéo, avant de réaliser que la peinture lui offrait un canal d'expression plus adéquat pour ses émotions, pour représenter un mode de vie où la passion du sport se mêle à l'art. Son projet actuel consiste à immortaliser les figures emblématiques de l'escalade. Parmi eux, Seb Bouin et Julia Chanourdie, des personnalités qui, selon lui, incarnent parfaitement ce mode de vie. « Selon moi ce sont les mieux placés pour représenter ce mode de vie. Ils sont connus mondialement, ont fait le choix de vivre l’escalade à 100%, mais savent rester simples et humbles. » Son oeuvre représentant Seb Bouin, est exposée à la salle Altissimo de Montpellier Odysseum. À l'instar de Freed, que nous avions présenté l'été dernier, Frédéric trouve dans le réseau Altissimo un premier tremplin pour ses créations artistiques. Les toiles de Frédéric Duhayer sont imprégnées d'expériences personnelles et d'observations minutieuses, traduisent des instants de vie et des états d'âme qui trouvent écho tant chez les amateurs d'escalade que chez les personnes moins initiées à ce sport. Une nouvelle fenêtre ouverte sur un univers où l'escalade et l'art se rencontrent.

  • Les Cholitas sonnent l'alarme des conséquences du réchauffement climatique

    Perchée à près de 6 000 mètres, la chaîne des Andes en Bolivie se dresse majestueusement, mais ceux qui la connaissent le mieux alertent sur les effets dévastateurs du réchauffement climatique. Parmi eux, les Cholitas, vingt femmes indigènes Aymara, facilement identifiables par leurs "polleras", des jupes colorées et multicouches. Ces vêtements, autrefois imposés par les conquistadors espagnols, sont devenus des symboles de courage et d'adaptation. Il y a huit ans, les Cholitas, traditionnellement employées comme cuisinières et porteuses dans les expéditions internationales, se sont réinventées. Elles ont troqué ces rôles pour guider elles-mêmes les touristes à travers les glaciers qui, jadis, recouvraient avec splendeur ces montagnes. Cependant, le changement climatique a dramatiquement modifié ce paysage. Le son de l'eau qui coule a désormais remplacé le craquement de la glace sous les crampons. Dans ces contrées où la nature était autrefois connue et prévisible, les Cholitas observent aujourd'hui des territoires en profonde mutation. Au Huayna Potosí, un sommet proche d'El Alto, la neige a cédé sa place à la roche et à l'eau. Edson Ramírez, glaciologue éminent de l'Université Pierre et Marie Curie (La Sorbonne), confirme cette métamorphose. Selon lui, les glaciers boliviens ont perdu 40 % de leur épaisseur en trois décennies, un constat qui a des conséquences directes sur la vie locale. L'exemple de l'ancienne station de ski de Chacaltaya, autrefois prisée et aujourd'hui dépourvue de neige, est particulièrement frappant. Pour les Cholitas, ces changements ne sont pas qu'esthétiques ; ils menacent leur existence même. Leur activité de guide touristique, autrefois prospère, pâtit du recul des glaciers. Les chiffres sont éloquents : 30 sorties en 2022, seulement 16 jusqu'à début novembre cette année 2023, avec une baisse conséquente des revenus, de 50 $ à 30 $ par sortie. Confrontées à cette crise, ces femmes font preuve de résilience. Certaines se sont tournées vers l'artisanat, utilisant la laine d'alpaga des Andes pour créer couvertures et manteaux. Cette diversification n'est pas seulement économique ; elle reflète aussi leur détermination à préserver et valoriser un héritage culturel qu'elles espèrent ne pas devoir abandonner. Les Cholitas, longtemps marginalisées socialement, se retrouvent à nouveau en première ligne d'une bataille quotidienne pour leur survie. Elles incarnent la lutte d'une communauté contre les bouleversements environnementaux, illustrant une histoire de résilience, de survie et de préservation de leur indépendance.

  • Buildering London : La nouvelle avant-garde de l'escalade urbaine à Londres

    Dans le paysage urbain contrasté de Londres, où le coût de la vie surpasse celui de Paris d'environ 40% (source : Expatistan), le compte Instagram "Buildering London" émerge sur la scène de l'escalade urbaine, s'inscrivant dans la lignée de l'initiative "Paris is a Climbing Spot". Ce compte fondé par Bobby Gordon-Smith et Alexander Norden, deux grimpeurs londoniens, vise à promouvoir l'escalade urbaine comme alternative aux salles d'escalade coûteuses. Bien que Londres compte environ 20 salles d'escalade pour ses 9 millions d'habitants, Paris, avec une population d'un peu plus de 2 millions, ouvrira bientôt sa 30ème salle. Une disparité qui se reflète également dans les tarifs élevés des salles londoniennes, où les abonnements peuvent atteindre plus de 80€ par mois. Ce sont ces conditions qui ont incité Boby et Alexander à créer "Buildering London". Depuis novembre dernier, leur compte Instagram partage des vidéos courtes sur Instagram, capturant l'essence de cette discipline. Bobby et Alexander partagent le fruit de leur trouvailles sur une carte, invitant leur communauté à découvrir et partager de nouveaux spots. Le succès est fulgurant : près de 5 000 abonnés et des vidéos qui totalisent presque 4 millions de vues en quelques mois. Ce mouvement d'escalade urbaine, que l'on retrouve dans de nombreuses grandes villes comme Londres mais aussi Paris, Berne, etc. souligne une tendance croissante dans les grandes métropoles européennes. Face aux défis économiques et à la densité urbaine, ces initiatives montrent comment les grimpeuses et grimpeurs peuvent transforment les villes en terrains de jeu, offrant une nouvelle perspective sur l'escalade et la vie urbaine.

  • Les liaisons dangereuses de la FFME et la Fédération des chasseurs

    La récente démission de Yannick Vallençant du Conseil d'administration de la Fédération Française Montagne et Escalade (FFME) soulève une vague de questionnements et de débats au cœur de l’univers de la montagne et de l'escalade. Au centre de cette décision, une problématique majeure : l'affiliation controversée de la FFME avec l'Alliance des Sports et Loisirs de Nature (ASLN), une entité étroitement liée à la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC). Dans son courrier de démission, posée un an avant la fin de son mandat, Yannick Vallençant, Président du SIM-CFDT (l’un des syndicats les plus actifs dans l’univers des sports outdoor) et figure respectée dans le milieu, exprime un désaccord fondamental avec la FFME. Il dépeint un fossé idéologique entre les valeurs traditionnelles de l'alpinisme, représentées par des icônes comme Walter Bonatti ou Lionel Terray, et les orientations prises par la FFME en s'alliant indirectement à la FNC, incarnée par des personnalités comme Willy Schraen (président de la FNC). Cette alliance, selon lui, marque une déviation préoccupante de la FFME de ses racines et de ses engagements envers les pratiquants de la montagne. Il voit dans cette connexion une contradiction flagrante avec la mission de la FFME, censée promouvoir l'accès libre et respectueux aux espaces naturels. Ce partenariat est d’autant plus controversé que les récentes législations favorables à la chasse privée et les restrictions croissantes sur les terrains de randonnée et d'escalade alimentent un sentiment d'exclusion et de frustration au sein de la communauté des sports de nature. Une situation exacerbée par la révélation des liens commerciaux de Decathlon, sponsor de la FFME, avec la Russie*. Yannick Vallençant, activement engagé dans des actions humanitaires en Ukraine au travers de Guides Sans Frontières, explique qu'il se trouve face à un dilemme éthique renforçant son sentiment de décalage avec les orientations actuelles de la fédération. Cette démission n'est pas un simple fait divers dans le monde du sport, mais un signal d'alerte sur les tensions et les défis auxquels font face les fédérations sportives aujourd'hui. Elle met en exergue la difficulté de maintenir un équilibre entre les valeurs fondamentales d'un sport et les pressions externes, qu'elles soient commerciales ou politiques. Le départ de Yannick Vallençant pose la question de l'avenir de la FFME, de ses alliances et de ses valeurs. La réaction de la FFME face à cette démission sera déterminante pour sa capacité à se réaligner avec les attentes et les besoins de ses membres. Elle devra répondre à un impératif de réflexion profonde sur sa gouvernance et les principes qu'elle souhaite incarner. Dans un contexte où les pratiquants de sports de montagne sont de plus en plus conscients de l'impact de leurs activités sur l'environnement et la société, la FFME se trouve à un carrefour. Sa réponse à cette crise pourrait redéfinir son rôle et son image dans les années à venir, non seulement auprès de ses membres, mais aussi dans le paysage plus large des sports de nature et de l'environnement. *Edit du 22/12/2023 : Florian Kunckler - Directeur marketing et communication de la FFME - a contacté la rédaction de Vertige Media pour signifier que, malgré l'affirmation de Yannick Vallençant à ce sujet dans son courrier de démission, Decathlon n'est pas sponsor de la FFME. La liste de l'ensemble des partenaires de la FFME est disponible sur leur site.

  • La liste par pays des participants aux prochaines qualifications pour Paris 2024

    Alors que les Jeux Olympiques de Paris 2024 approchent à grands pas, le monde de l'escalade sportive se prépare pour les prochaines qualifications. À ce jour, 30 athlètes d'exception ont déjà obtenu leur ticket pour représenter cet été à Paris l'élite de ce sport exigeant. Des places décrochées lors de compétitions prestigieuses, telles que les Championnats du Monde de l'IFSC à Berne, les Jeux Panaméricains à Santiago, et lors de divers tournois qualificatifs à Laval, Rome, Jakarta, Melbourne, et Pretoria. L'histoire ne s'arrête pas encore là pour les autre puisque 38 places supplémentaires sont encore en jeu. Les qualifications restantes se dérouleront à Shanghaï du 16 au 19 mai 2024, puis à Budapest du 20 au 23 juin, où les grimpeurs auront une dernière chance de se qualifier pour les épreuves combinées de Bloc/Difficulté et de Vitesse. Côté France, ce sont 14 athlètes qui viendront tenter leur chance. Les règles de sélection sont claires : les athlètes des pays ayant déjà atteint le quota maximal par pays sont automatiquement écartés des prochaines qualifications. Cela inclut certains compétiteurs du Japon pour le combiné Bloc/Difficulté et des États-Unis pour les hommes en combiné et les femmes en vitesse. De plus, les athlètes déjà qualifiés pour les JO ne pourront participer à ces séances de qualification. Lorsque les qualifications seront achevées, un total de 60 athlètes aura été sélectionné pour les Jeux. Les dernières places seront déterminées par les quotas du pays hôte, la France, et d'universalité, assurant une représentation diverse et mondiale. La liste complète par discipline et par pays des athlètes qui, sous réserve de la confirmation des fédérations de chaque pays, participeront aux qualifications à venir : Vitesse (Femmes) : France : Capucine VIGLIONE, Lison GAUTRON, Manon LEBON, Victoire ANDRIER Pologne : Natalia KALUCKA, Aleksandra KALUCKA, Patrycja CHUDZIAK, Anna BROZEK Japon : Ai TAKEUCHI, Fumika KAWAKAMI, Karin HAYASHI, Natsumi HAYASHI Chine : Di NIU, Shaoqin ZHANG, Yafei ZHOU, Shengyan WANG Corée du Sud : Jimin JEONG, Heeju NOH, Hanareum SUNG Indonésie : Rajiah SALLSABILLAH, Nurul IQAMAH, Narda Mutia AMANDA Espagne : Leslie Adriana ROMERO PÉREZ, Carla MARTÍNEZ VIDAL Afrique du Sud : Tegwen OATES Australie : Grace CROWLEY Iran : Mahya DARABIAN Kazakhstan : Tamara ULZHABAYEVA Allemagne : Franziska RITTER Équateur : Andrea ROJAS Italie : Beatrice COLLI, Giulia RANDI Vitesse (Hommes) : Indonésie : Veddriq LEONARDO, Kiromal KATIBIN, Aspar ASPAR, Raharjati NURSAMSA Chine : Peng WU, Xinshang WANG, Liang ZHANG, Jianguo LONG États-Unis : John BROSLER, Noah BRATSCHI, Zach HAMMER Allemagne : Leander CARMANNS, Sebastian LUCKE Équateur : Carlos GRANJA, Isaac ESTEVEZ Ukraine : Yaroslav TKACH, Hryhorii ILCHYSHYN Espagne : Alessandro BOULOS, Erik NOYA CARDONA Italie : Ludovico FOSSALI, Gian Luca ZODDA Corée du Sud : Euncheol SHIN, Yongjun JUNG Japon : Jun YASUKAWA, Ryo OMASA Kazakhstan : Rishat KHAIBULLIN, Amir MAIMURATOV France : Pierre REBREYEND, Guillaume MORO Australie : Hayden BARTON Combiné Bloc/Difficulté (Femmes) : France : Hélène JANICOT, Fanny GIBERT, Zélia AVEZOU, Manon HILY États-Unis : Brooke RABOUTOU, Anastasia SANDERS, Kylie CULLEN, Kyra CONDIE Japon : Miho NONAKA, Futaba ITO, Nonoha KUME, Ryu NAKAGAWA Slovénie : Vita LUKAN, Mia KRAMPL, Sara COPAR, Lucka RAKOVEC Allemagne : Hannah MEUL, Sandra HOPFENSITZ, Roxana WIENAND, Lucia DÖRFFEL Corée du Sud : Chaehyun SEO, Jain KIM, Yejoo SEO, Sol SA Italie : Laura ROGORA, Giorgia TESIO, Camilla MORONI Royaume-Uni : Molly THOMPSON-SMITH, Erin MCNIECE République Tchèque : Michaela SMETANOVA, Alannah YIP Israël : Ayala KEREM, Noa SHIRAN Islande : Svana BJARNASON Slovaquie : Martina BURŠÍKOVÁ Australie : Maya STASIUK Bulgarie : Aleksandra TOTKOVA Autriche : Franziska STERRER Iran : Elnaz REKABI Suisse : Petra KLINGLER Pays-Bas : Lynn VAN DER MEER République Tchèque : Eliska ADAMOVSKA Ukraine : Ievgeniia KAZBEKOVA Chine : Luo ZHILU Serbie : Stasa GEJO Combiné Bloc/Difficulté (Hommes) : France : Mejdi SCHALCK, Sam AVEZOU, Paul JENFT, Mickael MAWEM Slovénie : Luka POTOCAR, Anze PEHARC, Martin BERGANT, Zan LOVENJAK SUDAR Italie : Stefano GHISOLFI, Filip SCHENK, Marcello BOMBARDI, Giorgio TOMATIS Israël : Nimrod MARCUS, Yuval SHEMLA, Geva LEVIN, Alex KHAZANOV Royaume-Uni : Maximilian MILNE, Jack MACDOUGALL, James POPE Autriche : Nicolai UZNIK, Jan-Luca POSCH, Stefan SCHERZ Allemagne : Alexander MEGOS, Yannick FLOHÉ, Yannick NAGEL Corée du Sud : Dohyun LEE, Jongwon CHON, Yunchan SONG République Tchèque : Adam ONDRA, Martin STRANIK Indonésie : Ravianto RAMADHAN, Raviandi RAMADHAN Canada : Sean MCCOLL, Oscar BAUDRAND Suisse : Sascha LEHMANN, Jonas UTELLI Hongrie : Nimród Sebestyén TUSNÁDY Australie : Dylan PARKS Afrique du Sud : Christopher COSSER Bulgarie : Nikolay RUSEV Lettonie : Edvards GRUZITIS Suède : Hannes PUMAN Avec 38 places encore à pourvoir lors des prochaines qualifications, ces deux dernières étapes avant les JO de Paris promettent d'être passionnantes.

  • Qui sont les 14 athlètes français encore en lice pour les JO 2024 ?

    Deux athlètes français ont déjà sécurisé leurs places pour Paris 2024 lors des qualifications européennes : Oriane Bertone pour le combiné Bloc/Difficulté lors des qualifications organisées à Laval, et Bassa Mawem pour la Vitesse lors des qualifications organisées à Rome. Ils sont encore quatorze à espérer pouvoir décrocher leur précieux sésame. Au total, ce sont 30 athlètes qui ont été sélectionnés pour les épreuves d'escalade sportive aux Jeux Olympiques. Ces places ont été attribuées à l'occasion des Championnats du Monde de l'IFSC à Berne (Suisse), des Jeux Panaméricains à Santiago (Chili), et lors des tournois de qualifications organisés à Laval (France), Rome (Italie), Jakarta (Indonésie), Melbourne (Australie) et Pretoria (Afrique du Sud). Il reste donc encore 38 places à prendre sur un nombre de dates nettement plus resserré. En effet, deux séries de qualifications olympiques sont encore prévues : la première à Shanghai (Chine) du 16 au 19 mai 2024 et la seconde un mois plus tard, du 20 au 23 juin, à Budapest (Hongrie). Pour chacune de ces qualifications, un total de 10 places seront à prendre pour les épreuves de combiné Bloc/Difficulté et 5 pour la Vitesse. Les athlètes des pays ayant déjà rempli le nombre maximum de quotas par pays ne sont pas éligibles, c'est notamment le cas du Japon pour le quota hommes en combiné Bloc/Difficulté et des États-Unis pour le quota hommes en combiné et le quota femmes en vitesse. Et bien entendu, les athlètes déjà qualifiés pour les JO de Paris 2024 ne sont pas non plus éligibles. Ce qui nous amènera à un total de 60 athlètes sélectionnés d'ici le 23 juin 2024. Les 8 places restantes seront attribuées via le quota du pays hôte et d'universalité. En effet, la France est assurée d'avoir une place par discipline et par genre via ce quota, et le quota d'universalité a pour objectif de garantir la présence d'athlètes des pays sous-représentés à la fin des processus de qualification. Voici la liste publiée sur le site de l'IFSC des athlètes français qui devraient participer aux prochaines qualifications pour chaque discipline : Vitesse (Femmes) : Capucine VIGLIONE Victoire ANDRIER Manon LEBON Lison GAUTRON Vitesse (Hommes) : Pierre REBREYEND Guillaume MORO Combiné Bloc/Difficulté (Femmes) : Hélène JANICOT Manon HILY Fanny GIBERT Zélia AVEZOU Combiné Bloc/Difficulté (Hommes) : Mejdi SCHALCK Sam AVEZOU Paul JENFT Mickael MAWEM

  • L'escalade de vitesse, nouvelle vedette des Jeux Mondiaux de Chengdu 2025

    Dans un revirement surprenant, l'International Federation of Sport Climbing (IFSC) a annoncé que l'escalade de vitesse sera la discipline phare des prochains Jeux Mondiaux, qui se tiendront à Chengdu, Chine, en 2025. Cette décision marque un changement significatif dans le programme sportif habituel de l'escalade, mettant de côté les épreuves de difficulté et de bloc au profit de nouvelles épreuves innovantes. Enfin pas si innovante que ça quand même, si on se base sur les dires de Miguel, animateur de la chaîne YouTube Kayoo. Le Rock Master Festival, célèbre compétition organisée à Arco, en Italie, est justement connue pour son format de duel d'escalade de vitesse depuis environ quinze ans. Cette épreuve particulière combine les éléments de l'escalade de difficulté avec ceux de la vitesse, les voies conçues pour ces duels s'apparentent davantage à de l'escalade de difficulté qu'à des parcours de vitesse classiques. Quoi qu'il en soit, l'IFSC a en effet révélé que, pour la première fois depuis 2007, ni le bloc ni la difficulté ne feront partie du programme. À la place, la vitesse dominera la scène avec l'introduction de deux nouvelles épreuves : l'épreuve de vitesse sur 4 voies et l'épreuve de relais de vitesse. Le relais de vitesse, déjà expérimenté aux Jeux Asiatiques de cette année, se joue par équipes de trois. Chaque équipe est assignée à deux voies, permettant un enchaînement rapide dès qu'un grimpeur termine son parcours, le suivant s'élance immédiatement. L'équipe qui termine en premier l'ensemble de ses runs remporte la compétition. Cette épreuve, qui mélange vitesse et coordination d'équipe, promet d'ajouter un aspect spectaculaire et dynamique à la compétition. Concernant l'épreuve de vitesse sur 4 voies, les détails restent encore flous. L'IFSC a indiqué que les règles spécifiques seront publiées plus tard dans l'année, de quoi titiller notre curiosité. Ces changements reflètent une évolution dans la perception de l'escalade sportive, mettant en lumière l'épreuve de vitesse sous les feux des projecteurs. L'introduction de ces nouvelles épreuves peut être liée à différents facteurs : une tentative de rendre ce sport plus accessible et attrayant pour un public plus large, une recherche de cohérence vis à vis de la présence d'une épreuve dédiée à la vitesse lors des prochains JO de Paris 2024, l'horizon potentiel d'une épreuve supplémentaire d'escalade aux JO suivants... Les raisons potentielles ne manquent pas. Les Jeux Mondiaux de 2025 à Chengdu promettent donc d'être un événement qui marque un tournant important pour l'avenir de l'escalade sportive. Pour les athlètes, ces changements représentent de nouveaux défis et la nécessité de s'adapter à des formats de compétition inédits. Pour les spectateurs, c'est la promesse de découvrir l'escalade sous un jour nouveau et captivant.

  • JO 2024 : Les 30 athlètes sélectionnés pour l’escalade sportive

    À ce jour, déjà 30 athlètes ont assuré leur participation aux Jeux Olympiques de Paris 2024, mais il n'est pas toujours facile de savoir qui, comment et où chacun a décroché sa qualification olympique. Il n'est pas non plus forcément évident de trouver quand et où les athlètes suivants pourront tenter leur chance. On fait le point pour y voir plus clair ! Comme vous le savez, durant l'été 2024, nous aurons le privilège de pouvoir soutenir notre sport favori aux Jeux Olympiques de Paris. Rappelons que pour cette seconde édition de l'escalade aux JO, il n'y aura plus une seule et unique épreuve mais deux compétitions séparées : le combiné Bloc/Difficulté, et l'escalade de vitesse. Ce qui fait qu'au lieu d'avoir 40 compétiteurs en lice, il faudra compter sur 68 athlètes. 40 pour l'épreuve combinée Bloc/Difficulté, et 28 pour l'épreuve de vitesse, autant de femmes que d'hommes pour chacune. 10 athlètes ont obtenu leur ticket olympique à l’occasion des Championnats du Monde 2023 organisés cet été à Berne par l’IFSC : Janja Garnbret (Slovénie - Bloc/Difficulté) Jessica Pilz (Autriche - Bloc/Difficulté) Ai Mori (Japon - Bloc/Difficulté) Jakob Schubert (Autriche - Bloc/Difficulté) Colin Duffy (USA - Bloc/Difficulté) Tomoa Narasaki (Japon - Bloc/Difficulté) Desak Made Rita Kusuma Dewi (Indonésie - Vitesse) Matteo Zurloni (Italie - Vitesse) Emma Hunt (USA - Vitesse) Jinbao Long (Chine - Vitesse) 4 aux Jeux Panaméricains au Chili : Jesse Grupper (USA - Bloc/Difficulté) Natalia Grossman (USA - Bloc/Difficulté) Samuel Watson (USA - Vitesse) Piper Kelly (USA - Vitesse) 4 à la Qualification Européenne en France : Oriane Bertone (France - Bloc/Difficulté) Toby Roberts (UK - Bloc/Difficulté) Aleksandra Miroslaw (Pologne - Vitesse) Bassa Mawem (France - Vitesse) 4 à la Qualification Asiatique en Indonésie : Yuetong Zhang (Chine - Bloc/Difficulté) Sorato Anraku (Japon - Bloc/Difficulté) Rahmad Adi Mulyono (Indonésie - Vitesse) Lijuan Deng (Chine - Vitesse) 4 à la Qualification Océanique en Australie : Oceania Mackenzie (Nouvelle Zélande - Bloc / Difficulté) Campbell Harrison (Australie - Bloc/Difficulté) Sarah Tetzlaff (Australie - Vitesse) Julian David (Nouvelle Zélande - Vitesse) 4 à la Qualification Afrique en Afrique du Sud : Lauren Mukheibir (Afrique du Sud - Bloc/Difficulté) Mel Janse van Rensburg (Afrique du Sud - Bloc/Difficulté) Joshua Bruyns (Afrique du Sud - Vitesse) Aniya Holder (Afrique du Sud - Vitesse) Et pour les autres ? Quelques mois avant les Jeux Olympiques, 30 athlètes auront l'opportunité de se qualifier pour les JO lors des épreuves de qualification organisées par l'IFSC. Ces qualifications se dérouleront à Shanghaï du 16 au 19 mai, puis à Budapest du 20 au 23 juin, offrant une dernière chance aux compétiteurs de gagner leur précieux sésame pour Paris. Rappel de l’agenda des JO de Paris 2024 : Lundi 5 août - de 10h à 14h : Pour les hommes : Demi-finale de Bloc Pour les femmes : Qualification de Vitesse Mardi 6 août - de 10h à 14h : Pour les femmes : Demi-finale de Bloc Pour les hommes : Qualification de Vitesse Mercredi 7 août - de 10h à 13h15 : Pour les hommes : Demi-finale de Difficulté Pour les femmes : Finales de Vitesse Jeudi 8 août - de 10h à 13h15 : Pour les femmes : Demi-finale de Difficulté Pour les hommes : Finales de Vitesse Vendredi 9 août - de 10h15 à 13h20 Pour les hommes : Finales de Bloc et Difficulté Samedi 10 août - de 10h15 à 13h20 Pour les femmes : Finales Bloc et Difficulté

  • L’escalade, un moyen de survivre au burnout ?

    Grimper pour sa santé mentale. Ça parait absurde, dit comme ça, pourtant la pratique de l’escalade peut s’avérer salutaire, tant pour notre santé physique que mentale. Qu’elle fasse office de soupape pour évacuer le stress ou pour vous épauler dans votre parcours thérapeutique face au burnout*, voici quelques raisons de vous y mettre, que ce soit de manière préventive ou curative. 1 - Apologie de la lenteur Une session de grimpe vous prendra en moyenne deux bonnes heures. Pendant 120 minutes, laissez votre téléphone au vestiaire, et déconnectez. Vos mains ne sont pas sur un clavier, vos yeux ne sont pas sur un écran, et vous êtes trop concentré·es sur ces instruments de torture qui vous détruisent les pieds (qui a appelé ça des “chaussons” ?) pour penser à vos soucis. Sur le mur, on prend le temps. Si vous êtes en arrêt de travail, profitez-en pour découvrir le bonheur ultime d’être dans une salle d’escalade déserte en pleine journée, pour faire les choses à votre rythme, sans personne pour vous regarder, ni personne à qui se comparer. 2 - “Forcer à quitter” L’escalade est une sorte de puzzle vertical, qui se résout avec le corps. Face à votre casse-tête, si vous n’êtes pas concentré·e, c’est la chute assurée. Alors quand notre cerveau ne s’arrête plus et surchauffe en permanence, entraînant migraines, fatigue chronique, troubles du sommeil… L’escalade permet de forcer le cerveau à s’arrêter le temps d’une session . Un peu comme si vous forciez à quitter une application buggée qui pompe toute la bande passante de votre ordinateur. Si seulement le ⌘+alt+escape / Ctrl+Maj+Echap pouvait marcher dans la vraie vie… 3 - Prendre un peu de hauteur (littéralement et métaphoriquement) Lorsque le corps est soumis à un stress permanent et quotidien, nous passons en mode survie, et perdons parfois le sens des priorités. Bien que vous soyez globalement en sécurité en salle, l’escalade reste un sport à risque, et votre cerveau en percevra plus ou moins les impacts. L’adrénaline sécrétée par la peur lorsqu’on se retrouve à plus de 10 mètres au-dessus du sol vous aidera peut-être à remettre un peu d’ordre dans vos priorités . Tenir littéralement la vie de votre binôme entre vos mains quand vous l’assurez vous aidera peut-être à re-calibrer ce que vous considérez comme une situation de vie ou de mort. Ce dossier “urgent” vaut-il vraiment la peine de bousiller votre santé, vos amitiés, votre sommeil ? Est-il vraiment “vital” de faire toutes ces heures supplémentaires ? 4 - Head, shoulders, knees and toes (knees and toes) Comme dans beaucoup de sports, l’escalade sera votre plus grande dealeuse d’endorphines. Ces hormones - dites “du bonheur” - ont une action anxiolytique, antalgique et relaxante. Mais au delà de la simple activité physique, vous allez travailler : les doigts / poignets / coudes, mis à rude épreuve lorsque l’on passe sa journée sur un clavier le haut du dos, en souffrance lorsque vous enchaînez les journées assis·e, face à votre bureau votre “core” (les abdos quoi). Au-delà de l’esthétique, cela risque fort d’améliorer votre posture, et votre transit vos yeux. Vérifier que votre binôme a bien clippé sa dégaine 13 mètres au-dessus du sol, ça va vous changer de fixer votre écran à 30 cm de votre visage et évidemment, votre musculature globale ! En revanche, il y a de fortes chances pour que vous vous retrouviez avec des bleus surprises partout sur le corps. Bon, on ne peut pas tout avoir ! 5 - Et la tête, alouette ? Donc, la grimpe c’est physique, mais ce n’est pas qu’un truc de bourrin. Pour atteindre les sommets, il vous faudra jongler entre votre peur, les manipulations de cordes, et un casse-tête bien particulier, que l’on appelle : la lecture de voie . Départ main gauche, pied droit sur le graton, changement de pied, repos pour clipper… Cette chorégraphie a le mérite de réquisitionner toute votre concentration, mais également de vous apporter une rétribution quasi-instantanée. C’est raté ? On recommence. Ça passe ? Génial, passons au mouv’ suivant. Et le mieux dans tout ça ? Pas de chef·fe, pas de note, pas de délai à tenir . Ça se passe entre vous et le caillou (ou la résine). C’est une succession de challenges que VOUS choisissez, et qui vous redonneront peut-être un peu de fierté et de confiance en vous. 6 - Le droit d’être mauvais·e Un truc génial à l’escalade, c’est qu’ on a le droit d’être nul·le . On a le droit de venir pour enchainer toutes les jaunes de la salle de bloc. On a le droit de faire 3 voies et décider que c’est suffisant. On a le droit d’arrêter juste avant la prise de fin (c’est ma spécialité), de dire “c’est pour les grands”, “c’est mal ouvert”, “la prise bouge”, et autres expressions de votre mauvaise foi. Et vous aurez beau grimper dans le 5a depuis 3 ans, vous rendrez toujours votre binôme heureux·se avec ces trois mots : “viens, je t’assure”. On s’en fout que vous soyez mauvais·e, médiocre, nul·le, pas en forme. La pression de la performance, vous l’avez déjà au boulot, dans vos études, pas besoin de vous la mettre sur le mur . 7 - Bienvenue à Grimpeland Quand on passe la majorité de son temps au boulot et que le boulot nous rend malade, ou qu’au contraire on se sent isolé·e, rencontrer de nouvelles personnes peut être salutaire. Pas besoin de devenir BFF, mais le temps d’une ou plusieurs sessions, l’escalade tissera des liens forts dans votre cordée . En salle, vous croiserez en pleine journée des freelances, des chercheurs/chercheuses, des chômeurs/chômeuses, parfois quelques étudiant·es et des retraité·es… Beaucoup de profs pendant les vacances scolaires, et un peu tout le monde de manière indifférenciée le soir et le weekend. En bref, autant de gens que de parcours différents, que vous n’auriez probablement jamais rencontrés autrement. Suivant les salles et les pratiques (bloc ou voie) les ambiances peuvent être différentes. Il existe des groupes WhatsApp, Telegram, Facebook pour trouver des binômes de grimpe. Et sur place, n’hésitez pas à vous donner rdv pour la prochaine session. 8 - Seul·e on va plus vite, ensemble on va plus haut Inclusive, l’escalade ? Et bien oui, contre toute attente. Peu importe votre genre, votre âge, votre couleur de peau et même votre nombre de jambes, vous pouvez grimper ensemble . Évitez une trop grande différence de poids assureur / grimpeur, et veillez bien à être en sécurité côté manips de cordes. À part ça… Un débutant d’1m60 peut grimper sans problème avec une initiée d’1m80. C’est ça la beauté de la grimpe, on n’est pas tous·tes à égalité, mais on est tous·tes sur le même caillou. 9 - Safe space Alors, oui, c’est super de faire des rencontres, et de grimper en mixité, mais on vous voit venir ! La grimpe c’est sérieux, on n’est pas là pour faire son shopping dating. Une erreur d’inattention peut coûter cher, on reste donc concentré·es. La plupart des salles d’escalade exigent une “tenue correcte” (allez hop, on remet son t-shirt ), et la très grande majorité des grimpeurs et grimpeuses adoptent une attitude très bienveillante au pied des voies : on vérifie que les autres ne se blessent pas, on s’entraide, on se conseille . C’est également une pratique historiquement plutôt de gauche , ne vous étonnez donc pas si vous rencontrez des antiracistes, écolos, queers, féministes, plus ou moins militant·es, dans tous les cas à cheval sur la tolérance et le partage. 10 - L’escalade, c’est la vie On ne vous promet pas un parc d’attraction, mais l’escalade vous apportera son lot de rollercoasters émotionnels. Entre la gestion de la peur, l’envie de se surpasser, les courbatures qui vous rappellent que vous êtes sorti·es de votre lit aujourd’hui, les rencontres qui vous sortent la tête de votre quotidien, la satisfaction de réussir, la frustration d’échouer, la fierté de persévérer, la grimpe ne sera jamais monotone. En plus de vous reconnecter avec vos émotions parfois complètement éteintes par le stress ou la dépression, elle vous reconnecte avec votre corps . Vous qui aviez peut-être l’impression qu’il vous lâchait dernièrement, avec tous ces problèmes de santé en cascade, finalement il ne tient pas si mal le coup quand vous le mettez dans un dévers ! Voilà, on espère que cet article vous aura convaincu·e de passer la porte d’un cours d’initiation, ou de relancer ce·tte pote qui vous propose systématiquement de l’accompagner . Bloc, vitesse, voie, falaise, grande-voie, alpi… les possibilités sont infinies, il y a forcément une pratique pour vous ! Et s’il y a bien quelque chose que les grimpeurs et grimpeuses adorent faire, c’est partager leur passion. En attendant de vous croiser en bas des voies, on vous souhaite de prendre soin de vous (et d’investir dans une paire de chaussons confortables pour démarrer - ça va, nos orteils ne sont pas venus ici pour souffrir, ok ?). *Le burnout, ou syndrome d’épuisement professionnel en français, se traduit par un épuisement physique, émotionnel et mental, qui peut évoluer vers la dépression ou l’anxiété. S’il n’est pas considéré comme une maladie, la souffrance psychique causée ou aggravée par le travail est malheureusement extrêmement fréquente. N’hésitez pas à consulter : médecine du travail, psychologues du travail, psychothérapeutes, psychiatres, médecins généralistes… Article rédigé par Héloïse Niord-Méry.

  • Claudio Barbier, ni fleurs ni couronnes

    «Il divino Claudio », « I Maestro», « L'albatros », « L'aigle des Dolomites », « Le virtuose »... Et si, comme pour les écrivains, certains grimpeurs devenaient subitement géniaux au moment du trépas . On n'a jamais craché sur une tombe ! Claudio Barbier n'échapperait pas à cette lacrymale coutume de la dithyrambe post-mortem ? Mais si lui plus qu'un autre méritait les éloges ? Insatiable de défis et assoiffé de discrétion, aspirant plus à l'excellence qu'à la reconnaissance, Barbier fut longtemps perçu comme un « grimpeur maudit » . Nul doute qu'il se serait flatté de cette allusion baudelairienne, « Les Fleurs du Mal » accaparant son chevet. Car la poésie, Barbier l'a aimée comme les rochers. D'un même appétit, il a collectionné lectures et escalades : plus de 900 voies à son actif dans les Dolomites et 1 000 livres sur les rayonnages de sa bibliothèque. Mais son goût des bonnes lettres n'a empêché ni l'abandon de ses études de philologie romane, ni son renvoi d'un collège de bénédictins, flamands plus spartiates que roses. Plus que indiscipline adolescente, trop rituellement invoquée, la raison à ses écarts scolaires tient en un mot : l'escalade. Dès ses débuts en 1955 dans les Dolomites avec le guide Lino Lacedelli (1), Claude fut happé par la majesté du massif, étourdissant théâtre minéral. Barbier y ouvrira une cinquantaine de voies (dont une dizaine en solitaire), marquant d'une pierre blanche l'histoire de ces tours ocre . Encore aujourd'hui, on célèbre son exploit du 24 août 1961 : sur la face nord des Tre Cime di Lavaredo, il gravit en une journée les voies Cassin, Comici, Preuss, Dülfer et Innerkofler, soit 1 750 mètres d'escalade de haut niveau en 13 heures, dont 8 h 40 d'escalade effective ! Messner qui s'y est essayé aurait conclu, dépité après son abandon : « Barbier est fou ! ». Pourtant Claude - devenu Claudio - ne s'est pas vanté de cet enchaînement car l'ouverture, l'escalade libre et solitaire avaient plus de valeur à ses yeux. Comme l'illustre cette réponse à un journaliste : « cette notion de compétition et de record, chère au grand public, est étrangère aux joies profondes de l'alpinisme et au contact individuel et souvent solitaire de l'homme et de la montagne ». Pourtant, les premières années, le talent de Claudio fut moins éclatant que sa passion. Gauche et lourdaud, il s'est d'abord fait remarquer par son nombre de chutes (2) et ses cris d'angoisse à l'instant précédant le dévissage . Sa soif d'escalade l'incita à résoudre ces faiblesses, notamment par le travail de voies, pratique peu commune à cette époque . Sa force digitale, l'excellence de son gratonnage seront finalement remarquées par ses pairs. Il a compris qu'une pose de pied assurée constituait sa meilleure assurance, notamment au cours de ses nombreux solos. Pas plus que lui, il ne fallait faire tomber ni matériel, ni pierres. Il pouvait se séparer d'un camarade si celui-ci avait le malheur de lacher un piton ! La chute incarnait l'ennemi, et pour la bannir plus encore, Barbier ne portait ni casque ni harnais et se contentait d'un encordement à la taille ou sur une ceinture de cuir, plus maso que sado... Souvent vêtu d'un pantalon kaki et d'une chemise à carreaux, Barbier prenait un malin plaisir à allumer une cigarette, de la marque Everest, dans le passage clé d'une voie , là où d'autres hurlaient pour un piton supplémentaire ! Être son compagnon de cordée réclamait au moins deux dispositions : pouvoir suivre un rythme boulimique (à Freyr, au minimum 1 500 mètres d'escalade par jour sans jamais faire la même voie ni de rappel !) et supporter un humour aussi grinçant que son humeur vacillante. En témoignent l'éclectisme de ses intérêts et aversions : ne manquant pas un concert en Belgique de Johnny (3) ou le Grand prix de Francorchamps, mais fuyant les bivouacs comme les jours de neige . S'amusant des contrepèteries mais rechignant à démêler les cordes. Doté d'une telle personnalité, on ne s'étonnera pas de savoir que Barbier était inapte au travail. Son unique expérience en ce domaine s'est limitée à une semaine passée dans « un bureau aux murs peints en vert » (4). Se tenant à ce déni de professionnalisation, il refusa toutes propositions d'aide financière comme cette entreprise autrichienne qui lui offrait un alléchant poste de conseiller technique ou cette marque de bière qui l'avait courtisé pour tourner une publicité à Freyr (5). Plus féal à ses principes qu'à la monarchie Belge, il rembarra également le roi Léopold III qui voulait l'embaucher comme guide (6) ! Bourgeois accommodants, les parents de Barbier lui avaient offert d'habiter un étage de leur maison et lui versaient une rente aussi modeste que ses besoins. Ce mécénat familial permit au grimpeur Bruxellois de s'épanouir sans autre pression que celle de la Jupiler, traditionnellement dégustée au « Chamonix », incontournable rendez-vous des grimpeurs de la Meuse. Trêve d'anecdotes et revenons à l'autre versant de Barbier : le libre. Assurément inspiré par l'éthique des grimpeurs de l'Elbsandstein, l'homme du plat pays allait devenir un des précurseurs de l'escalade libre en Europe occidentale . Plutôt que de dépitonner les voies de façon systématique (comme cela a notamment été fait en France), il a proposé de peindre en jaune tous les pitons dont on ne se servait pas comme d'une prise mais comme d'une simple protection . Certes, Barbier n'a peint que peu de pitons mais cette proposition a connu un vrai succès au point de parler de « jaunir » quand on parvenait en haut d'une voie en libre, sans avoir utilisé un piton comme prise de main de pied, ni utilisé la corde - ou un coinceur - pour modifier la difficulté d'un passage. Tout s'arrêta le 27 mai 1977. Au rocher du Paradou, Barbier se retirait du paradis des rochers. Il avait toujours fui la chute, elle l'a emmené dans la tombe. L'hommage fut sommaire. Le Club Alpin Belge fit faire une plaque commémorative; elle restera dans les placards. Quant à celle de la chapelle du refuge Vazzoler, dans les Dolomites, elle fut retirée pour cause d'obscures polémiques agitant le Club Alpin Italien. La photo de Barbier a disparu du refuge des Tre Cime. Cruelle évanescence des traces. Et le destin de se conformer à la dernière phrase du fairepart de décès de Claudio Barbier : « Ni fleurs ni couronnes ». Merci à Didier Demeter de www.claudiobarbier.be . (1) L'italien Lino Lacedelli fut le premier ascensionniste du K2 avec Achille Compagnoni, le 31 juillet 1954. (2) Dans « Les conquérants de l'inutile », Lionel Ierray fait une allusion a un grimpeur belge et ses nombreuses chutes (plus de 40). Il est tacilement permis de reconnaitre Barbier dans cette description. (3) Jean-Claude Legros raconte que Barbier est devenu a « fou après un concert de Johnny parce que le chanteur n'a pas levé son poing comme il l'avait fait la veille à Charleroi, quand il chantait Le Pénitencier ». Par amusement, Barbier aimait lever le poing vers le ciel, y compris au milieu d'un crux, en solo. (4) Jean-Claude Legros, « Le barbier des Tre Cime », Vertical n°28, juillet-août 1990. (5) Au sud de Namur, Freyr est la principale falaise de Belgique avec plus de 500 voies. On y grimpe depuis environ 1930. (6) Leopold III n'est pas le premier monarque belge à s'intéresser à l'escalade. Dans les années 30. le roi Albert fut réellement alpiniste. son palmares dans les Aloes. et notamment dans les Dolomites, comporte un grand nombre d'ascensions, parmi lesquelles des voies difficiles. Il s'est tué à Marche-les-Dames, en 1934, au cours d'une escalade en solo. Cet article a été initialement publié dans le magazine EscaladeMag. Après 8 ans et 60 numéros, le magazine gratuit distribué en salle a arrêté sa publication en 2013. Un grand merci à son auteur, Florent Wolff, de nous autoriser à le publier sur Vertige Media.

  • Nival : Immersion dans les montagnes sauvages

    Lorsque l'art rencontre la science, cela peut donner naissance à une œuvre à la fois captivante et éducative. C'est précisément le cas de "Nival", le dernier ouvrage photographique de Samuel Hoppe. Publié aux éditions Rue du Bouquet, ce livre est une célébration visuelle et une exploration des paysages montagneux, où la présence humaine s'efface devant la beauté de la nature. Les photographies, prises avec des appareils moyen format Plaubel Makina et Mamiya R267, couvrent une période de quatre ans (2019-2023) et nous emmènent des Alpes françaises aux Hautes-Pyrénées, en passant par le Jotunheimen en Norvège. Avec 480 pages et plus de 330 photographies, l'édition est limitée à 450 exemplaires. Le lancement de "Nival" sera accompagné de l'exposition "Montagne(s)", qui se tiendra au 44 Gassendi à Paris du 14 décembre au 29 février 2024. Le vernissage, prévu pour le 14 décembre à 19h00, promet d'être un événement instructif, avec une table ronde animée par Océane Mascaro, étudiante à l'ENS et à l'EHESS. Cette discussion rassemblera des experts tels que Fiona Mille, présidente de Mountain Wilderness, et Jean-Marc Besse, directeur de recherche au CNRS, pour explorer les différentes interprétations de l'ouvrage : un plaidoyer pour la préservation de la montagne sauvage et une traduction photographique de l'expérience de la marche et du paysage. Samuel Hoppe est un photographe connu pour son attrait pour les paysages intemporels, dépourvus de présence humaine, que ce soit en montagne ou en mer. Ses travaux reflètent un profond respect pour la nature, tout en documentant les interactions humaines avec ces paysages, qu'elles soient liées au travail, aux loisirs ou à l'exploitation des ressources naturelles. "Nival" est un voyage dans des espaces où le temps semble suspendu, une invitation à réfléchir à notre relation avec la nature et à l'impact de nos actions sur les paysages qui nous entourent. Disponible sur le site de l'éditeur à 48€.

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