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- UNES : Quand le féminisme s’élève à Chamonix
Chamonix. Terre d’exploits vertigineux et de défis sportifs. Mais derrière les sommets qui fascinent, une autre ascension s’organise : celle des luttes féministes. L’association UNES, portée par des femmes et des minorités de genre, bouleverse le paysage d’une vallée encore marquée par des normes masculines . Iris, trésorière de l’association, partage son parcours et la manière dont UNES s’inscrit dans un militantisme résolument ancré dans le terrain. « Le confinement nous a fait prendre conscience » C’est au sortir du confinement que l’association UNES a germé, portée par un groupe de femmes désireuses de changer les choses : « Après le confinement, on s’est retrouvées entre femmes à Chamonix pour discuter, faire la fête. On s’est rendu compte qu’on avait toutes des histoires liées au sexisme, soit en montagne, soit dans nos vies personnelles. On trouvait ça sympa de parler entre nous, mais on a aussi vu qu’il y avait du travail à faire : il faut manifester, il faut lutter. » « Le fait de vivre à Chamonix, ça ne nous protège pas du tout d’un monde oppressant envers les femmes et les minorités de genre. » À Chamonix, paradis des grimpeurs et skieurs, Iris rappelle que l’isolement géographique ne protège pas des réalités du sexisme : « Le fait de vivre à Chamonix, ça ne nous protège pas du tout d’un monde oppressant envers les femmes et les minorités de genre. » C’est ainsi qu’est née l’idée d’un festival féministe inédit dans la vallée. L’ambition était claire dès le départ : créer un espace pour aborder les luttes féministes sous toutes leurs formes. « On était passionnées dès le début à l’idée de créer un festival féministe à Chamonix, quelque chose qui n’existait pas du tout avant. » UNES : Trois éditions pour tracer un chemin Depuis 2021, le Festival UNES est devenu l’événement phare de l’association . Chaque édition explore des thématiques variées et attire un public en quête de discussions et d’expériences. En 2024, la troisième édition s’est déroulée sur plusieurs jours, avec des thèmes aussi divers que le sport, les arts et les enjeux sociétaux : « On aborde un thème par jour, on invite des musiciens, des artistes femmes. On parle de sujets socioculturels, sportifs, pour les femmes mais aussi pour la population en général, autour du féminisme. » « On a commencé à proposer des cours d’escalade entre femmes, en non-mixité choisie : personnes femmes, non-binaires, trans, etc. On a eu beaucoup de succès. » Pour Iris, UNES n'est pas là uniquement pour proposer un discours militant : il s’agit d’agir concrètement, y compris sur le terrain des pratiques sportives . Cette année, des cours d’escalade en non-mixité choisie ont été proposés avec succès : « On a commencé à proposer des cours d’escalade entre femmes, en non-mixité choisie : personnes femmes, non-binaires, trans, etc. On a eu beaucoup de succès. Elsa, notre copine monitrice d’escalade, aimerait bien continuer à proposer ces cours dans les salles à Chamonix aussi. » Non-mixité choisie : débat et empowerment L’idée de non-mixité choisie suscite des débats, même au sein de l’association : « C’est un sujet qui crée beaucoup de débats, même entre nous. On n’a pas toutes le même rapport au féminisme. » Pour Iris, qui se définit comme une femme queer, ces espaces sont essentiels pour permettre aux minorités de genre de se réapproprier des savoir-faire souvent dévalorisés ou inaccessibles : « Dans nos vies en général, on est soumis à une non-mixité non choisie. En tant que jeune femme, on n’est pas du tout encouragée à bricoler sur une voiture avec son père ou à aller vers les sports à risque. Créer ces espaces, c’est une manière d’apprendre sans pression. » « L’année dernière, on a fait une conférence sur comment être un bon allié, pour les hommes. C’était vraiment un événement focalisé sur nos amis, pour qu’ils puissent retrouver une place dans le féminisme. » Pour autant, UNES ne rejette pas la mixité. En 2023, l’association a organisé une conférence destinée aux hommes . « L’année dernière, on a fait une conférence sur comment être un bon allié, pour les hommes. C’était vraiment un événement focalisé sur nos amis, pour qu’ils puissent retrouver une place dans le féminisme. » « La montagne, un espace à réinvestir » Pour Iris, la montagne reste un espace à réinvestir pour les femmes et les minorités de genre . L’association UNES organise régulièrement des sorties sportives « On a déjà fait des sorties entre femmes, et on a aussi abordé des sujets pratiques, comme comment réparer des skis. » Au-delà des activités sportives, UNES propose également des ateliers pratiques et des conférences gratuites. L’objectif est de rendre ces espaces accessibles à toutes et tous, tout en élargissant la portée du féminisme dans des milieux parfois conservateurs. Projets 2025 et au-delà L’édition 2025 du festival, prévue du 8 au 13 avril, s’annonce encore plus ambitieuse : « On va parler de politique, de sport, et montrer des films sur des personnes queer dans les sports outdoor. Tout le monde est bienvenu. On veut avancer ensemble. » En parallèle, UNES étend son action au-delà de Chamonix. En décembre, l’association participera à un événement à Paris : « On va faire un événement au DOC, qui est un lieu militant pour les artistes. On y parlera de montagne, avec des expositions et des débats. » Une ascension collective À Chamonix, UNES incarne un féminisme ancré dans le quotidien et l’engagement . Iris, comptable de métier, jongle avec son travail à temps plein et son rôle de trésorière : « On est toutes bénévoles dans notre association. Ça demande beaucoup de travail, mais c’est une vraie passion. » L’association prouve qu’il est possible de faire bouger les lignes, même dans un milieu perçu comme conservateur. « On essaie de ramener plus d’inclusivité dans notre vallée de Chamonix, et en montagne en général. » UNES, à travers son festival et ses projets, cherche à redessiner les sentiers pour que chacune et chacun y trouve sa place. 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- Team Boulder Arena 3 : une compétition sans merci et sans filet
Quand on parle de grimpe, il y a ceux qui viennent pour la sueur et ceux qui viennent pour le show. Le Team Boulder Arena , alias TBA, s'inscrit quelque part entre les deux, mais avec une touche d'originalité en plus . Benjamin Bouissou, mieux connu sous le nom de "Ben", est à l’origine de cet événement qui bouscule le confort des compétitions privées traditionnelles. Pour lui, tout a commencé chez Climbing District, avec une idée simple : proposer un format différent . « Notre première compète, c’était pendant le confinement, sur quinze jours, une folie, mais c’était génial, » se souvient-il, avec une pointe de nostalgie. Aujourd’hui, le TBA est devenu un rendez-vous incontournable pour les grimpeurs qui en veulent, et pour ceux qui osent – ou presque . Entre collaboration et compétition : L’esprit TBA Ce qui différencie le TBA des autres compétitions, c’est l’esprit de groupe . Ben a fait un choix audacieux : proposer un format en duo. « Beaucoup de gens n’osent pas faire de compète parce qu’ils pensent qu’ils n’ont pas le niveau. On voulait une compète accessible, où chacun pourrait se lancer, » explique-t-il. Mais que les choses soient claires, ce n’est pas parce que c’est en duo que c’est plus facile. La pression monte d’un cran quand on sait que chaque chute met son partenaire en jeu. « Beaucoup de gens n’osent pas faire de compète parce qu’ils pensent qu’ils n’ont pas le niveau. On voulait une compète accessible, où chacun pourrait se lancer, » Le format en duo rend l’expérience plus immersive, et surtout, plus intense. Dans chaque équipe, il y a un grimpeur sur le mur, l’autre sur les tapis, en train de l’encourager ou de brosser les prises pour lui donner une chance de plus. « Ce qu’il y a de fort, c’est que parfois un grimpeur tombe, et l’autre n’est pas déçu… c’est le jeu, » résume Ben. Ici, on joue collectif, mais chaque erreur compte double. Un circuit impitoyable, où l’erreur ne pardonne pas TBA a fait parler de lui dès la première édition, notamment avec son format éliminatoire : tu tombes, tu es éliminé. Pas de deuxième chance, pas de retour en arrière. Ce choix radical n’a pas plu à tout le monde, et c’est justement ce qui fait son charme . « Le fait que tu échoues et que ça s’arrête là, pour beaucoup de gens, c’est trop violent, » reconnaît Ben, en souriant presque face à cette polémique. « Mais c’est comme ça que fonctionne l’escalade au niveau mondial. Si tu veux enchaîner, tu n’as pas le droit de tomber. » « Le premier bloc de la finale, par exemple, est un bloc à vue. Si tu échoues, tu fais perdre ton équipe. Ce moment-là, c’est à la fois frustrant et inoubliable, » Cette règle impitoyable met les athlètes face à une tension rare. « Le premier bloc de la finale, par exemple, est un bloc à vue. Si tu échoues, tu fais perdre ton équipe. Ce moment-là, c’est à la fois frustrant et inoubliable, » raconte Ben. Tout le monde n’est pas fait pour supporter cette pression, et pourtant, c’est ce qui rend le TBA unique . Chaque essai est une prise de risque, chaque mouvement est calculé, et la moindre erreur est sanctionnée. Arc'teryx : un partenaire de choix pour une compétition hors norme Si la troisième édition du TBA, qui démarre le 16 novembre prochain, va prendre encore plus d'ampleur, c’est aussi grâce à Arc'teryx, partenaire essentiel de l’événement. Pour la marque, le TBA a représenté l’un des premiers projets explorés avec Climbing District , marquant le point d'orgue d'une collaboration qui inclut aussi la transformation de la salle Climbing District Bastille avec " Les Prises de la Bastille ". « Climbing District partage notre passion pour développer la communauté d'escalade urbaine de manière audacieuse, » nous explique Tim Harty - Brand Experience Manager pour Arc'teryx. « Cette collaboration permet de soutenir un événement unique qui connecte une communauté internationale et inspire aussi bien les nouveaux grimpeurs que les expérimentés, un engagement auquel nous croyons fermement. » En associant son image à des événements comme le TBA, Arc'teryx vise à promouvoir une vision originale de l’escalade en salle, comme en témoigne leur partenariat avec d’autres compétitions iconiques telles que les "Spraywall Sessions" et "All Rise" . « Nous voulons célébrer l’originalité dans l’escalade, et le TBA incarne parfaitement cette ambition, » Ce qui a particulièrement attiré Arc'teryx dans le TBA, c’est le format en équipes de deux, et surtout l’accent mis sur les athlètes internationaux, invités du monde entier pour participer à cet événement singulier. « Nous voulons célébrer l’originalité dans l’escalade, et le TBA incarne parfaitement cette ambition, » résume-t-on chez Arc'teryx. Une scène internationale, des stars au rendez-vous Avec cette troisième édition, le TBA attire des athlètes de haut niveau venus des quatre coins du monde . Cette année, les meilleurs grimpeurs français seront là, accompagnés de quelques grands noms internationaux. « On aura Sohta, qui a gagné Innsbruck, et bien sûr Brooke Raboutou, notre ‘chouchou’ franco-américaine qui vient tenter sa chance au TBA, » ajoute Ben, en sachant que la compétition sera relevée. Pour les amateurs de grimpe, c’est l’occasion de voir des athlètes en action dans un cadre unique , où chaque performance est un pari contre soi-même et contre le mur. Le TBA est une expérience où l’on vient pour vibrer, pour encourager, pour partager. Cette compétition a su créer une atmosphère rare, où la tension et le collectif se mêlent pour faire de chaque épreuve un moment intense. Que ce soit pour les spectateurs, les grimpeurs, ou même les organisateurs, chaque édition du TBA pousse les limites un peu plus loin. « Ici, tu n’as pas de deuxième chance, » conclut Ben, avec un air de défi. Et c’est bien ce qui fait de cet événement une compétition comme aucune autre. Pour celles et ceux qui n’ont pas pu obtenir de place pour les finales, plusieurs options s’offrent à vous pour suivre l’action en direct. Deux lives seront diffusés : sur YouTube en anglais, commenté par Matt Groom et Maragda Gabarre, et sur Twitch en français avec Laink et Miguel de Kayoo TV. Si vous êtes à Paris, rendez-vous à Climbing District Bastille pour vivre l’événement encore plus intensément : un live sera diffusé dans la salle, avec des surprises à gagner pour pimenter l'expérience. Pour celles et ceux d'entre vous qui n’ont pas pu obtenir de place pour les finales, il y a plusieurs options pour suivre l'action en direct . Deux livestreams seront diffusés : sur YouTube en anglais, avec les commentaires de Matt Groom et Maragda Gabarre, et sur Twitch en français avec Laink et Miguel de Kayoo TV. Si vous êtes à Paris, rendez-vous au Climbing District Bastille pour vivre l'événement encore plus intensément : un livestream des finales sera diffusé sur l'écran géant de l'espace commun, avec des surprises et des goodies Arc'teryx à gagner. Toutes les informations et le programme complet à retrouver ici . Et pour suivre le live, c'est juste ici .
- Pantalon Nival Gravity
Quand l'équipe a eu l'opportunité de tester le pantalon Nival Gravity, c'était avec la promesse d'un équipement confortable, solide et élégant. Après de très nombreuses séances en intérieur, comme extérieur, en voie, comme en bloc, on vous partage notre avis. Léger comme l'air, résistant comme un roc Dès les premières ascensions, la légèreté du Nival Gravity est effectivement une évidence. Pesant seulement 157 g/m², il est très agréable à porter. Mais ne vous y trompez pas, cette plume cache un caractère de fer. Grâce à son tissu ripstop en nylon, il a affronté sans sourciller les très nombreux frottements contre les murs et les falaises, prouvant qu'il est possible d'allier finesse et robustesse. Une seconde peau pour toutes les sessions Ce qui nous a vraiment marqué, c'est la capacité du pantalon à rester confortable et odeurs, même après plusieurs séances d'escalade sans passage en machine. Adieu les marques embarrassantes de transpiration, le Nival Gravity semble défier les lois de la physique, restant frais et présentable. Et pour ceux qui, comme nous, ne prennent pas le temps de replier correctement leurs affaires, ce pantalon a la faculté de se glisser dans un sac sans craindre les froissements, prêt à repartir pour une prochaine session. Engagement et style : Le credo de Nival Porter le Nival Gravity, c'est aussi embrasser les valeurs de Nival. Avec une production limitée, chaque achat contribue au projet Nival Charity, destiné à offrir l'escalade à plus de 200 enfants au Vietnam. Cet engagement se double d'une conscience écologique, le pantalon étant conçu à partir de matériaux durables pour minimiser l'impact environnemental. Points clés : Ultra-léger et ultra-résistant : Un équilibre parfait pour la haute performance. Confort prolongé : Adieu les traces de transpiration et bonjour la fraîcheur, même après plusieurs utilisations sans lavage. Prêt à l'emploi : Sa résistance aux froissements le rend idéal pour les adeptes qui enchainent plusieurs sessions par semaine. Durabilité et responsabilité : Choisir Nival, c'est opter pour une marque qui s'engage socialement et écologiquement. Le Nival Gravity s'est révélé être notre meilleur ami et on a du mal s'en passer lors de nos séances d'escalade. Idéal pour celles et ceux qui souhaitent un vrai pantalon adapté à l'escalade, sans pour autant négliger son style. Prix : 115€ Disponibilité : Pantalon Gravity - Nival - Disponible sur le site de Nival . Pour plus de recommandations de produits, n'hésitez pas à jeter un oeil à notre Climbers' Shopping List en cliquant ici .
- Nival : la marque de pantalons d'escalade sur la voie de l'excellence
Vous ne connaissez peut-être pas encore Nival, la marque de pantalons d’escalade. Après plusieurs échanges avec Baptiste Rouch, le fondateur de cette jeune marque, il nous a semblé pertinent de partager son parcours atypique dans l'univers du textile dédié aux grimpeuses et grimpeurs. Bien que lancer une marque de pantalons spécialisés pour la grimpe puisse sembler exiger une expertise spécifique, Baptiste est arrivé dans cet univers avec un bagage professionnel tout autre. Diplômé d'un master en journalisme, il s'est rapidement aperçu que sa passion pour la vidéo ne serait probablement pas pleinement satisfaite . Il s’est donc lancé dans le monde de la production audiovisuelle, endossant le rôle de réalisateur et monteur. Las de produire des vidéos corporates pour des entreprises, il décide de tout quitter pour un retour au Vietnam, son pays d'origine, où il avait été adopté dans son enfance . Deux mois avant son départ, influencé par son colocataire se préparant à devenir moniteur d'escalade, il tombe amoureux de ce sport. À son arrivée au Vietnam, il se tourne naturellement vers la communauté locale d’escalade et tisse rapidement des liens . Les sorties en extérieur deviennent fréquentes. Son projet initial de freelance spécialisé en production de vidéos étant contrarié par les confinements successifs, il se consacre entièrement à sa nouvelle passion. « Grimper au Vietnam est une expérience unique. On y allait en moto, logeant chez l'habitant, et se déplaçant de falaise en falaise en scooter, sans casque. » Bien que quelques salles d'escalade commençaient à émerger, la communauté locale aspirait à s'élargir et à séduire davantage d'adeptes. C'est dans cet esprit que naît Nival, initialement conçue pour promouvoir l'escalade au Vietnam à travers des documentaires, sorties, événements, et la découverte de nouveaux blocs . Juste avant de rentrer en France, Baptiste se lance dans l a fabrication de sacs à magnésie sous la marque Nival, utilisant des chutes de vêtements - une forme d’upcycling plus pragmatique que militante à l’époque . De retour à Metz, il découvre Côté Bloc, une chaîne YouTube naissante dédiée à l'escalade, créée par des grimpeurs locaux . Il se joint à eux, apportant son expertise en production vidéo, ce qui permet de professionnaliser le contenu de la chaîne et de bâtir une communauté solide, autour de laquelle il envisage de développer Nival. En parallèle, il crée une agence digitale pour financer le développement de sa marque. Les premiers produits Nival, des t-shirts, ont pour vocation caritative : aider des orphelins vietnamiens à découvrir l'escalade, profitant à quatre ONG différentes. Déçu par l'offre de pantalons d'escalade du marché, Baptiste retourne au Vietnam pour concevoir des prototypes . À cette époque, peu sensible aux arguments écologiques, il découvre néanmoins un matériau recyclé qui l'incite à intégrer cet aspect dans ses créations. Sa première campagne de crowdfunding lui permet de vendre 550 exemplaires de son modèle Explorer . Pour la seconde, il applique la même stratégie pour limiter les besoins en trésorerie, récoltant 507 précommandes pour ses deux nouveaux modèles : Nival Artemis (fabriqué à partir de filets de pêche recyclés) et Nival Gravity (conçu à partir de stocks dormants) . Des pantalons produits en circuit court, avec 90 % des matériaux provenant d’un rayon de 500 km. Et plutôt que de reverser une partie des bénéfices à des organismes caritatifs, Baptiste choisit de gérer cette dimension lui-même, au travers de Nival Charity : « Je voulais voir concrètement les impacts apportés par Nival, une approche plus tangible pour moi. » Si l'idée de base de cette initiative était de construire un mur, le projet a pris une toute autre dimension avec un projet d'une salle d'escalade pour une ONG vietnamienne, bénéficiant à plus de 200 enfants . Dès le seuil symbolique des 1 000 commandes, il se rendra au Vietnam pour construire cette salle. Pour l'avenir, Baptiste travaille à développer ses propres tissus, visant à créer des modèles uniques pour l'escalade, toujours plus résistants . Son objectif est de réduire l'impact écologique en produisant des pantalons durables, ne nécessitant pas d'être remplacés tous les six mois. Son ambition pour les années à venir ? Faire de Nival l'une des trois premières marques de textile d'escalade.
- Lauriane Miara : L’art pour refuge, la montagne comme point d’appui
Au festival Femmes en Montagne , l’atelier d’aquarelle de Lauriane Miara attire les initiées . Elle anime la séance avec des gestes précis, des mots qui dépassent la simple technique du dessin. On reste après la session, intrigué, pour comprendre ce qui se cache derrière cette artiste à l’aura envoûtante. Lauriane raconte son parcours, direct, sans détours : « Je viens d’un milieu rural, du nord-est de la France, Champagne-Ardenne, où l’art, franchement, c’est pas la priorité. Il y a d’autres urgences sociales, économiques, pédagogiques. » Dès l’enfance, le dessin s’installe pourtant comme un espace à part, un endroit où elle trouve refuge. « Ma mère dessinait aussi, elle peignait beaucoup dans son temps libre, et elle nous emmenait, mon frère et moi, dans des musées. Mais voilà, c’est pas comme si j’avais une lignée d’artistes derrière moi. » Lauriane parle de cette connexion au dessin avec simplicité, et derrière cette simplicité, on devine une sensibilité qui la pousse, la structure. Très tôt, elle sent aussi cette attirance pour la nature. « Petite, j’organisais des manifs contre la pollution et des pétitions contre la chasse à la baleine. J’avais six ans. » Elle rit de ses premiers pas dans l’activisme, mais on sent que ce lien avec l’environnement s’est renforcé au fil du temps, en se teignant de nuances plus profondes . « J’essaie de faire passer des messages dans mon travail. Mais je suis pas dans la moralisation. L’humour, par exemple, permet de toucher autrement. » Ce besoin de toucher, de sensibiliser, se fond dans ses aquarelles, sans jamais imposer. L’Alaska : le choc des grands espaces 2016 marque un tournant. Lauriane part en Alaska avec deux amis, et ce voyage se révèle déterminant. « C’est un électrochoc artistique. En Alaska, j’ai découvert un monde brut, sauvage. Rien à voir avec la France, où tout est aménagé, cadré. » En Alaska, elle découvre des étendues qui échappent aux normes et aux contours. Là-bas, la nature est vaste, impérieuse, loin de l’idée de paysage domestiqué. Elle en parle avec une intensité retenue, mais on perçoit bien l’impact que ce voyage a eu sur elle . « En voyant ces paysages immenses, j’ai compris que la nature peut être un sujet à elle seule. Il y a des histoires à raconter, même sans présence humaine. » « Dans l’histoire de l’art, on voit rarement des paysages sans présence humaine, et pourtant, il y a tellement de choses qui se passent dans la nature, des drames, des comédies, des vies animales. » Un moment de silence s’installe, comme si elle revisitait intérieurement ces paysages d’Alaska. Depuis cette expédition, son art s’oriente différemment. Elle cherche désormais à capturer « ce qui est là sans qu’on le voie toujours : les cycles naturels, les écosystèmes qui existent sans qu’on les force ». Cette approche la distingue, et elle souligne : « Dans l’histoire de l’art, on voit rarement des paysages sans présence humaine, et pourtant, il y a tellement de choses qui se passent dans la nature, des drames, des comédies, des vies animales. » L’Alaska, pour elle, marque le moment où elle décide de montrer la nature pour elle-même, sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter l’humain . Elle cherche à s’effacer, à offrir une autre perspective, celle qui regarde sans besoin de capturer ni de posséder. Escalade et contemplation : le rocher comme territoire intérieur En dehors de l’aquarelle, Lauriane se consacre aussi à l’escalade, une pratique où, pour elle, l’idée de compétition n’a pas sa place . « Ce que j’aime dans l’escalade, c’est le contact avec le rocher, être dehors. Je grimpe l’été, et donc à chaque printemps, je repars de zéro. » Pour elle, grimper est une manière de ralentir, de se recentrer. « Pendant une montée, je me concentre uniquement sur où poser mon pied, ma main. C’est mon refuge, un peu comme le dessin. J’ai enfin l’impression d’échapper à l’espèce de frénésie qui nous entoure. » Elle ajoute, presque en confidence, que ce moment suspendu dans la montée la libère de tout le reste : « Tu te rends compte parfois que, pendant la montée, tu as enfin réussi à penser à rien d’autre, et ça fait un bien fou. » « Tu te rends compte parfois que, pendant la montée, tu as enfin réussi à penser à rien d’autre, et ça fait un bien fou. » Lauriane choisit aussi ses mots avec soin pour parler de la montagne, comme elle choisirait une couleur sur sa palette. « La montagne, ce n'est pas un "terrain de jeu". Ce n’est pas un parc d’attractions où on va se défouler. Elle est là pour elle-même. C’est un lieu de vie pour les animaux, les plantes, des écosystèmes entiers. » Pour elle, parler de la montagne comme d'un « terrain de jeu », c’est passer à côté de quelque chose de fondamental . Elle le dit avec ce même respect qu’elle accorde au monde naturel : la montagne n’a pas besoin de nous pour exister. En grimpant, Lauriane semble chercher ce contact brut, direct avec le rocher. Ce qui compte pour elle, ce n’est pas l’effort en soi, mais l’attention pure qu’exige chaque geste, chaque prise, une présence entière, sans autre but que d’être là . Entre science et art : des langages qui se croisent Ce souci du détail, cette curiosité pour les écosystèmes, elle les doit en partie à son parcours académique. Avant de se consacrer pleinement à l’art, Lauriane a étudié les sciences de la Terre . Et pour elle, science et art sont loin d’être opposés. « On pourrait croire que science et art sont deux choses différentes, mais en fait, il y a de la poésie dans la science. » La poésie, elle la trouve dans l’observation, dans cette attention qui capte l’invisible, qui donne à voir sans tout expliquer. Depuis plusieurs années, elle collabore avec des chercheurs, des parcs nationaux, des associations environnementales pour illustrer leurs projets. « Cet été, j’ai fait de la BD de vulgarisation scientifique sur un voilier. C’était un avantage énorme de comprendre le jargon scientifique. Ça m’aidait à simplifier et mettre en image sans trahir les idées. » Elle parle de ce projet avec simplicité, mais on sent bien que cette fusion entre science et illustration fait partie intégrante de son identité . « Aujourd’hui, les chercheurs s’ouvrent davantage au grand public, ils veulent rendre leurs travaux accessibles. Et l’illustration, c’est un moyen fantastique pour vulgariser la science. » « Aujourd’hui, les chercheurs s’ouvrent davantage au grand public, ils veulent rendre leurs travaux accessibles. Et l’illustration, c’est un moyen fantastique pour vulgariser la science. » Elle voit dans cet équilibre entre science et art une forme de transmission nécessaire : éveiller la curiosité sans contraindre le regard , offrir des perspectives ouvertes. Cette vision de l’art comme interface, comme ouverture, est au cœur de plusieurs de ses travaux. L’art de toucher sans tout dévoiler Lauriane Miara est de ces artistes qui donnent à voir, mais sans jamais tout dévoiler. À travers ses aquarelles, elle exprime une sensibilité pour la nature, un respect pour le monde sauvage, mais elle laisse toujours une part d’invisible . « On me dit souvent que mes dessins touchent les gens, qu’ils y voient des choses que je n’avais pas imaginées. » Elle écoute ces retours, attentive, et l’on devine que, derrière son regard perçant, elle garde ses propres paysages intérieurs, des histoires qu’elle ne dévoile qu’en partie, laissant à chacun le soin d’y lire les siennes. Rencontrer Lauriane, c’est découvrir une artiste qui fait parler la nature tout en gardant son jardin secret. Ses aquarelles, loin des codes conventionnels, sont une invitation à aller au-delà du visible. Elle appartient à cette rare catégorie de ceux qui montrent sans orienter, laissant chacun libre de trouver ce qu’il veut – ou ce qu’il peut – dans son monde.
- L'éthique de la grimpe en milieu naturel : entre préservation et liberté
L’escalade, ce n’est pas juste agripper des prises en résine entre un espace coworking et un bar branché. C’est aussi plonger en pleine nature, se frotter à la roche brute, loin des murs artificiels. Là où chaque mouvement marque, où la sensation de liberté est totale, et où l’on ressort changé, souvent même éraflé. Mais cet accès à la nature a un coût : comment grimper sans dénaturer, sans laisser de traces ? Aujourd’hui, chaque grimpeuse et grimpeur doit jongler entre passion et préservation, sur un chemin qui devient de plus en plus étroit. Une histoire éthique : respect et transmission Les pionniers de l’escalade en milieu naturel savaient déjà que chaque pas gravé dans le paysage n’était pas anodin. Dans les années 1970, le mouvement "Leave No Trace" a émergé aux États-Unis, invitant randonneurs et grimpeurs à minimiser leur impact. L’idée était simple : respecter les lieux, ne pas modifier les paysages, ne rien emporter ni laisser derrière soi . Ce mouvement est devenu, au fil du temps, une règle tacite pour les grimpeurs en extérieur. Au fil des décennies, des campagnes de sensibilisation sur la gestion des déchets et l'impact de la surfréquentation se sont développées . Aujourd’hui, les principes éthiques de "Leave No Trace" sont plus actuels que jamais, mais les dilemmes qu’ils soulèvent restent tout aussi complexes. Les salles d'escalade continuent de croître, offrant un accès facile et sans impact environnemental direct, mais la pratique en extérieur reste un désir profond pour de nombreux grimpeurs. Cependant, la question se pose : comment concilier cette passion avec le respect des espaces naturels de plus en plus fragiles ? La grimpe à l’épreuve de la préservation : impact et réalités L’ascension d’un rocher est simple en apparence, mais ce geste cristallise une problématique bien plus vaste. Les études écologiques montrent que l'escalade, bien que moins impactante que d'autres sports de pleine nature, laisse des traces visibles. Les zones d’assurage, compactées et stériles, les traces de magnésie blanche, sans compter les chemins tracés à la hâte pour rejoindre plus rapidement les blocs et les falaises, deviennent autant de cicatrices laissées par l’activité. Certaines régions imposent de plus en plus de restrictions. Les fermetures temporaires ou permanentes de voies en France, notamment dans les zones protégées, se multiplient pour protéger la biodiversité, préserver les espèces rares et limiter l'érosion. Mais ces politiques de fermeture suscitent des réactions mitigées. Pour certains, elles sont essentielles ; pour d’autres, elles s’apparentent à une privation de liberté, voire à une stigmatisation de l'escalade. Pratiques et règles d’or : une grimpe responsable et respectueuse Pour que l’escalade en extérieur continue d’exister dans sa forme la plus pure, une seule voie semble ouverte : celle d’une grimpe responsable. Plusieurs fédérations et associations travaillent à la promotion de pratiques respectueuses, diffusant des guides de bonne conduite et mettant en place des campagnes de sensibilisation. Quelques règles d'or sont désormais largement acceptées dans la communauté : Réduire l'usage de la magnésie : Les marques blanches laissées sur les prises sont non seulement inesthétiques, mais elles altèrent aussi la perception naturelle du rocher. Éviter la musique : La faune locale est sensible aux nuisances sonores prolongées, et la musique, même en sourdine, peut perturber cet équilibre fragile. Privilégier le silence permet de préserver la tranquillité naturelle du site et de respecter les habitants de ces espaces. Nettoyer après son passage : Ramasser ses déchets, mais aussi les résidus de magnésie, contribue à conserver l’intégrité du site. Respecter les sentiers d'approches : Suivre les chemins balisés aide à réduire l'impact sur l'écosystème. Mais les fédérations d’escalade ne peuvent imposer ces règles sans l’adhésion de chacun. Des associations comme "Mountain Wilderness" ou "Leave No Trace" organisent régulièrement des campagnes pour sensibiliser les grimpeuses et grimpeurs, en rappelant que chaque geste compte pour minimiser notre empreinte collective. Fermetures de sites : entre protection et liberté Les restrictions d’accès, justifiées par des arguments de préservation, sont parfois critiquées. La fermeture des voies soulève en effet des questions de liberté : la nature, patrimoine de tous , devrait-elle être fermée pour quelques espèces rares, au détriment d’un accès pour les pratiquants ? Cette question est d’autant plus complexe que certaines restrictions semblent arbitraires. Dans certains sites, la surfréquentation et la pression des activités humaines ont conduit à des fermetures partielles et à des restrictions d'accès strictes. La question qui émerge est alors : peut-on préserver la nature en restreignant l'accès de certains groupes, alors même que d’autres activités bien plus impactantes sont tolérées ? Certains défenseurs de l'escalade pointent une forme d'injustice : interdire l'escalade pour préserver la nature, mais autoriser la chasse, envoie un signal contradictoire. Vers un compromis : pour une grimpe durable et responsable Si l’escalade est un moyen d’explorer le monde qui nous entoure, elle doit aussi devenir un engagement en faveur de la nature . Des solutions existent pour que la grimpe reste durable : les fédérations et les associations locales sont de plus en plus nombreuses à instaurer des partenariats étroits avec les gestionnaires de parcs. On observe également de plus en plus d'initiatives individuelles pour restaurer les espaces dégradés, pour sensibiliser la communauté, etc. L’avenir de la grimpe en milieu naturel est entre les mains de celles et ceux qui la pratiquent. L’équilibre entre liberté et préservation demande une éthique ferme, mais surtout une passion intacte pour la nature, celle-là même qui nous pousse, à chaque sortie, à redécouvrir un peu plus ses beautés et ses fragilités. L'enjeu est de taille, mais l’escalade est, par essence, une école de patience et de persévérance. Ces articles peuvent aussi vous intéresser : "Escalade : un sport qui menace la nature ?" - Le documentaire ARTE Vers un nouveau modèle de coexistence avec la nature : Entretien avec Nolwen Berthier 11% d'accès à la nature ne suffisent pas : Le combat du BMC pour l'Angleterre et le Pays de Galles Escalade et écologie : Un pacte durable pour les Vosges
- L'IFSC s'engage pour la santé mentale des athlètes de haut niveau
Le monde de l’escalade se dote enfin d’un regard plus lucide sur une réalité longtemps passée sous silence : la santé mentale des athlètes . Souvent applaudis pour leurs prouesses, les grimpeuses et grimpeurs de haut niveau cachent parfois des blessures invisibles. Dans un contexte où la pression ne cesse d’augmenter avec l’essor de l’escalade, la Fédération Internationale de Sport d'Escalade (IFSC) lance un projet de recherche sur le bien-être mental et l’épuisement chez les athlètes . Une initiative nécessaire pour briser le tabou et reconnaître que la performance va bien au-delà de la seule force physique. Un projet poussé par l’IFSC et ses Commissions d’athlètes et médicale Le soutien à la santé mentale des athlètes n’est pas un sujet totalement nouveau pour l’IFSC. Cependant, cette initiative, menée par les Commissions des athlètes et médicale et anti-dopage de l’IFSC, marque un tournant en termes de prise en charge concrète . Pour la première fois, la fédération soutient une étude de grande ampleur, dirigée par l'Université de Bucarest et l'Université Babes-Bolyai, pour plonger au cœur de la complexité de l’épuisement mental en escalade. « En tant qu'athlètes professionnels, nous rencontrons des stress uniques – de la pression de la performance à la gestion de l'échec. Ce questionnaire est un premier pas vers un projet qui, je l’espère, deviendra réalité avec le soutien de l’IFSC. » Le projet est initié à la suite de l’appel d’Ievgeniia Kazbekova, membre de la Commission des athlètes de l’IFSC . Cette athlète reconnue souligne un aspect souvent ignoré des défis auxquels les grimpeurs font face : « En tant qu'athlètes professionnels, nous rencontrons des stress uniques – de la pression de la performance à la gestion de l'échec. Ce questionnaire est un premier pas vers un projet qui, je l’espère, deviendra réalité avec le soutien de l’IFSC. » Les mots de Ievgeniia traduisent à la fois l’urgence du problème et la nécessité d’un soutien institutionnel fort pour avancer. Un programme d’étude ambitieux Le projet de recherche, baptisé "The Impact of Stressors on Athletic Performance and Burnout: Exploring the Mediating Role of Affect, Intolerance of Uncertainty, Personality, and Emotion Regulation in Professional Sport Climbers", porte un titre long et complexe, mais son objectif est simple : mieux comprendre les interactions entre bien-être mental et performance en escalade . Dirigée par Zsófia Németi-Fehér, doctorante, sous la supervision du Professeur Andrei Ion et de Maria Stefania Ionel, cette étude se veut une réponse aux besoins des grimpeuses et grimpeurs d’élite, un groupe exposé à des stress spécifiques et parfois extrêmes. Le but est de recueillir des données précises qui permettront, à terme, d’adapter le soutien offert aux grimpeuses et grimpeurs , notamment dans leur rapport à l’incertitude et à la régulation émotionnelle, deux facteurs cruciaux identifiés dans la gestion du stress sportif. C’est une première étape, mais une étape essentielle pour faire avancer les choses, insiste Ievgeniia Kazbekova. À travers cette étude, elle espère non seulement sensibiliser mais surtout provoquer un changement de culture au sein de la communauté . L’importance de soutenir le bien-être des athlètes L’initiative de l’IFSC n’arrive pas par hasard. La montée en popularité de l’escalade a des conséquences directes sur la vie des athlètes. Avec une pression croissante, notamment depuis l’inclusion de l’escalade aux Jeux Olympiques , l'impact psychologique sur les athlètes n'a fait qu’augmenter. Bien souvent, les grimpeuses et grimpeurs se trouvent au sommet d’une exigence de performance constante qui les oblige à repousser leurs limites physiques et mentales. « Nous croyons fermement que la santé mentale et le bien-être des athlètes devraient être une priorité pour tous nos partenaires. » Le président de l’IFSC, Marco Scolaris, affirme la priorité de la fédération en déclarant : « Nous croyons fermement que la santé mentale et le bien-être des athlètes devraient être une priorité pour tous nos partenaires. » Ces mots viennent souligner un changement d’orientation significatif pour l’IFSC, qui se positionne non seulement comme un arbitre de la performance, mais aussi comme un défenseur du bien-être global des athlètes . Des efforts pour unifier la communauté autour du bien-être mental En soutenant ce projet de recherche, l’IFSC envoie un message fort : les athlètes ne sont pas des machines à gagner des médailles, ils sont des individus avec des besoins et des fragilités . Ce questionnaire, ouvert à l’ensemble des athlètes professionnels de l’IFSC, vise à recueillir des données qui serviront de base à des recommandations pour les athlètes, les entraîneurs et les instances sportives. L’espoir est de créer un environnement où la performance est encouragée sans pour autant être l’unique métrique de réussite. Ievgeniia Kazbekova, en tant que membre de la Commission des athlètes, encourage vivement ses collègues à participer, rappelant que ce sont eux qui sont les premiers concernés par les résultats de cette enquête. L’ambition est d’inspirer un mouvement de fond pour que l’escalade ne se contente pas de briller sous les projecteurs, mais assure aussi un soutien solide dans l’ombre. Vers un changement de culture Alors que les résultats de l’étude sont encore en attente , cette initiative ouvre un débat nécessaire sur la gestion des athlètes de haut niveau. En escalade, où chaque erreur peut coûter cher, l’équilibre mental est aussi vital que la forme physique. C’est cette réalité que la recherche espère mettre en lumière : comprendre le poids de la pression, de l’incertitude et de la fatigue mentale dans la vie des grimpeuses et grimpeurs. En investissant dans la santé mentale, l’IFSC montre la voie à un nouveau modèle. Pour une discipline exigeante comme l’escalade, cela représente un défi colossal, mais aussi une opportunité unique de transformer le sport en un espace de soutien et de résilience. Ces articles peuvent aussi vous intéresser : Troubles alimentaires, l'IFSC passe finalement à l'action La Palestine admise comme nouveau membre de l'IFSC L'IFSC se joint à l'initiative de l'ASOIF pour la durabilité
- Horizons Suspendus : un vernissage au sommet pour l'ouverture de Femmes en Montagne
La 5e édition de Femmes en Montagne débute à Annecy, célébrant la présence et l’engagement des femmes dans les sports de montagne. Cette année, le festival ouvre avec un vernissage baptisé "Horizons Suspendus", où des artistes dévoilent leur vision intime et puissante de la montagne . À travers des œuvres marquées par l’introspection et la force des parcours féminins, le vernissage propose une immersion dans un univers authentique et sincère, en écho avec les valeurs du festival. Ces créations, entre couleurs vives et ombres profondes, reflètent un lien profond avec la nature et les sommets, capturant l’âme de celles qui l’escaladent et la contemplent. Lauriane Miara : aquarelle et récit de montagne Lauriane Miara, illustratrice et conceptrice des affiches du festival, fait une entorse à sa technique habituelle en exposant une série en bande dessinée. « J’aime écrire des histoires », sourit-elle, et ses dessins racontent autant que ses mots. Aquarelle, encre, crayon, Lauriane mélange les médiums, façonne des paysages inspirés de ses randonnées en Savoie et de ses voyages dans les pays nordiques. « En montagne, j’aime travailler avec ce que j’ai sous la main. Mais ici, j’ai voulu expérimenter : chaque dessin est un clin d’œil aux randonnées que je fais avec mes amis. » Elle s’inspire aussi de ses lectures, source inépuisable pour elle qui fait voyager son art du bout du monde à l’intime. Cliquez ici pour consulter son compte Instagram . Coralie Huon : l’art de la montagne comme miroir intérieur Coralie Huon , peintre et illustratrice, se livre avec sa série "Évolution". « Les montagnes, c'est un miroir. Elles me renvoient mes leçons de vie, mon propre chemin », confie-t-elle. Ses peintures, exécutées à l'acrylique, oscillent entre grandeur et intimité. Ici, la montagne n’est pas seulement un décor : c’est un guide, un témoin de ses expériences . « Je m’inspire des montagnes autour de moi, celles que je vois tous les jours. C’est mon environnement, ce qui me pousse à avancer. » Chaque sommet semble taillé pour capturer des fragments de son voyage personnel, un écho de sa quête intérieure que chaque spectateur est libre de s’approprier. Cliquez ici pour consulter son compte Instagram. Élise : peindre les sommets au fil de l’altitude Élise, artiste suisse, expose les géants du Valais dans une série en aquarelle. Ses montagnes, elle les porte en elle, à la fois dans l’objectif d’alpiniste et dans le coup de pinceau minutieux. « Les 4 000, c’est un rêve que j’ai accompli, un hommage que je rends à chaque sommet que j’ai pu gravir », raconte-t-elle. Armée de son carnet, elle capte l’essentiel en pleine nature : l’ombre, la lumière, le blanc intact de la neige . Sa passion est vive, et la simplicité de ses aquarelles est trompeuse ; derrière chaque trait, chaque ombre, c'est la montagne réelle, rugueuse, qui apparaît. « En hiver, le blanc, il se suffit à lui-même, il allège tout. Je laisse les zones vierges, et ça, c’est magique. » Cliquez ici pour consulter son compte Instagram. Zoe B. Tapàl : les Pyrénées, ombres et lignes de crête Zo Tapal, artiste des Pyrénées, dresse un portrait au crayon de ces montagnes qui ont forgé son art. Son style ? Radical, presque maniaque dans le détail. « Je travaille avec des mines ultra-fines pour les crêtes, et plus épaisses pour les ombres », explique-t-elle. « Chaque dessin prend des semaines, mais il faut ce temps pour que ça vive vraiment. » Elle laisse ses œuvres "reposer", refuse de les regarder, puis y revient, modifiant, intensifiant les contrastes. Le résultat est là : des paysages puissants, nerveux, d’une précision qui capte la montagne dans ce qu’elle a de plus brut, sans détour, sans complaisance . Cliquez ici pour consulter son compte Instagram. Camille Conrad Rasseneur : la montagne rêvée d'Islande Camille Conrad, tout juste sortie des Beaux-Arts de Besançon, se plonge dans le rôle de commissaire d’exposition avec "Horizons Suspendus". Elle y révèle un travail inspiré de son année passée en Islande . « En Islande, il y a le mont Bjolfur, qui serait un aimant à créatrices et créateurs. Une montagne qui cache un cristal, dit-on. Et ce cristal... personne ne sait ce que c’est. » De cette légende est née une série de dessins et gravures, une tentative de figurer ce mystère. Camille ne cherche pas la précision du trait mais l’essence, un éclat de ce qui échappe toujours. Elle entraîne les visiteurs dans un univers onirique, brut, où chaque œuvre dialogue avec les autres. Cliquez ici pour consulter son compte Instagram. Femmes en Montagne : un festival, des récits et des défis Femmes en Montagne est une tribune pour mettre en lumière l’injustice d’un milieu où les femmes restent trop peu représentées . Avec seulement 3 % de guides de haute montagne féminins et 20 % de couverture médiatique en 2021 pour le sport féminin, l’enjeu est de taille. Le festival joue son rôle avec ses projections de films engagés, ses ateliers et ses tables rondes. Une ambition inclusive pousse Femmes en Montagne à ouvrir ses portes à un public plus large : une soirée entièrement accessible aux personnes sourdes et malentendantes est prévue, rendant hommage à cet engagement d’inclusion. Pour celles ou ceux qui ne peuvent se rendre à Annecy, le festival propose une version digitale jusqu'au 6 janvier 2025 , permettant ainsi à toutes et tous de visionner ces œuvres cinématographiques et de se plonger dans un univers où la montagne se conjugue au féminin. Vertige Media, partenaire de cette édition, partage cette vision et cet engagement. Toutes les informations à retrouver sur le site du festival .
- Madrid 4 Speed : l’escalade de vitesse se réinvente en grand format
Les compétitions d’escalade, surtout en vitesse, nous ont habitués à des formules millimétrées, réglées comme des montres suisses. Mais fin octobre 2024, Madrid a changé la donne avec son format quatre voies simultanées . Exit le duel classique, bienvenue dans un champ de bataille où les athlètes doivent composer avec trois autres grimpeurs en même temps. « C'était génial ! » nous résume l'Américaine Piper Kelly. Ici, on ne grimpe plus pour battre un adversaire en face, mais pour survivre dans un combat à plusieurs, en s’assurant une place parmi les deux meilleurs de chaque série. Le tout, sans run d’échauffement, juste un saut dans le feu de l’action. Une pression unique : une nouvelle dynamique sur le mur Dans ce format inédit, chaque départ est un gros défi mental. Les grimpeuses et grimpeurs savent qu’ils sont cernés, avec deux voies de chaque côté, créant un environnement où le moindre bruit, la moindre vibration peut devenir un piège . « C’est comme un 100 mètres où tu dois être parmi les meilleurs de ta série, » explique Lison Gautron, avec qui nous avons échangé et qui a hâte d'avoir l'occasion de tester ce format. Ludovico Fossali, l’Italien que nous avons également interrogé, partage cette impression : « Là, tu as les yeux rivés devant, mais t’as toujours quelqu’un dans ton champ de vision. C’est presque perturbant d’avoir des gens qui grimpent à gauche et à droite. » Le choix de la position n’est pas anodin, et se retrouver au milieu peut vite devenir un enfer pour celles et ceux qui n’ont pas les nerfs assez solides . Une distribution des voies qui redistribue les cartes Contrairement au format habituel où les grimpeurs sont positionnés en fonction de leur temps, ici, l’ordre des voies diffère. D’habitude, le meilleur grimpeur part à gauche et le dernier à droite. Mais à Madrid, l’ordre est un peu plus complexe : le premier part en milieu-gauche, le second en milieu-droit, le troisième sur la voie extérieure gauche et le quatrième sur l’extérieure droite . « Le premier a normalement l’avantage de partir à gauche, où il a moins de chances de voir ses concurrents et de faire un faux départ, » explique Lison Gautron. « Là, ils ont dû adapter, mais ce n’est pas évident pour tout le monde. » Cette répartition des voies ajoute une couche de stratégie et met les grimpeurs face à des repères nouveaux et déroutants. Un relais qui galvanise les équipes Si le format individuel à quatre voies a surpris, c’est le relais par équipes qui a vraiment marqué les esprits. Dans ce relais à deux, l’esprit d’équipe prend le pas sur l’individualisme souvent associé à la vitesse . « C’est un format qui a vraiment beaucoup de potentiel, » nous confie Ludovico, enthousiasmé par cette nouvelle dimension de la compétition. « Pour une fois, on peut décrocher une médaille pour l’équipe, pour notre pays. On grimpe ensemble, c’est motivant. » « Pour une fois, on peut décrocher une médaille pour l’équipe, pour notre pays. On grimpe ensemble, c’est motivant. » Ce relais a cependant révélé quelques limites organisationnelles . « Le départ du second grimpeur, ce n'était pas idéal, » explique Piper Kelly. « Il fallait regarder une lumière pour partir, et ce n'est pas forcément simple de te concentrer là-dessus. Un signal sonore, ce serait plus naturel, plus instinctif. » Malgré cette amélioration à envisager, le relais par équipes a laissé entrevoir de nouvelles possibilités pour l’escalade de vitesse. Cette épreuve collective pourrait bien devenir une référence dans le futur, notamment si elle rejoint un jour les Jeux Olympiques . L’impact psychologique : un défi mental intense Sur ce format quatre voies, l’impact psychologique est aussi fort que la tension physique. Dans cette épreuve, l’incertitude est omniprésente. « D’habitude, tu connais ton rival, tu connais ta position. Là, t’as trois personnes autour de toi, et tu dois ignorer ce qui se passe à côté pour rester concentré, » relate Ludovico Fossali. Ce chaos apparent oblige les compétiteurs à une concentration extrême , chaque détail de leur placement devenant une question de survie. « Être capable de grimper sans te laisser distraire, c’est crucial. La moindre erreur et tu peux te retrouver dernier, » ajoute Lison Gautron, pour qui le défi mental s’ajoute à l’effort physique. « D’habitude, tu connais ton rival, tu connais ta position. Là, t’as trois personnes autour de toi, et tu dois ignorer ce qui se passe à côté pour rester concentré. » Ce nouveau format oblige les grimpeuses et grimpeurs à adapter leur approche, ajoutant un niveau d’exigence supplémentaire dans la gestion du stress. Ce ne sont plus seulement des muscles d’acier et une précision irréprochable qui sont requis, mais également une capacité d’adaptation inébranlable . Ceux qui maîtrisent cet équilibre entre la concentration et le lâcher-prise se retrouvent avantagés, et la compétition n’en devient que plus féroce. Chengdu 2025 : cap sur une consécration mondiale ? Madrid 4 Speed a testé les limites de l’escalade de vitesse et a su séduire les grimpeurs et le public avec cette expérience inédite. Ce laboratoire grandeur nature pourrait bien devenir la nouvelle référence de la discipline , et Chengdu 2025 se profile comme la prochaine scène où ce format pourrait se consolider. Lison Gautron nous confie : « Si on garde ce format, ça pourrait vraiment rendre l’escalade de vitesse encore plus spectaculaire. » Les retours sont très majoritairement positifs et tous s’accordent sur un point : l’escalade de vitesse est prête à prendre ce nouveau virage. « Si on garde ce format, ça pourrait vraiment rendre l’escalade de vitesse encore plus spectaculaire. » Madrid a fait un pari audacieux, transformant ce qui était jusqu’ici une course individuelle en un combat stratégique à plusieurs. Cette dynamique nouvelle a apporté un souffle de renouveau, avec des athlètes ravis de vivre ce défi collectif et ce rythme effréné. Si Chengdu adopte cette formule, l’escalade de vitesse pourrait bien captiver un public de plus en plus large, prêt à vibrer pour ces compétitions où chaque millième de seconde compte.
- Arc'teryx transforme le Grand Rex en temple de l'aventure et de la fête
Le 28 novembre prochain, le Grand Rex devient le théâtre de l’Arc'teryx Winter Film Tour, une soirée de films qui célèbre la montagne sous toutes ses formes . Bien que l’escalade soit notre terrain d’expression privilégié, nous savons que l’esprit de la montagne transcende les disciplines, qu’il s’agisse de ski, de snowboard ou d’exploration. Ce festival, c’est donc l’occasion de voir comment d’autres passionnés vivent intensément cet environnement que nous partageons tous . Des récits bruts, une relation profonde à la nature et un attachement aux valeurs de liberté et de dépassement : autant de points de connexion entre la grimpe et les autres sports outdoor. Une collection de films, un hommage aux grands espaces Les films de cette édition nous plongent au cœur de la montagne, là où se jouent des aventures sans concession. Clôturant la tournée européenne du Winter Film Tour, Arc'teryx présente en exclusivité une sélection de récits engagés, entre ski, snowboard et exploration , chacun offrant une vision authentique et brute des grands espaces. Ces films révèlent une beauté simple et saisissante, celle de l’effort et de la liberté, vécue intensément dans des décors sauvages. Passages Dans ce court métrage de 8 minutes, Briançon se révèle sous deux facettes : celle de ses paysages alpins, bien sûr, mais aussi celle d’une ville-frontière pour les réfugiés en quête d’asile. Ce film met en lumière un réseau de solidarité civil, où habitants et professionnels de la montagne se mobilisent pour protéger ces personnes vulnérables, souvent mises en danger par les chemins périlleux menant à la ville. Un hommage poignant à une communauté qui refuse de détourner le regard. Avec Coline Ballet-Baz, Victor Daviet, Aurélia Lanoe Réalisé par Charlotte Ballet-Baz Éphémère « Éphémère » nous entraîne dans un voyage intime, où le skieur Edgar Cheylus, à travers la gravité et le mouvement, explore le deuil et l’épanouissement. Ce court métrage poétique est un portrait à la fois personnel et universel d’un homme en quête de sens dans une société complexe. Loin de la performance pure, ce film nous plonge dans une danse subtile avec la nature, capturant la profondeur d’une relation évolutive avec l’environnement. Avec Edgar Cheylus, Mike Gardner Réalisé par Baptiste Sjöström et Edgar Cheylus Durée : 17 minutes Going East En quête de nouvelles perspectives, Silvia Moser, Max Kroneck, Joi Hoffmann et Loïc Isliker traversent l’Europe de l’Est skis aux pieds, utilisant exclusivement les transports en commun. Ce moyen métrage de 32 minutes nous embarque dans un voyage unique, ponctué de journées en pleine poudreuse dans les forêts de Tarvisio et de descentes ensoleillées depuis les sommets de Roumanie. Un film qui rappelle que l’aventure réside aussi dans le chemin parcouru. Avec Max Kroneck, Silvia Moser, Joi Hoffmann, Loïc Isliker Réalisé par Loïc Isliker Weazy Craig Murray, surnommé "Weazy", se dévoile ici dans un portrait tout en nuances, à la croisée de la technique et de la fluidité. Ce court de 15 minutes nous invite à suivre ce skieur néo-zélandais dans sa quête de dépassement physique et mental, en phase totale avec la nature. À la fois introspectif et silencieux, Weazy incarne un style singulier qui défie les conventions, cherchant sans relâche à repousser ses propres limites. Avec Craig Murray Réalisé par Jules Bellot Every Island Has a Name Une immersion hors norme où snowboard et art se rencontrent dans un espace blanc épuré. Elena Hight, Severin van der Meer et Jared Elston explorent ici les liens subtils entre glisse, artisanat et expression artistique. Dans cet espace abstrait, le film ouvre une nouvelle perspective sur le snowboard, où chaque mouvement devient un acte de création. Un film de 22 minutes qui laisse l’imagination voguer librement. Avec Severin van der Meer, Elena Hight, Jared Elston Réalisé par Achille Mauri S’engager pour des causes qui font sens Cette année, Arc'teryx s’associe à deux partenaires qui incarnent des valeurs fortes pour la communauté outdoor . Les recettes des billets bénéficieront en partie à Protect Our Winters (POW) et APART. Protect Our Winters mobilise les pratiquants de sports outdoor pour soutenir des actions en faveur du climat, rappelant que ceux qui passent du temps dans les grands espaces sont aussi en première ligne face aux effets du changement climatique. APART, quant à elle, travaille depuis 2004 à aider les jeunes en difficulté à s’insérer dans le monde du travail en utilisant le sport comme levier. Avec le programme APART’OUTDOOR, elle permet aux jeunes des quartiers de découvrir les sports nature , de vivre des expéditions et d’accéder à des formations pour devenir moniteurs d'escalade. En intégrant POW et APART à cet événement, Arc'teryx met en avant une vision de la montagne qui s’attache aussi à la protection de ces environnements et à l’ouverture de nouvelles opportunités. Des échanges directs avec les athlètes Arc'teryx Le Winter Film Tour offre aussi l'opportunité d’échanger avec certains des athlètes d’Arc'teryx , pour qui l’aventure est une manière de vivre la montagne au quotidien. Victor Daviet, snowboarder et maître de cérémonie de la soirée, animera l’événement, accompagné de membres de la team comme Loic Isliker, Severin Van der Meer, Silvia Moser, Craig Murray, Edgar Cheylus et Coline Ballet-Baz. Que ce soit en personne ou à travers leurs récits à l’écran, chacun de ces athlètes partage un rapport singulier avec la montagne, où se mêlent moments de doute, de risque et d’accomplissement. Une soirée immersive Après la projection, le Rex Club devient le théâtre de la Bird Party, une fête jusqu’à 5h du matin, avec des DJs tels que Parallel Theory, Alex from Tokyo, Sabbxmusic et Yes Le Leon. Une célébration qui prolonge l’esprit d’aventure dans un cadre plus festif, où la musique vient clôturer cette soirée dédiée à la montagne et à l’esprit de communauté. Cette édition parisienne de 2024 est avant tout une fête pour célébrer l’arrivée de l’hiver , un hommage à la montagne et à ceux qui la vivent intensément. Une immersion qui va au-delà des images, pour rassembler tous ceux qui partagent cet attachement aux grands espaces et à la saison froide. Informations pratiques : Winter Film Tour Quand : 28.11.2024 / Ouvertures des portes à 19h / Début de la séance : 20h15 Où : Le Grand Rex, 1 Bd Poissonnière, 75002 Paris Pour prendre vos places : Cliquez ici Bird Party Quand : 28.11.2024 / De 23h00 à 5h00 Où : Le Rex Club, 5 Bd Poissonnière, 75002 Paris Pour prendre vos places : Cliquez ici
- Altitudes : un voyage à ciel ouvert avec Florian Riou
Si vous avez un faible pour les sommets, Altitudes de Florian Riou va vous donner des vertiges. Ce livre photos nous transporte à travers cent quarante-neuf sommets européens , capturés avec une précision et une beauté à couper le souffle. Des fjords de l'île Senja, en Norvège, aux neiges éternelles du Mont Blanc, chaque photo est une invitation à respirer l'air frais de la montagne... depuis son canapé. Florian Riou : un photographe qui a la tête dans les nuages Florian Riou n’a pas toujours eu le nez dans les sommets. Originaire de Bretagne, il a d’abord traqué les étoiles dans les ciels nocturnes de sa région avant de viser plus haut, beaucoup plus haut. Son amour pour les grands espaces et la montagne l’a conduit à parcourir les massifs d’Europe avec son appareil photo, à la recherche de la lumière parfaite, de l’instant unique où la nature se dévoile dans toute sa splendeur. Dans Altitudes, il ne s'agit pas seulement de voir des montagnes, mais de les vivre. On passe des cimes ensoleillées aux brumes mystérieuses, des crêtes acérées aux vallées baignées de lumière . Chaque cliché semble nous souffler : “Regarde, je suis là depuis des millions d’années, et pourtant, tu me vois comme si c’était la première fois.” La montagne, un défi à part entière Photographier la montagne, c’est un peu comme gravir un sommet : ça demande de l’endurance, de la patience, et parfois, un bon manteau. Florian Riou ne s’en cache pas : chaque photo de ce livre a demandé une véritable préparation. Les montagnes ne se laissent pas facilement apprivoiser. Entre les tempêtes de neige soudaines, la lumière capricieuse et les températures glaciales, capturer ces moments magiques est un véritable jeu d’équilibriste – et Florian est passé maître dans cet art. Un souffle d’évasion à chaque page Feuilleter les pages de ce livre c’est partir en randonnée sans avoir à faire ses lacets, c’est escalader les plus hauts sommets tout en restant confortablement installé. Chaque image semble contenir un petit morceau de silence, une invitation à la contemplation . On ressent presque l’air vif des sommets et le craquement de la neige sous nos pieds. C’est le genre de livre qui donne envie de s’évader... ou au moins de rêver un peu plus grand. Un regard qui questionne notre rapport à la nature Au-delà de l’évasion, Altitudes soulève aussi des questions importantes sur la préservation de ces paysages extraordinaires . La beauté de ces montagnes est indéniable, mais leur fragilité l’est tout autant. À l’heure où le réchauffement climatique fait fondre glaciers et altitudes, Florian Riou, sans en faire des tonnes, nous rappelle subtilement que ces merveilles naturelles ne sont pas éternelles. Il nous invite à admirer, mais aussi à réfléchir à la manière dont nous pouvons les protéger. Déjà disponible, Altitudes est le livre parfait pour celles et ceux qui ont envie de prendre de la hauteur – que ce soit au sens propre ou figuré. Disponible sur le site de la FNAC.
- Catalogue de Noël Vertige Media : la sélection de la rédaction
Noël approche et, soyons honnêtes, c’est surtout l’occasion d’élargir son arsenal de grimpe. Vertige Media vous a concocté son catalogue de Noël : une sélection pure, sans fioritures, faite pour les acharnés. Ici, pas de partenariats flous, pas de pub masquée – juste les meilleurs produits, choisis pour ce qu’ils valent. Un guide taillé pour les mordus d’escalade Dans ce PDF à télécharger gratuitement, vous trouverez plus de 50 produits, des classiques incontournables aux perles rares . On y trouve de tout, des géants comme Scarpa et Black Diamond aux petits trésors locaux – 2ndevoie, Bleau M, Dual Pinch – qui valent vraiment le détour. Ce sont plus de 40 marques passées au peigne fin, pour une sélection sans compromis. Chaque produit est accompagné d’une case à cocher pour que vous puissiez créer votre liste de souhaits perso. Et parce qu’on n’a pas le temps pour les trucs surfaits, les prix affichés sont les meilleurs qu’on a trouvés en ligne, sans garantie, mais avec un bon œil. En bref, ce catalogue, c’est votre guide pour un Noël 100 % grimpe , brut et sans détour. Prêt à embarquer ? Téléchargez le catalogue ici et mettez la main sur les essentiels de la saison – pour que cette année, le Père Noël vous livre en baudrier.












