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  • L'IFSC s'engage pour la santé mentale des athlètes de haut niveau

    Le monde de l’escalade se dote enfin d’un regard plus lucide sur une réalité longtemps passée sous silence : la santé mentale des athlètes . Souvent applaudis pour leurs prouesses, les grimpeuses et grimpeurs de haut niveau cachent parfois des blessures invisibles. Dans un contexte où la pression ne cesse d’augmenter avec l’essor de l’escalade, la Fédération Internationale de Sport d'Escalade (IFSC) lance un projet de recherche sur le bien-être mental et l’épuisement chez les athlètes . Une initiative nécessaire pour briser le tabou et reconnaître que la performance va bien au-delà de la seule force physique. Un projet poussé par l’IFSC et ses Commissions d’athlètes et médicale Le soutien à la santé mentale des athlètes n’est pas un sujet totalement nouveau pour l’IFSC. Cependant, cette initiative, menée par les Commissions des athlètes et médicale et anti-dopage de l’IFSC, marque un tournant en termes de prise en charge concrète . Pour la première fois, la fédération soutient une étude de grande ampleur, dirigée par l'Université de Bucarest et l'Université Babes-Bolyai, pour plonger au cœur de la complexité de l’épuisement mental en escalade. « En tant qu'athlètes professionnels, nous rencontrons des stress uniques – de la pression de la performance à la gestion de l'échec. Ce questionnaire est un premier pas vers un projet qui, je l’espère, deviendra réalité avec le soutien de l’IFSC. » Le projet est initié à la suite de l’appel d’Ievgeniia Kazbekova, membre de la Commission des athlètes de l’IFSC . Cette athlète reconnue souligne un aspect souvent ignoré des défis auxquels les grimpeurs font face : « En tant qu'athlètes professionnels, nous rencontrons des stress uniques – de la pression de la performance à la gestion de l'échec. Ce questionnaire est un premier pas vers un projet qui, je l’espère, deviendra réalité avec le soutien de l’IFSC. » Les mots de Ievgeniia traduisent à la fois l’urgence du problème et la nécessité d’un soutien institutionnel fort pour avancer. Un programme d’étude ambitieux Le projet de recherche, baptisé "The Impact of Stressors on Athletic Performance and Burnout: Exploring the Mediating Role of Affect, Intolerance of Uncertainty, Personality, and Emotion Regulation in Professional Sport Climbers", porte un titre long et complexe, mais son objectif est simple : mieux comprendre les interactions entre bien-être mental et performance en escalade . Dirigée par Zsófia Németi-Fehér, doctorante, sous la supervision du Professeur Andrei Ion et de Maria Stefania Ionel, cette étude se veut une réponse aux besoins des grimpeuses et grimpeurs d’élite, un groupe exposé à des stress spécifiques et parfois extrêmes. Le but est de recueillir des données précises qui permettront, à terme, d’adapter le soutien offert aux grimpeuses et grimpeurs , notamment dans leur rapport à l’incertitude et à la régulation émotionnelle, deux facteurs cruciaux identifiés dans la gestion du stress sportif. C’est une première étape, mais une étape essentielle pour faire avancer les choses, insiste Ievgeniia Kazbekova. À travers cette étude, elle espère non seulement sensibiliser mais surtout provoquer un changement de culture au sein de la communauté . L’importance de soutenir le bien-être des athlètes L’initiative de l’IFSC n’arrive pas par hasard. La montée en popularité de l’escalade a des conséquences directes sur la vie des athlètes. Avec une pression croissante, notamment depuis l’inclusion de l’escalade aux Jeux Olympiques , l'impact psychologique sur les athlètes n'a fait qu’augmenter. Bien souvent, les grimpeuses et grimpeurs se trouvent au sommet d’une exigence de performance constante qui les oblige à repousser leurs limites physiques et mentales. « Nous croyons fermement que la santé mentale et le bien-être des athlètes devraient être une priorité pour tous nos partenaires. » Le président de l’IFSC, Marco Scolaris, affirme la priorité de la fédération en déclarant : « Nous croyons fermement que la santé mentale et le bien-être des athlètes devraient être une priorité pour tous nos partenaires. » Ces mots viennent souligner un changement d’orientation significatif pour l’IFSC, qui se positionne non seulement comme un arbitre de la performance, mais aussi comme un défenseur du bien-être global des athlètes . Des efforts pour unifier la communauté autour du bien-être mental En soutenant ce projet de recherche, l’IFSC envoie un message fort : les athlètes ne sont pas des machines à gagner des médailles, ils sont des individus avec des besoins et des fragilités . Ce questionnaire, ouvert à l’ensemble des athlètes professionnels de l’IFSC, vise à recueillir des données qui serviront de base à des recommandations pour les athlètes, les entraîneurs et les instances sportives. L’espoir est de créer un environnement où la performance est encouragée sans pour autant être l’unique métrique de réussite. Ievgeniia Kazbekova, en tant que membre de la Commission des athlètes, encourage vivement ses collègues à participer, rappelant que ce sont eux qui sont les premiers concernés par les résultats de cette enquête. L’ambition est d’inspirer un mouvement de fond pour que l’escalade ne se contente pas de briller sous les projecteurs, mais assure aussi un soutien solide dans l’ombre. Vers un changement de culture Alors que les résultats de l’étude sont encore en attente , cette initiative ouvre un débat nécessaire sur la gestion des athlètes de haut niveau. En escalade, où chaque erreur peut coûter cher, l’équilibre mental est aussi vital que la forme physique. C’est cette réalité que la recherche espère mettre en lumière : comprendre le poids de la pression, de l’incertitude et de la fatigue mentale dans la vie des grimpeuses et grimpeurs. En investissant dans la santé mentale, l’IFSC montre la voie à un nouveau modèle. Pour une discipline exigeante comme l’escalade, cela représente un défi colossal, mais aussi une opportunité unique de transformer le sport en un espace de soutien et de résilience. Ces articles peuvent aussi vous intéresser : Troubles alimentaires, l'IFSC passe finalement à l'action La Palestine admise comme nouveau membre de l'IFSC L'IFSC se joint à l'initiative de l'ASOIF pour la durabilité

  • Horizons Suspendus : un vernissage au sommet pour l'ouverture de Femmes en Montagne

    La 5e édition de Femmes en Montagne débute à Annecy, célébrant la présence et l’engagement des femmes dans les sports de montagne. Cette année, le festival ouvre avec un vernissage baptisé "Horizons Suspendus", où des artistes dévoilent leur vision intime et puissante de la montagne . À travers des œuvres marquées par l’introspection et la force des parcours féminins, le vernissage propose une immersion dans un univers authentique et sincère, en écho avec les valeurs du festival. Ces créations, entre couleurs vives et ombres profondes, reflètent un lien profond avec la nature et les sommets, capturant l’âme de celles qui l’escaladent et la contemplent. Lauriane Miara : aquarelle et récit de montagne Lauriane Miara, illustratrice et conceptrice des affiches du festival, fait une entorse à sa technique habituelle en exposant une série en bande dessinée. « J’aime écrire des histoires », sourit-elle, et ses dessins racontent autant que ses mots. Aquarelle, encre, crayon, Lauriane mélange les médiums, façonne des paysages inspirés de ses randonnées en Savoie et de ses voyages dans les pays nordiques. « En montagne, j’aime travailler avec ce que j’ai sous la main. Mais ici, j’ai voulu expérimenter : chaque dessin est un clin d’œil aux randonnées que je fais avec mes amis. » Elle s’inspire aussi de ses lectures, source inépuisable pour elle qui fait voyager son art du bout du monde à l’intime. Cliquez ici pour consulter son compte Instagram . Coralie Huon : l’art de la montagne comme miroir intérieur Coralie Huon , peintre et illustratrice, se livre avec sa série "Évolution". « Les montagnes, c'est un miroir. Elles me renvoient mes leçons de vie, mon propre chemin », confie-t-elle. Ses peintures, exécutées à l'acrylique, oscillent entre grandeur et intimité. Ici, la montagne n’est pas seulement un décor : c’est un guide, un témoin de ses expériences . « Je m’inspire des montagnes autour de moi, celles que je vois tous les jours. C’est mon environnement, ce qui me pousse à avancer. » Chaque sommet semble taillé pour capturer des fragments de son voyage personnel, un écho de sa quête intérieure que chaque spectateur est libre de s’approprier. Cliquez ici pour consulter son compte Instagram. Élise : peindre les sommets au fil de l’altitude Élise, artiste suisse, expose les géants du Valais dans une série en aquarelle. Ses montagnes, elle les porte en elle, à la fois dans l’objectif d’alpiniste et dans le coup de pinceau minutieux. « Les 4 000, c’est un rêve que j’ai accompli, un hommage que je rends à chaque sommet que j’ai pu gravir », raconte-t-elle. Armée de son carnet, elle capte l’essentiel en pleine nature : l’ombre, la lumière, le blanc intact de la neige . Sa passion est vive, et la simplicité de ses aquarelles est trompeuse ; derrière chaque trait, chaque ombre, c'est la montagne réelle, rugueuse, qui apparaît. « En hiver, le blanc, il se suffit à lui-même, il allège tout. Je laisse les zones vierges, et ça, c’est magique. » Cliquez ici pour consulter son compte Instagram. Zoe B. Tapàl : les Pyrénées, ombres et lignes de crête Zo Tapal, artiste des Pyrénées, dresse un portrait au crayon de ces montagnes qui ont forgé son art. Son style ? Radical, presque maniaque dans le détail. « Je travaille avec des mines ultra-fines pour les crêtes, et plus épaisses pour les ombres », explique-t-elle. « Chaque dessin prend des semaines, mais il faut ce temps pour que ça vive vraiment. » Elle laisse ses œuvres "reposer", refuse de les regarder, puis y revient, modifiant, intensifiant les contrastes. Le résultat est là : des paysages puissants, nerveux, d’une précision qui capte la montagne dans ce qu’elle a de plus brut, sans détour, sans complaisance . Cliquez ici pour consulter son compte Instagram. Camille Conrad Rasseneur : la montagne rêvée d'Islande Camille Conrad, tout juste sortie des Beaux-Arts de Besançon, se plonge dans le rôle de commissaire d’exposition avec "Horizons Suspendus". Elle y révèle un travail inspiré de son année passée en Islande . « En Islande, il y a le mont Bjolfur, qui serait un aimant à créatrices et créateurs. Une montagne qui cache un cristal, dit-on. Et ce cristal... personne ne sait ce que c’est. » De cette légende est née une série de dessins et gravures, une tentative de figurer ce mystère. Camille ne cherche pas la précision du trait mais l’essence, un éclat de ce qui échappe toujours. Elle entraîne les visiteurs dans un univers onirique, brut, où chaque œuvre dialogue avec les autres. Cliquez ici pour consulter son compte Instagram. Femmes en Montagne : un festival, des récits et des défis Femmes en Montagne est une tribune pour mettre en lumière l’injustice d’un milieu où les femmes restent trop peu représentées . Avec seulement 3 % de guides de haute montagne féminins et 20 % de couverture médiatique en 2021 pour le sport féminin, l’enjeu est de taille. Le festival joue son rôle avec ses projections de films engagés, ses ateliers et ses tables rondes. Une ambition inclusive pousse Femmes en Montagne à ouvrir ses portes à un public plus large : une soirée entièrement accessible aux personnes sourdes et malentendantes est prévue, rendant hommage à cet engagement d’inclusion. Pour celles ou ceux qui ne peuvent se rendre à Annecy, le festival propose une version digitale jusqu'au 6 janvier 2025 , permettant ainsi à toutes et tous de visionner ces œuvres cinématographiques et de se plonger dans un univers où la montagne se conjugue au féminin. Vertige Media, partenaire de cette édition, partage cette vision et cet engagement. Toutes les informations à retrouver sur le site du festival .

  • Madrid 4 Speed : l’escalade de vitesse se réinvente en grand format

    Les compétitions d’escalade, surtout en vitesse, nous ont habitués à des formules millimétrées, réglées comme des montres suisses. Mais fin octobre 2024, Madrid a changé la donne avec son format quatre voies simultanées . Exit le duel classique, bienvenue dans un champ de bataille où les athlètes doivent composer avec trois autres grimpeurs en même temps. « C'était génial ! » nous résume l'Américaine Piper Kelly. Ici, on ne grimpe plus pour battre un adversaire en face, mais pour survivre dans un combat à plusieurs, en s’assurant une place parmi les deux meilleurs de chaque série. Le tout, sans run d’échauffement, juste un saut dans le feu de l’action. Une pression unique : une nouvelle dynamique sur le mur Dans ce format inédit, chaque départ est un gros défi mental. Les grimpeuses et grimpeurs savent qu’ils sont cernés, avec deux voies de chaque côté, créant un environnement où le moindre bruit, la moindre vibration peut devenir un piège . « C’est comme un 100 mètres où tu dois être parmi les meilleurs de ta série, » explique Lison Gautron, avec qui nous avons échangé et qui a hâte d'avoir l'occasion de tester ce format. Ludovico Fossali, l’Italien que nous avons également interrogé, partage cette impression : « Là, tu as les yeux rivés devant, mais t’as toujours quelqu’un dans ton champ de vision. C’est presque perturbant d’avoir des gens qui grimpent à gauche et à droite. » Le choix de la position n’est pas anodin, et se retrouver au milieu peut vite devenir un enfer pour celles et ceux qui n’ont pas les nerfs assez solides . Une distribution des voies qui redistribue les cartes Contrairement au format habituel où les grimpeurs sont positionnés en fonction de leur temps, ici, l’ordre des voies diffère. D’habitude, le meilleur grimpeur part à gauche et le dernier à droite. Mais à Madrid, l’ordre est un peu plus complexe : le premier part en milieu-gauche, le second en milieu-droit, le troisième sur la voie extérieure gauche et le quatrième sur l’extérieure droite . « Le premier a normalement l’avantage de partir à gauche, où il a moins de chances de voir ses concurrents et de faire un faux départ, » explique Lison Gautron. « Là, ils ont dû adapter, mais ce n’est pas évident pour tout le monde. » Cette répartition des voies ajoute une couche de stratégie et met les grimpeurs face à des repères nouveaux et déroutants. Un relais qui galvanise les équipes Si le format individuel à quatre voies a surpris, c’est le relais par équipes qui a vraiment marqué les esprits. Dans ce relais à deux, l’esprit d’équipe prend le pas sur l’individualisme souvent associé à la vitesse . « C’est un format qui a vraiment beaucoup de potentiel, » nous confie Ludovico, enthousiasmé par cette nouvelle dimension de la compétition. « Pour une fois, on peut décrocher une médaille pour l’équipe, pour notre pays. On grimpe ensemble, c’est motivant. » « Pour une fois, on peut décrocher une médaille pour l’équipe, pour notre pays. On grimpe ensemble, c’est motivant. » Ce relais a cependant révélé quelques limites organisationnelles . « Le départ du second grimpeur, ce n'était pas idéal, » explique Piper Kelly. « Il fallait regarder une lumière pour partir, et ce n'est pas forcément simple de te concentrer là-dessus. Un signal sonore, ce serait plus naturel, plus instinctif. » Malgré cette amélioration à envisager, le relais par équipes a laissé entrevoir de nouvelles possibilités pour l’escalade de vitesse. Cette épreuve collective pourrait bien devenir une référence dans le futur, notamment si elle rejoint un jour les Jeux Olympiques . L’impact psychologique : un défi mental intense Sur ce format quatre voies, l’impact psychologique est aussi fort que la tension physique. Dans cette épreuve, l’incertitude est omniprésente. « D’habitude, tu connais ton rival, tu connais ta position. Là, t’as trois personnes autour de toi, et tu dois ignorer ce qui se passe à côté pour rester concentré, » relate Ludovico Fossali. Ce chaos apparent oblige les compétiteurs à une concentration extrême , chaque détail de leur placement devenant une question de survie. « Être capable de grimper sans te laisser distraire, c’est crucial. La moindre erreur et tu peux te retrouver dernier, » ajoute Lison Gautron, pour qui le défi mental s’ajoute à l’effort physique. « D’habitude, tu connais ton rival, tu connais ta position. Là, t’as trois personnes autour de toi, et tu dois ignorer ce qui se passe à côté pour rester concentré. » Ce nouveau format oblige les grimpeuses et grimpeurs à adapter leur approche, ajoutant un niveau d’exigence supplémentaire dans la gestion du stress. Ce ne sont plus seulement des muscles d’acier et une précision irréprochable qui sont requis, mais également une capacité d’adaptation inébranlable . Ceux qui maîtrisent cet équilibre entre la concentration et le lâcher-prise se retrouvent avantagés, et la compétition n’en devient que plus féroce. Chengdu 2025 : cap sur une consécration mondiale ? Madrid 4 Speed a testé les limites de l’escalade de vitesse et a su séduire les grimpeurs et le public avec cette expérience inédite. Ce laboratoire grandeur nature pourrait bien devenir la nouvelle référence de la discipline , et Chengdu 2025 se profile comme la prochaine scène où ce format pourrait se consolider. Lison Gautron nous confie : « Si on garde ce format, ça pourrait vraiment rendre l’escalade de vitesse encore plus spectaculaire. » Les retours sont très majoritairement positifs et tous s’accordent sur un point : l’escalade de vitesse est prête à prendre ce nouveau virage. « Si on garde ce format, ça pourrait vraiment rendre l’escalade de vitesse encore plus spectaculaire. » Madrid a fait un pari audacieux, transformant ce qui était jusqu’ici une course individuelle en un combat stratégique à plusieurs. Cette dynamique nouvelle a apporté un souffle de renouveau, avec des athlètes ravis de vivre ce défi collectif et ce rythme effréné. Si Chengdu adopte cette formule, l’escalade de vitesse pourrait bien captiver un public de plus en plus large, prêt à vibrer pour ces compétitions où chaque millième de seconde compte.

  • Arc'teryx transforme le Grand Rex en temple de l'aventure et de la fête

    Le 28 novembre prochain, le Grand Rex devient le théâtre de l’Arc'teryx Winter Film Tour, une soirée de films qui célèbre la montagne sous toutes ses formes . Bien que l’escalade soit notre terrain d’expression privilégié, nous savons que l’esprit de la montagne transcende les disciplines, qu’il s’agisse de ski, de snowboard ou d’exploration. Ce festival, c’est donc l’occasion de voir comment d’autres passionnés vivent intensément cet environnement que nous partageons tous . Des récits bruts, une relation profonde à la nature et un attachement aux valeurs de liberté et de dépassement : autant de points de connexion entre la grimpe et les autres sports outdoor. Une collection de films, un hommage aux grands espaces Les films de cette édition nous plongent au cœur de la montagne, là où se jouent des aventures sans concession. Clôturant la tournée européenne du Winter Film Tour, Arc'teryx présente en exclusivité une sélection de récits engagés, entre ski, snowboard et exploration , chacun offrant une vision authentique et brute des grands espaces. Ces films révèlent une beauté simple et saisissante, celle de l’effort et de la liberté, vécue intensément dans des décors sauvages. Passages Dans ce court métrage de 8 minutes, Briançon se révèle sous deux facettes : celle de ses paysages alpins, bien sûr, mais aussi celle d’une ville-frontière pour les réfugiés en quête d’asile. Ce film met en lumière un réseau de solidarité civil, où habitants et professionnels de la montagne se mobilisent pour protéger ces personnes vulnérables, souvent mises en danger par les chemins périlleux menant à la ville. Un hommage poignant à une communauté qui refuse de détourner le regard. Avec Coline Ballet-Baz, Victor Daviet, Aurélia Lanoe Réalisé par Charlotte Ballet-Baz Éphémère « Éphémère » nous entraîne dans un voyage intime, où le skieur Edgar Cheylus, à travers la gravité et le mouvement, explore le deuil et l’épanouissement. Ce court métrage poétique est un portrait à la fois personnel et universel d’un homme en quête de sens dans une société complexe. Loin de la performance pure, ce film nous plonge dans une danse subtile avec la nature, capturant la profondeur d’une relation évolutive avec l’environnement. Avec Edgar Cheylus, Mike Gardner Réalisé par Baptiste Sjöström et Edgar Cheylus Durée : 17 minutes Going East En quête de nouvelles perspectives, Silvia Moser, Max Kroneck, Joi Hoffmann et Loïc Isliker traversent l’Europe de l’Est skis aux pieds, utilisant exclusivement les transports en commun. Ce moyen métrage de 32 minutes nous embarque dans un voyage unique, ponctué de journées en pleine poudreuse dans les forêts de Tarvisio et de descentes ensoleillées depuis les sommets de Roumanie. Un film qui rappelle que l’aventure réside aussi dans le chemin parcouru. Avec Max Kroneck, Silvia Moser, Joi Hoffmann, Loïc Isliker Réalisé par Loïc Isliker Weazy Craig Murray, surnommé "Weazy", se dévoile ici dans un portrait tout en nuances, à la croisée de la technique et de la fluidité. Ce court de 15 minutes nous invite à suivre ce skieur néo-zélandais dans sa quête de dépassement physique et mental, en phase totale avec la nature. À la fois introspectif et silencieux, Weazy incarne un style singulier qui défie les conventions, cherchant sans relâche à repousser ses propres limites. Avec Craig Murray Réalisé par Jules Bellot Every Island Has a Name Une immersion hors norme où snowboard et art se rencontrent dans un espace blanc épuré. Elena Hight, Severin van der Meer et Jared Elston explorent ici les liens subtils entre glisse, artisanat et expression artistique. Dans cet espace abstrait, le film ouvre une nouvelle perspective sur le snowboard, où chaque mouvement devient un acte de création. Un film de 22 minutes qui laisse l’imagination voguer librement. Avec Severin van der Meer, Elena Hight, Jared Elston Réalisé par Achille Mauri S’engager pour des causes qui font sens Cette année, Arc'teryx s’associe à deux partenaires qui incarnent des valeurs fortes pour la communauté outdoor . Les recettes des billets bénéficieront en partie à Protect Our Winters (POW) et APART. Protect Our Winters mobilise les pratiquants de sports outdoor pour soutenir des actions en faveur du climat, rappelant que ceux qui passent du temps dans les grands espaces sont aussi en première ligne face aux effets du changement climatique. APART, quant à elle, travaille depuis 2004 à aider les jeunes en difficulté à s’insérer dans le monde du travail en utilisant le sport comme levier. Avec le programme APART’OUTDOOR, elle permet aux jeunes des quartiers de découvrir les sports nature , de vivre des expéditions et d’accéder à des formations pour devenir moniteurs d'escalade. En intégrant POW et APART à cet événement, Arc'teryx met en avant une vision de la montagne qui s’attache aussi à la protection de ces environnements et à l’ouverture de nouvelles opportunités. Des échanges directs avec les athlètes Arc'teryx Le Winter Film Tour offre aussi l'opportunité d’échanger avec certains des athlètes d’Arc'teryx , pour qui l’aventure est une manière de vivre la montagne au quotidien. Victor Daviet, snowboarder et maître de cérémonie de la soirée, animera l’événement, accompagné de membres de la team comme Loic Isliker, Severin Van der Meer, Silvia Moser, Craig Murray, Edgar Cheylus et Coline Ballet-Baz. Que ce soit en personne ou à travers leurs récits à l’écran, chacun de ces athlètes partage un rapport singulier avec la montagne, où se mêlent moments de doute, de risque et d’accomplissement. Une soirée immersive Après la projection, le Rex Club devient le théâtre de la Bird Party, une fête jusqu’à 5h du matin, avec des DJs tels que Parallel Theory, Alex from Tokyo, Sabbxmusic et Yes Le Leon. Une célébration qui prolonge l’esprit d’aventure dans un cadre plus festif, où la musique vient clôturer cette soirée dédiée à la montagne et à l’esprit de communauté. Cette édition parisienne de 2024 est avant tout une fête pour célébrer l’arrivée de l’hiver , un hommage à la montagne et à ceux qui la vivent intensément. Une immersion qui va au-delà des images, pour rassembler tous ceux qui partagent cet attachement aux grands espaces et à la saison froide. Informations pratiques : Winter Film Tour Quand : 28.11.2024 / Ouvertures des portes à 19h / Début de la séance : 20h15 Où : Le Grand Rex, 1 Bd Poissonnière, 75002 Paris Pour prendre vos places : Cliquez ici Bird Party Quand : 28.11.2024 / De 23h00 à 5h00 Où : Le Rex Club, 5 Bd Poissonnière, 75002 Paris Pour prendre vos places : Cliquez ici

  • Altitudes : un voyage à ciel ouvert avec Florian Riou

    Si vous avez un faible pour les sommets, Altitudes de Florian Riou va vous donner des vertiges. Ce livre photos nous transporte à travers cent quarante-neuf sommets européens , capturés avec une précision et une beauté à couper le souffle. Des fjords de l'île Senja, en Norvège, aux neiges éternelles du Mont Blanc, chaque photo est une invitation à respirer l'air frais de la montagne... depuis son canapé. Florian Riou : un photographe qui a la tête dans les nuages Florian Riou n’a pas toujours eu le nez dans les sommets. Originaire de Bretagne, il a d’abord traqué les étoiles dans les ciels nocturnes de sa région avant de viser plus haut, beaucoup plus haut. Son amour pour les grands espaces et la montagne l’a conduit à parcourir les massifs d’Europe avec son appareil photo, à la recherche de la lumière parfaite, de l’instant unique où la nature se dévoile dans toute sa splendeur. Dans Altitudes, il ne s'agit pas seulement de voir des montagnes, mais de les vivre. On passe des cimes ensoleillées aux brumes mystérieuses, des crêtes acérées aux vallées baignées de lumière . Chaque cliché semble nous souffler : “Regarde, je suis là depuis des millions d’années, et pourtant, tu me vois comme si c’était la première fois.” La montagne, un défi à part entière Photographier la montagne, c’est un peu comme gravir un sommet : ça demande de l’endurance, de la patience, et parfois, un bon manteau. Florian Riou ne s’en cache pas : chaque photo de ce livre a demandé une véritable préparation. Les montagnes ne se laissent pas facilement apprivoiser. Entre les tempêtes de neige soudaines, la lumière capricieuse et les températures glaciales, capturer ces moments magiques est un véritable jeu d’équilibriste – et Florian est passé maître dans cet art. Un souffle d’évasion à chaque page Feuilleter les pages de ce livre c’est partir en randonnée sans avoir à faire ses lacets, c’est escalader les plus hauts sommets tout en restant confortablement installé. Chaque image semble contenir un petit morceau de silence, une invitation à la contemplation . On ressent presque l’air vif des sommets et le craquement de la neige sous nos pieds. C’est le genre de livre qui donne envie de s’évader... ou au moins de rêver un peu plus grand. Un regard qui questionne notre rapport à la nature Au-delà de l’évasion, Altitudes soulève aussi des questions importantes sur la préservation de ces paysages extraordinaires . La beauté de ces montagnes est indéniable, mais leur fragilité l’est tout autant. À l’heure où le réchauffement climatique fait fondre glaciers et altitudes, Florian Riou, sans en faire des tonnes, nous rappelle subtilement que ces merveilles naturelles ne sont pas éternelles. Il nous invite à admirer, mais aussi à réfléchir à la manière dont nous pouvons les protéger. Déjà disponible, Altitudes est le livre parfait pour celles et ceux qui ont envie de prendre de la hauteur – que ce soit au sens propre ou figuré. Disponible sur le site de la FNAC.

  • Catalogue de Noël Vertige Media : la sélection de la rédaction

    Noël approche et, soyons honnêtes, c’est surtout l’occasion d’élargir son arsenal de grimpe. Vertige Media vous a concocté son catalogue de Noël : une sélection pure, sans fioritures, faite pour les acharnés. Ici, pas de partenariats flous, pas de pub masquée – juste les meilleurs produits, choisis pour ce qu’ils valent. Un guide taillé pour les mordus d’escalade Dans ce PDF à télécharger gratuitement, vous trouverez plus de 50 produits, des classiques incontournables aux perles rares . On y trouve de tout, des géants comme Scarpa et Black Diamond aux petits trésors locaux – 2ndevoie, Bleau M, Dual Pinch – qui valent vraiment le détour. Ce sont plus de 40 marques passées au peigne fin, pour une sélection sans compromis. Chaque produit est accompagné d’une case à cocher pour que vous puissiez créer votre liste de souhaits perso. Et parce qu’on n’a pas le temps pour les trucs surfaits, les prix affichés sont les meilleurs qu’on a trouvés en ligne, sans garantie, mais avec un bon œil. En bref, ce catalogue, c’est votre guide pour un Noël 100 % grimpe , brut et sans détour. Prêt à embarquer ? Téléchargez le catalogue ici et mettez la main sur les essentiels de la saison – pour que cette année, le Père Noël vous livre en baudrier.

  • Qui sont les grimpeurs qui participeront aux Neom Beach Games ?

    Une compétition aussi prestigieuse que controversée… et une liste d’athlètes toujours absente des radars à quelques jours du lancement . Alors que le site officiel de l’IFSC publie habituellement les noms des inscrits aux compétitions à venir, aucune trace de celles et ceux participant aux Neom Beach Games . L’année dernière, certains grimpeurs avaient pu jouer la carte du manque d'informations face à la controverse autour de ce projet de mégapole en Arabie Saoudite. Mais cette année, la donne a changé : tout le monde connaît l’enjeu et la polémique. Et dans l’ombre, les opposants guettent avec impatience la décision des athlètes, curieux de voir qui, en toute connaissance de cause, assumera de concourir dans le désert. Le jeu de l’ombre ou de la honte ? Un an après le tollé provoqué par la première édition, où la participation de grimpeurs de haut niveau a été critiquée pour son association avec le projet de la mégalopole Neom en Arabie Saoudite, l’édition de cette année s’annonce tout aussi tumultueuse. Cette opacité autour des participants ajoute une nouvelle couche de malaise , surtout au vu des accusations de "greenwashing" et de "soft-power" reprochées à l'événement. Si certains grimpeurs se sont rendus aux Neom Beach Games l'année dernière, c’est généralement par pragmatisme, mais surtout par méconnaissance. « D’ailleurs, si jamais ça peut éclairer sur la manière dont les grimpeurs sont invités, » nous confie une grimpeuse professionnelle sous couvert d’anonymat, « on reçoit simplement un mail qui nous invite aux Neom Beach Games avec un lien vers l’info sheet, avec un prize money vraiment supérieur aux compétitions habituelles. Mais on n’a aucune info sur le projet Neom. Donc on peut accepter l’invitation comme n’importe quelle autre si on ne s’est pas renseigné avant ; c’était vrai l’an dernier, mais vu la polémique, tout le monde est au courant cette année. » « On n’a aucune info sur le projet Neom. Donc on peut accepter l’invitation comme n’importe quelle autre si on ne s’est pas renseigné avant ; c’était vrai l’an dernier, mais vu la polémique, tout le monde est au courant cette année. » Pour ces athlètes, souvent en quête de financements pour boucler leur saison, une telle opportunité peut sembler irrésistible. « En tant que sportif de haut niveau qui galère à trouver des financements pour son projet, si on n’est pas curieux – et en vrai, on regarde jamais – c’est, sur le papier, une super opportunité. Encore une fois, c’était vrai l’an dernier mais plus maintenant, » ajoute-t-elle. Ce témoignage révèle le dilemme complexe qui se joue dans les coulisses : en acceptant de participer, chaque grimpeur endosse malgré lui un choix de valeurs . Un manque de transparence qui en dit long Ce flou pourrait bien être le signe d’un embarras général, que ce soit pour les athlètes, les sponsors ou même la fédération internationale . Après tout, comment justifier une participation à un événement qui sert de vitrine à un projet d’envergure dont les impacts environnementaux sont dénoncés de toutes parts ? Pour certains grimpeurs, répondre à cette invitation revient à troquer ses convictions pour un podium – ou, pour d’autres, à accepter le financement de sponsors peu regardants sur la localisation de leurs performances. Ce manque de transparence autour des Neom Beach Games relance également le débat sur le positionnement de l’IFSC, supposée promouvoir un sport en harmonie avec les valeurs de la nature et du respect environnemental . À un moment où les jeunes générations de grimpeurs redoublent d’efforts pour limiter leur empreinte, l’opacité sur la participation à un événement aussi controversé risque d’envoyer un message à double tranchant. Entre les ambitions de développement et l’essence même de l’escalade, l’IFSC marche sur une corde raide. Mais jusqu’où cette fédération est-elle prête à aller pour s’impliquer dans un événement aussi controversé, au risque de se détourner de ses propres principes ? Alors, qui seront ces grimpeurs qui oseront relever le défi du désert ? Ceux qui accepteront de se mesurer en plein cœur de cette mégapole en construction, symbole de l'ultra-modernisation et de la consommation énergétique démesurée ? Malheureusement, cette stratégie de silence de la part de l’IFSC risque bien de se retourner contre eux, attisant encore davantage la curiosité autour de cette fameuse liste que nous découvrirons, de toute façon au plus tard le 11 novembre...

  • Maurice Latapie, entre pédagogie sauvage et autogestion

    Alors que l'étape briançonnaise de la Coupe du monde d'escalade battait son plein, c'est sur la terrasse d’un café, là où il a ses habitudes, que nous avons retrouvé Maurice Latapie, alias Momo. Là où certains préfèrent les discours bien léchés sur l’escalade moderne, Momo, lui, ne s'embarrasse pas de formules. Cette figure emblématique de la FSGT , qui a contribué à tracer les premiers parcours jaunes pour débutants à Fontainebleau dans les années 50, n'a rien perdu de sa verve. Les premières traces : quand tout était à inventer « On était jeunes, naïfs, et on ne connaissait rien en pédagogie » lance Momo, en parlant de cette époque où il fallait tout faire soi-même. Dans les années 50, Fontainebleau n’avait pas de parcours pour les débutants. Alors, avec une bande de copains aussi fauchés que déterminés, ils ont pris l’initiative de créer les premières pistes jaunes pour ceux qui arrivaient parfois en chaussures de randonnées, d’autres avec des baskets . Rien de bien académique, mais c’est là que l’histoire commence, au Rocher Canon, autour de 1956. À l’époque, il n’était pas rare de voir une centaine de jeunes débarquer, et pour une trentaine d'entre eux, le bivouac était de mise. On partait en train, en autocar, et c’était surtout une aventure collective. Momo se souvient encore de ces groupes qui venaient « de la Porte d’Italie » pour finir leur périple « à pied, dans les champs, autour de bouffe collective, mais surtout de convivialité ». La pédagogie, made in FSGT : de l’utopie au concret Si aujourd’hui les méthodes d’apprentissage sont largement codifiées, Momo et ses camarades n’en avaient cure. Ils ont appris sur le tas. « On faisait des simulations entre les arbres pour préparer les grandes voies aux Ardennes belges ou au Saou », raconte-t-il. Le tout, dans une ambiance où le savoir se transmettait d’une manière bien particulière : « On avait nos cinq mousquetons et nos ceintures, et on faisait des démonstrations pour une cinquantaine de jeunes qui regardaient. On avait l’impression d’être des pionniers, mais en réalité on improvisait constamment ».  « On avait nos cinq mousquetons et nos ceintures, et on faisait des démonstrations pour une cinquantaine de jeunes qui regardaient. On avait l’impression d’être des pionniers, mais en réalité on improvisait constamment ». Cette culture de la débrouille et de la transmission collective , ils la poursuivent aujourd’hui à Freissinières , un camp d’escalade autogéré où les activités sont multiples : escalade bien sûr, mais aussi VTT, canyoning, randonnées. « On y va tous avec des diplômes béton, mais chacun apporte ses compétences », explique-t-il. Une manière d’éduquer loin des SAE (structures artificielles d’escalade), avec un retour aux fondamentaux : « Pas de SAE l’été, on n’y a pas accès de toute façon ». De l’escalade à la vie collective : des idéaux bien ancrés Ce qui frappe chez Maurice Latapie, c’est la profondeur de ses convictions. Pour lui, l’escalade ne se résume pas à une activité physique, c’est un modèle de société . « On est responsable des autres », martèle-t-il. C’est cette idée de responsabilité collective qui guide encore aujourd’hui l’organisation des camps. « Ce n’est pas une hiérarchie où l’initiateur est là pour dire ‘suivez-moi, regardez mes grosses chaussures’, c’est plutôt ‘on apprend tous ensemble’ » Mais attention, ici, pas de gourou. « Ce n’est pas une hiérarchie où l’initiateur est là pour dire ‘suivez-moi, regardez mes grosses chaussures’, c’est plutôt ‘on apprend tous ensemble’ ». À la FSGT, tout le monde a sa place, des débutants aux vétérans , et chacun peut exprimer ses peurs ou ses forces. « On n’est pas là pour se la jouer, mais pour faire avancer tout le monde ». Quand la montagne devient politique : entre écologie et solidarité Pour Maurice, l’escalade n’a jamais été une activité isolée du reste du monde. Au contraire, les camps sont un lieu de réflexion sur les problématiques de société . Aujourd’hui, ce sont des questions comme la solidarité avec les migrants, le féminisme ou encore l’écologie qui animent les discussions autour du feu de camp. « Avec les JO de 2030 qui s’annoncent, c’est un désastre écologique en préparation », fulmine-t-il. Des milliers de lits touristiques, des télécabines étendues jusqu’au glacier, des routes taillées dans la forêt… le tout pour une poignée de vacanciers privilégiés. « On voit bien que ce modèle est absurde », ajoute-t-il, « et ici, on en parle, on ne reste pas les bras croisés ». Le camp de Fressinières devient alors un lieu de débat où les idées fusent jusqu’au bout de la nuit, avec des intervenants extérieurs et des associations engagées. Un dernier mot : populariser l’escalade ou mourir à petit feu ? Ce qui pourrait sembler paradoxal, c’est que malgré son amour pour l’autogestion et l'accessibilité des pratiques, Momo reconnaît aussi que l’escalade s’est en partie embourgeoisée. « À la FSGT, on a démocratisé l’escalade pour des milliers de personnes, mais aujourd’hui, ça glisse vers des classes moyennes supérieures », regrette-t-il. Les blocs en salle, cette invention pourtant issue de la FSGT , sont devenus une activité lucrative . « Les salles privées font du fric, ok, ça permet de développer l’escalade, mais est-ce qu’on peut vraiment se contenter de ça ? » « Les salles privées font du fric, ok, ça permet de développer l’escalade, mais est-ce qu’on peut vraiment se contenter de ça ? » Pour Momo, l’avenir de l’escalade ne peut pas se réduire à ces pratiques commerciales . Ce qu’il prône, c’est une escalade populaire, conviviale, responsable. « Tout le monde est à la production, pas de leaders, chacun apprend de l’autre ». Et c’est probablement là que réside l’essence de la FSGT, et de Maurice Latapie : dans cette idée que l’escalade, comme la société, doit être portée par toutes et tous, pour toutes et tous.

  • Les Grips : toutes les informations sur cette compétition d'escalade hors normes

    En décembre, Les Grips débarquent à Montbéliard. L'Axone, habituellement réservé aux concerts et grands événements, devient une arène de grimpe inédite pour accueillir 40 athlètes internationaux . C'est un sacré coup d'éclat pour une compétition d'escalade privée : réunir autant de pointures, du champion Tomoa Narasaki à la française Naïlé Meignan en passant par Brooke Raboutou, c’est tout simplement du jamais-vu. Dans un contexte post-JO où l’escalade attire un nouveau public, Les Grips visent à transformer la compétition de bloc en véritable spectacle , rythmé par des DJ et des blocs déments. Une compétition au cœur du spectacle Oubliez les compétitions classiques : Les Grips cassent les codes. Trois DJs (Vandal X, Ugo et AASH) enchaînent leurs sets pour un événement où chaque étape de la compétition devient spectacle. Quatre ouvreurs reconnus — Pierre Broyer, Rémi Samyn, Gen Hirashima, et Manuel Hassler —, créent 16 blocs aux défis aussi physiques que mentaux, spécialement conçus pour tester les meilleurs athlètes du monde. Les grimpeuses et grimpeurs au rendez-vous Naïlé Meignan (France) Manu Cornu (France) Erin McNeice (Royaume-Uni) Hannah Meul (Allemagne) Sam Avezou (France) Yoshiyuki Ogata (Japon) Brooke Raboutou (États-Unis) Miho Nonaka (Japon) Zélia Avezou (France) Toby Roberts (Royaume-Uni) Meichi Narasaki (Japon) Tomoa Narasaki (Japon) Levgeniia Kazbekova (Ukraine) Mejdi Schalck (France) Paul Jenft (France) Camilla Moroni (Italie) Mickael Mawem (France) Sohta Amagasa (Japon) Cette sélection, déjà impressionnante, va encore s’étoffer d'ici le jour J. Le programme complet Samedi 14 décembre 2024 08:00 - 09:00 : Ouverture du village et accueil du public. 09:00 - 12:00 : Qualifications hommes, avec 20 athlètes qui s’affrontent sur 4 blocs pour décrocher leur place en finale. 12:00 - 14:00 : Changement des blocs par les ouvreurs ; pause pour découvrir le marché de Noël de Montbéliard. 15:00 - 18:00 : Qualifications femmes, avec 20 grimpeuses prêtes à tout pour accéder aux finales. 18:00 : Fin de la première journée et annonce des qualifiés. Dimanche 15 décembre 2024 09:00 - 12:00 : Village des grimpeurs et animations. 14:00 - 16:30 : Finales hommes et femmes, les athlètes en lice tenteront de se hisser sur les blocs les plus coriaces. 16:30 : Cérémonie de clôture. Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, Vertige Media propose un espace entièrement dédié aux Grips avec toutes les informations, des interviews exclusives, la liste des athlètes à jour, etc. Et cerise sur le gâteau : On vous offre 15% de réduction pour prendre vos places sur ce site avec le code VM12C .

  • Petite métaphysique de la grimpe avec Antoine Le Menestrel

    L’émission "La Conversation scientifique", animée par Étienne Klein, s’aventure parfois hors des sentiers battus. Dans son dernier épisode, on dépasse la technique et l'exploit physique de l’escalade pour explorer ce qui se joue au-delà du rocher, ce qui se passe dans la tête et dans le corps . Et qui de mieux qu’ Antoine Le Menestrel pour aborder le sujet ? Grimpeur de l’absurde, artiste et créateur, il vient bousculer les clichés, refusant de réduire l’escalade à une simple performance sportive . L’escalade, pour lui, touche au sensible et au philosophique, là où les paradoxes de la gravité, du vide et de la descente redéfinissent notre conception du monde. Le vide et la gravité : danser au bord du précipice Pour le commun des mortels, « le vide », c’est ce gouffre béant qui fait chavirer l’estomac et pâlir le visage. Pour Le Menestrel, c’est tout autre chose. Ce vide, il le connaît intimement, il l’a côtoyé, apprivoisé, jusqu’à en faire son compagnon de route. Étienne Klein rappelle en préambule ce paradoxe étrange : « Lorsque nous grimpons, nous appelons vide l’espace sous nos pieds, alors que, réellement, le vide s’étend bien plus vaste au-dessus de nous. Ce vide-là ne manque pas d’air, il en regorge. » « Lorsque nous grimpons, nous appelons vide l’espace sous nos pieds, alors que, réellement, le vide s’étend bien plus vaste au-dessus de nous. Ce vide-là ne manque pas d’air, il en regorge. » Il s'agit de « gravité », cette force invisible qui « devient pour nous l’arbitre de l’orientation », précise-t-il. Pour lui, cette gravité est un point de tension où se joue la confrontation entre la chute et le maintien. Pour Le Menestrel, la gravité n’est pas simplement ce qui attire au sol, c’est une interlocutrice, une force avec laquelle composer . « Ma gravité, je danse avec, je l’utilise pour descendre. » Une manière de prendre le contrepied de l’angoisse, de se défaire de la peur de tomber. Mais dans cette danse, il s’agit de se retenir au bord de l’abîme, de s’interdire la chute pour ne pas connaître la tombe. Un jeu de funambule, où l'équilibre est fragile, où l’on côtoie de près « la possibilité de la chute. » La descension : refus de l'ascension perpétuelle Antoine Le Menestrel jette un pavé dans la mare des idéologies contemporaines en remettant en cause notre obsession de l’ascension, de la montée sans fin . C’est l’un des rares à parler de « descension » comme un acte délibéré, un refus de se soumettre au mythe de la réussite ascendante. Inspiré par Nietzsche, il défend une vision qui contraste avec celle de la société. « Notre civilisation ne jure que par la croissance : plus haut, c’est mieux, plus loin, c’est admirable. Mais l’escalade, c’est aussi descendre, c’est quitter le sommet, redescendre au monde. » « On oublie trop souvent que pour monter, il faut savoir redescendre, être prêt à retourner là d’où l’on vient. » À ses yeux, la descente a une dignité propre, un rôle essentiel dans le parcours. « On oublie trop souvent que pour monter, il faut savoir redescendre, être prêt à retourner là d’où l’on vient. » Et si, pour une fois, le sommet n’était pas le paradis que l’on nous vend ? « Loin d’être un aboutissement, le sommet n’est qu’un passage, une halte dans l’itinéraire. Redescendre, c’est aussi se confronter à la réalité, c’est ne pas rester dans le mythe de la hauteur. » Une position caustique vis-à-vis de ce mythe, qu’il démystifie à coups d’arguments tranchants. Et il appuie : « Les plus anciens mythes parlent de catabase, cette descente dans les profondeurs pour atteindre ensuite la lumière. Mais aujourd’hui, on délaisse cette sagesse, on perd notre descendeur. » La corde comme ligne de vie : une poétique de l’élévation Pour Le Menestrel, l’escalade n’est pas que physique, elle est intrinsèquement poétique. Elle raconte une reliance, une connexion entre l’individu et l’espace, le vertical et l’horizontal . « J’ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre... et je danse. » La grimpe devient une manière de tisser des liens invisibles, une forme de poésie qui s’écrit avec le corps. Cette vision s’enracine dans une quête artistique et personnelle où il se considère « faiseur de rêves » et place son corps au service de la scène et de l’autre. Il évoque cette « cordée émotionnelle » qui se crée avec le spectateur, qui reste ancré au sol mais s’élève à travers lui. À la verticale, Le Menestrel danse, crée une intimité avec le rocher, transformant le simple acte de grimper en une œuvre chorégraphique où chaque mouvement raconte une histoire. Cette approche de l’escalade comme performance est un pied de nez aux clichés et aux conventions. La compétition rejetée : émulation contre individualisme La compétition, Le Menestrel l’a toujours combattue. En 1985, il signe avec d’autres grimpeurs le « manifeste des 19 », une déclaration sans compromis contre la course aux médailles, le cirque médiatique . « La société déteste les marges, alors elle récupère tout. Et la compétition, c’est le moyen pour récupérer l’escalade, pour l’enfermer dans des règles. » Ce refus est catégorique, il voit dans cette marchandisation de la grimpe une perversion de l’esprit même de la discipline. « La compétition, c’est le moyen pour récupérer l’escalade, pour l’enfermer dans des règles. » Le Menestrel prône l’émulation, l’inspiration collective, plutôt que la lutte acharnée pour la reconnaissance. « L’esprit d’émulation nous pousse à être meilleurs ensemble, pas à dépasser les autres pour une médaille. Ce n’est pas mon énergie vitale que je veux gaspiller dans ce cirque-là. » Pour lui, la pratique de l’escalade doit demeurer une expression personnelle, loin des podiums , une façon de se mesurer à soi-même avant tout. La dimension poétique et spirituelle du corps Plus que de l'entraînement physique, l’escalade est pour Le Menestrel une rencontre avec son propre corps. Il parle d’un corps conscient, d’un « compagnon de cordée » qu’il écoute pour guider ses choix de vie. « Mon corps sait ce que je suis, il me montre la voie, bien avant ma tête. » Cette relation intime s’enracine dans une conscience aiguisée du corps, renforcée par des années de pratique et de méditation. Sa respiration devient un outil, un « cinquième point d’appui » pour se centrer, faire le vide et oublier l’ego. Il décrit aussi comment sa connaissance scientifique, acquise lors de ses études en biochimie, nourrit son rapport au corps : « Quand je respire, je sais ce qui se passe. L’oxygène alimente mes muscles, je mâche pour gagner de l’énergie. » Ce regard lucide et pratique révèle un homme qui réinvente sans cesse sa relation à son corps, un homme pour qui le vide, la concentration et la maîtrise de soi s’entremêlent pour former une unité. Dans la grimpe, chaque mouvement est une forme de méditation, une poésie en mouvement. Cette conversation avec Étienne Klein sur France Culture nous plonge dans la tête d’un grimpeur-philosophe, un homme qui vit l’escalade comme un art de l’équilibre, entre la pesanteur et la grâce. Antoine Le Menestrel ouvre une fenêtre sur une vision poétique, caustique, et résolument anticonformiste de l’escalade . Pour prolonger ce moment de réflexion, le replay de l’émission est disponible sur le site de Radio France .

  • Caroline Ciavaldini dompte la fissure mythique de Greenspit

    Caroline Ciavaldini a frappé fort ce 3 novembre en bouclant l’ascension de « Greenspit » (8b/+), une fissure redoutable nichée dans la vallée dell’Orco en Italie . Elle devient ainsi la troisième femme à signer cet exploit, rejoignant un cercle très restreint de grimpeuses ayant dompté cette ligne mythique. Un défi hors normes pour Caroline, qui s’était lancée cette année dans l’apprentissage exigeant du crack climbing, l’art difficile des fissures où la technique remplace les prises. 2024 a marqué un tournant dans la carrière de Caroline, qui, après des années de grandes réalisations en trad, a décidé de consacrer son énergie à l’art des fissures . Pour cela, elle a fait preuve de créativité : « J’ai construit une “crack-machine” dans mon jardin, avec l’aide des voisins, pour m’entraîner tout en m’occupant des enfants. » Dans son coin, loin des salles de grimpe, elle a dompté les coincements, mais elle a aussi fait un tour chez le légendaire Tom Randall au Royaume-Uni, histoire d’affûter son style.  « À la fin de septembre, j’ai recommencé à essayer Greenspit, mais c’était presque comme si je devais tout réapprendre, car j’avais oublié la plupart de mes beta. » En mai dernier, son projet prend un coup dur : une déchirure aux ischio-jambiers la met hors-jeu . Caroline le raconte sans fioritures : « À la fin de septembre, j’ai recommencé à essayer Greenspit, mais c’était presque comme si je devais tout réapprendre, car j’avais oublié la plupart de mes beta. » Le retour n’a rien d’une promenade de santé. Il a fallu se battre pour chaque mouvement, reprendre à zéro et encaisser les frustrations, un vrai bras de fer entre elle et la voie. C’est lors de cette quatrième session de l’automne que le déclic se produit. Après une première montée où elle tombe après avoir atteint un nouveau point haut, Caroline sent qu’elle est proche du but. « C’était le même jeu que chaque fois : je pensais que je n'allais pas réussir. Je me sentais sous pression, un peu grognon. » Rien ne laisse présager une réussite. Pourtant, au lieu de se focaliser sur l’objectif, elle décide de lâcher prise et de profiter : « J’ai réalisé que je devais juste profiter de la grimpe et du fait que James et les enfants étaient là avec moi. » « Des images de cette protection qui lâche et de moi prenant une chute jusqu’au sol, devant mes jeunes enfants, m’ont traversé l’esprit. » Lors de son deuxième essai, elle entre dans la zone, corps et esprit focalisés sur les moindres détails de la voie. L’angoisse monte pourtant quand elle arrive aux derniers mouvements. Elle avait pris la décision de n’utiliser qu’un seul « friend » pour cette section critique, une protection minimaliste qui lui a brièvement glacé le sang : « Des images de cette protection qui lâche et de moi prenant une chute jusqu’au sol, devant mes jeunes enfants, m’ont traversé l’esprit. » Elle chasse cette pensée d’un coup et se concentre. Quelques mouvements plus tard, elle est en haut. « J’ai bloqué cette pensée et réussi à faire ces derniers mouvements. J’avais réussi ! »  « C’est mon premier vrai projet de ce genre, et c’était si agréable de me sentir presque débutante à nouveau. » Ce projet, Caroline le décrit comme une plongée dans une discipline où elle a dû tout apprendre : « C’est mon premier vrai projet de ce genre, et c’était si agréable de me sentir presque débutante à nouveau. » Ce défi a exigé plus que de la force, il a demandé de l’endurance mentale, des heures de préparation et une dose de folie. « Le processus d’apprentissage de ces coincements, d’amélioration de ma technique et de dépassement de la douleur, avec toute ma famille qui me soutenait, a été une aventure incroyable. » Greenspit vient s’ajouter à une liste déjà impressionnante de réussites en trad pour Caroline, et cette victoire, en tant que troisième femme à vaincre cette voie, marque une étape de plus dans son impressionnante carrière, faite de défis toujours plus exigeants et de moments uniques sur les parois du monde. Ces articles peuvent aussi vous intéresser : Kindness : L'équilibre entre l'escalade et la parentalité avec Caroline Ciavaldini James Pearson : Réflexion d’un homme sur l’inclusivité et la déconstruction des rôles en escalade Altitudes : Le podcast qui élargit nos horizons, un épisode à la fois James Pearson marque l'histoire de l'escalade traditionnelle, en toute discrétion

  • Bosnie-Herzégovine : aux confins de l’histoire et des parois sauvages

    Dans une courte vidéo documentaire, Kirsty et Hardin Pardede, accompagnés de leurs enfants, partent à la découverte de la Bosnie-Herzégovine et révèlent un joyau caché de l’escalade européenne. Ce film, intitulé "Bosnia Herzegovina… What A Dark Horse of Climbing", capture leur périple à Blagaj, une région aussi méconnue qu’étonnante, où tuffas imposantes et voies techniques dessinent un terrain de jeu unique. La famille découvre des voies qui se prêtent aussi bien aux grimpeurs expérimentés qu’aux enfants, faisant de ce voyage improvisé un moment d’aventure. Comme l'affirme Kirsty, cette région est « un dark horse de l’escalade » – un lieu que l’on ne s’attend pas à voir figurer parmi les destinations d’escalade, mais qui, une fois découvert, en révèle tout le potentiel. Les cicatrices visibles d’un passé encore proche Évoquer la Bosnie, c’est aussi convoquer les souvenirs de la guerre civile, et même les plus jeunes ne peuvent y échapper. Pour beaucoup, ce pays reste associé à ses blessures et stigmates laissés par le conflit . « Avant ce voyage, j’avoue que je n’associais la Bosnie qu’à son passé traumatisant », concède l’un des parents, en reconnaissant que cette image était bien ancrée dans leurs esprits. Pourtant, au fil des jours et des échanges, la Bosnie apparaît sous un nouveau jour, celui d’une terre hospitalière et sereine, où l’accueil de la population et la beauté des paysages composent un tableau bien plus nuancé. « Ce qu’il faut voir, c’est sa culture riche, son hospitalité chaleureuse et, pour nous, ses voies d’escalade incroyables », confie Hardin, touché par la diversité et l’authenticité du lieu. Blagaj : un terrain de jeu pour les familles et les grimpeurs aguerris À Blagaj, la diversité des voies permet à chacun de s’y retrouver, des débutants aux experts, et même aux plus jeunes. Dans la vidéo, la famille découvre des secteurs adaptés à tous les niveaux , des voies en 4+ pour les enfants aux 8c pour les plus téméraires. « Regardez cette ligne, c’est absolument incroyable », s’exclame Hardin face aux dalles imposantes et aux tuffas caractéristiques de la région. En voyant ses enfants escalader ces formations uniques, il observe : « C’est ça qu’il nous fallait, un endroit où on peut grimper tous ensemble. » Le secteur Rebro, avec ses dalles accessibles jusqu’au 7a, se révèle parfait pour que toute la famille puisse grimper en toute sécurité tout en admirant la vue, sans pression de performance. Exploration familiale et leçons de liberté Au-delà des voies et des défis, cette vidéo incarne aussi un certain mode de vie, celui de parents passionnés qui choisissent de partager leurs aventures avec leurs enfants . « Beaucoup de gens nous disent que c’est impossible de voyager et d’escalader avec des enfants, mais nous espérons prouver le contraire », explique Kirsty, qui souhaite inspirer d’autres familles à embrasser une vie de liberté. Pour ce couple, chaque ascension est aussi une manière d’inculquer des valeurs de résilience et d’exploration à leurs enfants. « C’est autant pour nous que pour eux, pour qu’ils se rappellent qu’on a traversé tant de pays et cultures ensemble », conclut-elle avec émotion. Cette volonté de capturer et partager des moments simples, loin des infrastructures suréquipées des villes, illustre un choix de vie plus sobre, tourné vers l’essentiel et l’expérience directe. Ce film révèle une Bosnie loin des sentiers battus, une destination qui ne se résume pas à son histoire tourmentée, mais qui s’affirme comme une terre de grimpeurs audacieux. Blagaj, avec ses parois, ses tuffas et ses panoramas époustouflants, pourrait devenir le repaire de ceux qui cherchent autre chose. « Si vous cherchez une destination pour grimper cet hiver, la Bosnie devrait figurer sur votre liste », suggère Hardin, convaincu que cette escapade familiale n’était que le début d’un long amour pour la région. Ces articles peuvent aussi vous intéresser : Kindness : L'équilibre entre l'escalade et la parentalité avec Caroline Ciavaldini Du rocher à l'espoir : L'ascension de "Climbing for a Reason" en Tanzanie Freya Houlding, autisme en altitude

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