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  • "Je n'étais pas prête à abandonner l'escalade" : Lynn Hill, la pionnière qui a redéfini les limites du possible

    Lorsqu'il s'agit de repousser les limites du possible en escalade, le nom de Lynn Hill revient immédiatement. Dans une vidéo récemment publiée par Hannah Morris, Lynn partage des récits fascinants sur sa carrière, notamment son ascension révolutionnaire de The Nose sur El Capitan en 1993, un exploit qui a marqué l'histoire de l'escalade. Un exploit qui bouleverse les codes En 1993, Lynn Hill devient la première personne, homme ou femme, à gravir The Nose sans l'aide d'équipements pour progresser, établissant ainsi une nouvelle norme pour les grandes voies. Sa fameuse phrase à l'arrivée, "It goes, boys", est devenue emblématique de son ascension et de son esprit de défi. À cette époque, personne ne pensait que cette voie serait un jour libérée, tant elle paraissait impossible. L'ascension de Lynn n'a été réitérée par d'autres grimpeurs que plus d'une décennie plus tard, en 2005 par le couple Tommy Caldwell et Beth Rodden, à ce jour, seule une poignée de personnes ont réalisé cet exploit en escalade libre* (autour d'une douzaine, selon certaines estimations difficiles à confirmer précisément). Le défi du pitch "Changing Corners" Une des sections les plus techniques et redoutées de The Nose est le célèbre pitch Changing Corners , réputé pour ses mouvements complexes nécessitant une coordination parfaite des pressions opposées entre pieds, mains, coudes et hanches contre les parois étroites. Ce passage, côté 8b+ est considéré comme le crux (point le plus difficile) de la voie, a mis de nombreux grimpeurs à l’épreuve. Ce fameux Changing Corners, réalisé en escalade artificielle*. Lynn Hill raconte dans la vidéo comment elle a recréé cette section emblématique sur son mur d'escalade chez elle , à Boulder, dans le Colorado, en reproduisant fidèlement les mouvements et la texture des prises, allant jusqu'à utiliser un matériau vinyle pour imiter la surface du pied crucial. Lors de son ascension originelle en 1993, Lynn a réussi à résoudre cette énigme en seulement trois jours, un exploit. Une révolution au-delà de The Nose Lynn Hill a marqué l’histoire en inspirant une génération entière de grimpeuses, prouvant que les femmes pouvaient rivaliser avec les hommes sur les voies les plus difficiles . À une époque où les femmes étaient largement sous-estimées dans le milieu de l’escalade, Lynn a défié les stéréotypes et redéfini ce qui était possible. Dans la vidéo, elle partage les motivations profondes qui l'ont animée tout au long de sa carrière, notamment son désir de démontrer que les capacités des femmes étaient souvent mal perçues. Sa victoire symbolique avec The Nose a montré au monde que les différences de genre ne limitaient pas la performance en escalade. Lynn ne cherchait pas uniquement à prouver quelque chose pour elle-même, mais à offrir une démonstration claire de ce que toutes les grimpeuses pouvaient accomplir avec la même détermination . Son ascension historique a non seulement inspiré un grand nombre de femmes à se lancer dans ce sport, mais a aussi contribué à une meilleure visibilité et reconnaissance des grimpeuses dans un domaine jusque-là dominé par les hommes. Depuis lors, de nombreuses athlètes ont suivi ses traces, bénéficiant du chemin qu’elle a tracé. Une chute qui aurait pu tout arrêter En plus de ses exploits en escalade, Lynn Hill raconte un autre moment marquant de sa vie : sa chute de plus de 20 mètres à Buoux, en France, un accident qui aurait pu lui coûter la vie. Ce jour-là, après un déjeuner tranquille, elle s'apprêtait à grimper en moulinette, mais par inattention, elle n'a pas terminé son nœud d'attache . En descendant de la voie, elle a tiré sur la corde, la faisant sortir de son harnais, provoquant une chute vertigineuse. Pendant sa chute, elle se souvient nettement d'avoir vu les feuilles des arbres se rapprocher à toute vitesse. Dans un geste instinctif, elle a réussi à saisir une branche qui a ralenti sa descente. Elle a finalement atterri entre deux rochers, échappant de justesse à une issue tragique . Cet accident a transformé sa perception des risques en escalade, la rendant plus vigilante quant à la sécurité, notamment sur l'importance de toujours vérifier ses nœuds. Malgré cette épreuve, elle n'a jamais envisagé d'abandonner l'escalade, une passion vitale pour elle. Six semaines plus tard, elle était de retour sur les parois. Un engagement qui continue de façonner l'escalade Même à 62 ans, Lynn Hill reste une figure active et influente dans l'escalade. Elle continue de s'entraîner et de partager son savoir avec la communauté . De passage à Paris pendant les Jeux Olympiques, elle a d'ailleurs fait une visite à Arkose Pantin dans le cadre de La Maison La Sportiva , permettant aux passionné(e)s de l'escalade de la rencontrer. Dans la vidéo, Lynn Hill évoque également sa collaboration avec Sasha DiGiulian , une grimpeuse de renommée internationale et pionnière de la nouvelle génération . Ensemble, elles travaillent sur de nouveaux projets qui allient performance, innovation et transmission des valeurs de l’escalade. Sasha, connue pour ses nombreuses premières féminines sur des voies de grande envergure et ses performances impressionnantes, partage avec Lynn cette volonté de repousser les limites du possible tout en encourageant la diversité et l'inclusion dans le milieu de l’escalade. Lynn souligne que leur collaboration est motivée par un amour commun de la progression et du dépassement de soi , illustrant comment l’escalade reste, pour elle, un art en perpétuelle évolution. À travers leurs projets, elles cherchent à inspirer la prochaine génération de grimpeuses et grimpeurs à croire en leur potentiel et à faire avancer le sport avec la même audace et passion qui les caractérisent toutes deux. Cette vidéo offre un aperçu de la vie d'une légende de l'escalade, explorant ses exploits passés et ses projets futurs. Toute notre sélection de vidéos de grimpe est à retrouver ici . *Escalade libre : L'escalade libre est une forme d'escalade où la grimpeuse ou le grimpeur utilise uniquement les prises naturelles de la paroi pour progresser, sans l'aide d'équipements artificiels pour monter. L'équipement, tel que les cordes et les dégaines, est uniquement utilisé pour assurer la sécurité et protéger en cas de chute. L'ascension de The Nose par Lynn Hill en 1993 est un exemple emblématique de cette pratique. *Escalade artificielle : L'escalade artificielle est une forme d'escalade où la grimpeuse ou grimpeur utilise des équipements, tels que des pitons, crochets, étriers ou autres dispositifs, non seulement pour assurer sa sécurité, mais aussi pour progresser le long de la paroi. Contrairement à l'escalade libre, où seuls les appuis naturels de la roche sont utilisés pour grimper, l'escalade artificielle repose sur ces points d'ancrage pour franchir des sections qui seraient impossibles ou trop difficiles à grimper uniquement par la force et la technique. C'est une pratique souvent employée sur des grandes voies particulièrement techniques.

  • Planifier et périodiser efficacement votre entraînement d'escalade

    Après la lecture de notre premier article , vous avez décidé de vous entraîner. Vous avez pris le temps de faire un bilan et de définir vos objectifs . Grâce à notre second article, vous avez évité le piège des objectifs trop flous et généralistes comme : « je veux progresser » ou « je veux réussir ma première voie en 7A ». Maintenant, il est temps d’organiser vos séances en fonction de ces objectifs . Il s'agit de planifier et de périodiser votre entraînement. Quelle est la différence entre planifier et périodiser ? La distinction est subtile, mais importante. Plus vous souhaitez être précis et organisé, plus cette nuance sera cruciale. Planifier, c’est placer dans le temps vos objectifs . Prenez un calendrier, un agenda ou une feuille de calcul et inscrivez vos objectifs en veillant à identifier clairement les priorités et les objectifs secondaires, ainsi que les objectifs de processus. Périodiser, c’est découper le temps disponible jusqu’à vos objectifs en différentes périodes. Ce découpage doit permettre de développer ou maintenir les qualités physiques, techniques et mentales nécessaires. Ces périodes seront plus ou moins longues en fonction des méthodes d’entraînement choisies, des qualités ciblées, du temps disponible et de votre expérience. Pourquoi planifier et périodiser son entraînement ? Cette organisation permet d’avoir une vue d’ensemble du chemin à parcourir pour atteindre vos objectifs . S’entraîner méthodiquement et harmonieusement optimise votre temps de pratique, vous permettant non seulement de vous entraîner plus, mais surtout mieux. Nombreux sont les grimpeurs qui tombent dans le piège du « toujours plus », avec des séances interminables de force ou de volume mal équilibrées . Cette approche, au mieux, s'avère inutile et frustrante, et au pire, source de blessures. Une vue d’ensemble permet de suivre un fil conducteur, garantissant que chaque qualité physique ou technique reçoit l'attention nécessaire. En prenant du recul sur votre pratique, vous aurez un regard plus objectif sur vos progrès , ce qui est également bénéfique pour la motivation. Comment planifier et périodiser son entraînement ? En faisant quelques recherches, vous tomberez rapidement sur des termes tels que microcycles, mésocycles, et macrocycles. Voici quelques définitions pour mieux comprendre : Cycle annuel ou plan d’entraînement : la programmation sur l’année, comportant un ou plusieurs macrocycles. Macrocycle : période de 3 à 6 mois, comprenant plusieurs mésocycles et marquée par diverses phases de préparation physique. Mésocycle : période de 2 à 6 semaines. Microcycle : période de 1 à 2 semaines. Séance d’entraînement : unité d'entraînement spécifique. Préparation Physique Généralisée (PPG) : période de remise en forme générale, souvent en début de saison (course à pied, core training, etc.). Préparation Physique Orientée (PPO) : période où les exercices d’entraînement se rapprochent de l’escalade mais avec un focus sur le développement physique (tractions lestées, etc.). Préparation Physique Spécifique (PPS) : période où les entraînements sont très proches de la discipline pratiquée (essais à vue, séances spécifiques). Principes clés pour organiser vos cycles La planification et la périodisation de l’entraînement s'apparentent à un jeu de construction avec des briques de différentes tailles (macro-, méso-, microcycles) ayant chacune des caractéristiques propres. L'idée est de faire coïncider les effets de ces cycles pour atteindre un pic de forme . Voici quelques principes à suivre : Principe de progressivité : La charge d’entraînement doit évoluer progressivement pour éviter blessures et surentraînement. Il est important de respecter le rythme de progression de vos muscles et tendons. Principe d’alternance des charges : L’entraînement repose sur l’alternance entre phases d’activité et phases de repos. Le repos doit être planifié avec autant de rigueur que l’entraînement. Principe de variété : Introduire des variations permet de stimuler les progrès lorsqu’un plateau est atteint. Cela s’applique aussi bien aux qualités physiques qu’aux apprentissages techniques. Principe d’individualisation : Chaque grimpeur est unique et nécessite une approche adaptée à ses capacités, son expérience et sa morphologie. Principe de spécificité : L’entraînement le plus efficace pour l’escalade reste… grimper ! Plus un exercice est proche de votre objectif final, plus il sera pertinent. Limites et pièges à éviter Rester trop rigide : Suivre un plan à la lettre pendant des mois peut sembler rassurant, mais ce n’est pas réaliste. Même les athlètes de haut niveau doivent ajuster leur programme en fonction de leur état de forme. Sous-estimer le repos : Il est essentiel de planifier des périodes de repos avant même de penser aux charges d’entraînement. Le repos est la clé pour tirer le meilleur parti de vos séances. Imiter un programme déjà utilisé : Ce qui a fonctionné pour un autre grimpeur ne fonctionnera peut-être pas pour vous. N’oubliez pas d’adapter votre programme à vos besoins spécifiques. Trop se focaliser sur la préparation : N’attendez pas une préparation parfaite pour tenter de réaliser vos objectifs. L’escalade est un sport technique et mental, où la spontanéité et le plaisir jouent un rôle majeur. Avec ces principes en tête, vous serez prêt à planifier et périodiser votre entraînement de manière efficace, en maximisant vos progrès tout en évitant les écueils les plus courants.

  • Trois Françaises qualifiées en bloc - Coupe du Monde d'escalade 2024 à Séoul

    Les qualifications féminines de la Coupe du Monde de bloc 2024 à Séoul ont offert un spectacle intense pour cette ultime étape de la saison. Comme chez les hommes , les grimpeuses asiatiques ont imposé leur rythme , prenant trois des cinq premières places. Côté français, trois des cinq représentantes tricolores sont parvenues à se hisser en demi-finales : Zélia Avezou, Agathe Calliet et Lily Abriat. Des performances marquantes : Anon Matsufuji et Oceania Mackenzie en tête Anon Matsufuji, l'une des grandes promesses de l'escalade japonaise, a dominé les qualifications . Elle a enchaîné les cinq blocs avec une impressionnante régularité, ne commettant presque aucune erreur. Sa prestation la place directement en tête de son groupe, confirmant son statut de prétendante au titre. De l’autre côté, Oceania Mackenzie, grimpeuse olympique et habituée des podiums, continue d’impressionner . Après avoir brillé à Koper et Prague , elle récidive à Séoul en atteignant également les cinq blocs, avec une série d’essais efficace qui lui permet de s'emparer de la première place de son groupe. Oceania Mackenzie confirme ainsi qu'elle est prête à jouer un rôle clé dans cette compétition. L’équipe de France fait bonne figure Du côté des grimpeuses françaises, Zélia Avezou a de nouveau montré sa solidité en se classant 8ème des qualifications . Avec quatre blocs et cinq zones validés, elle poursuit sur la belle dynamique de sa saison. Agathe Calliet, médaillée de bronze au récent Championnat d'Europe, a également assuré sa place en demi-finale en terminant à la 11ème position, après une prestation convaincante qui lui permet de rester dans la course pour une éventuelle finale. La surprise vient de la jeune Lily Abriat, qui à seulement 17 ans, s'offre une première qualification pour les demi-finales sur une Coupe du Monde senior . Son résultat, une 19ème place, promet de belles choses pour l'avenir. En revanche, Fanny Gibert et Lucile Saurel n'ont pas réussi à franchir le cap des qualifications, se classant respectivement 25ème et 29ème. La suite de la compétition Les demi-finales s'annoncent extrêmement disputées, avec une forte présence des grimpeuses asiatiques en tête du classement. Les Françaises tenteront de tirer leur épingle du jeu face à une concurrence redoutable. Résultats des qualifications féminines pour l'épreuve de bloc La suite du programme de la Coupe du Monde IFSC Séoul 2024 Les horaires indiqués ci-dessous sont adaptés pour le fuseau horaire français (CEST, UTC+2), afin que vous puissiez suivre la compétition en direct. Jeudi 3 octobre : 03h00 – Demi-finales Bloc Hommes et Femmes 11h00 – Finale Bloc Hommes suivie de la Finale Bloc Femmes Vendredi 4 octobre : 07h00 – Qualifications Vitesse Femmes 07h55 – Qualifications Vitesse Hommes 12h00 – Finales Vitesse Hommes et Femmes Samedi 5 octobre : 02h00 – Qualifications Difficulté Hommes et Femmes Dimanche 6 octobre : 06h00 – Demi-finales Difficulté Hommes et Femmes 13h00 – Finale Difficulté Femmes 14h00 – Finale Difficulté Hommes La Coupe du Monde de Séoul 2024 continue demain avec les phases finales, où les meilleures grimpeuses tenteront de conclure cette saison en beauté. Toutes les informations essentielles et comment suivre le live ici .

  • Coupe du Monde d'escalade 2024 à Séoul : Les résultats des qualifications pour l'épreuve de bloc

    La Coupe du Monde d’escalade de Séoul 2024 marque la fin d’une saison intense, et cette ultime étape internationale a débuté avec des qualifications masculines qui ont offert leur lot de surprises et de confirmations. En raison du décalage horaire avec la Corée du Sud, les résultats sont tombés pendant la nuit pour le public européen. Les grimpeurs asiatiques ont largement dominé les qualifications, tandis que l’ensemble de l’équipe française a décroché son billet pour les demi-finales . Retour sur une journée marquante de la saison 2024. Les grimpeurs asiatiques au sommet À domicile, Jongwon Chon et Dohyun Lee ont survolé les qualifications. Véritable figure de proue de l’escalade coréenne, Jongwon Chon, ancien champion de la Coupe du Monde de bloc, s’est illustré en remportant la première place de son groupe. De son côté, Dohyun Lee, récent vainqueur à Prague, a confirmé son ascension fulgurante en étant le seul grimpeur à venir à bout des cinq blocs proposés . Le Japon a également brillé lors de ces qualifications avec Sohta Amagasa et Ritsu Kayotani, qui se sont respectivement classés troisième et quatrième . Ce duo, représentant la nouvelle génération japonaise, continue de porter haut les couleurs de leur pays sur la scène internationale, laissant entrevoir de belles performances à venir. Les Français bien dans la course Du côté de la France, c’est une satisfaction générale puisque tous les grimpeurs se sont qualifiés pour les demi-finales. Bien que les Asiatiques aient dominé les débats, les tricolores n’ont pas démérité . Sam Avezou s’est distingué avec une solide performance, se classant septième, tandis que Paul Jenft et Mejdi Schalck, ex-aequo à la neuvième place, ont assuré leur qualification malgré des résultats légèrement en retrait par rapport à leurs standards. Thomas Lemagner, le plus jeune membre de l’équipe, a prouvé qu’il méritait sa place avec une belle dixième position. Quant à Manu Cornu, médaillé d'argent à Prague , il complète la liste avec une treizième place qui le propulse également vers les demi-finales. Résultats des qualifications masculines pour l'épreuve de bloc Les Françaises à l’assaut des blocs Les qualifications masculines sont terminées, c’est maintenant au tour des femmes d’entrer en compétition . L’équipe féminine française est prête à relever le défi avec cinq grimpeuses en lice : Zélia Avezou, Fanny Gibert, Lily Abriat, Agathe Calliet et Lucile Saurel. L’objectif est clair : se hisser en demi-finales et marquer cette dernière étape de la saison. La suite du programme de la Coupe du Monde IFSC Séoul 2024 Les horaires indiqués ci-dessous sont adaptés pour le fuseau horaire français (CEST, UTC+2), afin que vous puissiez suivre la compétition en direct. Mercredi 2 octobre : 08h30 – Qualifications Bloc Femmes Jeudi 3 octobre : 03h00 – Demi-finales Bloc Hommes et Femmes 11h00 – Finale Bloc Hommes suivie de la Finale Bloc Femmes Vendredi 4 octobre : 07h00 – Qualifications Vitesse Femmes 07h55 – Qualifications Vitesse Hommes 12h00 – Finales Vitesse Hommes et Femmes Samedi 5 octobre : 02h00 – Qualifications Difficulté Hommes et Femmes Dimanche 6 octobre : 06h00 – Demi-finales Difficulté Hommes et Femmes 13h00 – Finale Difficulté Femmes 14h00 – Finale Difficulté Hommes La dernière ligne droite de cette saison de Coupe du Monde s’annonce passionnante, avec des enjeux élevés pour les grimpeurs et grimpeuses en quête d’une place sur le podium. Toutes les informations essentielles et comment suivre le live ici .

  • Elnaz Rekabi, la grimpeuse iranienne au cœur d'une résistance silencieuse

    Lorsque l'on évoque Elnaz Rekabi, son nom résonne bien au-delà des murs des salles d’escalade. En l’espace de quelques mois, cette athlète iranienne est passée du statut de grimpeuse talentueuse à celui de symbole , presque malgré elle. Son ascension fulgurante dans le monde de l’escalade et sa participation à des compétitions internationales se sont soudainement transformées en un acte perçu comme une forme de résistance , marquant un tournant dans sa carrière et dans sa vie. Des débuts prometteurs Née en 1989 en Iran, Elnaz Rekabi découvre très tôt l’univers de l’escalade. C’est son frère, également grimpeur, qui l'initie à cette discipline exigeante. Dès l'âge de 12 ans, elle se familiarise avec les murs et, à seulement 15 ans, elle fait ses premières armes dans des compétitions internationales. Si la plupart des athlètes de haut niveau bénéficient d'un soutien logistique et moral, Elnaz Rekabi se retrouve souvent seule sur le circuit, sans coach, sans équipe , mais avec une détermination inébranlable. Cette persévérance porte ses fruits en 2021, lors des Championnats du monde d’escalade à Moscou. C'est là qu’elle décroche la troisième place dans l'épreuve combinée , une discipline réunissant vitesse, bloc et difficulté. Ce podium, au-delà de l’exploit sportif, est historique : Elnaz Rekabi devient la première femme iranienne à se hisser à ce niveau dans une compétition internationale . Une reconnaissance mondiale qui couronne des années de sacrifices et de combats personnels​. Un geste aux répercussions mondiales Cependant, ce n’est pas cette médaille qui va propulser Elnaz Rekabi sur le devant de la scène médiatique internationale. En octobre 2022, alors qu'elle participe aux Championnats asiatiques d'escalade à Séoul, un événement va faire basculer sa carrière dans une toute autre dimension. Lors de sa performance, Elnaz Rekabi grimpe sans porter le voile obligatoire, une infraction directe aux lois strictes imposées par son pays . Les images de son ascension, tête nue, font rapidement le tour des réseaux sociaux, et le scandale éclate. Ce geste survient dans un contexte de tensions extrêmes en Iran, alors que des manifestations massives secouent le pays après la mort de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée pour avoir mal porté son hijab. Ce qui aurait pu être perçu comme un incident isolé se transforme en symbole de résistance contre le régime . Les spéculations fusent : Elnaz Rekabi a-t-elle sciemment défié les autorités ? Est-elle en danger à son retour en Iran ? À peine son avion posé à Téhéran, les rumeurs d’arrestation se multiplient. Les autorités iraniennes confisquent son passeport et son téléphone, alimentant encore davantage les inquiétudes. Sur Instagram, Elnaz Rekabi publie un message affirmant que son voile est tombé "accidentellement" en raison de la précipitation de l’épreuve. Une déclaration qui laisse perplexes de nombreux observateurs, soupçonnant qu’elle a été contrainte de s’excuser sous pression​. Une héroïne malgré elle Malgré cette tentative de minimiser l'incident, le retour d’Elnaz Rekabi en Iran est un événement en soi. Une foule de sympathisants l’attend à l'aéroport de Téhéran, la considérant déjà comme une héroïne, qu’elle l’ait voulu ou non. Le visage souriant qu’elle affiche devant les caméras contraste avec les inquiétudes qui planent sur son avenir. Si les autorités démentent toute forme de répression, des sources proches rapportent qu'elle serait sous surveillance constante et que sa famille subirait également des pressions . Pour de nombreuses Iraniennes, Elnaz Rekabi est devenue un modèle, non seulement en tant qu’athlète, mais aussi en tant que femme ayant, d’une manière ou d’une autre, défié les interdits. Son geste, qu’il ait été prémédité ou non, a pris une ampleur politique que peu auraient pu anticiper. Alors que des manifestations continuent de secouer l’Iran contre les restrictions imposées aux femmes, la grimpeuse devient le visage d’une lutte silencieuse, celle des femmes qui, au quotidien, tentent de s’affranchir des contraintes sociales et légales . Une athlète, une coach, une résistante Aujourd’hui, Elnaz Rekabi continue de grimper, de s’entraîner, mais surtout d’entraîner les autres. Depuis une quinzaine d'années, elle s’est investie en tant que coach auprès des jeunes grimpeurs et grimpeuses iraniens, formant ainsi une nouvelle génération d’athlètes. Son influence dépasse le cadre sportif : pour beaucoup, elle incarne la possibilité d’évoluer dans un environnement où les femmes sont systématiquement marginalisées . À 35 ans, elle reste une figure centrale du sport en Iran, mais son rôle a pris une dimension bien plus large. Si sa maison familiale a été détruite en décembre 2022 par les autorités iraniennes , un acte perçu comme une forme de représailles indirectes, Elnaz Rekabi continue de symboliser une forme de résistance silencieuse​. Sa trajectoire rappelle que le sport, au-delà de l’exploit physique, peut devenir un outil de contestation, un terrain de bataille pour les libertés fondamentales. Dans le contexte iranien, où les femmes doivent se battre pour leur droit à exister librement, Elnaz Rekabi a, volontairement ou non, ouvert une brèche. Un avenir incertain, mais plein d’espoir La question qui demeure est celle de l’avenir d’Elnaz Rekabi. Si elle continue à grimper et à former de jeunes athlètes, son geste en Corée du Sud a laissé une marque indélébile. Alors que les regards internationaux sont braqués sur elle, son destin semble de plus en plus lié aux évolutions politiques et sociales de son pays. Le parcours d’Elnaz Rekabi est celui d’une femme qui n’a jamais cessé de se battre, que ce soit pour ses rêves sportifs ou pour son intégrité personnelle. Ces articles peuvent aussi vous intéresser : 8% de femmes ouvreuses sur les compétitions de l'IFSC Réfugiée, apatride, athlète : Mon combat pour l'inclusion dans l'escalade Une ascension à l'engagement passé sous silence : Soline Kentzel sur Le Voyage

  • Coupe du Monde IFSC Séoul 2024 : Dernière étape décisive, programme complet et où suivre la compétition en direct

    La Coupe du Monde d'escalade IFSC 2024 s’achève avec une dernière étape à Séoul, du 2 au 6 octobre 2024 . Après une saison riche marquée par des performances de haut niveau, cette ultime escale sera cruciale pour déterminer les classements finaux. Les meilleures grimpeuses et grimpeurs du monde se réuniront dans la capitale sud-coréenne pour s’affronter dans les trois disciplines : bloc, difficulté et vitesse . Tous les regards seront tournés vers les grands favoris, mais aussi vers quelques athlètes qui ont marqué la saison de leur empreinte. Les femmes à surveiller : Zélia Avezou et la nouvelle vague française Zélia Avezou sera une des principales athlètes françaises à surveiller, présente à la fois en bloc et en difficulté. Après avoir fait une saison solide, elle cherchera à confirmer sa position et à s’imposer sur cette dernière étape . En difficulté, Hélène Janicot et Camille Pouget viendront compléter une délégation féminine ambitieuse. Du côté du bloc, Lucile Saurel, Lily Abriat, Agathe Calliet et Fanny Gibert tenteront également de se hisser parmi les meilleures grimpeuses du circuit international. Manu Cornu, le retour d’un champion Chez les hommes, Manu Cornu a marqué la compétition lors de la finale de bloc à Prague , décrochant une magnifique deuxième place. Avec deux blocs enchaînés, il signe un retour triomphal sur le podium international, trois ans après son bronze aux Championnats du Monde à Moscou. Il sera particulièrement surveillé à Séoul, où il aura à cœur de confirmer cette performance face aux meilleurs grimpeurs mondiaux. Mejdi Schalck sous pression Mejdi Schalck sera également au centre de l’attention. Après avoir raté de peu sa qualification pour les Jeux Olympiques , il est déterminé à se rattraper sur cette dernière étape. Engagé à la fois en bloc et en difficulté, Mejdi voudra sans doute prouver qu’il est encore une figure incontournable du circuit international et terminer la saison en beauté. Une délégation française à suivre de près La délégation française sera bien représentée à Séoul, avec des athlètes dans chaque discipline. Voici les grimpeuses et grimpeurs français à suivre durant cette ultime étape de la saison : Programme complet de la Coupe du Monde IFSC Séoul 2024 Les horaires indiqués ci-dessous sont adaptés pour le fuseau horaire français (CEST, UTC+2), afin que vous puissiez suivre la compétition en direct. Mercredi 2 octobre : 02h00 – Qualifications Bloc Hommes 08h30 – Qualifications Bloc Femmes Jeudi 3 octobre : 03h00 – Demi-finales Bloc Hommes et Femmes 11h00 – Finale Bloc Hommes suivie de la Finale Bloc Femmes Vendredi 4 octobre : 07h00 – Qualifications Vitesse Femmes 07h55 – Qualifications Vitesse Hommes 12h00 – Finales Vitesse Hommes et Femmes Samedi 5 octobre : 02h00 – Qualifications Difficulté Hommes et Femmes Dimanche 6 octobre : 06h00 – Demi-finales Difficulté Hommes et Femmes 13h00 – Finale Difficulté Femmes 14h00 – Finale Difficulté Hommes Comment suivre la compétition en direct Les demi-finales et finales de la Coupe du Monde IFSC Séoul 2024 seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de l'IFSC , à partir du jeudi 3 octobre . Si vous ne pouvez pas suivre la compétition en live, le replay sera disponible à la demande. Notez que certaines restrictions géographiques peuvent s’appliquer, et l’utilisation d’un VPN pourrait être nécessaire pour accéder à la diffusion en temps réel. Ne manquez pas cette conclusion épique de la saison, où les meilleures grimpeuses et grimpeurs de la planète se disputeront une dernière fois des points décisifs pour le classement final de la Coupe du Monde 2024 !

  • Grimper autour de Paris : Les falaises des Andelys

    À seulement une heure de route de Paris, les falaises des Andelys, nichées sur les bords de la Seine, sont l’une des destinations incontournables pour les grimpeuses et grimpeurs franciliens . Bien que le nom “Les Andelys” soit couramment utilisé pour désigner l’ensemble de ces sites, il regroupe en réalité plusieurs secteurs distincts : La Roque, Le Thuit, Connelles, le Val Saint Martin, et bien d'autres encore. Chacun de ces spots possède une identité propre, tout en partageant une caractéristique commune : une vue imprenable sur les boucles de la Seine. Les premières ascensions remontent aux années 1950 , une époque où l’escalade en extérieur commençait à prendre de l'ampleur. Depuis, ces falaises calcaires, parsemées de silex, ont attiré des générations de grimpeurs en quête de technicité et de cadre naturel exceptionnel. En semaine, il est fréquent de pouvoir profiter de ces lieux dans un calme absolu, loin de l'agitation parisienne. Histoire et patrimoine Ces falaises s’élèvent non loin du célèbre Château-Gaillard, une forteresse construite à la fin du XIIe siècle par Richard Cœur de Lion. La présence de ce monument, surplombant les vallées de la Seine, ajoute une dimension historique à l’expérience de l’escalade. Ce paysage, autrefois théâtre de batailles stratégiques, est aujourd'hui un lieu de détente pour les amoureux du plein air. Historiquement, la région des Andelys a également une grande importance pour la biodiversité. La présence de certaines espèces protégées a amené le Conservatoire d'espaces naturels Normandie Seine et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) à collaborer avec la FFME pour une gestion durable des lieux. Cette cohabitation entre grimpeuses, grimpeurs et espèces locales est un équilibre à préserver. Des falaises pour tous les niveaux Les falaises des Andelys proposent un éventail de secteurs adaptés à tous les niveaux, du grimpeur débutant à l’athlète confirmé. Voici un aperçu des principales zones : Val Saint Martin, L'M, et Connelles  : Ces secteurs sont parfaits pour les débutants avec des voies majoritairement dans le 5 et le 6. Les grimpeuses et grimpeurs y trouveront des lignes douces et accessibles. La Cariée : Idéal également pour les débutants, le secteur vient tout juste de réouvrir et la majorité des voies sont dans le 4 et le 5. La marche d'approche est courte, et le bas des voies confortable. Il y a même un spot dédié à la moulinette pour l'initiation des plus jeunes. Bisexto et la Spéléo  : Pour les niveaux intermédiaires, ces secteurs offrent une belle variété de cotations, allant du 4 au 8. La lecture de la roche calcaire à trous exige une bonne technicité et de l'expérience. Le Thuit  : Pour les plus aguerris, ce secteur propose des défis conséquents avec une majorité de voies dans le 7 et le 8. Les grimpeuses et grimpeurs confirmés apprécieront les lignes exigeantes et l’ambiance paisible. Nouveaux secteurs : La seconde jeunesse et Le capucin Depuis peu, deux nouveaux secteurs ont été ouverts au nord de La Cariée , enrichissant encore l’offre d’escalade des Andelys. La Seconde Jeunesse, propose une variété de voies modernes adaptées à tous les niveaux. C'est l'endroit idéal pour celles et ceux qui cherchent à explorer des voies récentes et bien équipées. Quant au secteur Le Capucin, il promet de devenir rapidement une référence pour les amateurs de nouveaux défis. L’ouverture de ces secteurs témoigne de l'effort continu de la communauté pour développer et diversifier les sites tout en veillant à la qualité de l’équipement. Les spécificités de la grimpe aux Andelys Outre la diversité des voies, les falaises des Andelys se distinguent par leur exposition plein sud, qui permet aux parois de sécher rapidement après la pluie. Toutefois, cette orientation implique des précautions supplémentaires en été, lorsque les températures grimpent. L’utilisation de crème solaire est vivement conseillée pour éviter tout coup de soleil durant les sessions prolongées. Le port du casque est également recommandé pour tous les secteurs, en raison des risques liés aux chutes de pierres, particulièrement dans les zones parsemées de silex. Bien que ces falaises soient magnifiques et techniquement variées, elles ne sont pas forcément adaptées aux enfants, en raison des pieds de voies parfois escarpés et accidentés. Gestion et préservation du site Les falaises des Andelys sont gérées par le comité territorial FFME de l’Eure en collaboration avec le Conservatoire d’espaces naturels Normandie Seine. Cette gestion partagée garantit la cohabitation harmonieuse entre les pratiques de l’escalade et la préservation de la biodiversité locale . Il est donc important pour chaque grimpeur de respecter les périodes de nidification des oiseaux et de veiller à laisser les lieux propres. OneTopo : votre allié pour organiser vos sorties Pour bien organiser votre sortie et repérer les meilleures voies, les topos des différents secteurs sont disponibles sur l’application OneTopo . Ce topo numérique répertorie toutes les voies et leurs cotations, ainsi que des informations pratiques comme le sentier d'approche, ce qui vous permet de préparer votre séance directement depuis votre smartphone. Enfin, si vous cherchez d’autres spots autour de Paris, ne manquez pas de télécharger gratuitement notre guide "Paname Couenne" , qui réunit l'ensemble des sites pour faire de la voie autour de Paris. Ce guide gratuit vous aidera à planifier vos prochaines sorties et à explorer de nouveaux spots !

  • Sous les pavés, les hauteurs : Alexis Landot, grimpeur urbain en quête de sens

    Descendre dans les entrailles de Paris pour mieux comprendre celui qui l'escalade. Loin des regards et des bruits familiers, c’est dans un lieu secret et chargé d’histoire que nous avons choisi d’inviter Alexis Landot pour cette rencontre . Ici, dans les profondeurs de Paris, un décor propice à la réflexion s’installe, à l’image de ses ascensions, discrètes mais puissantes. Alexis, grimpeur urbain emblématique, y trouve une ambiance propice aux confidences , où l’obscurité et le silence résonnent différemment, bien loin des hauteurs vertigineuses où il se sent paradoxalement le plus libre. Avec Alexis, rien n’est jamais vraiment à la surface. Il escalade des immeubles de verre et de béton, mais derrière chaque ascension se cache une réflexion sur la vie moderne, l’individualisme et la quête de sens. "Je ne fais pas avancer l’humanité avec mes grimpeurs. C’est égoïste", dit-il. Loin de l’image du héros qui triomphe des lois de la gravité, Alexis incarne une autre forme de rébellion : celle contre une vie qui ne lui convient pas. Après des tentatives de travail dans des bureaux, il admet : "Je me suis embrouillé avec mes collègues et j’ai dû partir. Je ne pouvais pas vivre autrement." Pour cet homme, l’escalade n’est pas qu'une recherche de hauteur, mais aussi une quête intérieure, celle d’un équilibre mental et spirituel qu’il semble trouver lors de ses défis verticaux. L’ascension comme art de vivre et de survivre Chaque ascension d’Alexis Landot est une mise à l’épreuve. Non seulement de ses compétences physiques, mais surtout de son état mental. "Avant de grimper, c’est le chaos dans ma tête. J’ai la vision qui se rétrécit, les poils qui se hérissent, la bouche sèche… Je ne vais pas bien." Pourtant, une fois ses mains sur la façade, tout s’apaise. "Dès que je commence à grimper, tout devient calme. C’est presque méditatif." Alexis parle de l'escalade comme d'un outil pour se rééquilibrer, une méthode pour gérer les tensions quotidiennes, mais surtout son anxiété . Alors que d’autres grimpeurs urbains cherchent l’adrénaline et la montée d’endorphines, Alexis est à la recherche de l’ordre, du contrôle. "Je n’ai pas envie de frôler la mort. Ce que je veux, c’est maîtriser chaque mouvement, savoir que je suis capable de tout gérer." Cette recherche du contrôle contraste radicalement avec l’image que l’escalade urbaine projette souvent : un sport de casse-cou. "Je cherche à rester calme, à être en paix pendant l’ascension, et c’est ce qui me permet d’aller plus loin." Entre l’ombre et la lumière : les réseaux sociaux comme double tranchant Avec plus d'un million de followers sur Instagram, Alexis Landot n’a pas choisi de rester dans l’ombre. Pourtant, cette visibilité lui pose un dilemme constant. "Je ne veux pas encourager les autres à faire ce que je fais, mais je n’ai pas d’autre moyen de partager ma discipline que via les réseaux sociaux." Cet aveu révèle la complexité de sa position : d’un côté, il a besoin de montrer son art pour vivre de sa passion ; de l’autre, il craint que des amateurs se lancent sans comprendre les risques réels. "La plupart des gens sont assez intelligents pour ne pas se lancer là-dedans, mais il y a toujours ce risque que quelqu’un pense pouvoir faire la même chose sans préparation." Loin de vouloir prêcher, Alexis insiste sur l'importance du travail acharné derrière chaque performance . "Ce que je fais demande des années d’entraînement, des heures par jour, six jours par semaine. Ce n’est pas un hobby, c’est un mode de vie." L'escalade urbaine se trouve au carrefour d’un besoin de visibilité et d’une responsabilité éthique. "Je montre ce que je fais, mais j’espère que les gens comprennent que ce n’est pas à imiter." Une fine ligne entre légalité et passion L'escalade urbaine n'est pas simplement une question de défi physique. C'est aussi une activité qui flirte avec l'illégalité. Grimper des immeubles sans autorisation expose Alexis à des risques bien au-delà des blessures physiques. Il évolue sur une ligne étroite entre la transgression des règles et la nécessité de se dépasser . Il en est conscient, mais cette frontière, aussi fragile soit-elle, semble faire partie de son jeu. "Ne pas avoir le droit de grimper là où je grimpe, c’est une réalité. Mais ça fait partie du défi." Loin d’encourager l’infraction pour le simple plaisir de la provocation, Alexis voit dans cette dualité une nouvelle manière de questionner les limites, tout en les respectant à sa manière. Chaque ascension est précédée d'une longue préparation, une évaluation minutieuse des risques, non seulement pour sa sécurité, mais aussi pour éviter d’attirer l’attention inutilement. "C’est toujours une question de mesure, d’équilibre. Savoir où s'arrêter et quand continuer." Une vision différente du risque : l’héritage d’Alain Robert et la philosophie de Catherine Destivelle Dans le monde de l’escalade urbaine, Alexis Landot est souvent présenté comme le "fils spirituel" d’ Alain Robert , le légendaire "Spiderman français". Si ce surnom flatteur est un honneur, Alexis se distingue fondamentalement de son mentor. "Alain, il cherche à frôler les limites, à se mettre en danger, à improviser constamment. Moi, je cherche le contrôle et la sérénité." Alexis s’inspire davantage de Catherine Destivelle , une figure emblématique de l’escalade . "Sa philosophie me parle énormément. Elle grimpe pour se retrouver, et c’est ce que je ressens aussi. Ce n’est pas une recherche de danger, mais une quête de dépassement de soi, de maîtrise." La maîtrise, voilà le mot-clé d’Alexis. Ce désir de contrôle s’illustre dans ses choix. Alexis ne grimpe pas pour choquer ou pour défier l’autorité, mais pour se retrouver dans l’instant présent. "Grimper, c’est être dans le moment, sans autre distraction. Tout est simplifié : soit je réussis, soit je tombe. Il n’y a pas d’entre-deux. Et c’est apaisant." L’ascension d’un futur incertain Aujourd'hui, Alexis fait face à des défis nouveaux. Sa carrière, autrefois précaire, a connu des moments de succès, mais l'instabilité est une constante . "L’année dernière, j’ai bien gagné ma vie grâce à quelques contrats, mais cette année, tout a changé. Les sponsors se font rares, et je me retrouve encore une fois à devoir réévaluer mes options." Malgré l'incertitude, sa passion reste inébranlable. 'Je grimpe d'abord pour moi, pas pour l'argent. Bien sûr, il faut subvenir à ses besoins, mais tant que la passion me guide, je ne m'arrêterai pas.' Dans un monde dominé par la quête de visibilité et les impératifs financiers, Alexis Landot se distingue par une authentique sincérité. Pour lui, grimper est une nécessité, un moyen de trouver la liberté dans l'effort et la hauteur, là où il peut enfin se sentir en paix.

  • "Je n'ai aucun regret" : Mejdi Schalck, un prodige face à son rêve olympique

    À 20 ans, Mejdi Schalck incarne la nouvelle génération de grimpeurs français , avec un talent et une détermination qui le propulsent au sommet de l’escalade de compétition. Dans la vidéo "Mejdi Schalck’s Olympic Dream", produite par Adidas Terrex, il nous plonge dans sa préparation intensive pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 . Entre passion, ambition et résilience, Mejdi revient sur les étapes clés de son parcours et partage ses espoirs pour l’avenir. L’ambition olympique d’un jeune champion Depuis son entrée dans le circuit international, Mejdi s’est rapidement imposé parmi les meilleurs. Son ascension a été marquée par des podiums prestigieux, comme sa médaille de bronze aux World Games en 2022 . Cependant, son véritable rêve reste les Jeux Olympiques de Paris 2024 . "Je mets tout mon focus sur les Jeux. Participer à cette compétition dans la ville où j’ai grandi, c’est un rêve," confie Mejdi dans la vidéo. Pour lui, représenter la France lors des Jeux à Paris est une opportunité unique, qui donne une dimension encore plus personnelle à cet objectif . Malgré toute la préparation et la concentration qu’il investit dans sa quête olympique, Mejdi reste lucide sur la difficulté de se qualifier : "Évidemment, ce n'est pas facile de se qualifier. Il y a quatre grimpeurs qui peuvent se qualifier, mais seuls deux d'entre nous pourront y aller." Un retour aux sources : l’importance de Paris La vidéo montre également un Mejdi très attaché à Paris, là où tout a commencé pour lui . Il revient dans la salle Arkose Montreuil , un lieu emblématique de son parcours, où il a découvert l’escalade enfant. "Si cette salle n’avait pas été là, je ne sais pas, peut-être que je n'aurais pas commencé l'escalade aussi tôt." Ce lien avec sa ville natale renforce l’enjeu personnel de ces Jeux de Paris 2024. Ce retour aux sources montre l’importance des origines pour Mejdi, qui revisite les lieux et les moments qui ont façonné son amour pour l’escalade. Il se souvient de son obsession pour les nouveaux blocs et du rôle crucial que cette salle a joué dans son développement. Apprendre des épreuves : une force mentale exceptionnelle Bien que la vidéo ne mentionne pas explicitement ses déceptions, Mejdi revient sur les moments difficiles qu'il a rencontrés, notamment lors des compétitions où de petits détails ont fait la différence. Il évoque notamment les micro-détails qui l’ont parfois empêché d’atteindre ses objectifs : "Quand je repense à cette compétition, c'était juste des micro-détails." Ces expériences ont forgé son caractère et sa capacité à faire face à l’adversité. “Même si c’est encore dur, je n’ai aucun regret. Je dois être fier de ce que j’ai accompli,” dit-il. Cette résilience est une marque de fabrique pour Mejdi, qui tire des leçons de chaque défi qu’il rencontre pour revenir plus fort. Une passion qui ne faiblit pas Ce qui ressort de la vidéo, au-delà de la pression des qualifications et de la compétition, c’est la passion intacte de Mejdi pour l’escalade . "Grimper, c'est une sensation de liberté, un échappatoire. J'ai toujours voulu être un grimpeur professionnel, et aujourd'hui, c'est devenu ma vie. Je veux être champion du monde et champion olympique, c'est ça qui me motive." Mejdi Schalck’s Olympic Dream nous offre un regard intime sur un jeune athlète dont la détermination ne faiblit jamais , malgré les défis rencontrés. S’il reste concentré sur ses objectifs olympiques, Mejdi fait preuve d’une maturité impressionnante, transformant chaque obstacle en motivation. "Je n'ai aucun regret," conclut-il, prêt à poursuivre son ascension vers les sommets. Retrouvez toute notre sélection de vidéos sur la grimpe ici .

  • Seb Bouin réalise son premier free solo aux côtés d'Alain Robert sur la tour Total à La Défense

    C’est un moment marquant pour l’escalade urbaine en France : Seb Bouin , l’un des grimpeurs français les plus reconnus de la scène mondiale, a réalisé son tout premier free solo . Et pas n’importe où. C’est sur la tour Total à La Défense qu’il a choisi de se confronter à cette discipline sans corde ni matériel de sécurité, aux côtés d’ Alain Robert , l’homme qu’on surnomme le « Spiderman français ». Dans un post Instagram, Seb Bouin a partagé son ressenti : « Escalader cette tour paraît être une idée folle quand on vient du monde de la falaise. Je voulais rencontrer Alain dans son élément. » Un aveu de la rupture avec ses habitudes. Grimpeur habitué aux voies extrêmes de falaises, Seb Bouin n’a pas hésité à sortir de sa zone de confort pour rejoindre l’univers d’Alain Robert , légende de l’escalade urbaine, qui a gravi certaines des tours les plus emblématiques du monde. Alain Robert : la légende vivante du free solo urbain Alain Robert, aujourd’hui dans la soixantaine, est reconnu internationalement pour ses ascensions vertigineuses de gratte-ciels, réalisées à mains nues. Depuis plus de trois décennies, il repousse les limites de ce que l’on croyait possible en escaladant des bâtiments aussi iconiques que la Burj Khalifa à Dubaï ou la Tour Eiffel. Alain Robert a influencé toute une génération de grimpeurs, dont Seb Bouin , qui a souhaité « le rencontrer dans son élément ». En l’accompagnant sur la tour Total, Seb a eu l’opportunité de découvrir l’univers de Robert, fait d’audace, d’adrénaline et de maîtrise mentale. Jan Virt : derrière l’objectif, un photographe d’exception Les images de cet exploit ont été capturées par Jan Virt, photographe officiel de l'IFSC (Fédération Internationale d'Escalade). Connu pour son talent à immortaliser les moments de tension et de gloire en compétition, Jan Virt a également un œil acéré pour capter l’essence des grimpeurs en action . Son travail a permis de retranscrire la symbolique de cette rencontre entre deux générations de grimpeurs aux parcours si différents. Une rencontre inédite Ce qui rend cet événement unique, c’est la symbolique de la rencontre. Seb Bouin, avec ses récents exploits sur des voies parmi les plus difficiles au monde, a pris une nouvelle direction en acceptant ce défi urbain. Son association avec Alain Robert rappelle que les frontières entre les disciplines sont faites pour être repoussées.

  • Odyssée Boréale : La grande aventure de Symon Welfringer au Groenland

    L’été 2024, Symon Welfringer , accompagné de Matteo Della Bordella, Silvan Schüpbach et Alex Gammeter, s’est lancé dans une expédition unique en son genre. Le quatuor d’alpinistes a bravé des conditions extrêmes pour ouvrir une voie inédite sur une paroi vierge de la côte Est du Groenland . Un projet mûri depuis plusieurs années, qui combinait kayak, escalade de big wall et survie en pleine nature. Leur objectif : gravir Drøneren, une montagne encore inconnue, après avoir parcouru plus de 450 km en kayak. Retour sur 35 jours d’autonomie totale, au cœur de paysages glacés, entre défis techniques et moments de contemplation. Une expédition en deux temps : kayak et escalade au Groenland Le voyage a commencé au village d’Isortoq, où l’équipe a embarqué pour une traversée de plus de 450 km en kayak le long de la côte Est du Groenland . Dès les premiers jours, ils ont dû composer avec des conditions particulièrement difficiles. Les icebergs, omniprésents cette année en mer, bloquaient fréquemment leur route, les obligeant à faire des détours ou à rebrousser chemin. La météo s’en mêlait également : tempêtes et pluie incessante ont rendu la progression encore plus ardue. Pendant 12 jours, Symon et ses compagnons ont affronté cette nature sauvage, cherchant à atteindre le fjord de Skjoldungen, où se trouvait la paroi qu’ils ambitionnaient de gravir. « Chaque jour nous a réservé une surprise », se souvient Symon, évoquant les moments où ils devaient grimper sur des collines pour tenter de trouver un passage dégagé entre les blocs de glace. Après ces journées intenses de pagayage, ils ont enfin atteint le pied de la montagne. Mais les défis étaient loin d’être terminés. Le quatuor a dû attendre près de dix jours avant de pouvoir réellement se lancer dans l’escalade, la météo étant capricieuse et leur réservant encore de mauvaises surprises . Odyssée Boréale : ouvrir une voie sur un big wall vierge Une fois le créneau météo favorable enfin arrivé, l’équipe s’est attaquée à l’ouverture de leur voie, qu’ils ont baptisée Odyssée Boréale. Cette paroi de 1 200 mètres sur la montagne de Drøneren est rapidement devenue un terrain de jeu exigeant , où chaque longueur demandait concentration et adaptation. Les premières longueurs, sur un rocher parfois friable, ont exigé un effort constant pour sécuriser leur progression. Cependant, à mesure qu’ils avançaient, le rocher s’est révélé plus solide, permettant à l’équipe de se concentrer sur la technique. L’ouverture de la voie s’est faite en six jours, avec 35 longueurs à grimper, atteignant une cotation de 7b dans les passages les plus techniques . « En termes de grimpe, c’était compliqué, mais pas extrême », nous confie Symon. Le défi résidait autant dans la gestion des éléments que dans l’escalade elle-même. La neige, pourtant rare à cette période de l’année, les a surpris à plusieurs reprises, remplissant les fissures de glace et rendant les bivouacs en paroi encore plus inconfortables. Mais, malgré la difficulté, la satisfaction de progresser sur un mur jamais gravi auparavant a rendu l’expérience inoubliable. Rencontres sauvages et moments d’introspection Outre les défis de l’escalade, l’expédition a offert son lot de moments marquants. Parmi les plus impressionnants figure une double rencontre avec un ours polaire. Alors que l’équipe campait à proximité du fjord, un premier ours a été aperçu au loin, provoquant une certaine tension, mais sans danger immédiat. Cependant, quelques jours plus tard, un deuxième ours, beaucoup plus agressif, est apparu près de leur campement . « Il s’est rapproché très rapidement, et nous avons dû faire des rondes de nuit pour nous protéger », raconte Symon. Ces instants de stress et de danger ont renforcé la cohésion de l’équipe, tout en rappelant la fragilité humaine face aux forces de la nature. Mais l’expédition a également été ponctuée de moments de pure beauté, comme lorsque Symon et ses compagnons ont eu la chance d’observer des aurores boréales depuis leur bivouac en pleine paroi . « C’était un moment de plénitude totale », se souvient-il, évoquant ce spectacle naturel comme l’un des plus mémorables de l’aventure. Un retour marqué par la mélancolie Après avoir réussi l’ouverture de la voie, l’équipe a entamé le chemin du retour, toujours en kayak, avec une météo plus clémente. Ces derniers jours en mer ont permis à chacun de faire le bilan de cette expédition, aussi éprouvante que fascinante. Symon évoque un sentiment de satisfaction, mais aussi une certaine mélancolie, face à la fin de cette parenthèse de liberté absolue . « Ces 35 jours, en totale autonomie, entre tempêtes, ours et escalade, resteront gravés en nous comme l’une des expériences les plus intenses de notre vie. » De retour à la civilisation, Symon avoue ressentir un choc face au quotidien, presque banal après une telle aventure. Le souvenir de la beauté sauvage du Groenland, les aurores boréales, et les défis qu’ils ont relevés ensemble restent des moments qu’il continuera à chérir, tout en nourrissant ses futurs projets d’aventures.

  • Un mur d’escalade monumental à Estepona : le plus grand d’Espagne

    Le plus grand mur d’escalade extérieur d’Espagne a ouvert ses portes en mars 2024 à Estepona , une station balnéaire prisée de la Costa del Sol. Situé dans le parc municipal de la foire et des sports, ce mur est rapidement devenu un lieu incontournable pour les grimpeuses et grimpeurs locaux, grâce à ses 662 mètres carrés dédiés aux différentes disciplines de l’escalade : bloc, voie et vitesse. Avec sa surface impressionnante, ce mur a été conçu pour accueillir non seulement les amateurs d’escalade, mais aussi des compétitions de haut niveau . En effet, la Fédération Andalouse de Sports de Montagne, Escalade et Randonnée (FADMES) l’a rapidement identifié comme un site idéal pour l’organisation de compétitions nationales et internationales. Grâce à son infrastructure moderne – incluant un toit couvrant partiellement la structure et des éclairages nocturnes – il est possible d’y grimper tout au long de l’année, profitant ainsi du climat tempéré de la région. Ce qui distingue vraiment ce mur, c’est son statut de plus grande structure d’escalade extérieure en Espagne , aussi bien en termes de surface que de fonctionnalité. Selon le fabricant EP Climbing , il s’agit d’une première dans le pays. Les grimpeuses et grimpeurs y trouvent un espace dédié de 363 m² pour la voie, 115 m² pour la vitesse, et 184 m² pour le bloc, offrant ainsi une grande variété de terrains et de niveaux de difficulté. Le site est géré par le Grupo de Montaña Estepona (GRUME), qui propose des cours pour tous les niveaux . Estepona accueille cette année un cours de Moniteur Volontaire en Écoles d’Escalade, organisé par la FADMES. Ce programme a pour but de former des passionné(e)s d’escalade afin qu’ils puissent transmettre les bases de cette discipline dans un cadre associatif , sans prétention de professionnalisation.

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