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- Le dernier combat du grimpeur Ukrainien Maksym Petrenko
Maksym Petrenko, c’est l’histoire d’un champion d'escalade pas comme les autres. Né à Luhansk, en Ukraine, il a fait parler de lui dès les années 90, en dominant les compétitions internationales juniors et en montant sur le podium des Championnats du monde seniors de Birmingham en 1999. Une médaille de bronze qui reste à ce jour la seule de l’Ukraine dans cette discipline . Mais là où d’autres auraient capitalisé sur ce succès, Maksym, lui, est resté discret, grimpant en falaise des voies jusqu’à l’extrême 8c+, en Ukraine et ailleurs. En 2024, quand son pays a été plongé dans la guerre, il n’a pas hésité à troquer ses chaussons d'escalade pour l’uniforme militaire. Il y a quelques jours, au plus fort de la bataille pour Toretsk, une ville clé du Donetsk attaquée sans relâche depuis juin, il est tué lors des affrontements . Son ami et partenaire de grimpe Yevhen Krivosheytsev a déclaré : « Dans la bataille contre les envahisseurs russes pour la ville de Toretsk, en défendant l’Ukraine contre les hordes de Poutine, mon vieil ami et partenaire d’escalade de longue date est mort ». Comme Maksym, d’autres athlètes ukrainiens se sont retrouvés face à ce même dilemme. Le documentaire " Climbing Never Die ", présenté lors de la dernière édition de Reel Rock , le montre bien : certains continuent à grimper malgré les bombes, tandis que d'autres, comme Maksym, prennent la décision de défendre leur pays sur le front. Ce film, en suivant des grimpeurs comme Danyil Boldyrev, met en lumière cette dualité entre passion et guerre, qui pousse ces athlètes à jongler entre l’espoir de continuer à grimper et la nécessité de protéger leur terre . Maksym Petrenko, c’était à la fois un champion et un soldat. Plus qu’un simple athlète, il incarne une génération d’Ukrainiens qui ont dû faire des choix difficiles, et pour qui le mot ‘engagement’ a malheureusement pris un tout autre sens.
- Luo Dengping, la Spiderwoman chinoise gardienne des traditions des Miao
Lorsque l’on parle de grimpeurs légendaires qui escaladent sans aucun équipe de sécurité, le nom d’ Alain Robert, surnommé le "Spiderman français" , vient immédiatement à l’esprit. Connu pour ses ascensions spectaculaires des gratte-ciels du monde entier à mains nues, Alain Robert fascine par sa témérité et son habileté. Mais de l’autre côté du globe, dans une province reculée de Chine, une autre figure de l’escalade, moins médiatisée en France mais tout aussi impressionnante, défie également la gravité sans filet. À 43 ans, Luo Dengping, la "Spiderwoman chinoise", escalade des falaises de plus de 100 mètres de hauteur , armée seulement de son courage et de la tradition millénaire des Miao. L’héritage d’un apprentissage clandestin L’histoire de Luo Dengping est d’abord celle d’un interdit bravé. Petite, elle grandit dans une région où l'escalade fait partie de la vie quotidienne des hommes, mais demeure hors de portée des femmes. Fascinée par les prouesses de son père, Luo passait des heures à le regarder gravir les falaises abruptes du Guizhou pour récolter des herbes médicinales et des déjections d’hirondelles utilisées comme engrais . Le spectacle de cet homme, suspendu dans les airs, défiant la gravité avec une aisance incroyable, la captivait. Pourtant, à chaque demande d’apprentissage, son père refusait catégoriquement. « C’est trop dangereux pour toi », lui disait-il, conscient des risques inhérents à cette pratique ancestrale. Mais Luo n’était pas du genre à se laisser décourager. Adolescente, elle commence à s’entraîner en secret, reproduisant les gestes qu’elle avait longuement observés chez son père. Un jour, alors qu’elle le suit en cachette sur une paroi, son père la surprend. Plutôt que de la réprimander, il reconnaît en elle une détermination et une habileté indéniables. C’est ce jour-là que commence véritablement l’aventure de Luo, la première femme à être initiée à cet art ancestral réservé aux hommes. Grimper avec sagesse Pour Luo Dengping, l’escalade est avant tout une affaire de patience, d’écoute et de respect de la montagne. « Grimpe en fonction de tes capacités tout en étant audacieux et prudent », lui répétait souvent son père. Ces mots résonnent encore à chaque fois qu’elle s’accroche à la paroi. Loin des approches modernes de l'escalade, où les athlètes s'appuient sur des équipements de pointe, Luo incarne une forme d'humilité face à la nature. Pour elle, grimper, c’est se plier aux règles imposées par la montagne , tout en restant audacieuse. « Le plus important, c'est de ne jamais sous-estimer la montagne » Cette philosophie de l’escalade ne repose pas seulement sur la technique ou la force, mais sur une compréhension intuitive de l’environnement . Avant chaque ascension, Luo évalue minutieusement les conditions, la texture de la roche, son état physique et mental. Chaque geste est calculé, précis, sans précipitation. Ses mains, renforcées par des années d'expérience, ont développé une sensibilité particulière, lui permettant de sentir immédiatement si une prise est fiable ou non. « Le plus important, c'est de ne jamais sous-estimer la montagne », dit-elle. Une tradition millénaire en héritage L’art de l’escalade que Luo pratique aujourd’hui est profondément enraciné dans les traditions funéraires des Miao, un peuple qui a habité ces montagnes depuis des siècles. Pour eux, ces falaises escarpées servaient de lieu de repos éternel pour les défunts . Les membres de la communauté gravissaient ces parois vertigineuses pour y placer les cercueils dans des cavités naturelles, afin que ces hauteurs permettent aux âmes des défunts de veiller sur leurs descendants. Cette pratique n’était pas seulement une question de foi, mais aussi un acte de bravoure et d’habileté, qui exigeait une maîtrise parfaite de l’escalade. Le père de Luo, comme ses ancêtres avant lui, perpétuait cette tradition. Même si aujourd'hui l’escalade de Luo n’a plus de lien direct avec les rituels funéraires, elle demeure un témoignage vivant de cet héritage. Grimper ces montagnes, c’est pour Luo honorer les siens, se reconnecter à une histoire longue de plusieurs siècles. De l’escalade de survie au spectacle touristique Avec le développement du tourisme dans la région, l'escalade traditionnelle de Luo a pris une nouvelle tournure. Ce qui était autrefois une nécessité pour survivre s’est transformé en spectacle pour les visiteurs . Les touristes viennent désormais des quatre coins du monde pour observer Luo et ses collègues "spider-men" grimper les falaises de Guizhou sans la moindre protection. Chaque démonstration est minutieusement orchestrée : depuis un radeau en bambou, ils rament jusqu'à l'entrée d'une grotte, où ils entament leur ascension, atteignant des hauteurs vertigineuses en moins de 20 minutes. « Je suis heureuse quand je vois les gens émerveillés par ce que nous faisons » Luo, malgré son revenu modeste – environ 420 dollars par mois –, ne voit pas son travail comme une simple attraction. Pour elle, chaque montée est l'occasion de faire perdurer un savoir-faire ancestral, tout en éveillant la curiosité et l’admiration des visiteurs . « Je suis heureuse quand je vois les gens émerveillés par ce que nous faisons », confie-t-elle. Si elle espère que cette pratique ne disparaisse pas avec la modernisation du pays, elle tout de même consciente que l’intérêt pour cette tradition millénaire pourrait s’étioler avec le temps . Surtout à une époque où l’urbanisation transforme rapidement les paysages et les modes de vie. Luo Dengping incarne une facette peu connue de l'escalade traditionnelle. À l’instar d’Alain Robert et d’autres, elle défie les lois de la gravité, mais avec une approche bien différente. Là où le Spiderman français conquiert les structures modernes, Luo reste ancrée dans les falaises naturelles de sa région natale, perpétuant un art qui remonte à plusieurs siècles. Elle est la témoin vivante d’un héritage millénaire, une gardienne des traditions des Miao. Dans un monde en perpétuelle évolution, où la modernité efface souvent les traces du passé, Luo Dengping continue d'escalader ces falaises abruptes avec la même passion et le même respect qu'à ses débuts. À chaque ascension, elle raconte une histoire : celle d’un peuple et d’une culture.
- L’alpinisme comme quête identitaire : Nima Rinji Sherpa et Shehroze Kashif, des racines aux sommets
L’alpinisme, autrefois réservé à une élite étrangère, connaît aujourd’hui un profond bouleversement. Nima Rinji Sherpa, du Népal, et Shehroze Kashif, du Pakistan, incarnent cette nouvelle génération de grimpeurs qui repensent les cimes comme une quête identitaire autant que sportive. Pour eux, l’ascension des plus hauts sommets représente un retour aux sources, une affirmation culturelle. À chaque sommet, ils redéfinissent ce que signifie gravir une montagne quand on est issu des peuples qui y ont grandi. Nima Rinji Sherpa : Du guide à l’icône de l’alpinisme népalais À seulement 18 ans, Nima Rinji Sherpa a gravé son nom dans l’histoire de l’alpinisme mondial. Il devient le plus jeune à avoir conquis les 14 sommets de plus de 8 000 mètres . Cependant, ce qui distingue son parcours des autres, c’est la dimension collective de sa réussite. Nima ne grimpe pas pour lui seul, il incarne une révolte silencieuse contre des siècles d’invisibilité pour sa communauté. Les Sherpas, longtemps cantonnés à des rôles de soutien, se révèlent aujourd’hui sous un nouveau jour grâce à lui. Le projet #SherpaPower qu’il porte met en avant cette dynamique de transformation. Il ne s’agit plus seulement d’être les guides d’expéditions étrangères, mais de prouver que les Sherpas sont à l’avant-garde de l’alpinisme moderne . Nima ne se contente pas de gravir des montagnes, il ouvre la voie à une génération qui aspire à être vue et reconnue pour ses propres exploits. La réécriture d’un rôle : Les Sherpas sortent de l’ombre Depuis les premières expéditions vers l’Everest, les Sherpas ont toujours été les piliers invisibles de l’alpinisme . Portant les charges, traçant les routes et assurant la sécurité des alpinistes étrangers, leur rôle a été essentiel, mais rarement valorisé. Nima renverse cette tradition. Chaque sommet qu’il atteint est une victoire collective, une démonstration que les Sherpas ne sont plus de simples aides, mais des protagonistes de leur propre histoire. À travers Nima, c’est une nouvelle perception des Sherpas qui émerge, loin des stéréotypes. Leur endurance et leur expertise en haute montagne, reconnues mondialement, trouvent enfin une pleine visibilité, non plus dans les récits d’explorations étrangères, mais dans leur propre légende . Shehroze Kashif : Le Pakistan à la conquête des sommets À des milliers de kilomètres, Shehroze Kashif, 22 ans, suit un parcours similaire pour son pays, le Pakistan. Lui aussi est devenu l’un des plus jeunes à gravir les 14 plus hauts sommets du monde , et à travers ses exploits, il redéfinit la place de son pays dans l’alpinisme international. Le Pakistan, terre de montagnes parmi les plus redoutables du globe, a souvent été éclipsé par des crises internes et une couverture médiatique focalisée sur des conflits politiques. Shehroze, par ses ascensions, veut offrir un nouveau visage à son pays. Chacune de ses victoires est une manière de rappeler que le Pakistan n’est pas seulement une terre de tensions , mais aussi un pays riche en défis naturels et en talents. Il aspire à voir d’autres jeunes grimpeurs suivre ses traces, transformant ainsi l’image de son pays à travers l’alpinisme. Un paysage alpin à révéler : Le potentiel inexploité du Pakistan Avec des montagnes légendaires telles que le K2 ou le Nanga Parbat, le Pakistan possède un terrain de jeu inégalé pour l’alpinisme. Pourtant, ce potentiel est encore largement sous-exploité sur la scène internationale . Contrairement au Népal, dont les sommets sont devenus des destinations mythiques, le Pakistan reste à la marge de ce récit mondial. Shehroze Kashif s’efforce de briser cette marginalité. Chaque sommet qu’il atteint est une déclaration de fierté nationale, une invitation à regarder le Pakistan sous un autre prisme . Il ouvre la voie à une nouvelle génération, non seulement au Pakistan, mais dans toute l’Asie du Sud, prouvant que les montagnes de son pays méritent autant d’attention que celles du Népal ou du Tibet. Nima et Shehroze : Une réinvention de l’alpinisme Malgré leurs origines et parcours différents, Nima et Shehroze partagent un objectif commun : celui de redonner à leurs communautés la place qu’elles méritent dans le monde de l’alpinisme . Ces deux jeunes grimpeurs réécrivent les récits jusque-là dominés par les figures occidentales, et imposent leurs propres voix dans une discipline qui les avait longtemps ignorés. Chacun de leurs exploits est une nouvelle page dans l’histoire de l’alpinisme mondial, mais surtout une manière de réaffirmer leur identité culturelle . Ils ne sont plus des figurants dans une histoire écrite par d’autres, ils en deviennent les auteurs. Leurs ascensions, des symboles d’émancipation collective En gravissant les plus hauts sommets, Nima et Shehroze brisent les stéréotypes attachés à leurs communautés. Là où les Sherpas étaient perçus comme de simples accompagnateurs et où les grimpeurs pakistanais étaient absents des récits mondiaux, ils font voler en éclats ces images. Ils ne gravissent pas les montagnes pour des titres personnels, ils redéfinissent les codes du succès alpin et inscrivent leur culture au cœur de ce nouveau récit . Leurs performances marquent un tournant dans l’histoire de l’alpinisme mondial, ils sont les porte-drapeaux d’un alpinisme plus inclusif , où les identités, les racines et les communautés prennent une place centrale.
- Les Trophées de la Verticalité au Salon de l'Escalade à Paris
Le Salon de l'Escalade s'apprête à écrire une nouvelle page de son histoire en s'installant pour la première fois à Paris, les 11 et 12 janvier prochains, au parc des expositions de la Porte de Versailles. Cette édition spéciale sera marquée par l'introduction des Trophées de la Verticalité, une initiative inédite visant à célébrer et récompenser les contributions remarquables dans le monde de la verticalité . Cinq catégories pour cinq récompenses Les Trophées de la Verticalité ont pour objectif de mettre en lumière et récompenser les projets et personnes qui œuvrent activement pour faire avancer les pratiques de l'escalade à travers cinq catégories distinctes : Écologie, Contenu, Inclusion, Sécurité et Innovation. Trophée de l’initiative écologique Ce trophée récompensera une initiative ou un projet ayant eu un impact significatif sur la protection de l'environnement dans le domaine de l'escalade. Cela peut inclure l’utilisation de matériaux recyclés pour les équipements, des campagnes de nettoyage des sites, ou encore des actions de sensibilisation écologique. Jurée : Laury-Anne Cholez (Journaliste, Reporterre). Trophée de la création de contenu Destiné aux créateurs et créatrices de contenu, ce trophée sera décerné à un acteur ou une actrice qui a su captiver, éduquer ou inspirer la communauté de l'escalade à travers des vidéos, blogs, podcasts, photos, etc. Juré : Pierre-Gaël Pasquiou (Fondateur et Rédacteur en Chef, Vertige Media). Trophée de l'inclusion Ce trophée récompensera une initiative visant à rendre l'escalade plus accessible à un public diversifié. Cela inclut les programmes pour les personnes en situation de handicap, les actions pour la parité hommes-femmes ou encore l'inclusion des minorités. Jurée : Florine Leplatre (Militante de l’escalade FSGT). Trophée de la sécurité Ce trophée valorisera une initiative qui contribue à améliorer la sécurité dans la pratique de l'escalade. Cela peut concerner des systèmes d'assurage innovants, des campagnes de sensibilisation, ou des recherches sur les techniques de sécurité. Juré : Jeff Mercier (Alpiniste, spécialiste de l'escalade sur glace, et gendarme du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix). Trophée de l'innovation Ce trophée récompense un projet novateur dans le domaine de l'escalade, qu'il s'agisse de nouvelles techniques d'entraînement, de matériel innovant, ou de technologies dédiées aux grimpeuses et grimpeurs. Jurée : Noémie Le Govic (Country Leader France, Belgique, Pays-Bas, Suunto). Le règlement des Trophées de la Verticalité Les projets en lice pour les Trophées de la Verticalité doivent avoir eu un impact sur l'année 2024. Pour participer, il suffit d'envoyer son dossier de candidature avant le 18 novembre 2024 à minuit à l'adresse : trophee@salon-escalade.com. Chaque dossier doit inclure : Une explication du projet sur une page Une présentation des personnes impliquées sur une page Les coordonnées d’une personne référente (numéro de téléphone et email) Au moins une ressource multimédia (photo, vidéo, audio, etc.) Une première à Paris Cette édition parisienne du Salon de l'Escalade, qui se tiendra pour la première fois dans la capitale, promet d'être un événement exceptionnel. Habituellement organisé dans des villes éloignées de Paris, le salon attirera cette fois-ci une audience plus vaste, composée de passionné(e)s de verticalité venus de tous horizons. Rendez-vous les 11 et 12 janvier 2024, au parc des expositions de la Porte de Versailles , pour une édition riche en innovations et marquée par les Trophées de la Verticalité, qui seront sans aucun doute l'un des moments forts de cet événement incontournable. Toutes les informations sur le Salon de l'Escalade sont à retrouver sur leur site .
- Rencontre avec Klaas Willems : Grimper pour survivre à la mucoviscidose et au cancer
Sous un soleil éclatant, sur la terrasse d'une salle d'escalade située en banlieue parisienne, nous avons rencontré Klaas Willems, un grimpeur belge dont l’histoire défie tous les pronostics médicaux . Diagnostiqué à la naissance avec la mucoviscidose, une maladie génétique qui affecte gravement ses poumons et son système digestif, Klaas a également survécu à deux cancers. Loin de se laisser abattre, il a fait de l’escalade une arme pour sa survie, une passion vitale qui le pousse à transcender chaque jour ses limites physiques et mentales. À travers un échange sincère et plein de sagesse, Klaas nous a livré une leçon de résilience. Un diagnostic lourd dès l’enfance Dès sa naissance, Klaas a été confronté à une réalité que peu d’enfants - et d'adultes - peuvent imaginer. La mucoviscidose, une maladie génétique qui obstrue les voies respiratoires et perturbe la digestion, s’est imposée à lui comme une condamnation. « Quand je suis né, le docteur a dit à mes parents que c'était possible que je n'arrive jamais à l'âge de 12 ans », nous raconte-t-il. Ce diagnostic pesant aurait pu briser tout espoir, mais pour Klaas, ce fut au contraire une incitation à se battre pour chaque jour de sa vie . « Quand je suis né, le docteur a dit à mes parents que c'était possible que je n'arrive jamais à l'âge de 12 ans » Ses parents, loin de l’enfermer dans une bulle, ont pris une décision radicale pour l’époque : ils ont encouragé Klaas à pratiquer du sport. « Ils ont dit que les médicaments étaient importants, mais que je devais aussi faire beaucoup de sport parce que ça pourrait beaucoup m'aider », nous confie-t-il. Cette approche proactive, intégrant les traitements et l’activité physique, lui a permis de construire un corps capable de lutter contre la maladie. « Quand tu as des problèmes de poumons, tu dois faire plus d’efforts pour le sport, mais tu peux y arriver », ajoute-t-il. Le sport est ainsi devenu une forme de thérapie pour Klaas , une manière de fortifier ses poumons et de se prouver que, malgré les pronostics, il pouvait dépasser les limites imposées par sa condition. Une entrée tardive dans l’univers de l’escalade Malgré son engagement précoce dans le sport, ce n’est qu’à l’âge de 18 ans que Klaas découvre réellement l’escalade. « Mon père grimpait, mais moi je ne voulais pas faire comme lui. J’ai joué au foot quand j’étais jeune », nous raconte-t-il avec une pointe d’amusement. Pendant longtemps, il avait cherché à suivre sa propre voie, loin des passions paternelles. Ce n’est que lorsqu’un ami l’invite à essayer l’escalade, près de chez lui, que la magie opère. « C’était le bon moment pour commencer à grimper, car mes poumons n’étaient vraiment pas bien, mais j’étais très motivé », nous explique-t-il. Cette motivation, née dans un contexte où son état de santé ne cessait de se détériorer, l’a poussé à s’investir corps et âme dans cette nouvelle discipline. Dès ses premières sessions d’escalade, Klaas trouve dans ce sport quelque chose de profond, qui va au-delà du simple exercice physique . « L’escalade, c’est de l’air frais, c’est beaucoup de temps dans la nature. Ça aide énormément pour les poumons ». Une lutte constante, physique et mentale Au-delà des aspects physiques, l’escalade permet à Klaas de puiser dans des ressources mentales insoupçonnées . Chaque séance est un combat, non seulement contre la gravité, mais aussi contre les limitations que la maladie impose à son corps. « Quand les docteurs disent que tu ne peux pas faire quelque chose, tu as deux choix : soit tu les écoutes, soit tu essayes de te battre. Moi, j’ai choisi de me battre. » « Ça donne de la motivation. Ça m’aide à suivre mes traitements avec plus d’enthousiasme, et à trouver un sens à tout ça. » Cette détermination à ne pas céder face aux limitations médicales est devenue le moteur de sa vie. Klaas a compris très tôt que pour aller au-delà des attentes, il devait se fixer ses propres objectifs, toujours plus ambitieux . « Je savais que mes poumons étaient endommagés, mais je voulais prouver que je pouvais aller plus loin », nous explique-t-il, tout en soulignant l’importance de ne jamais se laisser enfermer par des pronostics. Grimper, pour lui, c’est aussi une forme de thérapie mentale. « Ça donne de la motivation. Ça m’aide à suivre mes traitements avec plus d’enthousiasme, et à trouver un sens à tout ça ». L’escalade est devenue sa manière de se battre contre le quotidien oppressant des traitements, des thérapies respiratoires, et des nombreux passages à l’hôpital. Gravir les plus grands sommets, malgré la maladie L’un des accomplissements les plus marquants de Klaas a été de gravir Half Dome et El Capitan à Yosemite. Ces parois légendaires, parmi les plus difficiles et prestigieuses au monde, représentent un exploit extraordinaire pour tout grimpeur, et encore plus pour quelqu’un dont la capacité respiratoire est sévèrement réduite. « Je n’aurais jamais pensé que je pourrais grimper El Capitan. Mais une fois que c’était fait, je me suis dit : et maintenant ? » Cette ascension symbolise une victoire contre la maladie pour Klaas, un pied de nez à ceux qui avaient prédit qu’il ne survivrait pas au-delà de son adolescence . « Grimper, c’est respirer. Et respirer, c’est vivre ». Chaque sommet représente une nouvelle victoire, un rappel que la maladie ne dicte pas sa vie. Pour lui, l’escalade est devenue une manière de vivre pleinement, de repousser constamment ses propres limites. « Still Alive » : un projet de vie gravé dans la pierre En Sardaigne, où il vit aujourd’hui, Klaas a équipé une voie en 8c, qu’il a nommée « Still Alive ». Cette voie, qui l’a occupé pendant trois ans, porte un message fort : celui de la persévérance et de la survie. « Quand j'ai fini d'équiper cette voie, je savais que je devais l’appeler 'Still Alive' parce que je suis toujours là, malgré tout ». L’acharnement qu’il a mis pour réussir cette voie est à l’image de son combat contre la maladie. « Chaque chute me rappelait les moments où j’aurais pu abandonner, mais ça me donnait encore plus envie de revenir ». « Still Alive, ce n’est pas seulement une voie d’escalade. C’est une manière de dire que je me bats toujours, et que je ne suis pas prêt à arrêter ». Pour Klaas, cette voie est aussi une manière de redonner à la communauté des grimpeurs, un espace où il a trouvé du soutien, et où il peut inspirer d’autres à dépasser leurs propres limites. Un film pour inspirer Le parcours de Klaas a été partagé dans un film documentaire, intitulé « Still Alive », produit par Petzl et La Sportiva, et sorti le 6 octobre sur YouTube. Ce film retrace son parcours, de ses premières batailles contre la maladie jusqu’à ses réalisations en escalade , et vise à inspirer ceux qui, comme lui, se battent contre des défis colossaux. « Je voulais faire ce film pour inspirer les autres, pour montrer qu’on peut toujours se battre, même quand tout semble impossible ». « C’est un film honnête. Ce n’est pas facile de parler de tout ça, mais si mon histoire peut aider quelqu’un à trouver la motivation de se battre, alors ça en vaut la peine ». Klaas termine notre entretien avec un message clair pour ceux qui hésitent à se lancer dans une aventure, qu’elle soit sportive ou personnelle : « Ne cherchez pas des excuses. Beaucoup de gens regardent les autres et pensent qu’ils ne peuvent pas parce qu’ils ne sont pas assez en forme. Mais il faut essayer ». Pour lui, l’échec fait partie du chemin vers le succès. « Échouer, c’est normal. Chaque échec te rapproche de ta réussite ». Klaas n’a jamais laissé ses faiblesses le définir, et il incite chacun à voir dans les obstacles des opportunités de se dépasser. Un futur à écrire, en Sardaigne Aujourd’hui, Klaas continue d’équiper des voies en Sardaigne, et son avenir semble plus prometteur que jamais. « J’ai encore beaucoup de projets à réaliser, et je ne compte pas m’arrêter là ». Installé sur cette île où l’air pur et la nature le maintiennent en bonne santé, il trouve dans chaque nouvelle voie un souffle nouveau. « C’est la première fois de ma vie que je peux vraiment me projeter dans l’avenir ». Avec sa force de caractère et son optimisme inébranlable, Klaas continue de grimper, de vivre, et d’inspirer.
- Grimper autour de Paris : Saint-Maximin, l’équilibre parfait entre initiation et variété
Nichée au cœur de l’Oise, à quelques kilomètres seulement de la capitale, l’ancienne carrière de Saint-Maximin s'est transformée en un véritable terrain de jeu pour les grimpeuses et grimpeurs de tous niveaux. Avec ses parois situées dans le quartier du Larris, ce site géré par la mairie de Saint-Maximin offre un cadre privilégié pour s’initier ou se perfectionner à l’escalade . Un site chargé d’histoire L’histoire de Saint-Maximin est profondément liée à l’exploitation de la pierre calcaire. Dès l’époque gallo-romaine, cette carrière fournissait déjà des blocs pour des constructions locales comme les Arènes de Senlis. Au XVIIe siècle, sous l’impulsion de Louis XIV, la pierre extraite de cette carrière devient un matériau clé dans la construction des monuments parisiens tels que le Louvre, Versailles ou encore l’Hôtel des Invalides . La pierre de Saint-Maximin, réputée pour sa solidité et sa durabilité, fut transportée par bateau via l'Oise et la Seine pour répondre aux besoins de ces grands chantiers . Au XIXe siècle, avec les transformations menées par le baron Haussmann, elle devint essentielle à l'édification des immeubles haussmanniens emblématiques de la capitale. Bien que l'extraction à grande échelle soit aujourd'hui terminée, une partie des carrières est encore en activité pour la restauration de monuments historiques tels que Notre-Dame de Paris et le Panthéon. Depuis les années 1990, le site a été reconverti en espace d’escalade, perpétuant ainsi le lien entre Saint-Maximin et la pierre , mais désormais au service des grimpeuses et grimpeurs. Une diversité de voies pour tous les niveaux Le site compte 163 voies, adaptées aussi bien aux débutant(e)s qu’aux plus aguerri(e)s . En tête, en moulinette, traversées ou descentes en rappel, chacun peut y trouver son compte. Le confort est également au rendez-vous grâce à l’aménagement du pied des voies, offrant un espace agréable pour se préparer, déjeuner ou pour accompagner des enfants. Saint-Maximin est aussi particulièrement apprécié pour la proximité de son parking, situé à seulement deux minutes à pied des voies , un atout non négligeable pour les familles ou ceux qui recherchent une sortie sans prise de tête. Un site qui sèche vite et qui offre des orientations variées Saint-Maximin est un spot qui permet de grimper toute l’année. Le calcaire présent sur le site sèche rapidement après la pluie, rendant les voies accessibles même en hiver. Grâce à ses trois orientations – Ouest, Sud et Est – il est facile de trouver un secteur adapté aux conditions climatiques et à la luminosité : Le côté Est reste à l’ombre à partir de 14h00, parfait pour les après-midis ensoleillés. Le côté Sud est ombragé jusqu’à 10h30, idéal pour les matinées fraîches. Le côté Ouest reste à l’ombre jusqu’à 14h30, offrant une belle option pour une grimpe à la mi-journée. Un cadre accessible et une organisation optimisée Les voies numérotées facilitent l’organisation de votre séance et l'identification rapide des itinéraires. Cette numérotation, combinée avec la proximité de Saint-Vaast-lès-Mello, un autre spot majeur dans la région , permet de diversifier facilement les sessions de grimpe. Ceux qui veulent explorer davantage n’auront qu’à faire quelques minutes en voiture pour découvrir Les Glachoirs, un autre site incontournable . Un topo pour mieux s’orienter Pour bien organiser votre sortie et repérer les meilleures voies, le topo « Saint-Maximin » est disponible sur l’application OneTopo . Cette application mobile répertorie toutes les voies et leurs cotations , ainsi que des informations pratiques comme le lieu exact du parking. Enfin, pour celles et ceux qui souhaitent explorer d’autres spots autour de Paris, ne manquez pas de télécharger gratuitement notre guide "Paname Couenne" , qui recense l’ensemble des sites de voie autour de la capitale. Ce guide vous aidera à planifier vos prochaines sorties et à découvrir de nouveaux terrains de jeu !
- James Pearson : Réflexion d’un homme sur l’inclusivité et la déconstruction des rôles en escalade
Lors d'une conversation ouverte, James Pearson , grimpeur britannique reconnu, a partagé avec nous comment son regard sur l’inclusivité et la parité dans l’escalade a évolué au fil des années . Si son expérience personnelle est au cœur de cette réflexion, c’est aussi sa relation avec Caroline Ciavaldini , grimpeuse de haut niveau, qui révèle les défis et les opportunités d’un milieu encore largement façonné par des dynamiques masculines. L’éveil progressif à la cause féministe James commence par partager un souvenir marquant : l’invitation de Caroline au Women's Climbing Symposium en Angleterre. "C’était en 2017, juste avant la naissance de notre premier enfant. Caroline avait été invitée à cet événement 100% féminin, et je me rappelle qu’elle ne comprenait pas vraiment l’intérêt. Elle disait : ‘Pourquoi un événement juste pour les femmes ? Je ne vois pas le besoin.’ À l’époque, elle avait grandi avec une mère qui lui avait toujours dit qu’elle pouvait faire tout ce qu’elle voulait, sans limites." James avoue lui-même avoir partagé ce scepticisme initial. Pourtant, cette expérience a profondément transformé Caroline, et par ricochet, lui aussi . "Caroline est revenue avec une énergie nouvelle, et elle a commencé à envisager de créer un événement similaire en France. Elle voyait l’importance d’un espace réservé aux femmes, où elles pouvaient grimper sans sentir le regard des hommes, sans cette pression invisible mais omniprésente." Ce projet s’est concrétisé avec la création de Grimpeuses en 2018 , une initiative pionnière dans le monde de l’escalade en France. Une dynamique de couple transformée par l’escalade James évoque ensuite comment leur pratique de l’escalade en couple a évolué avec le temps . Tous deux grimpeurs de haut niveau, mais cette passion commune n’a pas toujours été exempte de défis. "Dans beaucoup de couples, c’est l’homme qui prend les décisions : choisir la falaise, la voie, et grimper en tête. Ce n’est pas toujours intentionnel, mais c’est un schéma assez courant," explique-t-il. "Pour nous, ça n’a jamais vraiment été le cas. Au début, Caroline était bien plus forte physiquement, tandis que j’avais davantage d’expérience en trad. Nous avons toujours fonctionné en équipe, sans vraiment penser aux rôles homme-femme." Cependant, James confie qu’il a dû déconstruire certains automatismes ancrés dans les relations de couple : "Caroline est une grimpeuse extrêmement talentueuse et confiante, mais il est facile de tomber dans des schémas où l’homme prend les décisions. J’ai dû apprendre à faire un pas en arrière, à écouter, et à laisser plus de place à sa voix." Cette réflexion l’a également mené à une introspection plus large sur les rôles de genre dans la société : "Je pense que beaucoup d’hommes, comme moi, ne réalisent pas à quel point ces schémas sont ancrés. Nous avons grandi avec l’idée que certaines choses étaient ‘normales’, sans même y réfléchir." L’inclusivité dans les événements féminins : une réflexion complexe James se souvient aussi de son rôle lors de la première édition de Grimpeuses, où il était présent en tant que photographe. "Je me souviens m’être senti incroyablement mal à l’aise. J’étais le seul homme entouré de cinquante femmes, et je craignais que tout le monde pense que j’étais là pour des raisons déplacées." Cette situation lui a fait réaliser à quel point les femmes peuvent ressentir la même chose lorsqu’elles se retrouvent dans des environnements majoritairement masculins . "Ce malaise que j’ai ressenti, c’est sans doute ce que vivent beaucoup de femmes lorsqu’elles arrivent sur une falaise entourées uniquement d’hommes." Au fil de la journée, James a pu observer l’ambiance unique qui régnait entre les participantes : "Il y avait une entraide, un soutien mutuel que je n’avais jamais vu ailleurs. Les femmes se motivaient, se soutenaient pour surmonter des défis. C’était une dynamique totalement différente." Ce constat l’a amené à soutenir pleinement l’idée de créer des espaces où les femmes peuvent évoluer en toute liberté, sans jugement ni pression extérieure. Le défi d’intégrer les hommes dans ces événements Si Grimpeuses a d’abord été conçu comme un événement exclusivement féminin, la question de l’inclusion des hommes s’est rapidement posée. "C’est délicat," admet James. "D’un côté, nous voulons que les hommes participent à ces discussions, qu’ils comprennent les enjeux et deviennent des alliés. De l’autre, leur présence peut parfois diluer cette énergie particulière qui se crée dans un groupe exclusivement féminin ." Ce dilemme a poussé Caroline et son équipe à envisager diverses options : permettre aux hommes de participer à certaines activités, mais dans un cadre qui ne nuise pas à l’atmosphère de confiance entre les femmes. James évoque aussi l’expérience d’un de ses amis, qui a longtemps hésité à participer à l’événement. "Ils trouvaient toujours des excuses pour ne pas venir, peut-être parce qu’ils se sentaient mal à l’aise à l’idée d’être le seul homme. Cela montre à quel point il est difficile de changer les mentalités, même chez ceux qui sont bien intentionnés." Vers une évolution durable dans le monde de l’escalade Aujourd’hui, James et Caroline continuent d’œuvrer pour une plus grande inclusivité dans le milieu de l’escalade , non seulement pour les femmes, mais aussi pour d’autres groupes sous-représentés. "Il y a encore beaucoup à faire, que ce soit au niveau de la représentation des femmes dans les rôles d’ouvreuses ou dans les compétitions, où les parcours sont souvent pensés par des hommes pour des hommes," remarque James. Il souligne l’importance de ce qu’il appelle "la discrimination positive" pour accélérer ce changement. "Si nous voulons que les choses changent, nous devons activement encourager les femmes à prendre leur place, à ouvrir des voies, à coacher. Ce n’est pas juste une question de répartition équitable, mais de donner aux femmes les outils et la visibilité nécessaires pour réussir." En partageant son parcours et ses questionnements, James Pearson souligne combien il est essentiel de repenser nos perceptions de l’inclusivité et des rôles de genre dans l’escalade . Si des initiatives comme Grimpeuses ont marqué des étapes importantes, le chemin vers une égalité véritable reste long. "Nous devons poser des questions, même quand elles dérangent, et accepter de remettre en cause nos croyances. C’est seulement comme ça que nous pourrons avancer, ensemble." Ces articles peuvent aussi vous intéresser : Portrait d'une activiste de l'escalade : Sophie Berthe All Rise : une nouvelle ère pour l'escalade inclusive Contest de OUF : Une compétition d'escalade qui fait la part belle aux femmes 8% de femmes ouvreuses sur les compétitions de l'IFSC
- Le festival Gaz revient avec Arc’teryx au Grand Rex
Le festival Gaz, rendez-vous incontournable des passionné(e)s d’escalade et d’aventure , revient pour sa 11ème édition, et cette fois, c’est la majestueuse salle Infinite du Grand Rex qui servira de décor. Le vendredi 18 octobre, dès 19h45, préparez-vous à être transportés dans l’univers fascinant de l’alpinisme, avec une série de films qui posent une question essentielle : quelles traces laissons-nous en montagne et dans nos vies ? Une soirée placée sous le signe de l’alpinisme et de la réflexion Organisée par Climbing District, en partenariat exclusif avec Arc’teryx, cette édition promet de mettre en lumière la beauté des massifs tout en abordant des thèmes essentiels comme l’impact du changement climatique et la sur-fréquentation des montagnes . En tête d'affiche, vous retrouverez "Une Belle Trace", une aventure hors du commun menée par les guides de haute montagne Fred Degoulet et Benjamin Ribeyre. Leur défi ? Faire le tour complet de la Mer de Glace, en passant par 16 sommets de plus de 4 000 mètres d’altitude , tout en naviguant dans des conditions météorologiques extrêmes. Réalisé par Charley Radcliffe, ce film allie paysages à couper le souffle et réflexion sur la fragilité de ces espaces naturels emblématiques . Un véritable hommage à l’alpinisme durable, en parfaite harmonie avec les valeurs d’Arc’teryx. Autre moment fort de la soirée, "Désescalade", un court-métrage percutant de Eliott Nicot et Julien Geay. Ce film propose un regard lucide sur la surconsommation des espaces naturels et la nécessité de revoir notre approche de la montagne. À travers les témoignages d’alpinistes, il nous invite à envisager une pratique plus sobre, plus respectueuse, loin de la quête de performance. Pour compléter cette soirée riche en émotions, "Bal au-dessus des 3000", réalisé par Thibault Mazars, viendra également s’ajouter à la programmation. Ce film retrace l’aventure de cinq jeunes pyrénéistes partis traverser les Pyrénées de la mer Méditerranée à l’océan Atlantique , en gravissant 128 sommets de plus de 3000 mètres. Pendant deux mois, ces aventuriers sillonnent ces montagnes en vélo, à pied et en alpinisme, avec une quête à la fois sportive et humaine. Quelles attentes nourrissent-ils à travers cette odyssée des cimes ? Le film tente d’y répondre avec sensibilité et profondeur. Une rencontre avec les visages de l’alpinisme moderne L’un des points forts de ce festival, en plus de la qualité des films projetés, est la possibilité d'échanger avec ceux qui incarnent cet esprit de la montagne . Fred Degoulet et Benjamin Ribeyre, figures incontournables de l’alpinisme contemporain, prendront la parole après la projection pour discuter de leurs expériences, de leur vision du métier de guide et de l’importance d’un alpinisme durable. Eliot Nicot, co-réalisateur du film "Désescalade", sera également présent pour partager ses réflexions sur la surfréquentation des montagnes et l'importance de repenser notre impact environnemental . Le festival Gaz se veut être plus qu’une projection : un lieu d’échanges et de partage, où les images spectaculaires se mêlent aux histoires et aux témoignages de ceux qui vivent la montagne au quotidien. 📅 Infos pratiques : 📍 Grand Rex (Salle Infinite) 🕣 Ouverture des portes à 19h45, séance à 20h15 🎟 Tarif unique : 16,50 € 🔗 Réserver ma place Retrouvez toutes les informations sur les réseaux sociaux de @arcteryxfrance et @climbingdistrict , et ne manquez pas l’opportunité de vivre cette soirée unique en son genre !
- "Je n'étais pas prête à abandonner l'escalade" : Lynn Hill, la pionnière qui a redéfini les limites du possible
Lorsqu'il s'agit de repousser les limites du possible en escalade, le nom de Lynn Hill revient immédiatement. Dans une vidéo récemment publiée par Hannah Morris, Lynn partage des récits fascinants sur sa carrière, notamment son ascension révolutionnaire de The Nose sur El Capitan en 1993, un exploit qui a marqué l'histoire de l'escalade. Un exploit qui bouleverse les codes En 1993, Lynn Hill devient la première personne, homme ou femme, à gravir The Nose sans l'aide d'équipements pour progresser, établissant ainsi une nouvelle norme pour les grandes voies. Sa fameuse phrase à l'arrivée, "It goes, boys", est devenue emblématique de son ascension et de son esprit de défi. À cette époque, personne ne pensait que cette voie serait un jour libérée, tant elle paraissait impossible. L'ascension de Lynn n'a été réitérée par d'autres grimpeurs que plus d'une décennie plus tard, en 2005 par le couple Tommy Caldwell et Beth Rodden, à ce jour, seule une poignée de personnes ont réalisé cet exploit en escalade libre* (autour d'une douzaine, selon certaines estimations difficiles à confirmer précisément). Le défi du pitch "Changing Corners" Une des sections les plus techniques et redoutées de The Nose est le célèbre pitch Changing Corners , réputé pour ses mouvements complexes nécessitant une coordination parfaite des pressions opposées entre pieds, mains, coudes et hanches contre les parois étroites. Ce passage, côté 8b+ est considéré comme le crux (point le plus difficile) de la voie, a mis de nombreux grimpeurs à l’épreuve. Ce fameux Changing Corners, réalisé en escalade artificielle*. Lynn Hill raconte dans la vidéo comment elle a recréé cette section emblématique sur son mur d'escalade chez elle , à Boulder, dans le Colorado, en reproduisant fidèlement les mouvements et la texture des prises, allant jusqu'à utiliser un matériau vinyle pour imiter la surface du pied crucial. Lors de son ascension originelle en 1993, Lynn a réussi à résoudre cette énigme en seulement trois jours, un exploit. Une révolution au-delà de The Nose Lynn Hill a marqué l’histoire en inspirant une génération entière de grimpeuses, prouvant que les femmes pouvaient rivaliser avec les hommes sur les voies les plus difficiles . À une époque où les femmes étaient largement sous-estimées dans le milieu de l’escalade, Lynn a défié les stéréotypes et redéfini ce qui était possible. Dans la vidéo, elle partage les motivations profondes qui l'ont animée tout au long de sa carrière, notamment son désir de démontrer que les capacités des femmes étaient souvent mal perçues. Sa victoire symbolique avec The Nose a montré au monde que les différences de genre ne limitaient pas la performance en escalade. Lynn ne cherchait pas uniquement à prouver quelque chose pour elle-même, mais à offrir une démonstration claire de ce que toutes les grimpeuses pouvaient accomplir avec la même détermination . Son ascension historique a non seulement inspiré un grand nombre de femmes à se lancer dans ce sport, mais a aussi contribué à une meilleure visibilité et reconnaissance des grimpeuses dans un domaine jusque-là dominé par les hommes. Depuis lors, de nombreuses athlètes ont suivi ses traces, bénéficiant du chemin qu’elle a tracé. Une chute qui aurait pu tout arrêter En plus de ses exploits en escalade, Lynn Hill raconte un autre moment marquant de sa vie : sa chute de plus de 20 mètres à Buoux, en France, un accident qui aurait pu lui coûter la vie. Ce jour-là, après un déjeuner tranquille, elle s'apprêtait à grimper en moulinette, mais par inattention, elle n'a pas terminé son nœud d'attache . En descendant de la voie, elle a tiré sur la corde, la faisant sortir de son harnais, provoquant une chute vertigineuse. Pendant sa chute, elle se souvient nettement d'avoir vu les feuilles des arbres se rapprocher à toute vitesse. Dans un geste instinctif, elle a réussi à saisir une branche qui a ralenti sa descente. Elle a finalement atterri entre deux rochers, échappant de justesse à une issue tragique . Cet accident a transformé sa perception des risques en escalade, la rendant plus vigilante quant à la sécurité, notamment sur l'importance de toujours vérifier ses nœuds. Malgré cette épreuve, elle n'a jamais envisagé d'abandonner l'escalade, une passion vitale pour elle. Six semaines plus tard, elle était de retour sur les parois. Un engagement qui continue de façonner l'escalade Même à 62 ans, Lynn Hill reste une figure active et influente dans l'escalade. Elle continue de s'entraîner et de partager son savoir avec la communauté . De passage à Paris pendant les Jeux Olympiques, elle a d'ailleurs fait une visite à Arkose Pantin dans le cadre de La Maison La Sportiva , permettant aux passionné(e)s de l'escalade de la rencontrer. Dans la vidéo, Lynn Hill évoque également sa collaboration avec Sasha DiGiulian , une grimpeuse de renommée internationale et pionnière de la nouvelle génération . Ensemble, elles travaillent sur de nouveaux projets qui allient performance, innovation et transmission des valeurs de l’escalade. Sasha, connue pour ses nombreuses premières féminines sur des voies de grande envergure et ses performances impressionnantes, partage avec Lynn cette volonté de repousser les limites du possible tout en encourageant la diversité et l'inclusion dans le milieu de l’escalade. Lynn souligne que leur collaboration est motivée par un amour commun de la progression et du dépassement de soi , illustrant comment l’escalade reste, pour elle, un art en perpétuelle évolution. À travers leurs projets, elles cherchent à inspirer la prochaine génération de grimpeuses et grimpeurs à croire en leur potentiel et à faire avancer le sport avec la même audace et passion qui les caractérisent toutes deux. Cette vidéo offre un aperçu de la vie d'une légende de l'escalade, explorant ses exploits passés et ses projets futurs. Toute notre sélection de vidéos de grimpe est à retrouver ici . *Escalade libre : L'escalade libre est une forme d'escalade où la grimpeuse ou le grimpeur utilise uniquement les prises naturelles de la paroi pour progresser, sans l'aide d'équipements artificiels pour monter. L'équipement, tel que les cordes et les dégaines, est uniquement utilisé pour assurer la sécurité et protéger en cas de chute. L'ascension de The Nose par Lynn Hill en 1993 est un exemple emblématique de cette pratique. *Escalade artificielle : L'escalade artificielle est une forme d'escalade où la grimpeuse ou grimpeur utilise des équipements, tels que des pitons, crochets, étriers ou autres dispositifs, non seulement pour assurer sa sécurité, mais aussi pour progresser le long de la paroi. Contrairement à l'escalade libre, où seuls les appuis naturels de la roche sont utilisés pour grimper, l'escalade artificielle repose sur ces points d'ancrage pour franchir des sections qui seraient impossibles ou trop difficiles à grimper uniquement par la force et la technique. C'est une pratique souvent employée sur des grandes voies particulièrement techniques.
- Planifier et périodiser efficacement votre entraînement d'escalade
Après la lecture de notre premier article , vous avez décidé de vous entraîner. Vous avez pris le temps de faire un bilan et de définir vos objectifs . Grâce à notre second article, vous avez évité le piège des objectifs trop flous et généralistes comme : « je veux progresser » ou « je veux réussir ma première voie en 7A ». Maintenant, il est temps d’organiser vos séances en fonction de ces objectifs . Il s'agit de planifier et de périodiser votre entraînement. Quelle est la différence entre planifier et périodiser ? La distinction est subtile, mais importante. Plus vous souhaitez être précis et organisé, plus cette nuance sera cruciale. Planifier, c’est placer dans le temps vos objectifs . Prenez un calendrier, un agenda ou une feuille de calcul et inscrivez vos objectifs en veillant à identifier clairement les priorités et les objectifs secondaires, ainsi que les objectifs de processus. Périodiser, c’est découper le temps disponible jusqu’à vos objectifs en différentes périodes. Ce découpage doit permettre de développer ou maintenir les qualités physiques, techniques et mentales nécessaires. Ces périodes seront plus ou moins longues en fonction des méthodes d’entraînement choisies, des qualités ciblées, du temps disponible et de votre expérience. Pourquoi planifier et périodiser son entraînement ? Cette organisation permet d’avoir une vue d’ensemble du chemin à parcourir pour atteindre vos objectifs . S’entraîner méthodiquement et harmonieusement optimise votre temps de pratique, vous permettant non seulement de vous entraîner plus, mais surtout mieux. Nombreux sont les grimpeurs qui tombent dans le piège du « toujours plus », avec des séances interminables de force ou de volume mal équilibrées . Cette approche, au mieux, s'avère inutile et frustrante, et au pire, source de blessures. Une vue d’ensemble permet de suivre un fil conducteur, garantissant que chaque qualité physique ou technique reçoit l'attention nécessaire. En prenant du recul sur votre pratique, vous aurez un regard plus objectif sur vos progrès , ce qui est également bénéfique pour la motivation. Comment planifier et périodiser son entraînement ? En faisant quelques recherches, vous tomberez rapidement sur des termes tels que microcycles, mésocycles, et macrocycles. Voici quelques définitions pour mieux comprendre : Cycle annuel ou plan d’entraînement : la programmation sur l’année, comportant un ou plusieurs macrocycles. Macrocycle : période de 3 à 6 mois, comprenant plusieurs mésocycles et marquée par diverses phases de préparation physique. Mésocycle : période de 2 à 6 semaines. Microcycle : période de 1 à 2 semaines. Séance d’entraînement : unité d'entraînement spécifique. Préparation Physique Généralisée (PPG) : période de remise en forme générale, souvent en début de saison (course à pied, core training, etc.). Préparation Physique Orientée (PPO) : période où les exercices d’entraînement se rapprochent de l’escalade mais avec un focus sur le développement physique (tractions lestées, etc.). Préparation Physique Spécifique (PPS) : période où les entraînements sont très proches de la discipline pratiquée (essais à vue, séances spécifiques). Principes clés pour organiser vos cycles La planification et la périodisation de l’entraînement s'apparentent à un jeu de construction avec des briques de différentes tailles (macro-, méso-, microcycles) ayant chacune des caractéristiques propres. L'idée est de faire coïncider les effets de ces cycles pour atteindre un pic de forme . Voici quelques principes à suivre : Principe de progressivité : La charge d’entraînement doit évoluer progressivement pour éviter blessures et surentraînement. Il est important de respecter le rythme de progression de vos muscles et tendons. Principe d’alternance des charges : L’entraînement repose sur l’alternance entre phases d’activité et phases de repos. Le repos doit être planifié avec autant de rigueur que l’entraînement. Principe de variété : Introduire des variations permet de stimuler les progrès lorsqu’un plateau est atteint. Cela s’applique aussi bien aux qualités physiques qu’aux apprentissages techniques. Principe d’individualisation : Chaque grimpeur est unique et nécessite une approche adaptée à ses capacités, son expérience et sa morphologie. Principe de spécificité : L’entraînement le plus efficace pour l’escalade reste… grimper ! Plus un exercice est proche de votre objectif final, plus il sera pertinent. Limites et pièges à éviter Rester trop rigide : Suivre un plan à la lettre pendant des mois peut sembler rassurant, mais ce n’est pas réaliste. Même les athlètes de haut niveau doivent ajuster leur programme en fonction de leur état de forme. Sous-estimer le repos : Il est essentiel de planifier des périodes de repos avant même de penser aux charges d’entraînement. Le repos est la clé pour tirer le meilleur parti de vos séances. Imiter un programme déjà utilisé : Ce qui a fonctionné pour un autre grimpeur ne fonctionnera peut-être pas pour vous. N’oubliez pas d’adapter votre programme à vos besoins spécifiques. Trop se focaliser sur la préparation : N’attendez pas une préparation parfaite pour tenter de réaliser vos objectifs. L’escalade est un sport technique et mental, où la spontanéité et le plaisir jouent un rôle majeur. Avec ces principes en tête, vous serez prêt à planifier et périodiser votre entraînement de manière efficace, en maximisant vos progrès tout en évitant les écueils les plus courants.
- Trois Françaises qualifiées en bloc - Coupe du Monde d'escalade 2024 à Séoul
Les qualifications féminines de la Coupe du Monde de bloc 2024 à Séoul ont offert un spectacle intense pour cette ultime étape de la saison. Comme chez les hommes , les grimpeuses asiatiques ont imposé leur rythme , prenant trois des cinq premières places. Côté français, trois des cinq représentantes tricolores sont parvenues à se hisser en demi-finales : Zélia Avezou, Agathe Calliet et Lily Abriat. Des performances marquantes : Anon Matsufuji et Oceania Mackenzie en tête Anon Matsufuji, l'une des grandes promesses de l'escalade japonaise, a dominé les qualifications . Elle a enchaîné les cinq blocs avec une impressionnante régularité, ne commettant presque aucune erreur. Sa prestation la place directement en tête de son groupe, confirmant son statut de prétendante au titre. De l’autre côté, Oceania Mackenzie, grimpeuse olympique et habituée des podiums, continue d’impressionner . Après avoir brillé à Koper et Prague , elle récidive à Séoul en atteignant également les cinq blocs, avec une série d’essais efficace qui lui permet de s'emparer de la première place de son groupe. Oceania Mackenzie confirme ainsi qu'elle est prête à jouer un rôle clé dans cette compétition. L’équipe de France fait bonne figure Du côté des grimpeuses françaises, Zélia Avezou a de nouveau montré sa solidité en se classant 8ème des qualifications . Avec quatre blocs et cinq zones validés, elle poursuit sur la belle dynamique de sa saison. Agathe Calliet, médaillée de bronze au récent Championnat d'Europe, a également assuré sa place en demi-finale en terminant à la 11ème position, après une prestation convaincante qui lui permet de rester dans la course pour une éventuelle finale. La surprise vient de la jeune Lily Abriat, qui à seulement 17 ans, s'offre une première qualification pour les demi-finales sur une Coupe du Monde senior . Son résultat, une 19ème place, promet de belles choses pour l'avenir. En revanche, Fanny Gibert et Lucile Saurel n'ont pas réussi à franchir le cap des qualifications, se classant respectivement 25ème et 29ème. La suite de la compétition Les demi-finales s'annoncent extrêmement disputées, avec une forte présence des grimpeuses asiatiques en tête du classement. Les Françaises tenteront de tirer leur épingle du jeu face à une concurrence redoutable. Résultats des qualifications féminines pour l'épreuve de bloc La suite du programme de la Coupe du Monde IFSC Séoul 2024 Les horaires indiqués ci-dessous sont adaptés pour le fuseau horaire français (CEST, UTC+2), afin que vous puissiez suivre la compétition en direct. Jeudi 3 octobre : 03h00 – Demi-finales Bloc Hommes et Femmes 11h00 – Finale Bloc Hommes suivie de la Finale Bloc Femmes Vendredi 4 octobre : 07h00 – Qualifications Vitesse Femmes 07h55 – Qualifications Vitesse Hommes 12h00 – Finales Vitesse Hommes et Femmes Samedi 5 octobre : 02h00 – Qualifications Difficulté Hommes et Femmes Dimanche 6 octobre : 06h00 – Demi-finales Difficulté Hommes et Femmes 13h00 – Finale Difficulté Femmes 14h00 – Finale Difficulté Hommes La Coupe du Monde de Séoul 2024 continue demain avec les phases finales, où les meilleures grimpeuses tenteront de conclure cette saison en beauté. Toutes les informations essentielles et comment suivre le live ici .
- Coupe du Monde d'escalade 2024 à Séoul : Les résultats des qualifications pour l'épreuve de bloc
La Coupe du Monde d’escalade de Séoul 2024 marque la fin d’une saison intense, et cette ultime étape internationale a débuté avec des qualifications masculines qui ont offert leur lot de surprises et de confirmations. En raison du décalage horaire avec la Corée du Sud, les résultats sont tombés pendant la nuit pour le public européen. Les grimpeurs asiatiques ont largement dominé les qualifications, tandis que l’ensemble de l’équipe française a décroché son billet pour les demi-finales . Retour sur une journée marquante de la saison 2024. Les grimpeurs asiatiques au sommet À domicile, Jongwon Chon et Dohyun Lee ont survolé les qualifications. Véritable figure de proue de l’escalade coréenne, Jongwon Chon, ancien champion de la Coupe du Monde de bloc, s’est illustré en remportant la première place de son groupe. De son côté, Dohyun Lee, récent vainqueur à Prague, a confirmé son ascension fulgurante en étant le seul grimpeur à venir à bout des cinq blocs proposés . Le Japon a également brillé lors de ces qualifications avec Sohta Amagasa et Ritsu Kayotani, qui se sont respectivement classés troisième et quatrième . Ce duo, représentant la nouvelle génération japonaise, continue de porter haut les couleurs de leur pays sur la scène internationale, laissant entrevoir de belles performances à venir. Les Français bien dans la course Du côté de la France, c’est une satisfaction générale puisque tous les grimpeurs se sont qualifiés pour les demi-finales. Bien que les Asiatiques aient dominé les débats, les tricolores n’ont pas démérité . Sam Avezou s’est distingué avec une solide performance, se classant septième, tandis que Paul Jenft et Mejdi Schalck, ex-aequo à la neuvième place, ont assuré leur qualification malgré des résultats légèrement en retrait par rapport à leurs standards. Thomas Lemagner, le plus jeune membre de l’équipe, a prouvé qu’il méritait sa place avec une belle dixième position. Quant à Manu Cornu, médaillé d'argent à Prague , il complète la liste avec une treizième place qui le propulse également vers les demi-finales. Résultats des qualifications masculines pour l'épreuve de bloc Les Françaises à l’assaut des blocs Les qualifications masculines sont terminées, c’est maintenant au tour des femmes d’entrer en compétition . L’équipe féminine française est prête à relever le défi avec cinq grimpeuses en lice : Zélia Avezou, Fanny Gibert, Lily Abriat, Agathe Calliet et Lucile Saurel. L’objectif est clair : se hisser en demi-finales et marquer cette dernière étape de la saison. La suite du programme de la Coupe du Monde IFSC Séoul 2024 Les horaires indiqués ci-dessous sont adaptés pour le fuseau horaire français (CEST, UTC+2), afin que vous puissiez suivre la compétition en direct. Mercredi 2 octobre : 08h30 – Qualifications Bloc Femmes Jeudi 3 octobre : 03h00 – Demi-finales Bloc Hommes et Femmes 11h00 – Finale Bloc Hommes suivie de la Finale Bloc Femmes Vendredi 4 octobre : 07h00 – Qualifications Vitesse Femmes 07h55 – Qualifications Vitesse Hommes 12h00 – Finales Vitesse Hommes et Femmes Samedi 5 octobre : 02h00 – Qualifications Difficulté Hommes et Femmes Dimanche 6 octobre : 06h00 – Demi-finales Difficulté Hommes et Femmes 13h00 – Finale Difficulté Femmes 14h00 – Finale Difficulté Hommes La dernière ligne droite de cette saison de Coupe du Monde s’annonce passionnante, avec des enjeux élevés pour les grimpeurs et grimpeuses en quête d’une place sur le podium. Toutes les informations essentielles et comment suivre le live ici .












