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  • VAUTOUR : Le défi ultime de Seb Berthe et Hugo Parmentier dans le Verdon

    Cet été, les grimpeurs d'élite Seb Berthe et Hugo Parmentier se sont lancés un défi qui repousse les limites de l'endurance humaine. Baptisé "VAUTOUR : Verdon - Abrasif - Ultimate - TOUR", ce projet d'envergure avait pour objectif de gravir cinq des grandes voies les plus difficiles du Verdon en moins de 24 heures . Un défi titanesque, mêlant détermination, stratégie, sens de l'aventure et beaucoup de folie. Un challenge de taille Ce projet n'était pas leur premier coup d'éclat. L'année dernière, le duo avait déjà marqué les esprits avec le défi " Bleau Dans La Peau " et leur enchaînement des 100 voies en 7A à Fontainebleau. Mais "VAUTOUR" était sur une autre échelle. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 1 500 mètres d'escalade à travers cinq voies majeures, 50 longueurs, dont 9 dans le 8e degré et 25 dans le 7e . Les 6c+ ? Considérées presque comme du "repos" dans cette course contre la montre. Les cinq voies choisies représentent à elles seules des classiques redoutables du Verdon, chacune avec ses défis spécifiques. Parmi elles, El Topo (300m, 8a), Le Pornographe (350m, 8a), Jolie Fleur (250m, 8b), Dame Cookie (200m, 8a+) et Mingus (350m, 8a) sont des terrains d'aventure qui exigent une maîtrise technique, physique et mentale exceptionnelle. « Les 7b+ à L'Escales ? J'ai fait des 8a plus faciles », plaisante Esteban Daligaut, soulignant la complexité de ces voies vertigineuses. Une stratégie de fer La première étape cruciale du projet a été de déterminer l'ordre dans lequel grimper ces monstres de pierre . "L'ombre, le type d'effort et notre état physique dans les longueurs les plus dures" étaient des paramètres essentiels à prendre en compte, explique Hugo. Commencer de nuit s’est avéré une évidence pour éviter les chaleurs écrasantes du Verdon, réputé pour ses conditions abrasives, mais aussi pour gérer l'intensité de chaque voie. Leurs préparatifs minutieux, du van stationné à L'Escales servant de camp de base, à la nourriture et aux équipements optimisés pour chaque voie, témoignent d'une préparation en amont très rigoureuse, bien que courte. Un run mémorable, mais inachevé Après une semaine d'intense repérage, le jour J est enfin arrivé. Le duo commence son ascension de nuit, prêt à affronter les 24 heures de ce défi extrême. Pendant 19 heures, Seb et Hugo enchaînent les voies avec une détermination sans faille, réussissant à gravir quatre des cinq grandes voies . Cependant, à la dernière étape, la fatigue finit par avoir raison d'eux. Mingus reste inachevée. Malgré cet échec partiel, l'exploit reste colossal . En 19 heures, ils ont réalisé ce qui est peut-être l'un des plus grands défis jamais entrepris dans le Verdon, une région mythique pour les grimpeurs du monde entier. Le projet "VAUTOUR" se place désormais comme un jalon d'endurance dans l'histoire de l'escalade . Un documentaire en préparation Un exploit de cette ampleur méritait bien sûr d'être documenté. Avec l'aide de Solidream production (réalisateurs d’Alpine Trilogy Doggystyle et Captains on El Cap ), Hugo et Seb ont capturé chaque moment de cette aventure hors du commun, dans l'idée de partager cette expérience avec le monde. Le film, qui retrace cette folle tentative, promet d'offrir une immersion saisissante dans l'univers de l'escalade de haut niveau . En repoussant les limites de l'endurance et de la ténacité mentale, Seb Berthe et Hugo Parmentier montrent que l'impossible n'est souvent qu'une question de perspective . Et même si "VAUTOUR" n'a pas atteint son objectif ultime, il reste une preuve éclatante de ce que ces deux grimpeurs sont capables d'accomplir ensemble face à la montagne.

  • Katherine Choong conquiert Zahir (8b+) en style Ecopoint, avec Eline Le Menestrel en soutien

    Si Katherine Choong n’était pas encore dans vos radars, il est grand temps de la découvrir. À 32 ans, cette grimpeuse suisse vient de marquer l’histoire en devenant la première femme à répéter Zahir (8b+, 300 m), une des grandes voies les plus redoutables des Wendenstöcken, en Suisse. Ce qui rend son exploit encore plus exceptionnel, c’est le fait qu’elle ait réalisé cet exploit en style Ecopoint, se rendant au site uniquement à pied, à vélo et en transports en commun . Une démarche cohérente avec sa volonté de limiter son impact environnemental, et qui s’inscrit parfaitement dans cette aventure au long cours. Mais derrière cet exploit technique et logistique se cache une histoire de persévérance, de résilience et d’un soutien indéfectible entre partenaires de cordée. Ce 2 septembre, Katherine et Eline Le Menestrel , déjà bien connue de la communauté des grimpeurs, se sont levées à 3h50 pour une longue journée d’escalade . L'objectif : gravir une voie dont la réputation n’est plus à faire, un défi tant mental que physique. Dès le départ, Katherine se sent en confiance dans les premières longueurs : « Je me sentais fraîche dans les deux premières longueurs (6c, 8a) », raconte-t-elle sur Instagram. Mais dès la troisième longueur, cotée 8b+ et réputée être la plus difficile, les ennuis commencent. « Lors de mes deux premiers essais dans cette longueur, je suis tombée dans la section clé. Le soleil tapait déjà sur la paroi, mais je savais que cela pouvait être ma dernière chance, car notre voyage touchait à sa fin et la météo s’annonçait instable pour les jours suivants. La pression montait. » La section clé de Zahir est célèbre pour ses réglettes tranchantes et précises , et nécessite une concentration totale. Chaque mouvement compte, et chaque chute se paye cher en énergie et en peau. Lors de son troisième essai, Katherine se donne à fond : « J’ai passé la section clé, lutté comme jamais, grimpé le second crux... et suis tombée sur le tout dernier mouvement, juste en dessous du relais. » C'est une déception énorme pour la grimpeuse, surtout qu’elle souffre alors d’une coupure au doigt. Dans ce genre de situation, beaucoup abandonneraient. Mais Katherine, forte de son expérience et de ses réussites précédentes, dont une première ascension en 9a, puise dans ses ressources mentales. « Quelque chose a cliqué dans mon esprit et j’ai su que je pouvais réussir, quelles que soient les circonstances. Je me suis reposée et, à 12h30, j’ai tenté une toute dernière fois. Mon doigt saignait (pas idéal sur ces minuscules prises), je grimpais sous un soleil de plomb, mais je me sentais confiante. » Son acharnement porte ses fruits : cette fois-ci, elle réussit à franchir la longueur clé. Mais le défi n’est pas terminé pour autant. Il lui reste encore cinq longueurs à gravir (7c, 7a+, 7a+, 7b, 6c), des passages où les protections sont rares et où la fatigue devient un adversaire aussi redoutable que la difficulté technique. « Nous avons continué malgré l’épuisement, sans peau et avec peu d’énergie, mais nous avons finalement atteint le sommet à 18h », explique Katherine. Cette ascension illustre parfaitement la résilience mentale et physique requise pour ce genre de projet . L’engagement total dont fait preuve Katherine est renforcé par le soutien d’Eline Le Menestrel, une partenaire de cordée attentive et motivante. « Eline m’encourageait tellement, je sentais son énergie me porter. J’ai lutté à chaque mouvement, failli tomber de nouveau au même dernier mouvement, mais j’ai finalement tenu la prise finale et clippé la chaîne. » Le duo réussit là où tant d’autres auraient échoué. Zahir, équipée entre 1996 et 2004 par les grimpeurs suisses Iwan Wolf et Günther Habersatter, est une ligne incontournable pour les amateurs de grandes voies . La première ascension a été réalisée en 2006, et depuis, elle est restée l’un des défis majeurs des Wendenstöcken. Cotée 8b+, avec une troisième longueur particulièrement exigeante, elle demande aux grimpeuses et grimpeurs un engagement total, tant technique que psychologique. Le parcours de Katherine Choong est lui aussi exemplaire. Elle a commencé à grimper à l’âge de 8 ans, et s’est rapidement imposée dans le circuit des compétitions, remportant plusieurs médailles avec l’équipe nationale suisse. Elle est devenue vice-championne du monde junior en 2008, puis championne du monde junior en 2009. Mais en 2021, après une carrière de compétition bien remplie, elle décide de se consacrer entièrement à l’escalade en extérieur . Avec un diplôme de droit en poche, Katherine a choisi de privilégier la roche à la robe d’avocate, enchaînant depuis les projets d’envergure comme Zahir. Cette ascension en style Ecopoint, avec tout ce qu’elle implique en termes de défi physique, mental et éthique, renforce encore la stature de Katherine dans le monde de l’escalade. À la croisée de la performance sportive et de la réflexion environnementale, elle trace une voie qui inspire les générations de grimpeurs à venir.

  • L’escalade, nouvel eldorado des fonds d’investissement ?

    Hier encore peu considérée, l’escalade s’impose aujourd’hui comme un secteur prisé par les investisseurs . Ce phénomène reflète une tendance plus globale qui voit les sports émergents et le bien-être devenir des secteurs clés pour les capitaux privés, à l’instar d’autres disciplines comme le rugby, le padel ou même la Formule 1. Cette convergence entre sport, santé et rentabilité attire des acteurs financiers majeurs , cherchant à capter une part de ce marché en pleine croissance. Historiquement, les fonds d’investissement ont d’abord concentré leur attention sur les sports professionnels. En témoigne l’entrée du fonds américain Arctos Sports Partners dans le capital du Paris Saint-Germain en 2023 pour plus de 530 millions d’euros . Ce type d’investissement est souvent motivé par l’énorme potentiel généré par les droits de diffusion, la commercialisation des produits dérivés ou encore l’exploitation des données des athlètes​. Cependant, au-delà des sports de premier plan, les investisseurs diversifient désormais leur portefeuille vers des disciplines plus accessibles au grand public , mais en pleine expansion. C'est le cas de l’escalade, qui gagne chaque jour en popularité, a connu un véritable coup de projecteur depuis son entrée aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021. Cet été à Paris, pour sa deuxième apparition aux JO , le succès a été impressionnant : les 6 000 places disponibles chaque jour pendant les six jours de compétition se sont vendues en quelques minutes à peine . Un attrait qui confirme l'intérêt croissant pour ce sport, mais aussi son potentiel économique. Le cas Climbing District et Arkose : quand l’escalade séduit les fonds Deux acteurs de l'escalade urbaine en France illustrent parfaitement cette tendance : Climbing District et Arkose. Ces deux entreprises ont su transformer l’escalade en un concept attractif pour les investisseurs , alliant sport, bien-être et convivialité. Climbing District a levé 10 millions d’euros pour financer son expansion internationale, notamment à Londres et Milan, avec l'objectif de s'implanter dans des marchés européens encore peu structurés​. Ce réseau propose des salles d'escalade premium, offrant bien plus que des simples murs à grimper, avec des espaces de coworking, des activités culturelles et des événements sociaux pour créer une véritable communauté autour de la pratique. De son côté, Arkose a également bénéficié d'un soutien financier de taille avec une levée de fonds de 10 millions d’euros en 2018 , grâce au fonds NextStage AM. Le groupe, qui exploite actuellement 23 salles en France, en Belgique et en Espagne, mise sur une approche écoresponsable en combinant escalade, restauration bio et bien-être (yoga, pilates). Arkose a su se démarquer grâce à un positionnement fort sur l’environnement, attirant ainsi une communauté de grimpeurs urbains soucieux de leur impact écologique. L’escalade, un levier économique de taille L’attrait des investisseurs pour l’escalade repose sur plusieurs facteurs. D’une part, ce sport bénéficie d’un fort potentiel de croissance. Avec un estimation de plus de 2 millions de pratiquants en France et une démocratisation de la discipline à travers les salles d'escalade urbaines, ce marché est perçu comme une niche rentable . Les salles comme celles proposées par Climbing District et Arkose, qui allient sport et espaces de vie, répondent aux nouvelles attentes des consommateurs urbains à la recherche d’expériences immersives et communautaires. Ces modèles offrent ainsi des opportunités d’investissements dans des secteurs connexes tels que la restauration, le retail sportif, ou encore les événements culturels . En parallèle, les chiffres de l’économie du sport en général montrent une progression constante. En France, ce secteur représente déjà 71 milliards d'euros , et selon un rapport BpiFrance/EY/HEC , il devrait croître de 7 % par an d’ici 2030​. À l’échelle mondiale, le marché du bien-être, qui inclut des disciplines comme l’escalade, pourrait atteindre 7 000 milliards de dollars d’ici 2025, selon l’institut Global Wellness ​. Cette croissance s’explique notamment par la demande croissante pour des activités physiques liées à la santé, le bien-être mental et l'épanouissement personnel . L’exemple des fonds de capital-investissement Tout comme dans d'autres disciplines sportives, les fonds d'investissement spécialisés dans le capital-risque jouent un rôle clé dans l'essor de l'escalade. À titre d'exemple, CVC Capital Partners, un fonds basé au Luxembourg, a démontré la puissance de l'investissement sportif en prenant une participation dans la société en charge du Tournoi des Six Nations et en réalisant des profits records lors de la revente de ses parts dans la Formule 1 , passant d’un milliard à près de 3 milliards de dollars en dix ans​. Ces success stories incitent d’autres fonds à explorer des disciplines moins traditionnelles comme l’escalade , où les perspectives de rentabilité sont en pleine expansion. Les fonds tels que NextStage AM, qui a investi dans Arkose, se concentrent sur des entreprises qui allient rentabilité et impact environnemental ou social , créant ainsi des opportunités dans l’économie verte et l'économie de l’émotion. L’escalade s’intègre parfaitement dans cette stratégie, en tant qu’activité à la fois sportive, respectueuse de l'environnement et génératrice de liens sociaux​. En conclusion, l’escalade se positionne aujourd’hui comme un secteur clé pour les investisseurs , attirés par la combinaison de rentabilité, croissance et impact positif. Des acteurs comme Arkose et Climbing District démontrent que ce sport, autrefois marginal, est devenu un véritable levier économique, avec un fort potentiel de développement en France et à l’international. Que ce soit pour répondre à des préoccupations de bien-être ou pour capter une clientèle urbaine en quête de nouvelles expériences, l’escalade représente une opportunité unique dans l’univers des sports émergents. Les fonds d’investissement l’ont bien compris et continuent de miser sur ce marché en pleine ascension.

  • Comment regarder le replay de la Coupe du Monde d’escalade de Koper 2024 ?

    La Coupe du Monde d’escalade de Koper 2024 a offert des moments incroyables, avec les meilleurs grimpeuses et grimpeurs du monde en compétition. Si vous avez manqué ça, que vous n'avez pu regarder le live ou souhaitez simplement revoir les performances, les replays des demi-finales et finales, tant chez les femmes que chez les hommes, sont déjà disponibles en ligne. Replay des demi-finales et finales féminines Si vous souhaitez revivre les performances de Janja Garnbret, Jessica Pilz ou encore Zélia Avezou, cliquez sur le lien ci-dessous pour regarder le replay des demi-finales et finales féminines de la Coupe du Monde de Koper 2024 : Replay des demi-finales et finales masculines Ne manquez pas la confrontation épique entre Toby Roberts, Sorato Anraku et Sam Avezou. Le lien ci-dessous vous permettra de visionner l’intégralité des demi-finales et finales masculines : Pour ceux qui n'ont pas pu suivre la Coupe du Monde d’escalade de Koper 2024 en direct, ces replays YouTube sont une excellente solution pour ne rien manquer. Les finales ont été riches en émotions et en performances exceptionnelles, avec des athlètes comme Sam Avezou et Zélia Avezou qui continuent de représenter fièrement la France. 👉 Retrouvez toutes les meilleures vidéos de grimpe sur Vertige Media : https://www.vertigemedia.fr/videos

  • Résultats des finales - Coupe du Monde à Koper

    Lors des finales de la Coupe du Monde d’escalade à Koper , Janja Garnbret et Toby Roberts, tous deux champions olympiques, ont encore montré l’étendue de leur talent . La soirée a également été marquée par la remarquable performance de Sam Avezou, qui décroche une nouvelle médaille. Janja Garnbret triomphe à domicile Janja Garnbret, la star de l’escalade slovène, a une nouvelle fois brillé devant son public. Forte de son incroyable parcours en qualifications et en demi-finales , elle s'est hissée sans surprise sur la plus haute marche du podium . Bien qu’elle n’ait pas atteint le sommet en finale, sa performance a largement surpassé celles de ses concurrentes. Sous les acclamations de ses fans et en présence de la présidente de la Slovénie, Nataša Pirc Musar, Janja Garnbret a une fois de plus montré pourquoi elle est considérée comme l’une des meilleures grimpeuses de l’histoire. Jessica Pilz et Annie Sanders montent sur le podium L’Autrichienne Jessica Pilz a, elle aussi, réalisé une belle performance en décrochant la médaille d’argent. Elle a prouvé une fois de plus qu’elle est une compétitrice redoutable. De son côté, l’Américaine Annie Sanders a décroché sa première médaille en Coupe du Monde , se classant troisième grâce à une solide prestation qui la place parmi les grandes promesses de l’escalade internationale. Zélia Avezou, un bel exploit malgré tout Zélia Avezou, la seule représentante française lors de cette finale, elle s’est classée cinquième, une performance qui marque un tournant dans sa carrière en Coupe du Monde. Zélia Avezou, première à s’élancer dans la voie de finale, a longtemps occupé une place dans le top 3 provisoire avant d’être dépassée par Jessica Pilz et Janja Garnbret. Les résultats de la finale pour les grimpeuses Toby Roberts l'emporte face à Sorato Anraku Chez les hommes, Toby Roberts a montré une nouvelle fois pourquoi il mérite d'être considéré comme l’un des meilleurs grimpeurs du monde. Après sa victoire aux Jeux Olympiques de Paris, le Britannique a une nouvelle fois dominé la compétition en décrochant l’or à Koper . Dans un duel palpitant face au Japonais Sorato Anraku, Toby Roberts a grimpé avec intensité, ce qui lui a permis de prendre la tête de la compétition. Sorato Anraku, qui avait pourtant bien entamé sa voie, a commis une petite erreur, ce qui l’a empêché de rivaliser jusqu’au bout avec Toby Roberts. Sam Avezou, une nouvelle médaille de bronze Sam Avezou, l’un des meilleurs grimpeurs français du moment, a décroché la médaille de bronze. Toujours aussi rapide et explosif, Sam Avezou a longtemps occupé la première place du classement provisoire avant que Toby Roberts et Sorato Anraku ne viennent s’imposer. Cette médaille vient s’ajouter aux trois autres que Sam Avezou a remportées la semaine dernière aux Championnats d’Europe à Villars. Le grimpeur français continue de prouver qu’il est l’un des principaux prétendants à chaque compétition. Les résultats de la finale pour les grimpeurs Les finales de Koper ont été marquées par des performances exceptionnelles, tant chez les femmes que chez les hommes, avec des athlètes comme Janja Garnbret et Toby Roberts qui confirment leur statut de légendes, tandis que des talents comme Sam Avezou et Zélia Avezou montrent qu'ils sont à surveiller de près dans les années à venir. Rendez-vous du 20 au 22 septembre pour l'étape tchèque de cette Coupe du Monde (bloc uniquement).

  • Résultats des demi-finales - Coupe du Monde à Koper

    Hier soir, les demi-finales de la Coupe du Monde d'escalade de Koper ont tenu toutes leurs promesses avec des confrontations intenses et des voies exigeantes. Trois grimpeurs français, Zélia et Sam Avezou ainsi que Max Bertone, se sont qualifiés pour les finales qui se dérouleront ce soir à partir de 20h00. Un moment fort à suivre ! Janja Garnbret, un exploit de plus au compteur Janja Garnbret, la championne olympique slovène, est toujours inarrêtable dans sa quête de gloire. Après avoir brillamment dominé les qualifications en atteignant le sommet de deux voies, elle a réitéré son exploit en demi-finale, étant la seule à enchaîner la voie complète . Depuis le début de la compétition, Janja Garnbret n'a jamais été mise en difficulté, démontrant une maîtrise et une rigueur à couper le souffle. La finale s’annonce comme un spectacle à ne pas manquer, où elle pourrait bien ajouter une nouvelle victoire à son palmarès. Derrière elle, Laura Rogora, l’Italienne tout juste couronnée championne d’Europe, a montré qu’elle ne comptait pas laisser Janja triompher sans résistance. Elle a chuté juste avant le sommet, ce qui lui permet d'occuper la deuxième place , prête à donner tout ce qu'elle a en finale. Jessica Pilz, fidèle à sa réputation, complète ce trio de tête avec une performance solide, chutant à trois prises de Laura Rogora. Zélia Avezou, seule Française en finale Bien que l’équipe de France féminine ait brillé lors des qualifications, seule Zélia Avezou s’est hissée en finale. Elle a tout de même frôlé l'élimination, mais grâce à un seul mouvement clé (37+), elle a réussi à se classer parmi les huit meilleures . Ses coéquipières, comme Manon Hily et Camille Pouget, se sont arrêtées aux portes de la finale. Ce soir, Zélia portera seule les espoirs français dans cette compétition acharnée. Les résultats de la demi-finales pour les grimpeuses Duel serré entre Sorato Anraku et Toby Roberts chez les hommes Du côté des hommes, le duel tant attendu entre le Japonais Sorato Anraku et le Britannique Toby Roberts a bien eu lieu . Après la victoire de Toby Roberts aux Jeux Olympiques de Paris , Sorato Anraku semble bien déterminé à prendre sa revanche. Avec une performance impressionnante, il a pris la tête en demi-finale, devançant Toby de justesse. La bataille finale entre ces deux jeunes talents s’annonce électrique. Sam Avezou et Max Bertone, deux Français en finale Les bonnes nouvelles ne s'arrêtent pas là pour l'équipe de France. Sam Avezou, en pleine forme après ses médailles aux Championnats d'Europe, a assuré sa place en finale en terminant cinquième de la demi-finale. Il sera accompagné de Max Bertone, le jeune grimpeur qui continue de monter en puissance après sa première finale en Coupe du Monde à Briançon . Tous deux auront l'opportunité de viser une médaille ce soir. Les résultats de la demi-finales pour les grimpeurs Ce soir : la grande finale Les finales promettent d'être riches en rebondissements. La compétition masculine débutera à 20h00, suivie par la finale féminine à 21h00. Le suspense est à son comble : qui l'emportera à Koper ?

  • Résultats des qualifications - Coupe du Monde à Koper

    Du 6 au 7 septembre 2024, la ville de Koper, en Slovénie, accueille l'avant-dernière étape de la Coupe du Monde d'escalade de difficulté. Après les qualifications de ce matin , les neuf grimpeurs et grimpeuses français engagés ont su se hisser jusqu'aux demi-finales , qui se dérouleront ce soir. La compétition, qui réunit les meilleurs athlètes du monde, promet un spectacle impressionnant alors que l'on s'approche de la fin de la saison. Koper, ville emblématique située sur les rives de l'Adriatique, offre un décor spectaculaire pour cette rencontre internationale. Connue pour ses falaises et ses montagnes, la Slovénie a longtemps été une place forte de l'escalade , et c'est également la terre natale de la légende vivante Janja Garnbret , qui se classe en première position à l'occasion des qualifications de ce matin. Les Français en lice pour les demi-finales Après des qualifications intenses ce matin, les athlètes français n'ont pas démérité. Les neuf grimpeurs et grimpeuses engagés sont tous qualifiés pour les demi-finales de ce soir. Voici la liste des athlètes qui représenteront la France : Classement des femmes : Zélia Avezou (ES Massy) – 9ᵉ place Camille Pouget (Chambéry escalade) – 12ᵉ place Manon Hily (7 à l’Ouest) – 13ᵉ place Hélène Janicot (Escalade Voiron Alpinisme) – 16ᵉ place Ina Plassoux Djiga (Chambéry escalade) – 21ᵉ place Classement des hommes : Sam Avezou (ES Massy) – 11ᵉ place Max Bertone (Austral Roc) – 13ᵉ place Mejdi Schalck (Chambéry escalade) – 19ᵉ place Jules Marchaland (Cagnes escalade) – 21ᵉ place Ces grimpeurs et grimpeuses devront affronter une concurrence particulièrement relevée , avec des athlètes comme les Japonais Sorato Anraku et Shion Omata, ainsi que le Britannique Toby Roberts, actuellement en tête chez les hommes. Du côté des femmes, la Slovène Janja Garnbret, l'Américaine Annie Sanders, l'Autrichienne Jessica Pilz et la Japonaise Mei Kotake sont parmi les favorites après leurs performances solides lors des qualifications. Les résultats complets : Les grimpeuses qualifiées Les grimpeurs qualifiés Programme des demi-finales et finales Le rendez-vous est donné pour ce soir avec les demi-finales hommes et femmes à partir de 20h00. Le programme complet est le suivant : Vendredi 6 septembre 20h00 - 22h30 : Demi-finales hommes et femmes Samedi 7 septembre 20h00 : Finale hommes 21h00 : Finale femmes Suivre la compétition en direct Pour celles et ceux qui souhaitent suivre la compétition depuis chez eux, les finales seront diffusées en direct sur YouTube dans certains pays, ainsi que sur Eurosport en Europe. Pour accéder au live sur YouTube depuis la France, l'utilisation d'un VPN peut être nécessaire.

  • Lucien Martinez, Rédacteur en Chef de Grimper, à cœur ouvert

    En tant que fans inconditionnels de Grimper, nous ne pouvions pas manquer l'occasion d'interviewer l'une des figures emblématiques du magazine . Cet été, lors des étapes françaises de la Coupe du Monde d'escalade , nous avons eu la chance de partager un trajet en voiture avec Lucien Martinez, le rédacteur en chef de Grimper. Entre deux virages et quelques anecdotes, nous avons profité de ce moment privilégié pour en savoir plus sur son parcours, sa passion pour l'escalade, et sa vision sur l'avenir de ce sport . Pour commencer, est-ce que tu revenir un peu sur ton parcours ? Lucien Martinez : En fait, je suis passionné d'escalade depuis très jeune. Petit à petit, je me suis d'abord passionné pour la salle. J'y allais tout le temps avec les copains. Ensuite, grâce à mes différents moniteurs, comme Mathieu et Hervé, j'ai découvert la falaise, et c'est là que ma passion pour ce sport s'est vraiment développée, petit à petit, presque de façon autodidacte, même si j'ai été accompagné au début. C'est une passion qui a grandi au fil du temps. Et pour ce qui est de ton parcours professionnel, comment as-tu décidé de travailler dans l'escalade ? Lucien Martinez : Longtemps, je me suis interdit de penser à bosser dans le milieu de l'escalade. J'étais passionné, mais pour moi, c'était vraiment un loisir, je ne pensais même pas à travailler dans ce domaine. J'ai suivi un cursus scolaire jusqu'au bout, en finissant une école d'ingénieur. Ce n'est qu'après ça que j'ai commencé à réfléchir à ce que je pouvais faire dans ce monde. J'ai pensé au journalisme, pas uniquement en escalade, mais aussi dans d'autres domaines comme l'agronomie. Et puis, finalement, c'est Grimper qui m'a donné ma première opportunité en freelance. J'ai pas mal bossé pour Grimper, pour Vertical, pour Montagne... C'est ensuite qu'un poste s'est libéré chez Grimper, et ils m'ont embauché. Tu as tout de suite été embauché comme rédacteur en chef ? Lucien Martinez : Non, pas exactement. J'ai d'abord travaillé sous la direction de Fred Labreveux, qui était rédacteur en chef à l'époque. J'étais sous ses ordres, je gérais un peu les magazines, et petit à petit, j'ai gagné en autonomie. Fred est parti de Grimper, il m'a passé la main, il m'a formé, et m'a aidé à devenir autonome, à savoir gérer les enjeux du magazine. Tu étais déjà un lecteur de Grimper, n'est-ce pas ? Lucien Martinez : Oui, j'étais un vrai lecteur. D'ailleurs, un des trucs qui m'ennuie un peu à être rédac' chef de Grimper, c'est que j'ai perdu le plaisir d'aller acheter le magazine en kiosque. Pour moi, c'était un vrai plaisir. J'étais en prépa, je grimpais une fois par semaine, le samedi après-midi en falaise. C'était ma bouffée d'air frais de la semaine. Le samedi, quand je prenais le train pour rentrer chez mes parents et que Grimper était en kiosque, c'était un vrai plaisir. J'étais un lecteur assidu pendant sept-huit ans, je n'ai pas loupé un seul numéro. Comment as-tu vécu le rachat de l'entreprise, qui inclut Grimper ? Ça a changé quelque chose dans ton quotidien ? Lucien Martinez : Il faut savoir que j'ai la chance de bosser en télétravail quasi à 100%. Je vais au bureau de temps en temps pour les bouclages, pour voir les collègues, pour des réunions, mais je travaille surtout de chez moi. Cela me permet de continuer mes projets personnels de haut niveau en escalade. Mes chefs m'ont accordé cette flexibilité, ce qui est vraiment cool. Donc, je suis un peu éloigné des affaires, je suis à la maison, je fais mon magazine. Comme Grimper roule bien, le rachat n'a pas changé grand-chose dans mon quotidien. Il y a quelques petites dynamiques qui ont été renforcées, comme s’assurer que les magazines sortent bien à l’heure, mais globalement, la ligne éditoriale reste la même. On bosse avec les mêmes pigistes, on a la même ambition de qualité. Honnêtement, pour moi, ça n’a pas changé grand-chose. Tu es installé à Fontainebleau depuis combien de temps, et pourquoi avoir choisi cet endroit ? Lucien Martinez : Je suis installé à Fontainebleau depuis six-sept ans, je crois. L’intérêt ici, c’est que tu peux toucher du caillou toute l’année, même sur des petits créneaux. Partout ailleurs, si tu veux grimper dehors, tu es obligé d’avoir au moins une demi-journée de libre. À Bleau, si tu as deux heures, tu peux aller t’essayer à un petit bloc, et c’est vraiment intéressant. Même si tu as une grosse journée, le soir, au lieu d’aller en salle, tu peux aller grimper dehors. Moi je suis un falaisiste, donc ce n’est pas idéal pour mes projets de haut niveau, qui sont en falaise et non en bloc. Mais à Bleau, il y a des super endroits pour s’entraîner. Je fais régulièrement des trips en falaise, des opérations commando de deux semaines à Pic Saint-Loup, à Céüse, ou vers chez mes parents à Montauban, là où j’ai mes plus gros projets. C’est assez adapté, car je peux me mettre des gros cycles d’entraînement à Bleau, compatibles avec des journées de travail. Ensuite, je pars en trip pour mes projets. Et puis, il faut être honnête, si j’habite à Bleau, c’est aussi parce que c’était le rêve de ma copine , qui est très forte en escalade, d’habiter ici. Sinon, je pense que j’habiterais plus près des falaises. Qu’est-ce que tu penses de la démocratisation de l’escalade ? C’est quelque chose de bien ou de mauvais selon toi ? Lucien Martinez : Pour être honnête, c’est un peu un fouillis dans ma tête. Si je prends l’exemple du foot ou du vélo, où la massification a eu des effets énormes, certains positifs, d’autres pervers... Je ne vais même pas parler de l’aspect économique, mais évidemment, la massification ramène des flux économiques, ce qui est plutôt sympa pour les professionnels. Mais il y a aussi des vraies menaces, comme la perte de sens. On l’a vu avec les premiers Jeux Olympiques , où on a eu un combiné aberrant de trois disciplines, demandant aux meilleurs athlètes du monde de redevenir débutants dans une autre discipline juste pour être au JO. Il y a vraiment le spectre de la perte de sens qui nous guette. Pour l’instant, on s’en sort, mais il faut faire attention. Ensuite, que l’escalade parle à de plus en plus de monde, c’est super. C’est sympa de pouvoir partager une mythologie commune, d’avoir des figures communes. Mais je crois qu’il ne faut pas chercher à faire grossir le sport artificiellement. Si ça reste un sport de niche, ce n’est pas grave. C’est un sport de niche pour des passionnés illuminés. Si ça grossit, tant mieux, mais il ne faut pas orienter les dynamiques vers la massification. Grimper a une ligne éditoriale très orientée vers l’escalade extérieure, mais vous vous intéressez aussi à ce qui se passe en intérieur, notamment en compétition, n’est-ce pas ? Lucien Martinez : Oui, bien sûr. J’adore la compétition d’escalade, je les regarde toutes, ça me passionne, je suis supporter des Français. Mais je crois qu’en termes d’aura et d’activité sportive, la compétition d’escalade, dans l’état actuel des choses, restera un sport mineur. Il manque un souffle épique qu’on trouve dans d’autres sports comme le tennis, le foot ou le vélo, qui sont des sports populaires par excellence. Il manque quelque chose dans la compétition d’escalade pour vraiment captiver. Par contre, sur le caillou, le potentiel de fascination est beaucoup plus grand. Par exemple, " Burden of Dream " par Nalle Hukkataival, c’est complètement épique, c’était une quête presque religieuse. Ce genre d’épopées, on les trouve en falaise. Grimper s’intéresse aux deux, mais je pense que le potentiel narratif est beaucoup plus riche en extérieur, et ça a toujours été la ligne de Grimper. Quels sont tes projets pour l’avenir, tant pour Grimper que pour toi-même ? Lucien Martinez : À titre personnel, je me vois vraiment avancer dans des projets qui ont du sens, que ce soit pour Grimper ou pour moi en tant que grimpeur. Pour Grimper, je me creuse la tête pour savoir comment partager ce qui est intéressant en escalade. Il y a des grimpeurs inspirants, des voies oubliées, des blocs perdus... L’escalade est une mine d’or, et je réfléchis à comment mieux raconter ça, comment trouver de nouveaux formats pour le partager. Pour l’escalade, j’aimerais continuer à progresser, mais je m’intéresse de moins en moins à la cotation pour elle-même. Je veux trouver des voies qui ont du sens, qui ont une histoire, qui contribuent à la communauté. Par exemple, réussir un 9b pour mon carnet de croix ne m’intéresse pas autant que de libérer une voie comme le Bombé Bleu, qui a une vraie aura et une histoire à raconter. Voilà, je veux que mes projets aient cette petite étincelle en plus. Merci Lucien !

  • Coupe du Monde d’escalade à Koper, toutes les informations essentielles

    Du 6 au 7 septembre 2024, les meilleur·e·s grimpeur·se·s de la planète se retrouveront à Koper, en Slovénie , pour une nouvelle étape de la Coupe du Monde d’escalade de difficulté. Cette compétition, l’avant-dernière de la saison, s’annonce particulièrement attendue, se déroulant dans l'un des pays emblématiques de ce sport, terre natale de la légendaire Janja Garnbret . La Slovénie, avec ses falaises et montagnes spectaculaires, a toujours été un terreau fertile pour l’escalade. La ville de Koper, sur les rives de l'Adriatique, ne fait pas exception. Connue pour ses paysages pittoresques et ses sites d’escalade naturels , elle est prête à accueillir l'élite mondiale pour un week-end qui s'annonce intense, à la fois pour les athlètes et pour le public local. Des athlètes en quête de médailles La compétition rassemblera des figures incontournables de l’escalade mondiale. Du côté des femmes, Janja Garnbret, championne olympique et véritable icône, sera à domicile, prête à s'imposer une fois de plus . À ses côtés, d'autres grimpeuses de renommée internationale comme l'Autrichienne Jessica Pilz, l'Italienne Laura Rogora, ou encore la Coréenne Chaehyun Seo, viendront défier la Slovène sur son propre terrain. Chez les hommes, la bataille sera tout aussi rude. Toby Roberts, champion olympique , et Sam Avezou, champion d'Europe du combiné, se retrouveront pour un duel au sommet . Sans oublier d'autres grands noms comme l’Allemand Yannick Flohé, les Japonais Sorato Anraku et Yoshiyuki Ogata, et le Suisse Sascha Lehmann, chacun avec l'ambition de décrocher la victoire. La France bien représentée La délégation française sera bien présente à Koper. Chez les hommes, Sam Avezou sera accompagné de grimpeurs comme Jules Marchaland, Max Bertone et Mejdi Schalck, tandis que chez les femmes, Zélia Avezou, Manon Hily, Ina Plassoux Djiga, Camille Pouget et Hélène Janicot tenteront de porter haut les couleurs tricolores. Avec une génération talentueuse en pleine ascension, la France espère briller lors de cette avant-dernière étape de la saison. Programme de la compétition Vendredi 6 septembre 09h00 - 13h45 : Qualifications hommes et femmes 20h00 - 22h30 : Demi-finales hommes et femmes Samedi 7 septembre 20h00 : Finale hommes 21h00 : Finale femmes Suivre la Coupe du Monde d’escalade à Koper en live Les finales seront diffusées en direct sur YouTube pour les fans de certains pays, ainsi que sur Eurosport en Europe. Pour celles et ceux qui tiennent à suivre l'événement sur YouTube il faudra donc s'équiper d'un VPN. Une étape importante Alors que la saison de la Coupe du Monde touche à sa fin, cette étape de Koper revêt une importance capitale pour les grimpeuses et grimpeurs en lice. Avec les Jeux Olympiques derrière eux et les Championnats d’Europe fraîchement conclus, la compétition en Slovénie offrira l'une des dernières chances de briller avant la clôture de la saison .

  • Lara Neumeier réussit l'ascension de « Headless Children » : une nouvelle étape dans l'escalade alpine

    Le vendredi 30 août 2024, l'Allemande Lara Neumeier a marqué l’histoire de l’escalade en réalisant une rare ascension de « Headless Children », une voie réputée pour sa difficulté technique, située dans le massif du Rätikon, en Autriche. Ce parcours de 230 mètres, composé de neuf longueurs , impose des exigences physiques et mentales extrêmes. Mais ce n’est pas seulement la verticalité vertigineuse qui impressionne, c’est aussi la complexité de certaines sections, avec des passages atteignant un niveau de difficulté de 8b , dont le fameux mouvement de « mantle » sur la septième longueur, réputé pour être le crux de la voie. Accompagnée de son amie et partenaire de grimpe, Nadine Wallner, Lara Neumeier a réussi l’un des exploits les plus marquants de sa carrière, faisant d’elle la troisième femme à dompter cette voie légendaire après Nina Caprez et Babsi Zangerl . Une ascension qui représente non seulement une réussite personnelle, mais aussi une avancée symbolique pour l’escalade féminine de haut niveau. Une préparation méticuleuse pour une voie d’exception Lara Neumeier n’a pas laissé place à l’improvisation. Dès la fin du mois de juillet 2024, elle et Nadine Wallner se sont lancées à l’assaut des premières longueurs de Headless Children, prenant le temps d’analyser chaque prise et chaque mouvement. « J'avais l'idée d'essayer Headless Children depuis longtemps », confie Lara Neumeier. « À la fin de juillet, je suis enfin montée pour la première fois avec Nadine Wallner, et nous avons étudié les quatre premières longueurs. Même si nous n'avons pas avancé très loin lors de cette première journée, nous étions motivées à revenir rapidement. » Le duo est ensuite retourné dans le Rätikon à la mi-août, pour deux jours supplémentaires d’entraînement sur les longueurs supérieures, jusqu’au fameux passage du « mantle ». Ce mouvement, situé dans la longueur la plus difficile (8b), est réputé pour avoir mis en difficulté les grimpeur·ses les plus chevronné·es . « Pendant ces deux jours, j'ai gravi tous les mouvements sauf pour le fameux mantle dans la longueur en 8b », explique Neumeier. « Après avoir regardé la vidéo de Kilian et les photos de Babsi Zangerl, nous sommes revenues à la fin du mois d'août avec un meilleur beta pour ce passage. » La clé de la réussite a été une préparation mentale et technique minutieuse. En revenant avec de nouvelles informations et une approche ajustée pour le mouvement du mantle, Lara Neumeier s’est sentie prête à tenter l’ascension complète. « Une fois que le mantle a fonctionné, j’ai su que j’étais prête pour une tentative d'enchaînement. Deux jours plus tard, c'était la journée que tout·e grimpeur·se de grandes voies espère vivre », raconte Lara avec émotion. « Avec le soutien total de Nadine, j’ai pu enchaîner toutes les longueurs en tête lors de ma première tentative. » Une étape majeure pour l’escalade féminine Lara Neumeier s’ajoute désormais à une courte liste de grimpeuses qui ont réussi l’ascension de Headless Children , avec Nina Caprez et Babsi Zangerl, toutes deux figures de proue dans le domaine des grandes voies techniques. Cet exploit met en lumière la place croissante des femmes dans l’escalade de haut niveau , un domaine trop longtemps perçu comme majoritairement masculin. Les dernières décennies ont vu l’essor de grimpeuses qui repoussent les limites de ce sport, tant sur les murs artificiels que dans les environnements alpins les plus hostiles. Headless Children est un symbole de cette progression : une voie qui combine puissance brute, technique raffinée et une endurance mentale impressionnante. Lara Neumeier, par son ascension, s’inscrit dans cette dynamique et démontre que les grandes voies, même les plus ardues, sont désormais le terrain d’expression de tous et toutes . Au-delà de la performance physique, l'ascension de Lara Neumeier est un rappel des qualités requises pour réussir en escalade : patience, analyse, persévérance et surtout, un soutien indéfectible entre partenaires.

  • Solène Amoros : La résilience d'une grimpeuse face à l'adversité

    En juin 2023, Solène Amoros, figure bien connue de l’escalade française, est brusquement arrêtée dans son élan. Un accident anodin en apparence vient bouleverser sa carrière et son quotidien. Là où d'autres auraient choisi de se retirer dans l'ombre, elle a décidé de transformer cette épreuve en un message puissant de résilience et de renaissance. Un dimanche soir comme tant d'autres, dans une salle de bloc, un geste brusque, un déséquilibre, et la chute. Solène Amoros, alors âgée de 26 ans, se retrouve soudain confrontée à une épreuve inattendue.. Au cours d'une séance d'escalade classique, une petite fille surgit sur les tapis, et pour l'éviter, Solène tente une manœuvre désespérée . Le verdict est sévère : fracture de la tête du fémur, luxation du genou, ligaments déchirés. Ce qui aurait dû être une simple session d'entraînement devient le début d'un long chemin de croix d'une année pour cette athlète aguerrie. « Je n’ai rien vu venir, » se souvient-elle aujourd’hui. « Je faisais attention, mais parfois, tout peut basculer en une fraction de seconde. » Pour Solène, la chute n’est pas seulement physique. Le choc psychologique est immense. Celle qui avait gravi des parois vertigineuses à travers le monde se retrouve brusquement immobilisée, incapable de reprendre son sport de prédilection . De la douleur à la création Si pour de nombreux athlètes, la blessure signifie souvent silence et effacement, Solène Amoros a choisi une voie différente. Avec l'aide de son partenaire Black Diamond, elle lance un projet audacieux : documenter sa rééducation et son retour à l'escalade dans une web-série intitulée "Résilience" . Ce choix, radical et courageux, traduit la force de caractère de l'athlète, bien décidée à transformer l’épreuve en opportunité de partage et d’inspiration. "Résilience", diffusée sur YouTube, est un journal intime en temps réel . La série suit Solène à travers chaque étape de sa rééducation, des premiers jours d’immobilisation aux entraînements progressifs pour retrouver ses capacités physiques. « C’était une série qu’on tournait au fur et à mesure que je vivais les choses. Rien n’était planifié à l’avance, » raconte-t-elle. Ce qui rend l’œuvre particulièrement authentique, c’est l’incertitude permanente. Un défi de taille : allier corps et esprit Dans l'univers de l'escalade, la dimension physique est indéniablement centrale. Mais comme beaucoup de grands sportifs, Solène découvre que la rééducation ne se limite pas à renforcer des muscles ou à réapprendre des gestes . Elle est également une question d'équilibre mental. La blessure devient alors un point de départ pour une introspection plus profonde. « La partie psychologique est souvent négligée dans le sport, » explique le psychologue du sport Antoine Dufresne. « Or, pour un athlète de haut niveau, une blessure longue implique une remise en question identitaire. Le défi est de reconstruire sa confiance, de redéfinir sa relation avec la performance. » Solène ne fait pas exception. Dans les épisodes de "Résilience", elle se montre vulnérable . « J’avais peur que cette blessure marque la fin de mon parcours, » avoue-t-elle. « Mais j’ai découvert que la résilience n’est pas seulement une capacité physique. C’est aussi accepter d’être fragile, d’être humain. » Au fil des mois, la grimpeuse retrouve progressivement sa forme. Mais elle ne se contente pas d’une simple remise en condition. Solène vise plus haut : elle se fixe un objectif inédit, à la fois physique et symbolique. L'ultime défi : Verdon, à vélo et à mains nues Pour marquer la fin de sa rééducation, Solène Amoros se lance dans un projet de taille : rallier Embrun, sa ville natale, au Verdon à vélo, avant d'y gravir une grande voie de 200 mètres (8a+ max) . Un exploit en soi, mais qui prend une dimension plus profonde dans le cadre de son retour à la pratique sportive. « Je voulais tester mes limites, voir jusqu’où je pouvais aller. » explique-t-elle. « Après un an de rééducation, j’avais besoin de savoir si je pouvais faire confiance à mon corps. » Cette expédition devient l’aboutissement de sa série, mais aussi un acte de renaissance. « Le vélo, la grimpe, tout était un moyen de me prouver que j’étais prête à revenir, » dit Solène avec une détermination calme. Un regard lucide sur l'avenir Aujourd’hui, Solène Amoros est de retour sur les parois, mais elle sait que rien n’est gagné. « Il me manque un an d’escalade, et les derniers pourcentages à gravir sont toujours les plus durs. » admet-elle. Pourtant, son objectif est clair : elle vise désormais un 9a, une des cotations les plus exigeantes de l’escalade sportive . Solène est consciente des risques, mais elle reste fidèle à son mantra : progresser lentement, méthodiquement, sans précipitation . « L’objectif principal, c’est de ne pas se blesser. » rappelle-t-elle, avec cette sagesse qu’elle a acquise au fil des mois de rééducation. Le chemin n’est pas terminé pour Solène Amoros. Mais qu’elle atteigne ou non son objectif, elle a déjà prouvé que la véritable grandeur réside dans la capacité à se relever après une chute. Et en cela, Solène a déjà conquis l'essentiel.

  • Jakob Schubert : Le voyage d'un grimpeur pas comme les autres

    Il y a des histoires qui touchent bien plus profondément que ne le feraient des listes de médailles et de records. Celle de Jakob Schubert est de celles-là. "DEVOTION", le documentaire récemment partagé par Mammut sur YouTube, nous ouvre une fenêtre sur la vie de ce grimpeur exceptionnel . Au-delà de l'athlète bien connu, on découvre un homme passionné, dont chaque ascension est une quête, une recherche perpétuelle de dépassement de soi. Une année de défis et de triomphes 2023 restera une année inoubliable pour Jakob Schubert, non seulement pour les victoires éclatantes, mais aussi pour les moments d'introspection qu'elle a apportés. Le film commence dans la brume froide de la Suisse, où Jakob affronte des conditions extrêmes. Ce qui frappe immédiatement en regardant ce documentaire, c’est la façon dont il parle de ces défis, avec une sincérité qui révèle un véritable amour pour ce qu’il fait. Cette année, Jakob a remporté deux titres de champion du monde et s’est qualifié pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 . Mais ces victoires, aussi impressionnantes soient-elles, ne racontent qu’une partie de l’histoire. La véritable épopée, c’est celle de B.I.G. , cette voie d’escalade cotée 9c, un des défis les plus difficiles au monde. Jakob parle de ses tentatives avec une sorte de respect humble, comme s’il dialoguait avec la montagne elle-même, cherchant non pas à la conquérir, mais à la comprendre. Au-delà de la performance, une passion Ce documentaire va bien au-delà du simple récit d’exploits sportifs. On y découvre un homme qui s’entraîne avec une intensité rare, mais aussi un homme qui doute, qui se questionne, qui prend le temps de réfléchir à ce qu’il fait. Les moments où Jakob se retrouve seul, face à lui-même, sont parmi les plus puissants du film. On le voit se préparer, mentalement et physiquement, repoussant ses propres limites pour se prouver qu’il en est capable. Jakob Schubert ne grimpe pas seulement pour gagner des titres. Pour lui, l’escalade est bien plus qu’un sport : c’est une manière de vivre, une façon de se connecter à quelque chose de plus grand. À travers chaque rocher, chaque bloc, chaque voie, il cherche à se dépasser, à aller toujours plus loin, plus haut. Une leçon de vie Le film se termine sur une note de triomphe, mais aussi de réflexion. Jakob a atteint tous les objectifs qu’il s’était fixés pour 2023, et pourtant, on sent chez lui une soif insatiable de nouveaux défis. Lorsqu’il parle de l’avenir, de cette quête pour l’or olympique , ce n’est pas avec l’assurance d’un homme qui a tout réussi, mais avec l’humilité de quelqu’un qui sait que le chemin est encore long, et que chaque pas compte. DEVOTION offre une immersion dans la vie d’un homme qui a choisi de consacrer son existence à sa passion, un homme pour qui chaque sommet est une nouvelle étape dans un voyage sans fin. Pour les amatrices et amateurs d’escalade, et pour toutes celles et ceux qui cherchent une source d’inspiration, ce film est une véritable pépite. Jakob Schubert nous rappelle que la véritable grandeur ne réside pas seulement dans la victoire, mais dans la persévérance, l’effort, et la passion qui nous poussent à continuer, encore et toujours. 👉 Retrouvez toutes les meilleures vidéos de grimpe sur Vertige Media : https://www.vertigemedia.fr/videos

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