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  • Fermeture de Vertical'Art Pigalle : Fin d'une aventure parisienne

    Après cinq années de bons et loyaux services, Vertical'Art Pigalle ferme définitivement ses portes . Cette salle emblématique de grimpe parisienne a dû mettre fin à son activité, malgré les efforts de l'équipe pour maintenir ce lieu de rencontre et de sport. Des rumeurs avaient circulé concernant la revente possible de cette salle, mais celles-ci n'ont jamais été confirmées. © Vertical'Art Cette fermeture s'inscrit dans une stratégie plus large du groupe Vertical'Art, qui souhaite désormais concentrer ses efforts sur le développement de ses salles en dehors de Paris . Les abonnés de Vertical'Art Pigalle ne seront pas abandonnés pour autant. Grâce à un partenariat avec Arkose, ils pourront accéder aux onze salles Arkose en région parisienne , dont celles de Montmartre et Strasbourg-Saint-Denis, à quelques minutes à pied ou à vélo de l'emplacement de Pigalle. Le Groupe Vertical'Art Fondé en 2013, le groupe Vertical'Art a ouvert sa première salle à Montigny-le-Bretonneux ( Vertical'Art St-Quentin-en-Yvelines ). Depuis, il a étendu son réseau à plusieurs villes françaises, dont Lyon, Nantes, et Grenoble . Vertical'Art se distingue par ses installations modernes et variées, proposant des murs d'escalade pour tous les niveaux, des espaces de musculation, des saunas, et des restaurants avec des produits frais. Leur salle de Saint-Quentin-en-Yvelines est reconnue pour ses 2000 m² d'espace, avec des ouvertures renouvelées régulièrement pour maintenir l'intérêt des grimpeuses et grimpeurs. La santé financière des salles d'escalade La fermeture de Vertical'Art Pigalle rappelle que l'augmentation du nombre de salles d'escalade ne signifie pas nécessairement une excellente santé financière pour toutes . Le marché des salles d'escalade est compétitif, et elles sont nombreuses à rencontrer des difficultés économiques. Une situation qui a été exacerbée par les périodes de confinement. On vous partageait d'ailleurs, il y a quelques semaines, comment la salle O’Escalade avait dû lancer une campagne de financement participatif pour éviter la fermeture. La fin de Vertical'Art Pigalle est une page qui se tourne pour la communauté de grimpe parisienne, mais elle ouvre également la voie à de nouvelles opportunités avec le réseau Arkose. Les grimpeuses et grimpeurs pourront continuer à pratiquer leur passion dans des installations de qualité, tout en bénéficiant de l'expertise et du savoir-faire des équipes d'Arkose.

  • Demi-finale féminine de bloc aux JO de Paris 2024 : les résultats

    Deuxième journée pour les Jeux Olympiques d'escalade , et après les hommes hier, c'est au tour des grimpeuses de se frotter aux blocs spécialement ouverts pour cette épreuve. Ce matin, le public est encore une fois très nombreux, avec de nombreux Français et Françaises présents pour soutenir l'une des favorites de cette discipline, Oriane Bertone, ainsi que Zélia Avezou , récemment qualifiée pour les JO de Paris 2024 avec son frère Sam Avezou, qui nous a offert une belle prestation hier en arrivant quatrième du classement provisoire . Côté live sur France TV, plus de 70 000 personnes sont présentes , et il faut dire que le niveau des speakers est bien supérieur à celui d'hier, un point souligné par de nombreux commentaires. © Jan Virt / IFSC Comme c'était le cas hier, les grimpeuses se lancent dans un premier bloc difficile, qui commence avec un départ dos au mur. Si l'important dévers n'est pas étranger à la complexité évidente, il faut aussi préciser que les épreuves démarrent toujours par des athlètes un peu moins bien classés, qui peuvent éprouver plus de difficultés. Un détail important pour les spectateurs et spectatrices, qui pourraient trouver que l e début de ces épreuves manque un peu d'action , comme le titraient d'ailleurs certains médias américains suite aux demi-finales masculines. Zélia Avezou est arrivée sur le tapis sous les hurlements du public. Si le premier bloc lui résiste, elle réussit un très beau run sur le second bloc ; malheureusement, elle aura du mal à aller chercher beaucoup plus de points. Elle n'a pas caché sa déception : "Ce n'est pas un super tour franchement, je pense que j'ai quand même donné ce que j'avais. C'est dommage que ça ne se soit pas très bien passé. Je suis un peu triste mais c'est la vie." partage Zélia Avezou au micro de France TV. © Jan Virt / IFSC L'arrivée d'Oriane Bertone est également saluée par une foule exaltée . Il faut dire que la Française s'est qualifiée tôt pour les JO de Paris 2024 et qu'on l'a beaucoup vue dans les médias ces derniers mois. Elle est d'ailleurs devenue en un temps record la grimpeuse la mieux identifiée par les Françaises et Français . Sur le premier bloc, on a presque tous cru au flash, mais elle glisse au moment du top. Ce bloc, sur lequel de nombreuses grimpeuses ont démontré une grande difficulté, ne lui a toutefois pas résisté bien longtemps. Oriane qui réalise globalement un excellent parcours puisqu'elle va chercher au total 84.5 points sur les 100 possibles lors de cette première épreuve du combiné. "Honnêtement, je m'étais préparée pour ça, mais bon, même en étant préparée, on ne s'attend pas à tout ça. Je suis très contente, c'est le feu. Les jeux à la maison, c'est génial. Je me suis qualifiée en octobre dernier, donc ça fait long mais on y est. J'attendais vraiment ce moment. Je veux vraiment réussir à en profiter aussi". Partage Oriane Bertone au micro de France TV. Janja Garnbret, la reine incontestée, nous a offert une prestation à la hauteur de sa réputation. Chaque apparition de sa part était scrutée attentivement par le public et les commentateurs. De nombreux drapeaux slovènes flottaient dans les tribunes, témoignant du soutien fervent de ses compatriotes. Sans grande surprise, elle a réussi tous les blocs et obtenu un score presque parfait de 99,6 . Même si c'était attendu, cela reste un score particulièrement impressionnant. Les résultats de la demi-finale féminine d'escalade de bloc La suite du programme pour les JO Paris 2024 d'escalade Mardi 6 août 13h35 : Qualifications masculines de vitesse Mercredi 7 août 10h00 : Demi-finale masculine de difficulté 12h35 : Phases finales féminines de vitesse (quarts de finale, demi-finales et finale) et remise des médailles Jeudi 8 août 10h00 : Demi-finale féminine de difficulté 12h35 : Phases finales masculines de vitesse (quarts de finale, demi-finales et finale) et remise des médailles Vendredi 9 août 10h15 : Finale masculine de bloc 12h35 : Finale masculine de difficulté et remise des médailles Samedi 10 août 10h15 : Finale féminine de bloc 12h35 : Finale féminine de difficulté et remise des médailles Comment suivre l'escalade en live ? Vous pouvez suivre gratuitement et en live toutes les épreuves d'escalade sur « france.tv Paris 2024 » . Pas d'abonnement nécessaire, il suffit de se rendre sur ce lien  et de se créer un un compte pour en profiter.

  • Le replay de l'escalade aux Jeux Olympiques de Paris 2024

    Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont offert un spectacle impressionnant, notamment avec les épreuves d'escalade au Bourget qui ont tenu en haleine de nombreux passionné(e)s . Si vous avez manqué ces moments forts ou si vous souhaitez les revoir, bonne nouvelle : il est possible de retrouver gratuitement le replay des épreuves d'escalade sur France TV. © Jan Virt / IFSC Où trouver le replay ? France TV, diffuseur officiel des Jeux Olympiques en France, propose un replay gratuit du live couvrant plusieurs sports, dont l'escalade . Malheureusement, ce replay n'est pas dédié exclusivement à l'escalade. Il s'agit d'une vidéo regroupant plusieurs disciplines : Beach-volley, Escalade et Badminton. Comment naviguer dans le replay ? Étant donné que toutes ces épreuves sont regroupées dans une seule vidéo, vous devrez avancer dans celle-ci pour accéder spécifiquement aux moments consacrés à l'escalade . Cela peut nécessiter un peu de patience, mais à l'heure actuelle c'est le seul moyen de revivre les performances des athlètes dans cette discipline sans frais. Le lien direct vers le replay Pour vous faciliter la tâche, voici le lien direct vers le replay sur le site de France TV . Une fois sur la page, il vous suffira de naviguer dans la vidéo pour retrouver les moments d'escalade. Ces articles pourraient vous intéresser Escalade aux JO de Paris 2024, toutes les informations essentielles Qui sont les huit grimpeurs en finale aux Jeux Olympiques Paris 2024 ? Les grimpeuses qualifiées pour la finale d'escalade de vitesse aux JO de Paris 2024 Janja Garnbret Unfiltered : Plongée dans l'univers d'une des favorites des JO de Paris 2024

  • Les résultats de la demi-finale masculine de difficulté aux JO de Paris 2024

    Troisième jour des Jeux Olympiques pour l'escalade, et après une demi-finale de bloc intense , les grimpeurs se sont attaqués ce matin au second volet du combiné avec l'épreuve de difficulté . Ils avaient six minutes pour grimper le plus haut possible cette voie de 15 mètres en une seule tentative. Plus les prises sont élevées, plus elles rapportent de points. Comme pour chaque épreuve d'escalade, les athlètes ne peuvent pas observer leurs concurrents et restent en isolement jusqu'à leur passage. © Jan Virt / IFSC La cotation de la voie, difficile à évaluer, est estimée à un minimum de 8B+. Les ouvreurs ont la tâche délicate de concevoir des voies qui départagent les grimpeurs tout en restant abordables pour que certains puissent les terminer. Trouver ce juste équilibre est essentiel pour assurer une compétition juste et excitante. Durant l'attente des athlètes, Manu Cornu a fait le show . Bien qu'il n'ait pas pu se qualifier pour les JO 2024 en raison de nombreuses blessures cette saison, il reste une figure respectée et influente dans le monde de l'escalade. Considéré comme un grand frère par les athlètes tricolores, il est souvent aux côtés d'Oriane Bertone pendant ses entraînements, lui offrant des conseils avisés. L'événement a également attiré l'attention de grandes figures de l'escalade, notamment Alex Honnold , la star mondiale du free solo . Habitué à pratiquer en extérieur et sans corde, sa présence a ajouté une touche spéciale à cette compétition, soulignant l'importance et l'attrait universel de l'escalade. Chris Sharma était lui aussi de la partie ! © Jan Virt / IFSC Alberto Ginés, l'un des premiers grimpeurs à s'être attaqué à la voie, a réussi à très bien se positionner dans le classement en obtenant 72 points supplémentaires lors de cette demi-finale. Cela lui permet de se classer en première position, juste devant Toby Roberts et Adam Ondra, prouvant qu'il faudra encore compter sur lui pour la suite de ces JO . Paul Jenft, très attendu par le public, devait tout donner sur cette voie de difficulté pour remonter dans le classement. Après avoir disputé cette place aux JO de Paris 2024 contre son ami proche Mejdi Schalck, le grimpeur français s'était classé neuvième lors de la demi-finale de bloc. Cette position nécessitait une prestation impeccable pour ce deuxième volet du combiné. Il a réussi à obtenir 57 points, portant son total à 91,1 points, ce qui lui permet de se qualifier pour la finale ! Toujours chez les grimpeurs français, Sam Avezou, qui avait offert une très belle prestation lors de l'épreuve de bloc, était forcément sous pression ce matin. Cette pression l'a conduit à commettre une erreur impardonnable, n'obtenant que 12,1 points sur cette épreuve, ce qui est malheureusement insuffisant pour se qualifier pour les finales . Un moment évidemment très difficile pour lui, ses fans et ses proches. Il obtient d'ailleurs le même score que le Japonais Tomoa Narasaki, qui est tombé très tôt sur cette voie aux enchaînements difficiles, ainsi que Jesse Grupper, le grimpeur américain spécialiste de la discipline, dont la récente blessure au doigt l'a beaucoup pénalisé ces derniers mois dans ses entraînements. Sorato Anraku, dernier grimpeur à se lancer, était déjà garanti d'avoir sa place en finale grâce à son très bon score lors de la demi-finale de bloc . Il se positionne second sur cette épreuve avec 68 points et premier au classement général. Toby Roberts a également réussi une très belle ascension, obtenant 68,1 points, ce qui le place second au classement du combiné. Les résultats de la demi-finale masculine pour la difficulté Les résultats du combiné pour les grimpeurs La suite du programme pour les JO Paris 2024 d'escalade Mercredi 7 août 12h35 : Phases finales féminines de vitesse (quarts de finale, demi-finales et finale) et remise des médailles Jeudi 8 août 10h00 : Demi-finale féminine de difficulté 12h35 : Phases finales masculines de vitesse (quarts de finale, demi-finales et finale) et remise des médailles Vendredi 9 août 10h15 : Finale masculine de bloc 12h35 : Finale masculine de difficulté et remise des médailles Samedi 10 août 10h15 : Finale féminine de bloc 12h35 : Finale féminine de difficulté et remise des médailles Comment suivre l'escalade en live ? Le live des épreuves d'escalade est disponible sur « france.tv Paris 2024 » . Pas d'abonnement nécessaire, il suffit de se rendre sur ce lien  et de se créer un un compte.

  • Tatouages Olympiques : Une tradition gravée dans la peau

    Depuis plusieurs décennies, les anneaux olympiques sont devenus bien plus qu'un simple logo représentant les Jeux Olympiques . Ils ont été adoptés par les athlètes du monde entier comme un symbole de leur dévouement, de leur persévérance et de leurs réalisations. L'histoire de cette tradition remonte aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988 , lorsque Chris Jacobs, nageur américain, a décidé de se faire tatouer les anneaux olympiques, lançant ainsi une mode qui perdure encore aujourd'hui. Alberto Ginés / © David Pillet La naissance d'une tradition Chris Jacobs, après avoir remporté trois médailles dont deux d’or à Séoul, a été inspiré par ses collègues nageurs canadiens qui arboraient des petits tatouages de leur drapeau sur la poitrine. Il a choisi de marquer ses propres victoires en optant pour un motif différent : les anneaux olympiques. Chris a initialement tatoué les anneaux sur sa hanche, les gardant discrets sous son maillot de bain, avant de se faire dessiner une version colorée sur l'intérieur de son biceps droit . Sans le savoir, il venait de donner naissance à une tradition qui allait se répandre parmi les athlètes de toutes les disciplines. Un symbole omniprésent En seulement vingt ans, le tatouage des anneaux olympiques est devenu un élément omniprésent des Jeux . Des stars de la natation comme Michael Phelps et Ryan Lochte ont suivi l'exemple de Chris Jacobs, tout comme des athlètes de nombreuses autres disciplines. En escalade de vitesse c'est par exemple le cas du grimpeur espagnol Alberto Ginés . Les anneaux sont désormais visibles sur les bras, les torses ou les chevilles, et chaque athlète apporte sa propre touche personnelle à ce symbole universel. Certains athlètes choisissent des versions XL, colorées et très voyantes, tandis que d'autres préfèrent des tatouages plus subtils. Gabby Thomas, sprinteuse olympique médaillée à Tokyo en 2021, a opté pour un contour discret des anneaux en noir et blanc sur la nuque. " J'aurais pu choisir un endroit plus visible, mais je ne voulais pas le voir constamment, ni que l'on me questionne dessus ", a-t-elle confié. Des variations personnalisées Au fil des ans, les athlètes ont cherché de nouvelles façons de s'approprier ce tatouage classique. Mary Tucker, tireuse américaine, a incorporé les anneaux dans un bandeau sur son bras droit, décoré d'iris et de fleurs de cerisier japonais. Ces variations montrent que, peu importe la forme du tatouage, la valeur qu'il représente pour les athlètes reste la même. Certains athlètes attendent des années après leur victoire avant de se faire tatouer. La superstition veut que l’on ne se fasse tatouer qu’après les Jeux , il existe en effet chez les sportifs des histoires de celles ou ceux qui ont sauté le pas avant et qui se sont ensuite blessés ou sont tombés malades avant la compétition. Une tradition qui s'étend Cette tradition s'est également répandue aux Jeux Paralympiques , bien que les athlètes paralympiques aient parfois été obligé(e)s de dissimuler leurs tatouages en compétition en raison de la différence entre les logos des Jeux Olympiques et Paralympiques . Le logo paralympique, constitué de trois agitos, est distinct de celui des JO, obligeant certains parasportifs à couvrir leurs anneaux pour éviter de promouvoir une "marque concurrente" . En résumé ces tatouages sont, pour chaque athlète, un symbole de leur parcours unique et un témoignage de leur engagement envers l'excellence sportive. Est-ce que l'on verra fleurir des tatouages de ce type sur la peau des grimpeuses et grimpeurs ? C'est fort probable ! Ces articles peuvent aussi vous intéresser : JO Paris 2024 : Le programme et comment suivre les épreuves d'escalade ? Qui va gagner les JO d'escalade 2024 ? La réponse de ChatGPT La liste complète des 68 athlètes qui seront aux JO 2024 d'escalade Qui sont les 7 athlètes qui représenteront la France aux JO d'escalade cet été ?

  • Arkose rachète Vertical'Art Chevaleret

    Nous vous annoncions hier que Vertical'Art Pigalle fermait ses portes , aujourd'hui c'est le rachat de leur salle Vertical'Art Chevaleret qui marque le retrait complet du réseau du marché parisien pour concentrer ses efforts sur le développement de l'escalade dans d'autres régions de France. Une stratégie qui vise à rendre l’escalade plus accessible, en élargissant leur présence au-delà de la capitale, où la concurrence s'est intensifiée ces dernières années . Un nouveau départ sous le nom d'Arkose Vertical'Art Chevaleret devient donc Arkose Chevaleret. Un changement qui permet aux grimpeuses et grimpeurs détenteurs d'un accès Vertical'Art Chevaleret (abonnement, cours, carte de 10 entrées) de bénéficier immédiatement d'un accès à l’ensemble du réseau Arkose . Les cours et stages de la salle seront maintenus aux mêmes horaires, tarifs et conditions, garantissant une continuité pour tous les inscrits. L'ensemble des abonné(e)s ont reçu un e-mail détaillant la procédure à suivre pour personnaliser leur nouveau compte Arkose. Les réactions des grimpeurs et grimpeuses de Vertical'Art Chevaleret sont nombreuses et teintées de tristesse. Beaucoup expriment leur attachement profond à cette salle et à la communauté qui s'y est formée . Pour nombre d'entre eux, Vertical'Art Chevaleret n'est pas seulement un lieu de sport, mais un véritable espace de convivialité et de partage. Une transition qui marque évidemment la fin d'une époque pour cette communauté et pour le réseau mais, contrairement à celle de Pigalle qui ferme définitivement, cette salle continuera d'exister dans le cadre de ce rachat . Il nous paraît également nécessaire de rappeler que c'est aussi ça d'entreprendre : prendre des décisions difficiles pour assurer la pérennité d'une entreprise . La fermeture de la salle de Pigalle et la transformation de Chevaleret en Arkose illustrent bien la nécessité d'adaptabilité et de vision stratégique qui sont plus que jamais nécessaires dans l'univers mouvementé de l'escalade en salle. Arkose : Une expansion en région parisienne Arkose renforce ainsi sa présence avec douze salles en région parisienne : Didot Issy-les-Moulineaux Montmartre Montreuil Nanterre-Arboretum Nation Pantin bloc Pantin voie Pont de Sèvres Strasbourg Saint-Denis Massy Chevaleret Autant de salles qui s'ouvrent donc comme des opportunités pour les grimpeuses et grimpeurs, mais aussi un challenge de taille pour Arkose qui devra réussir à accueillir cette communauté et des salarié(e)s attachés à Vertical'Art .

  • Escalade aux JO de Paris 2024, toutes les informations essentielles

    L'escalade sportive se prépare pour sa deuxième apparition aux Jeux Olympiques lors des Jeux de Paris 2024 . Après ses débuts à Tokyo en 2020, le format olympique intègre des modifications essentielles pour améliorer la compétition . Voici tout ce que vous devez savoir sur les règles, les formats, les dates, le système de points et autres détails importants des épreuves d'escalade à Paris 2024. © Jan Virt Le système de qualifications Pour garantir la participation des meilleures grimpeuses et grimpeurs à Paris 2024, plusieurs voies de qualification ont été mises en place : 1. Championnats du Monde IFSC 2023 : Les meilleur(e)s finalistes se sont qualifié(e)s pour les Jeux Olympiques. 2. Championnats Continentaux : Les gagnant(e)s de chaque continent se sont qualifié(e)s. 3. Événements de Qualification Olympique : Des événements spécifiques organisés par l'IFSC ont offert des places de qualification supplémentaires. Pour comprendre dans le détail le fonctionnement des Olympic Qualifier Series (OQS) rendez-vous sur cet article . Le changement du format et discussions À Tokyo 2020, le format combiné qui incluait Bloc, Difficulté et Vitesse a suscité des débats parmi la communauté des grimpeuses et grimpeurs et les athlètes eux-mêmes. Beaucoup ont estimé que combiner des disciplines aussi différentes ne reflétait pas correctement les compétences des athlètes . En réponse à ces critiques, le Comité International Olympique (CIO) et la Fédération Internationale d'Escalade (IFSC) ont décidé de séparer la Vitesse du combiné Bloc et Difficulté pour Paris 2024, visant à offrir une compétition plus équitable et spécialisée. © Jan Virt Les règles et formats des compétitions À Paris 2024, l'escalade sportive comprendra deux épreuves distinctes : une pour le combiné Bloc et Difficulté et une autre pour la Vitesse. C'est un changement important par rapport à Tokyo 2020, où les athlètes concouraient dans un format combiné incluant les trois disciplines : Bloc, Difficulté et Vitesse. 1. Combiné Bloc et Difficulté : Bloc : Les grimpeuses et grimpeurs tenteront de résoudre une série de problèmes sur un mur de 4,5 mètres dans un temps limité. Les points sont attribués en fonction du nombre de blocs réussis et des tentatives effectuées. A chaque nouvelle tentative l'athlète perd des points, et à noter que des zones intermédiaires sur chaque bloc rapportent également des points. Difficulté : Les grimpeurs tenteront d'atteindre le point le plus haut possible sur un mur de 15 mètres en un temps limité de six minutes. Les points sont attribués en fonction de dernière prise tenue, un seul essai est possible. Plus l'athlète monte haut, plus les prises rapportent des points. Une grimpeuse ou un grimpeur de l’épreuve combinée peut récolter au total un maximum de 200 points. C'est le score combiné de ces deux épreuves qui déterminent le classement final et donc les athlètes qui iront sur le podium. 2. Vitesse : Pour cette épreuve, les athlètes se mesurent sur un mur standardisé de 15 mètres avec 5% d'inclinaison. La grimpeuse ou le grimpeur atteignant le sommet avant son adversaire remporte la manche. Les athlètes les plus rapides avancent à travers des rondes éliminatoires jusqu'aux finales. Le programme pour les JO Paris 2024 d'escalade Les compétitions d'escalade sportive se dérouleront du 5 au 10 août 2024. Le calendrier est le suivant : Lundi 5 août 10h00 : Demi-finale masculine de bloc 13h35 : Qualifications féminines de vitesse Mardi 6 août 10h00 : Demi-finale féminine de bloc 13h35 : Qualifications masculines de vitesse Mercredi 7 août 10h00 : Demi-finale masculine de difficulté 12h35 : Phases finales féminines de vitesse (quarts de finale, demi-finales et finale) et remise des médailles Jeudi 8 août 10h00 : Demi-finale féminine de difficulté 12h35 : Phases finales masculines de vitesse (quarts de finale, demi-finales et finale) et remise des médailles Vendredi 9 août 10h15 : Finale masculine de bloc 12h35 : Finale masculine de difficulté et remise des médailles Samedi 10 août 10h15 : Finale féminine de bloc 12h35 : Finale féminine de difficulté et remise des médailles © David Pillet Les athlètes à suivre Plusieurs grimpeuses et grimpeurs d'élite sont très attendus pour cette édition des Jeux Olympiques de Paris 2024. Parmi eux : Janja Garnbret (Slovénie) : Championne olympique en titre en escalade sportive féminine, elle excelle en bloc et en difficulté. Adam Ondra (République Tchèque) : Une légende de l'escalade, détenteur de nombreux records en escalade en extérieur. Samuel Watson (États-Unis) : Dernier détenteur du record du monde de vitesse, avec un chrono de 4'79. Pour retrouver la liste complète des 68 athlètes, classé(e)s par épreuve, genre et pays, qui participeront aux épreuves d'escalade à l'occasion des Jeux Olympiques 2024, rendez-vous sur cet article . Vous trouverez également sur ce lien les grimpeuses et grimpeurs qui représenteront la France à cette occasion. © Olympics Où se dérouleront les épreuves d'escalade ? Les épreuves d'escalade pour les JO de Paris 2024 auront lieu au Bourget, dans des infrastructures entièrement remises à neuf et avec des murs d'escalade flambants neufs . Un espace prévu pour accueillir plus de 6 000 spectateurs par jour. L'installation prévue pour ces épreuves prévoit une immense couverture permettant de créer de l'ombre aux athlètes , mais qui peut également servir de protection contre la pluie si la météo l'oblige. Pour tout savoir sur les infrastructure du Bourget, rendez-vous sur cet article . Comment suivre l'escalade en live ? France Télévisions a lancé « france.tv Paris 2024 » accessible depuis le 8 mai, cette plateforme permet de suivre en direct et gratuitement des disciplines comme le BMX, le break dance, le skateboard, le surf, et l'escalade . La création d'un compte est obligatoire mais aucun abonnement n'est nécessaire, il suffit de se rendre sur ce lien pour en profiter. Les Jeux Olympiques de Paris 2024 promettent d'être une vitrine particulièrement captivante pour l'escalade sportive, avec un nouveau format mettant en lumière les divers défis de ce sport. Ça démarre lundi et on a déjà hâte d'y être !

  • OneTopo : La nouvelle application qui révolutionne les topos d’escalade

    Depuis des décennies, les topos papier ont été les fidèles compagnons des passionné(e)s d’escalade , qu’ils soient adeptes de bloc, de couenne ou de grandes voies. Mais aujourd'hui, avec l'évolution des technologies et l'arrivée de nouvelles générations, il est possible de repenser cet outil pour le rendre plus facile d'accès. OneTopo, une toute nouvelle application mobile, propose une solution moderne et pratique , adaptée aux grimpeuses et grimpeurs d’aujourd’hui. Une appli pensée pour toutes les pratiques OneTopo a été conçue pour répondre aux besoins des grimpeuses et des grimpeurs modernes. Plus besoin de chercher des topos papier en rupture de stock ou de trimballer une pile d’ouvrages sur le terrain . Désormais, grâce à cette appli, tout est à portée de main, directement accessible sur votre smartphone. L'application offre différents avantages : Des topos disponibles immédiatement : pas besoin d'attendre une livraison ou de vous rendre en librairie. L’équivalent d'une bibliothèque dans la poche : tous vos topos regroupés dans une seule appli. La possibilité de marquer et commenter les voies/blocs effectués : idéal pour ne pas refaire 10 fois les mêmes voies ou retrouver celles que vous travaillez. Des topos à jour et participatifs : les informations évoluent en permanence, avec l’aide des contributions de la communauté. Orientation simplifiée : avec des cartes interactives et la géolocalisation, vous ne vous perdrez plus lors des approches. Trouver une voie devient un jeu d’enfant. Soutenir les falaises et les ouvreurs Mais OneTopo va plus loin qu’un simple outil numérique. En achetant des topos via l’application, vous soutenez directement le développement et l’entretien des sites d’escalade . Une partie des bénéfices est reversée aux ouvreurs locaux, permettant ainsi de financer l’équipement de nouvelles voies et la préservation des falaises existantes. Un modèle vertueux qui combine modernité et respect des valeurs de l’escalade. L’histoire derrière OneTopo Derrière OneTopo, il y a Emile et Ivann, deux ingénieurs passionnés d’escalade. Tombés dans l’escalade il y a une dizaine d’années, ils ont rapidement constaté que les topos papier, bien qu’indispensables, n’étaient plus adaptés aux usages modernes. Ils ont alors décidé de créer une solution numérique pour répondre aux besoins des grimpeuses et des grimpeurs, tout en préservant l'esprit de la discipline . Emile a d'abord co-fondé Boolder, une application gratuite dédiée aux topos de blocs de Fontainebleau , qui a rencontré un succès immédiat avec plus de 40 000 téléchargements . L’appli est rapidement devenue incontournable, avec des retours enthousiastes d'utilisateurs du monde entier, y compris de grimpeurs de renom comme Alex Honnold, qui a déclaré : "Boolder est génial ! Ça m'a aidé à faire tout le circuit blanc d'Isatis. C'est tout ce que j'utilise maintenant." Ce succès a renforcé sa volonté de créer OneTopo, une application plus complète et dédiée aux sites de falaises. Leur objectif est simple : offrir aux grimpeuses et grimpeurs un outil moderne, tout en collaborant étroitement avec les acteurs locaux pour développer un projet respectueux des communautés et des sites. Un projet collaboratif au service des sites d’escalade OneTopo s’appuie sur des collaborations locales pour proposer des topos de qualité . Parmi leurs premiers partenaires, on retrouve le Cosiroc pour le viaduc des Fauvettes, Sud-Oise-Escalade pour l'ancienne carrière de St-Maximin, ainsi que le CT FFME de l’Eure pour les falaises des Andelys. L’appli permet aussi d’enregistrer ses ascensions, de commenter les voies et de partager ses retours avec la communauté . De nouveaux topos sont déjà en préparation, comme celui du site de Brezellec dans le Finistère, où Hugo Parmentier et Benjamin Bouissou ont récemment ouvert et équipé plusieurs voies. Avec OneTopo, les grimpeuses et grimpeurs disposent d’un outil à la fois moderne et respectueux de l’éthique de l’escalade . Fini les topos papiers usés et encombrants : cette appli rassemble toutes les informations nécessaires pour vos sorties, tout en soutenant le développement de nouveaux sites d’escalade. Que vous cherchiez à découvrir un nouveau spot ou à préparer votre prochaine ascension, OneTopo est là pour vous accompagner à chaque étape. Pour télécharger gratuitement OneTopo sur l'App Store. Pour télécharger gratuitement OneTope sur Play Store .

  • La Coupe du Monde IFSC à Briançon disparaît du calendrier 2025 : une étape historique non renouvelée

    La nouvelle est tombée discrètement, sans véritable communication officielle : Briançon ne figure plus sur le calendrier de la Coupe du Monde IFSC pour 2025 . Bien que l'IFSC ait dévoilé hier son programme , qui inclut 12 étapes réparties entre avril et septembre, la mythique ville alpine ne fait pas partie de la liste. En revanche, l'étape de Chamonix, autre rendez-vous clé du circuit français, est bien maintenue pour juillet. © David Pillet Une étape historique qui disparaît Briançon, qui accueillait chaque année depuis 14 ans la Coupe du Monde d’escalade, était un rendez-vous incontournable pour les passionné(e)s d'escalade. Avec un tout nouveau mur inauguré en 2023, surnommé "Le Nid", la ville avait renforcé son statut dans le circuit en offrant un cadre unique, alliant modernité et tradition. Conçu par l'architecte Grégory Poles , ce mur emblématique est le fruit de neuf ans de travail. Malgré les difficultés rencontrées lors de la construction, il avait su attirer l’attention par son design inspiré de la canopée et ses matériaux en bois locaux Cette absence soulève des questions quant à l'avenir de Briançon sur la scène internationale de l’escalade . Alors que le mur était encore tout récent, il semble que l’IFSC ait préféré se concentrer sur d'autres destinations, dont certaines nouvelles comme Curitiba au Brésil, ou un retour attendu à Bern, en Suisse. Les raisons d’une disparition silencieuse L'IFSC n'a pas explicitement communiqué sur les raisons de cette disparition , mais il semblerait que des ajustements stratégiques, probablement pour des raisons financières, et la recherche de nouvelles destinations, aient pesé dans la balance. La concurrence accrue entre les villes hôtes et l’évolution du calendrier international ont pu jouer un rôle dans cette décision. De plus, l'ajout de nouvelles destinations comme Curitiba au Brésil et Klagenfurt en Autriche pourrait indiquer une volonté de diversifier les événements . Briançon perdrait non seulement une source de visibilité internationale, mais aussi un événement qui rassemblait chaque été des milliers de passionné(e)s autour de performances d'élite. Reste à savoir si cette absence sera temporaire ou si la ville pourra faire son retour. Edit 01/10/2024 à 14:11 Depuis la publication de cet article, il est apparu que le calendrier de la Coupe du Monde IFSC 2025 n’est pas encore totalement finalisé. L’IFSC a annoncé qu’une sixième étape pour les disciplines de vitesse et de difficulté est encore en cours d’évaluation. Nous suivrons de près les prochaines annonces pour vous tenir informés des dernières évolutions. Pour consulter le programme complet 2025, rendez-vous sur cet article .

  • Un nouveau cycle démarre : l'IFSC dévoile le calendrier des compétitions 2025

    L'IFSC (International Federation of Sport Climbing) a annoncé hier le calendrier officiel de la saison 2025, qui promet d'être particulièrement riche en nouveautés. Avec 12 étapes de la Coupe du Monde et deux championnats majeurs, cette saison, qui s'étend d'avril à septembre, s'annonce très diversifiée. Plusieurs nouvelles destinations intègrent le circuit mondial, tandis que des villes historiques font leur retour . © David Pillet Un programme varié et international La saison débutera en avril avec une première étape à Keqiao, en Chine, pour la deuxième année consécutive. Wujiang accueillera ensuite une compétition combinée de difficulté et de vitesse. Parmi les nouveautés marquantes de cette saison, Curitiba, au Brésil, accueillera pour la première fois une étape de Coupe du Monde en Amérique du Sud, une ville polonaise encore à définir sera ajoutée, et Klagenfurt, en Autriche, proposera une compétition de vitesse en juillet. Berne, en Suisse, fera également son retour après avoir accueilli les Championnats du Monde en 2023 . Ce retour dans le circuit mondial est très attendu, la dernière Coupe du Monde y ayant eu lieu en 2008. Le point culminant de la saison sera le 19e Championnat du Monde de l'IFSC, qui se tiendra à nouveau à Séoul, en Corée du Sud, en septembre 2025. Briançon : une absence remarquée Bien que Briançon ait été un lieu emblématique pour la Coupe du Monde d’escalade ces dernières années, la ville française ne figure plus sur le calendrier 2025 . Cette décision laisse place à de nouvelles destinations, comme Curitiba et Klagenfurt, ainsi qu'à un retour de Berne. Néanmoins, Chamonix conserve sa place en tant qu’étape clé pour les compétitions de difficulté et de vitesse . Un sport en pleine expansion Avec ces ajouts, l’IFSC continue de promouvoir l’escalade dans de nouveaux territoires tout en renforçant son programme pour la jeunesse , avec des championnats du monde à Helsinki, en Finlande. La diversification des lieux montre la volonté de l’IFSC de toucher un public plus large et d'accroître la visibilité mondiale de l'escalade. Cette nouvelle saison s’annonce donc riche en compétitions de haut niveau, avec des grimpeuses et grimpeurs du monde entier prêts à se mesurer sur des murs de plus en plus variés. Le calendrier de la grimpe complet à retrouver ici.

  • Seb Bouin et le free solo : malaise Total ?

    Le 28 septembre dernier, Seb Bouin s'est embarqué dans son premier free solo sur la tour de l'entreprise Total Energies, à la Défense. Lorsqu'il se place au pied du colosse de verre, il est bien loin de se douter que cette ascension urbaine en compagnie de la star du genre, Alain Robert, alimentera une immense polémique . © Piet pour Vertige Media Tout a commencé par un choix. Celui de prendre comme terrain de jeu, l’édifice de l’entreprise la plus critiquée de France sur son impact environnemental : la Tour Total. Un gratte-ciel de 190m, planté en plein cœur du quartier de la Défense, à Courbevoie. Les discussions ont rapidement pris de l’ampleur, opposant ceux qui considéraient cette ascension comme problématique à cause de la symbolique du bâtiment, et ceux pour qui l'importance du symbole se dilue dans le cadre de la pratique de l’escalade urbaine . Cet évènement révèle en réalité autant les points de convergence que les tensions entre l’escalade traditionnelle, plus connectée à la nature, et l’escalade urbaine, perçue comme marginale et transgressive. Total Recall Il faut dire que le projet avait tout d’un blockbuster . Sur un côté de l’affiche, Alain Robert, 62 ans, surnommé « Le Spiderman Français » qui s’est accroché librement à toutes les grandes tours vitrées de la planète. De l’autre, Seb Bouin, 31 ans, l’un des trois meilleurs grimpeurs de l’escalade sportive à avoir ouvert un 9c. Le synopsis ? La grande première sans baudrier d’un jeune trentenaire cornaqué par un vieux loup de la discipline pour une virée verticale au cœur du plus grand quartier d’affaire de France. Sauf qu’il n’a pas fallu attendre longtemps après la fin du film pour que les premières critiques fusent. La première mèche est allumée par le média en ligne Fanatic Climbing. D’abord « surpris » par l’engagement de Seb Bouin dans ce type d’ascension, son éditorial pointe surtout une opération de communication malheureuse allant même jusqu’à se demander si les grimpeurs n’auraient pas fait la publicité indirecte de Total Energies. « Je lui ai demandé de me proposer une tour facile pour un premier solo urbain à ses côtés, et c’est celle-ci qu’il m’a suggérée » Seb Bouin, quant à lui, n’avait pas anticipé la polémique. « Je ne pensais pas que cela prendrait une telle ampleur. Je cherchais simplement à rencontrer Alain Robert et à vivre cette expérience ». Nous explique t'il lors de notre échange téléphonique à ce sujet. Concernant le choix de la tour, Seb Bouin explique qu’il n’a pas été motivé par des considérations politiques ou économiques : « Je lui ai demandé de me proposer une tour facile pour un premier solo urbain à ses côtés, et c’est celle-ci qu’il m’a suggérée. Jusqu'au bout je n'étais pas certain que j'allais réussir à le faire ». Leo Urban, qui se réjouit de voir Seb Bouin mettre l’univers de l’escalade urbaine en lumière, nous confirme d'ailleurs que c'était une proposition raisonnable : « Cette tour est accessible, particulièrement pour Alain Robert qui a 62 ans. Et pour une première expérience dans cet univers pour Seb c'est un choix de survie ». Seb nous a d’ailleurs confirmé qu'il avait prévenu Alain qu'il pourrait très bien redescendre à 15 mètres s'il ne se sentait pas à l'aise, ce qui est loin d'être une option possible sur toutes les ascensions de ce type. Seb Bouin et Alain Robert sur la tour Total © Jan Virt Écologie à géométrie variable Le choix, toujours le même, d’escalader la tour Total a soulevé un véritable débat sur la responsabilité écologique des sportifs. Le site Fanatic Climbing a rappelé que Total est responsable de 68 % des émissions de gaz à effet de serre en France en 2018. Seb Bouin s’est alors vu reproché une association malvenue avec un géant des énergies fossiles , lui dont l’image est pourtant souvent liée à une pratique proche et respectueuse de la nature. Cela dit, à rebours des critiques, les grimpeurs urbains que nous avons contactés balayent d'un revers de main une controverse qui n'a pas lieu d'être. Alexis Landot , qui connaît bien la tour pour l’avoir escaladée à plusieurs reprises, nous explique d’ailleurs que les options ne sont pas nombreuses : « Des tours appartenant à des entreprises aux agissements très critiquables, il n'y a que ça. Si Greenpeace avait son siège dans une tour gigantesque, on l’aurait escaladée ». « L’escalade urbaine, c’est avant tout un défi personnel, pas une déclaration politique » Ce point soulève un paradoxe intéressant. D’un côté, on reproche à Seb Bouin d’avoir mis en lumière un bâtiment controversé - De l’autre, on oublie que la très grande majorité des grimpeurs urbains se lancent dans des projets sans vraiment tenir compte de la symbolique des lieux qu’ils escaladent . « L’escalade urbaine, c’est avant tout un défi personnel, pas une déclaration politique », insiste Alexis Landot. Ce point de vue est partagé par Leo Urban, autre grimpeur urbain reconnu, qui était présent lors de l’ascension : « La tour Total, c'est un grand classique pour le free solo urbain, et à mon avis, ça doit plus leur casser les pieds qu'autre chose de voir autant de monde risquer leur vie sur les fenêtres de leurs bureaux ». Seb Bouin et Alain Robert sur la tour Total © Jan Virt La France offre pour l'instant un terrain de jeu relativement permissif quant à ce genre de défi, puisqu’un flou juridique empêche les autorités de décourager ces pratiquants. Pour l’instant du moins puisque Leo Urban nous explique aussi que de nouvelles réglementations vont être prochainement appliquées : « La tour Total va faire partie des premières où l'on pourrait être condamné à payer une amende, justement parce qu'elle est trop souvent escaladée. S'il fallait une preuve que même eux ne considèrent pas que ça leur fait une bonne publicité... » Quoi qu'il en soit, Seb Bouin s’efforce à notre micro de défendre ses positions écologistes . Lui qui estime posséder une empreinte environnementale bien plus faible  que la majorité des athlètes de son niveau « Je connais personnellement tous les producteurs locaux auprès desquels je m’approvisionne, et je ne fais pas plus de deux voyages en avion par an » , précise-t-il. Le désamour du risque L’affaire a également mis en lumière la position délicate des sponsors. Seb Bouin a consulté Black Diamond, son principal sponsor, avant de se lancer dans l’ascension. « Je leur ai demandé si ça leur posait problème, ils m’ont dit que non », affirme-t-il. Une approbation discrète qui résonne avec la position d’autres marques , comme Petzl, qui préfèrent éviter toute association avec le free solo pour des raisons de sécurité. François Kern, directeur marketing de Petzl, nous explique que la marque soutient ses athlètes, mais reste attachée à ses valeurs de sécurité . « Nous ne faisons pas la promotion du free solo, même si plusieurs de nos athlètes s’y adonnent régulièrement ». Il cite également l’exemple récent de Symon Welfringer , qui a réalisé une ascension en solo auto-assuré, utilisant un Grigri modifié. « Nous lui avons demandé de retirer la séquence vidéo où l'on voit ce Grigri modifié, car cela contrevient à nos principes de sécurité ». Petzl, fidèle à sa philosophie, a mis en avant la sécurité comme une priorité non négociable dans ses partenariats avec les athlètes « C'est un motif de rupture de contrat ». précise François Kern. Seb Bouin et Alain Robert avant leur ascension © Jan Virt Au-delà de la position officielle, François Kern tient tout de même à souligner que d’autres disciplines tout aussi risquées, comme le ski de pente raide, l'alpinisme ou la plongée en apnée, ne font pas l’objet de la même controverse médiatique . Pourtant, ces pratiques comportent un risque équivalent, voire supérieur. Pour lui, c’est la nature spectaculaire du free solo qui en fait une pratique à part : « Mais on va pas se mentir, des gens qui font du free solo, il y en a un paquet. Juste, ils n'en parlent pas ». L'indignation comme levier de communication Un autre ingrédient de cette controverse réside dans l’amplification médiatique de l’événement. Alexis Landot, sceptique quant au traitement de cette ascension, dénonce une tendance à la simplification des débats. « En très peu de temps, on a à la fois glorifié le free solo et verrouillé la pensée autour de son impact. » Selon lui, la médiatisation de l’ascension a davantage cherché à attirer l’attention qu’à comprendre réellement les enjeux de l’escalade urbaine . Ce phénomène, déjà présent dans d'autres disciplines, montre à quel point la notoriété de Seb Bouin a joué un rôle dans la controverse. Alexis Landot souligne également l’hypocrisie de certains acteurs : « Je rigole bien quand des sites publient un article pour dénoncer l’ascension de Seb, alors qu'il y a quelques mois ils étaient ravis de faire un cross post Instagram d'une vidéo de mon ascension sur cette même tour ». Pour lui, ce double discours, qui semble se brancher sur un courant d’opportunisme, est symptomatique d’une tendance actuelle où l’indignation devient un levier comme un autre pour capter l’attention. « Une négligence de ma part » À l'origine, Seb Bouin avait prévu de faire immortaliser l’ascension par un ami, mais celui-ci n’étant pas disponible, il a fait appel à Jan Virt, photographe officiel de l’IFSC (Fédération Internationale d'Escalade) . Jan Virt, bien qu'il n'était pas en mission pour l'IFSC, a capturé, partagé et commercialisé ces images qui ont contribué à donner une dimension plus officielle à l’événement. « J’ai demandé à Jan de prendre les photos quelques jours avant, c’était assez improvisé, il habite pas loin », nous explique Seb Bouin. Concernant la photo polémique où le logo Total apparaît en gros plan , Seb Bouin clarifie : « Cette photo où l'on voit en gros plan le logo, c’était une négligence de ma part. Instagram a automatiquement découpé l'image qui était en paysage pour le carrousel, et je n’y ai pas fait attention. Je n'aurais pas dû laisser passer ». La photo avant son découpage par Instagram © Jan Virt Ce qui, à l’origine, devait être une simple rencontre entre deux grimpeurs venus de mondes différents s’est rapidement transformé en un débat bien plus large, où se mêlent des questions d’écologie, de sécurité et de symbolisme. Seb Bouin, malgré ses intentions de vivre un défi personnel, s’est retrouvé au cœur d'une controverse qui montre à quel point la gestion de son image peut être délicate pour un athlète . À travers nos échanges, deux réalités se distinguent : d’un côté, les codes de l’escalade urbaine, encore mal connus du grand public, et de l’autre, un grimpeur de falaise, qui, bien qu’il ne cherchait pas spécialement à faire de cette ascension un coup médiatique, a tout de même pris quelques mesures pour la documenter. Le croisement de ces deux univers a révélé des tensions qui découlent, en partie, de cette méconnaissance mutuelle des attentes et des différentes lectures de l’événement. Que l’on approuve ou non cette ascension, elle ouvre un espace de réflexion sur l’évolution des pratiques sportives extrêmes et leur perception dans une société où chaque geste peut être scruté et interprété. Si cette attention accrue aux considérations sociales, politiques et environnementales est un signe des temps modernes – un progrès que l'on trouve positif –, elle peut aussi parfois entrer en collision avec des initiatives spontanées. Comme celle de Seb Bouin , qui, sans vouloir totalement rester en dehors du cadre, a manifestement sous-estimé le potentiel symbolique de cette ascension.

  • Climb Up Lyon : L'accident mortel qui relance le débat sur la sécurité en salle

    Le 2 novembre 2024, un drame secoue la salle Climb Up Lyon Confluence : un grimpeur de 72 ans, expérimenté, chute de 20 mètres après avoir, selon les premiers rapports, oublié de s’attacher à l’auto-enrouleur. Ce simple oubli lui coûte la vie et relance un débat essentiel. En salle, un espace conçu pour la sécurité, cette tragédie rappelle brutalement que la vigilance individuelle est la dernière ligne de défense. © Climb Up Lyon La nouvelle se propage comme une traînée de poudre. Les articles affluent, les notifications pleuvent, et dans la communauté des grimpeurs, c’est le choc. Cette médiatisation massive suscite une question : jusqu’où va la responsabilité des grimpeurs et où commence celle des salles qui les accueillent ? Entre drame et sensationnalisme Certains articles ne s’embarrassent pas de nuances : certains parlent de « choix délibéré » de la victime, insinuant qu’il aurait sciemment renoncé à s’attacher . Y voyant même dans la décharge de responsabilité signée à l’entrée une preuve de ce « choix ». Ce genre de couverture transforme le drame en spectacle et flirte avec la caricature : les mots choisis donnent une image faussée de l’escalade. Pendant qu’on se perd en exagérations, le vrai problème – le manque de rigueur – passe à la trappe . L'auto-enrouleur : coupable évident ou bouc émissaire ? Malgré les critiques, l’auto-enrouleur ne semble pas être la cause principale des accidents en salle d'escalade . Les statistiques en Allemagne parlent d’elles-mêmes : sur 250 salles d’escalade, seules quatre blessures graves, dont un décès, ont été liées aux auto-enrouleurs en un an. Ces dispositifs, bien rodés, sont conçus pour garantir un maximum de sécurité, mais on les présente trop souvent comme « sans risques », accessibles à tous, souvent sans initiation. C’est précisément ce relâchement qui pose problème. Matthieu, grimpeur régulier, note des différences flagrantes entre les salles : « Dans certaines, on t’explique le fonctionnement de l’auto-enrouleur, on vérifie ton baudrier et on s’assure que tu es bien attaché avant de te laisser grimper. Dans d’autres, tu signes la décharge et te débrouilles. Ils demandent juste si tu sais utiliser le dispositif, mais personne ne vérifie. » Pire, certaines salles redirigent même vers les voies en auto-enrouleur les grimpeurs ayant échoué aux tests , sans suivi ni formation, comme une solution de facilité. « Dans certaines, on t’explique le fonctionnement de l’auto-enrouleur, on vérifie ton baudrier et on s’assure que tu es bien attaché avant de te laisser grimper. Dans d’autres, tu signes la décharge et te débrouilles. Ils demandent juste si tu sais utiliser le dispositif, mais personne ne vérifie. » La disposition des voies ajoute à la confusion. Dans certaines salles, des voies classiques d’assurage manuel sont installées juste à côté de celles équipées d’auto-enrouleurs , ce qui brouille les repères, surtout pour les débutants. Matthieu précise : « Certaines salles utilisent des bâches carrées qui forcent à s’attacher, mais d’autres posent de petites bâches faciles à contourner. Dans la précipitation, on peut vite s’y perdre. » « Certaines salles utilisent des bâches carrées qui forcent à s’attacher, mais d’autres posent de petites bâches faciles à contourner. Dans la précipitation, on peut vite s’y perdre. » Cette confusion est accentuée par la disparition des distinctions visuelles selon les compétences. Autrefois, un test à l’accueil permettait d’obtenir une carte accrochée au baudrier , indiquant qui avait le droit de grimper en tête ou en moulinette. Aujourd’hui, aucun contrôle visuel n’indique qui peut faire quoi. Il est facile de se voir interdire la grimpe en tête à l’accueil, puis de le faire dans la salle sans que personne ne s’en aperçoive. Certaines salles semblent considérer que leur responsabilité s’arrête à la signature d’une décharge et à des consignes données en vitesse . Après ça, plus de suivi : le grimpeur est livré à lui-même. Ce laxisme installe l’idée que l’auto-enrouleur et les autres dispositifs en salle sont sans contraintes, une perception erronée qui explique en partie pourquoi des accidents surviennent. La rigueur en escalade : une responsabilité partagée L’escalade demande une attention absolue. Vérifier son équipement, son nœud, son attache : des étapes simples mais vitales, que l’on néglige trop souvent. En salle, l’illusion de sécurité totale encourage un relâchement qui peut s’avérer dangereux. Ce risque de routine est au cœur des nouvelles directives de la FFME , qui, face à la démocratisation des auto-enrouleurs, a renforcé ses règles pour mieux encadrer leur utilisation. Ces directives incluent des consignes strictes de double contrôle, des barrières de protection qui obligent à s’attacher, et une vérification initiale des équipements . Mais cette rigueur n’est pas appliquée de manière uniforme, et trop de grimpeurs passent à côté des bases de sécurité. Les salles jouent un rôle crucial dans cette chaîne de sécurité, et leur mission ne s’arrête pas à une décharge ou une explication rapide. Certaines salles ont déjà adapté leurs installations en créant des espaces uniquement dédiés aux auto-enrouleurs, séparés des voies classiques pour éviter toute confusion . Mais d’autres mélangent les pratiques, avec des couloirs où cohabitent enrouleurs, moulinettes et assurage en tête, brouillant la distinction et multipliant les risques. Sans une supervision rigoureuse, cette organisation devient un facteur de danger. Au final, il est vrai que chaque grimpeur reste le garant ultime de sa sécurité, mais les salles ont aussi la responsabilité de sensibiliser aux dangers potentiels et de maintenir leur vigilance. Ce dernier accident en est une preuve amère : même les plus aguerris ne sont jamais à l’abri d’un instant d’inattention, et chacun, du débutant à l’expert, dépend de l’attention collective.

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