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  • Women's Bouldering Festival : Quand l'escalade se réinvente dans la forêt de Fontainebleau

    Du 13 au 15 septembre 2024, la forêt de Fontainebleau accueillera le Women's Bouldering Festival (WBF). Un événement qui célèbre l'escalade, avec une forte dimension inclusive et engagée. Le Women's Bouldering Festival (WBF), est un lieu de rencontre, d'échange et de solidarité où plus d'une centaine de femmes, de personnes non-binaires et genderqueer se réunissent pour partager bien plus que la passion de l'escalade. Ce festival, fondé par Zofia Reych, anthropologue d'origine polonaise, s'inscrit dans une démarche profondément intersectionnelle, croisant les luttes pour les droits des femmes et des minorités de genre, la justice sociale et la protection de l'environnement. Un espace inclusif et sûr Pour beaucoup, l'escalade est encore un monde largement masculinisé. Le Women's Bouldering Festival est né de ce constat et vise à offrir un espace où toutes les femmes et les personnes non-binaires peuvent grimper en toute sérénité . « Le monde de l’escalade est encore majoritairement masculin, et ce n’est pas toujours facile de trouver sa place », nous confie une participante de l’édition précédente. C’est cette réalité que le WBF entend changer en créant un environnement où chacun peut se sentir en sécurité et soutenu. Zofia Reych, fondatrice et directrice du festival, résume parfaitement cette philosophie : « Nous croyons en les loisirs en plein air comme moyen de développer des compétences qui peuvent être appliquées à d'autres aspects de la vie. Nous promouvons la protection de la nature, les meilleures pratiques dans la forêt de Fontainebleau et une escalade durable. Toutes nos actions sont enracinées dans un cadre intersectionnel qui milite pour la justice sociale et la protection de l'environnement. » Un cadre unique à Fontainebleau La forêt de Fontainebleau , célèbre pour ses blocs légendaires, offre un cadre idéal pour cet événement. Mais le WBF ne se contente pas de célébrer l’escalade ; il s'engage activement dans la protection de cet environnement précieux. À travers des ateliers de sensibilisation, les participantes apprennent à respecter l'écosystème fragile de la forêt , en particulier le grès bleausard, tout en explorant les blocs. Le festival met un point d'honneur à intégrer des pratiques écoresponsables, comme l'organisation d'ateliers de lutte contre l'érosion en collaboration avec l'Office National des Forêts. Une communauté qui grandit Le WBF est avant tout une communauté en pleine expansion. Chaque année, de plus en plus de grimpeuses rejoignent le mouvement, attirées par l'esprit d'inclusivité et de solidarité qui règne sur le festival. Loin des compétitions classiques, souvent marquées par la rivalité, le WBF privilégie le partage, le soutien mutuel et le plaisir. Cette atmosphère unique est nourrie par des conférences variées et des sessions de mentoring qui renforcent le lien entre les participantes et favorisent une transmission d'expériences enrichissante. Rejoignez le mouvement Que vous soyez une grimpeuse expérimentée ou une débutante, le Women's Bouldering Festival vous invite à vivre une expérience unique, dans un cadre bienveillant et inspirant. Le programme, riche et diversifié, promet des moments d’échange et de découverte qui dépasseront largement le cadre de l’escalade. Toutes les informations sont à retrouver sur le site dédié à l'événement . Et si l'idée de grimper entre femmes sur les blocs légendaires de Fontainebleau vous séduit, l'association Girls in Bleau , fondée par Caroline Sinno, organise chaque mois une journée de grimpe en non-mixité . Ces sessions sont ouvertes à toutes, quel que soit le niveau, et visent à créer un environnement où l'autonomie en sport outdoor, le partage, le féminisme et l'écologie sont au cœur de l'expérience.

  • Block'Out Toulouse, meilleure salle d'escalade de la région Occitanie

    Après notre dernier article sur Climbing Mulhouse Center , on continue notre série d'articles qui nous mènent à la découverte des salles gagnantes de Best Place To Climb 2024. Aujourd'hui, c'est le tour de Block'Out Toulouse , élue meilleure salle de la région Occitanie , une salle d'escalade franchisée lancée il y a sept ans dans la ville rose. Pour ce faire, nous nous sommes entretenus avec Cloé Lehain, manager et responsable communication de cette salle. L'histoire de cette salle commence avec Vincent Patureau, qui a d'abord évolué en tant que salarié à Paris pour le réseau Block'Out. C'est en 2017 qu'il décide de se lancer en tant que franchisé et d'ouvrir sa propre salle d'escalade à Toulouse, accompagné de Guillaume Mauss qui est responsable structure. Un choix géographique qui n'est pas laissé au hasard : si cette ville est l'une des plus grandes de France, elle est surtout identifiée par Vincent comme un hub regroupant une communauté grandissante de grimpeuses et grimpeurs. Le pari est le bon puisque dès ses débuts, la salle connaît une croissance rapide. Comme c'est le cas pour toutes les salles d'escalade, Block'Out traverse une période compliquée au moment du confinement, mais elle a la chance de voir un pic de fréquentation dès la reprise de son activité. Un potentiel qui ne passe évidemment pas inaperçu auprès des autres acteurs et qui a entraîné l'ouverture de nombreuses salles dans la ville, obligeant Block'Out Toulouse à confirmer un positionnement qui lui est propre . En effet, si l'escalade reste le premier facteur d'attrait des abonnés à cette salle, Block'Out Toulouse a parié dès le départ sur le fait de créer un établissement qui combine pratique sportive et un service de restauration de qualité . Sur le volet sportif, Block'Out Toulouse a vu les choses en grand : une vraie salle de musculation complète, un sauna, et il est même possible de profiter de l'expertise d’une chiropraticienne présente sur place. Côté cuisine, plus qu'un service basique de restauration, un chef propose des plats du jour faits maison, qui attirent de nombreuses entreprises situées à proximité, permettant à cet établissement de diversifier ses revenus tout en enrichissant l'expérience de sa communauté . L'une des particularités de Block'Out Toulouse est son système de cotation. Si la plupart des salles d'escalade de bloc nous ont habitués au système de couleurs définissant la difficulté, chez Block'Out, ils ont fait le choix d'un système de cotation par niveaux (B1 à B14) . Une solution offrant plus de précision mais surtout garantissant une plus grande variété dans les blocs proposés. L'objectif étant de rendre toutes les prises accessibles à l'ensemble des usagers, indépendamment de leur couleur. La salle organise aussi des événements devenus des incontournables, comme les « Fights », des compétitions amicales avec animations et DJ sets, trois fois par an . Ces événements, très appréciés des clients et des équipes, mêlent compétition et festivités, renforçant l’esprit de communauté au sein de Block'Out. En outre, l'école d'escalade accueille des enfants dès 2-3 ans avec des ateliers d'éveil moteur parents-enfants , et un programme spécifique, la « Team Espoir », est dédié aux jeunes prometteurs qui s'entraînent intensivement pour les compétitions. En remportant le prix de la meilleure salle d'escalade en Occitanie, Block'Out Toulouse assoit son positionnement comme leader dans cette ville et plus globalement dans la région . Une reconnaissance qui témoigne de l'engagement de l'équipe et de la satisfaction de sa communauté.

  • Mei Kotake brise le silence : La vérité sur la nutrition en escalade

    En escalade sportive, la performance et la santé sont étroitement liées, mais les défis liés à la nutrition et à la gestion du poids sont souvent passés sous silence . L'année dernière, ce sujet avait fait couler beaucoup d'encre après un post Instagram de la grimpeuse slovène Janja Garnbret , qui avait pris position sur les problèmes de sous-nutrition chez les athlètes , suivi par la démission de deux médecins de la Commission Médicale de l'IFSC, estimant que ces enjeux n'étaient pas suffisamment pris au sérieux. Aujourd'hui, Mei Kotake, athlète japonaise et médaillée d'or 2024 à la Coupe du Monde d'escalade de Briançon , a décidé de briser à son tour ce tabou . À travers une interview donnée à Vertige Media, elle partage son expérience personnelle sur les difficultés liées à la nutrition dans le sport de haut niveau, et offre un éclairage précieux sur les dangers de l'obsession du poids , tout en soulignant l'importance d'une approche équilibrée pour atteindre le véritable potentiel d'un athlète. Ton récent post sur Instagram où tu abordes brièvement ton approche de l'alimentation a suscité beaucoup de réactions. Peux-tu nous dire ce qui t'a poussé à partager ton expérience avec le poids et le régime alimentaire ? Mei Kotake : C’était quelque chose que j’ai toujours voulu partager. Je pensais que c’était le bon moment pour le faire maintenant, alors que tant de gens ont appris à me connaître grâce à la compétition de la Coupe du Monde de difficulté à Briançon. Je voulais prouver qu’on peut devenir fort et gagner sans être obsédé par son poids. Tu as mentionné que même avec ta connaissance en nutrition, il était difficile de décider quoi manger. Quels ont été les principaux défis auxquels tu as fait face ? Mei Kotake : Il y en a plusieurs, mais il y a eu une période où j'avais tout simplement peur de manger quelque chose de trop lourd. Les protéines sont nécessaires pour la récupération, mais même une viande saine est lourde et peut entraîner une prise de poids temporaire. Parfois, cela me faisait vraiment peur. Au final, je n’ai pas pu récupérer complètement, je me blessais plus facilement pour des petites choses, et mes ongles devenaient mous à cause du manque de protéines. Tu as dit qu’en 2018, alors que tu réussissais bien en compétition, tu t’inquiétais pour ton poids. Comment cette période a-t-elle affecté tes performances et ta santé mentale ? Mei Kotake : Pour moi, la nourriture est l'un des plaisirs de la vie. Quand je m'inquiétais pour mon poids, j'étais stressé de ne pas manger, et je pense que je ne pouvais pas profiter à 100 % de l'escalade. Bien que mes performances se soient temporairement améliorées grâce aux restrictions alimentaires, je n'avais plus d'endurance, plus de vraie force. C’était douloureux, car même si je maintenais mon poids, je devenais de plus en plus faible. Tu as arrêté de restreindre ton alimentation et adopté une approche plus détendue envers la nutrition. Quels changements positifs as-tu remarqués dans ta vie et ta carrière depuis cette décision ? Mei Kotake : Je me sens en bonne santé, tant physiquement que mentalement, et je profite de ma vie. Je peux me concentrer sur l'entraînement sans être obsédé par la nourriture. Comme je l’ai écrit dans le post, il y a une limite au poids que je peux perdre, mais il n’y a pas de limite à l’entraînement. C’est amusant d’essayer différentes méthodes pendant l’entraînement. La question de la sous-nutrition dans le sport, en particulier en escalade, suscite de plus en plus d’attention. Que penses-tu des récentes démissions au sein de la Commission Médicale de l'IFSC et des mesures prises par la fédération ? Mei Kotake : Je ne pense pas que les mesures soient suffisantes. Tout le monde sait que ce n'est pas bien, donc la phase de sensibilisation est terminée. C’est difficile de résoudre cela tout seul, donc je pense que les adultes autour de toi, comme les parents, les entraîneurs et le personnel des salles d'escalade, devraient être là pour te soutenir et t'aider à devenir plus fort et en meilleure santé. Pour dire les choses de manière extrême, une perte de poids excessive c'est comme du dopage, dans le sens où tu échanges la santé contre la force. Comme l'escalade sportive est une compétition, les règles devraient être plus strictes. L’année dernière, Janja Garnbret a pris la parole sur les problèmes de sous-nutrition chez les athlètes en escalade. Quelle est ton opinion sur son intervention, et comment penses-tu que cela a influencé l’approche de la communauté de l’escalade en matière de nutrition et de bien-être des athlètes ? Mei Kotake : C’est très significatif qu’une grimpeuse de son niveau prenne la parole sur ce sujet. Je pense qu’à mesure que plus de grimpeurs diffusent ce message, la prise de conscience et le sentiment d’urgence chez beaucoup de gens vont changer. Comment vois-tu l'évolution de la gestion de la nutrition et de la santé mentale dans la communauté de l’escalade ? Quels conseils donnerais-tu aux jeunes grimpeurs qui pourraient se trouver dans des situations similaires ? Mei Kotake : La nutrition et la santé mentale sont étroitement liées, mais je ne pense pas que beaucoup de gens le comprennent. Je pense que ceux qui le comprennent sont ceux qui ont réellement souffert, donc je veux que plus de gens soient au courant de cela. C'est une bonne idée de trouver un régime qui te convient tout en te référant à la nutrition générale. Je veux que les gens considèrent leur régime alimentaire aussi important que l'entraînement. En tant que nutritionniste et athlète, as-tu des recommandations spécifiques pour les grimpeurs concernant leur régime alimentaire et leur approche de la nutrition ? Mei Kotake : Les régimes qui restreignent les glucides et les graisses sont populaires de nos jours, mais pour les athlètes qui s'entraînent quotidiennement, tous ces nutriments sont essentiels. Chaque nutriment fonctionne en interaction avec les autres, donc même une carence en un seul nutriment peut avoir un impact sur le corps. N’aie pas peur de manger. La vraie force vient d’un régime équilibré et d’un entraînement intense. Merci Mei ! Le témoignage de Mei Kotake résonne comme un appel à l'action pour la communauté de l'escalade et le sport en général. En mettant en lumière les conséquences néfastes des restrictions alimentaires excessives, elle incite les athlètes à adopter une approche plus saine et équilibrée de la nutrition . À travers son parcours, Mei démontre qu'il est possible de concilier performance et bien-être, et inspire une nouvelle génération de grimpeurs à se concentrer sur l'essentiel : devenir plus forts, physiquement et mentalement, sans compromettre leur santé. Son message est un rappel puissant que dans le sport comme dans la vie, la véritable force vient de l'équilibre.

  • Samuel Watson : Parcours d'un recordman de l'escalade de vitesse

    Le monde de l'escalade est vaste, riche en disciplines qui mettent à l'épreuve tant la force physique que la résilience mentale. Parmi elles, l'escalade de vitesse se distingue par son intensité et ses exigences élevées. Dans un récent épisode du podcast Climbing Gold animé par Alex Honnold , le grimpeur légendaire a échangé avec Samuel Watson, détenteur du record du monde en escalade de vitesse et récent médaillé aux Jeux Olympiques de Paris . Une conversation qui révèle non seulement les coulisses de la vie d'un athlète de haut niveau, mais aussi les motivations et les choix qui ont façonné son parcours. Un projet inattendu né de la pandémie Pour Samuel Watson, l'escalade de vitesse n'était pas une évidence dès le départ . C’est durant la pandémie de COVID-19 qu’il a commencé à se concentrer sérieusement sur cette discipline, profitant d'une période d'incertitude pour se fixer un nouvel objectif. "Pendant que certains faisaient du pain au levain ou se mettaient au jardinage, moi, je me suis concentré sur l’escalade de vitesse." raconte-t-il avec une pointe d’humour. Ce qui a débuté comme une manière de passer le temps est rapidement devenu un chemin vers le sommet. Cette période a permis à Samuel Watson de canaliser son énergie vers quelque chose de concret. Un bel exemple de résilience, mais aussi de la capacité à redéfinir ses priorités et à s’adapter aux circonstances. Entre passion et compétition Bien que Samuel Watson soit aujourd’hui reconnu pour ses performances en escalade de vitesse, il nourrit également une passion pour l’escalade de difficulté . "C’est ma discipline préférée." confie-t-il. Ce qu’il aime, c’est l’expérience intense de l’ascension : la peur, l’épuisement, et ce sentiment d’être entièrement plongé dans l’effort. Pour lui, ces moments contrastent avec la rigueur méthodique des compétitions de vitesse. Une dualité qui montre que pour Samuel Watson, l’escalade n’est pas qu’une question de médailles ou de records . Il y a un véritable attachement à l’art de grimper, une volonté de se mesurer à soi-même et de savourer chaque instant passé sur la paroi, que ce soit en compétition ou en dehors. Le choix stratégique de la vitesse La conversation avec Alex Honnold met également en lumière les raisons qui ont poussé Samuel Watson à se spécialiser dans l’escalade de vitesse plutôt que dans d’autres disciplines comme le bloc ou l’escalade de difficulté. Bien qu’il apprécie ces autres formes d’escalade, il a reconnu que ses compétences naturelles et son entraînement intensif l’ont orienté vers la vitesse . "C'est là que je me sens le plus compétitif." admet-il. Une réalité à laquelle font face de nombreux athlètes : la nécessité de se concentrer sur un domaine spécifique pour exceller . Pour Samuel Watson, ce domaine était l’escalade de vitesse, où il a su capitaliser sur ses forces tout en continuant à explorer d’autres aspects de l’escalade pour le plaisir. L’envie d’explorer de nouveaux terrains Un des points intéressants de l’échange entre Samuel Watson et Alex Honnold est la discussion sur l’application des compétences d’escalade de vitesse aux grandes voies , notamment celles de Yosemite. Alex Honnold, qui excelle dans ce domaine, a suggéré que la rapidité et la puissance de Samuel Watson pourraient s’avérer très efficaces sur ces parois. "Je serais vraiment curieux de voir ce que cela donnerait." a réagi Samuel Watson, manifestement intéressé par l’idée. Une réflexion qui montre une facette moins connue de Samuel Watson : son intérêt pour des défis variés et son désir d’élargir ses horizons. Que ce soit à travers des événements comme le Red Bull Dual Ascent ou en explorant des parois rocheuses emblématiques, il semble prêt à tester ses capacités dans des contextes nouveaux, au-delà des compétitions habituelles . Un avenir en pleine expansion Si Samuel Watson est aujourd’hui au sommet de l’escalade de vitesse, ses projets ne se limitent pas à cette discipline. Loin de se reposer sur ses lauriers, il envisage déjà de nouveaux défis. "L'après-olympique sera pour moi une période d'exploration." indique-t-il, laissant entendre qu’il pourrait bien se tourner vers d’autres types d’escalade dans un futur proche. Ce projet de diversification montre que Samuel Watson est un athlète en constante évolution, cherchant non seulement à maintenir son niveau d’excellence en escalade de vitesse, mais aussi à découvrir ce que d’autres formes d’escalade peuvent lui apporter . L'échange entre Alex Honnold et Samuel Watson dans Climbing Gold offre un regard approfondi sur la carrière et les aspirations d’un athlète de haut niveau . Derrière le recordman du monde et le médaillé olympique, on découvre un passionné d’escalade, curieux de repousser toujours plus loin ses limites et d’explorer de nouveaux terrains.

  • L’entraînement en escalade pourquoi et comment ? Ou 4 bonnes raisons de s’entraîner !

    Cet article s’inscrit dans une série d'articles dédiés à l’entraînement en escalade . A travers ces publications, nous visons à expliquer ce qu’est l’entraînement, clarifier certaines notions, comprendre son intérêt, se forger une opinion, donner des astuces pour prendre davantage de plaisir, et savoir quand se faire accompagner par un professionnel. Cependant, il ne s’agit pas de fournir une recette magique ni une formation accélérée sur le sujet. Entrons dans le vif du sujet et définissons la notion « d’entraînement ». Qu’est-ce que s’entraîner signifie ? Pour Stéphane Morin  «  entraîner, c’est préparer méthodiquement, harmonieusement une personne pour atteindre un objectif  ». S’entraîner nécessite donc de définir un objectif et d’organiser les séances pour l’atteindre . Ces deux points feront l’objet d’un article spécifique. En escalade cela implique d’optimiser le contenu des séances. On peut également définir l’entraînement comme la « domestication de l’ego du sportif ». Tout entraînement passe nécessairement par des variations de l’état de forme . Le grimpeur verra donc son état de forme fluctuer, ce qui peut être difficile à accepter. Qui aime voir son niveau diminuer même si cela est ponctuel ? Qui n’a jamais pesté lorsqu’il ne bougeait plus dans un bloc à la salle alors que la semaine précédente, il était « rando » dedans. A cela s’ajoute que l’organisation harmonieuse des séances nécessite également de ne pas toujours faire ce que l’on a envie . Autrement dit, s’entraîner c’est faire des choix et accepter de réaliser certains exercices ou certaines séances à des moments-clés pour progresser en toute sécurité. Par exemple, lorsque l’on est en plein cycle de force max sur les doigts, il serait imprudent d’enchaîner les séances « a muerte » dans son projet sur micro-arquée. Même lorsque l’émulation est là, que nos partenaires de grimpe nous motivent et que l’on se sent bien. C’est dans ces moments que l’entraîneur fait la différence. Il est là pour vous permettre de prendre du recul et du plaisir à chaque séance. Ce qui est probablement la clé du succès. N’oublions pas que dans la définition de S. Morin il y est aussi question d’harmonie. Il faut donc composer avec cette entité si particulière qu’est le grimpeur. Pourquoi s’entraîner ?  1. Pour progresser   Si vous faites toujours la ou les mêmes séances il y a fort à parier pour que vous arriviez à un plateau et que votre niveau stagne. Beaucoup de grimpeur suivent une routine : grimper deux soirs par semaine et une ou deux fois le week-end. Les séances sont globalement toujours les mêmes. Après un échauffement plus ou moins élaboré, on essaye les nouveaux blocs ou voies de la semaine. Ensuite on met des essais dans les projets du moment et lorsque l’on est fatigué ou qu’il est l’heure, on s’arrête. Il n’y a aucun mal à fonctionner ainsi et sur le plan motivationnel cela peut-être extrêmement judicieux. Néanmoins, le stimulus étant toujours le même, on ne progresse plus car le corps fini par s’adapter . Cette stagnation ou du moins ce sentiment de ne plus progresser peut-être source de démotivation, d’ennui ou de lassitude. Cela nous amène à la seconde bonne raison de s’entraîner. 2. S’entraîner pour s’amuser plus Cela peut surprendre et même paraître paradoxale, mais en organiser méthodiquement et harmonieusement son temps de pratiques génère de nouveaux temps forts . L’alternance de moments qualitatifs et quantitatifs permet de générer et de percevoir des progrès et des sensations nouvelles. Prendre le temps de chercher la maîtrise, l’aisance et ou le relâchement dans un passage est source de satisfaction. Il en est de même avec une séance où l’on va faire de la haute intensité et où l’on va puiser dans ses réserves. Ce sentiment d’avoir forcé et d’être vidé est également source de bien-être. Cette alternance des charges, qui est un des principes de l’entraînement, nous amène à la troisième bonne raison : grimper mieux et plus longtemps. 3. Pour réduire le risque de blessure L’organisation méthodique et harmonieuse permet à l’organisme de s’adapter. Si l’on reprend nos grimpeurs qui ont toujours la même routine, ils vont progressivement se stéréotyper dans un type d’effort . S’il vous arrive de faire ponctuellement des séances dans une autre une salle où les voies sont un peu plus longues alors vous connaissez certainement cette sensation. Celle « d’exploser » toujours à la même hauteur, correspondant à celle de votre mur favori. L’autre risque est celui de la surutilisation ou de la surcharge d’une structure . Par exemple, ne faire que des blocs en compression sollicitent énormément des épaules et augmentent les risques de blessures sur cette articulation. S’entraîner permet de s’ouvrir à d’autres styles d’escalade de manière progressive et ludique réduisant ainsi le risque de blessure. 4. Pour optimiser son temps Nous ne sommes pas athlètes de haut niveau et nous ne pouvons pas dédier la majeure partie de notre temps à notre activité favorite. En organisant méthodiquement et harmonieusement les séances et leur contenu on optimise le temps. S’entraîner, c’est aussi élaborer un cadre adapté et adaptable a notre quotidien , évitant ainsi de sortir d’une séance avec le sentiment de ne pas avoir pleinement profité. En conclusion, nous avons pu voir quatre bonnes raisons de s’entraîner : pour progresser ou performer ; pour entretenir sa motivation ; pour limiter les blessures ; pour être plus efficace. Il existe bien sûr plein d’autres raisons, certaines seront beaucoup plus personnelles et significatives. Au travers de cette série d’articles, que vous retrouverez dans la rubrique conseil de Vertige Media, nous aborderons d’autre thématiques. Cela permettra d’appréhender l’entraînement autrement. S’entraîner en escalade ne se résume pas à faire une séance de poutre, enchaîner les circuits training ou les exercices sur le pan Gullich. S’entraîner, c’est aussi une façon de prendre davantage de plaisir en escalade. C’est notamment cette vision-là de l’entraînement que nous vous présenterons. En attendant n’oublions pas que l’escalade est un jeu, alors «  enjoy  ».

  • Quatre kilos de cocaïne cachés dans une corde d'escalade

    C'est une histoire digne d'un film, mais c'est bien la réalité. La police française a récemment déjoué un réseau de trafic de cocaïne, avec une découverte pour le moins insolite : de la drogue cachée dans une corde d'escalade . Deux hommes, soupçonnés d'être au cœur de ce réseau international, ont été arrêtés. Cela faisait des mois que les enquêteurs du service de police judiciaire des Hauts-de-Seine surveillaient de près ce réseau de trafic de cocaïne. L'enquête a pris un tournant la semaine dernière, quand ils ont assisté à une rencontre discrète dans un hôtel parisien. Là, dans une ambiance feutrée, un sac a changé de mains entre deux hommes, sous les yeux des policiers en planque. Au premier abord, rien ne semblait suspect. Le sac contenait une simple corde d'escalade, longue de 80 mètres . Mais les policiers, flairant quelque chose d'étrange, ont décidé d'y regarder de plus près. En coupant la corde, ils ont découvert, à leur grande surprise, quatre kilos de cocaïne soigneusement dissimulés à l'intérieur. Une cachette insolite, qui témoigne de l'ingéniosité des trafiquants. Les deux hommes arrêtés n'étaient pas de simples exécutants. L'un d'eux, un Nigérian vivant en région rouennaise, est soupçonné d'être le cerveau de l'opération. L'autre, un Allemand, venait tout juste de débarquer à Paris en provenance de São Paulo, au Brésil, avec la précieuse cargaison. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Après avoir mis la main sur les deux suspects, les enquêteurs ont mené une perquisition chez le Nigérian. Ce qu'ils ont découvert sur place a confirmé leurs soupçons : sept autres kilos de cocaïne, prêts à être écoulés. Samedi 10 août, les deux hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire. L'enquête continue pour démanteler entièrement ce réseau de trafic de drogue, qui s'étendait bien au-delà des frontières françaises. Ces articles pourraient aussi vous intéresser : Valley Uprising : Immersion dans le berceau de l'escalade libre « Beyond Rock Bottom » - L'escalade, une nouvelle voie de guérison face à la dépendance Addiction à l'escalade et sevrage, les révélations d'un travail de recherche

  • Avis sur les chaussons Torque de So iLL : Une révolution discrète et élégante

    Les Torque de So iLL sont un peu comme ces films qui ne font pas de bruit à leur sortie, mais qui deviennent des incontournables une fois qu’on les a découverts. Au premier regard, ils n’ont peut-être pas l’air très différents des autres chaussons d’escalade. Mais dès qu’on les enfile et qu’on les teste sur le mur, on se rend compte qu’ils ont vraiment quelque chose de spécial à offrir. Une sensibilité qui inspire confiance Ce qui frappe dès le départ avec les Torque, c’est leur capacité à offrir une sensibilité exceptionnelle tout en restant robustes là où il le faut. La tension qui part du talon jusqu’à la pointe est parfaitement équilibrée, permettant une excellente précision sur les petites prises. Et puis, il y a ce velcro innovant, placé différemment des autres modèles, qui fait bien plus que simplement fermer le chausson : il renforce la pression sur les points d’appui. Le résultat, c’est une confiance accrue, même sur les micro-prises les plus exigeantes. Confort et espace pour tous les pieds Le confort est essentiel, que vous soyez un·e grimpeur·euse occasionnel·le ou passionné·e. Sur ce point, les Torque se démarquent vraiment. Leur forme légèrement plus large que la moyenne laisse de l’espace aux orteils, un vrai soulagement pour ceux et celles qui ont l’habitude de souffrir dans des chaussons trop serrés . La tige en microfibre, d’une seule pièce, enveloppe le pied avec douceur, tout en conservant une structure solide. Même sans serrer trop fort, on a l’impression que le chausson s’ajuste naturellement à la forme du pied, un plus indéniable pour celles et ceux qui cherchent un modèle à la fois performant et confortable. Polyvalence : prêt pour tous les terrains Là où les Torque font vraiment la différence, c’est dans leur capacité à s’adapter à différents types de terrains. Leur semelle est divisée de manière ingénieuse, avec une rigidité sur les côtés et une souplesse au centre. Cela signifie qu’ils sont aussi efficaces sur de grandes surfaces nécessitant un contact complet que sur des petites prises demandant une précision chirurgicale. Que vous soyez sur un gros volume ou une minuscule réglette, ces chaussons vous donnent l’impression d’avoir toujours le bon outil au bout des pieds. Un talon bien pensé Le talon est un autre aspect qui mérite d’être mis en avant. Il est conçu pour maintenir la tension de l’avant vers l’arrière , ce qui donne une sensation de maintien et de sécurité, même dans les mouvements les plus techniques. Les détails esthétiques, gravés au laser, ne sont pas là que pour le style : ils aident à gérer la tension et à prévenir l’étirement excessif du matériau, améliorant ainsi la performance globale des chaussons. Verdict Les Torque de So iLL ne sont peut-être pas les chaussons les plus flashy du marché, mais ils se distinguent par une élégance discrète et une attention au détail qui plaira à celles et ceux qui apprécient autant le style que la performance. Ils allient confort, sensibilité et polyvalence avec une facilité déconcertante. Que vous soyez un·e grimpeur·euse expérimenté·e à la recherche de précision ou un·e amateur·e en quête de confort, les Torque pourraient bien être la paire que vous attendiez sans le savoir. Le seul défaut de ces chaussons d'escalade c'est leur prix qui se situe dans le très haut de la fourchette, presque 180€ ce n'est pas donné. Est-ce que l'on achèterait une paire maintenant que l'on eu l'occasion de les tester ? Oui clairement, le fait de pouvoir les enfiler sans douleur dès le premier jour, sans sacrifier la performance, suffirait à nous convaincre. Caractéristiques techniques : Genre : Unisexe Pointure : La même que celle des chaussures de ville Type de pratique : Intérieure et extérieure Niveau de pratique : Confirmé Asymétrie : Moyenne (28°) Poids : 215g Disponibilité : Torque - So iLL - En vente sur le site de Snowleader . Toute notre sélection de chaussons à retrouver ici .

  • Vers un nouveau modèle de coexistence avec la nature : Entretien avec Nolwen Berthier

    Alors que je profitais d'une pause bien méritée entre deux épreuves de la Coupe du Monde d'escalade à Briançon , je laissais mon cerveau se faire aspirer par Instagram et suis tombé sur un post de la grimpeuse Nolwen Berthier qui a retenu mon attention : une photo d'elle en train d'escalader de nuit un pont situé en plein cœur de Marseille . Étant un grimpeur habitué au Viaduc des Fauvettes , intéressé par le phénomène de grimpe urbaine et amateur d'escalade à la frontale, j'ai évidemment sauté sur l'occasion pour prendre contact avec Nolwen afin qu'elle m'en dise plus sur cette histoire. Dès les premières secondes de notre échange, Nolwen me remet gentiment les pendules à l'heure. Cette session d'escalade sur le pont de la Fausse Monnaie, à Marseille, n'était pas juste une escapade rigolote (avec une cotation évaluée à 7b tout de même) mais une démarche visant à mettre en lumière la pollution lumineuse de nos villes et, plus globalement, notre relation souvent dominatrice avec le vivant . En effet, si c'est d'abord l'image qui a retenu mon attention, le message derrière le projet global, intitulé "Une voie pour la nature", est nettement plus intéressant. Ce que cherche à faire Nolwen Berthier, c'est explorer des modèles de coexistence plus équilibrés avec le vivant, au travers d'un projet multidimensionnel qui vise à inspirer une nouvelle manière de vivre en harmonie avec la nature, en utilisant l'escalade comme moyen de sensibilisation environnementale. "C'est une idée que j'avais en tête depuis un moment. L'idée est de consulter divers experts – scientifiques, artistes, militants – pour discuter de la protection du vivant. Ces experts, rencontrés dans mon cadre professionnel, méritent d'être connus de la communauté d'escalade. En associant des images d'escalade à leurs messages, je voulais relier ces deux univers. La Maïf a lancé un appel à projets 'Les Écoaventuriers' pour des voyages sportifs bas carbone. J'ai soumis ce projet et il a été sélectionné, ce qui a permis de le concrétiser rapidement." Si vous connaissez déjà Nolwen Berthier, vous ignorez peut-être qu'en plus d'être une grimpeuse influente et co-fondatrice du Festival El Capp Fest , elle a également été responsable RSE dans une start-up, où elle a élaboré la stratégie de développement durable de l'entreprise. Un rôle qui l'a sensibilisée aux enjeux environnementaux et sociaux et à la responsabilité des organisations pour relever les défis écologiques . Après six ans, suite au rachat de l'entreprise, elle a cofondé le collectif 'Mission Possible' pour continuer cette mission de manière indépendante. Ce collectif accompagne aujourd'hui les organisations et les personnes de la prise de conscience des changements nécessaires à l'action concrète . D'où son souhait de faire le pont entre son univers professionnel, ses rencontres et l'escalade. La première étape de "Une voie pour la nature" a démarré avec une expédition en voilier dans les Calanques de Marseille. Nolwen m'explique : "Nous avons navigué dans les Calanques avec Emka, bioacousticienne, navigatrice et violoniste. Elle m'a fait découvrir la protection des océans à travers l'écoute des sons sous-marins, illustrant comment les bruits des navires peuvent perturber la vie marine. Nous avons escaladé ensemble, mêlant ainsi nos passions et sensibilités pour l'environnement." Le volet escalade urbaine, que l'on a abordé en introduction de cet article, a pour objectif d'aborder la question de la pollution lumineuse. À Marseille, Nolwen a collaboré avec Samuel Busson du Cerema, spécialiste de la gestion de l'éclairage public . Son travail vise précisément à réduire l'impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité. Les prochaines étapes du projet, prévues pour fin septembre, se concentreront sur les rivières et les forêts. L'idée est d'explorer au total quatre écosystèmes majeurs : l'océan, la ville, les forêts et les rivières . Chacune de ces aventures est partagée sur les réseaux sociaux et une web-série est en préparation pour diffusion l'année prochaine, en partenariat avec Edelrid. Pour suivre tout ça au fil des mois, rendez-vous sur le compte Instagram de Nolwen .

  • Championnats du Monde Jeune IFSC 2024 à Guiyang, toutes les informations

    Dans quelques semaines, Guiyang, une ville de 4,3 millions d’habitants nichée dans le sud-ouest de la Chine, ouvrira ses portes aux jeunes grimpeurs du monde entier pour les Championnats du Monde Jeune IFSC 2024. Pour la première fois depuis sept ans, la Chine sera à nouveau le théâtre de cet événement prestigieux , après avoir accueilli l’édition de 2016 à Guangzhou. Le programme s'étendra du jeudi 22 août jusqu'au samedi 31 août et comprendra des épreuves dans toutes les disciplines de l'escalade - Bloc, Difficulté, et Vitesse - et pour trois groupes d'âge : les moins de 16 ans, les moins de 18 ans, et les moins de 20 ans. Lors des Championnats du Monde Jeune de l'année dernière à Séoul, en Corée du Sud, des athlètes tels que Hannes Van Duysen de Belgique et Sara Copar de Slovénie ont brillé. Hannes Van Duysen a ajouté deux médailles à son palmarès, tandis que Sara Copar a remporté l'or en Difficulté et l'argent en Bloc, portant ainsi son total à cinq médailles d'or et trois d'argent aux Championnats du Monde Jeune, entre 2019 et 2023. Dans un témoignage, Sara Copar, née en 2005 et encore éligible pour l'édition 2024, a partagé son enthousiasme pour ces compétitions : « Mon expérience aux Championnats du Monde Jeune de l'année dernière a été incroyable. Participer à de tels événements est toujours quelque chose de spécial. Il n'y a pas de place pour l'erreur, mais si l'ambiance est bonne et que vous êtes bien entouré, tout est possible. » Le Japon a dominé le tableau des médailles lors des Championnats du Monde Jeune de Séoul en 2023, avec un total impressionnant de 20 médailles, dont six en or. Pour celles et ceux qui souhaitent suivre les performances des jeunes grimpeurs à Guiyang, les informations sur les diffusions en direct ne sont pas encore confirmées, mais il est probable qu’elles soient disponibles sur la chaîne YouTube officielle de l’IFSC. Programme provisoire (heure française, UTC+2) Jeudi 22 août : 01:00 – 09:30 : Qualifications Difficulté Hommes et Femmes U18 Vendredi 23 août : 01:00 – 08:00 : Qualifications Difficulté Hommes et Femmes U20 11:00 – 13:30 : Demi-finales Difficulté Hommes et Femmes U18 et U20 Samedi 24 août : 01:00 – 09:30 : Qualifications Difficulté Hommes et Femmes U16 13:00 – 15:00 : Finales Difficulté Hommes et Femmes U18 et U20 Dimanche 25 août : 01:00 – 03:30 : Demi-finales Difficulté Hommes et Femmes U16 13:00 – 14:00 : Finales Difficulté Hommes et Femmes U16 Lundi 26 août : 01:00 – 07:30 : Qualifications Bloc Hommes et Femmes U18 Mardi 27 août : 01:00 – 03:30 : Demi-finales Bloc Hommes et Femmes U18 13:00 – 15:00 : Finales Bloc Hommes et Femmes U18 Mercredi 28 août : 01:00 – 05:15 : Qualifications Bloc Hommes et Femmes U20 11:00 – 13:30 : Qualifications et Finales Vitesse Hommes et Femmes U18 Jeudi 29 août : 01:00 – 03:30 : Demi-finales Bloc Hommes et Femmes U20 10:30 – 11:30 : Finales Vitesse Hommes et Femmes U16 13:00 – 15:00 : Finales Bloc Hommes et Femmes U20 Vendredi 30 août : 01:00 – 07:30 : Qualifications Bloc Hommes et Femmes U16 11:00 – 15:00 : Qualifications et Finales Vitesse Hommes et Femmes U20 Samedi 31 août : 01:00 – 03:30 : Demi-finales Bloc Hommes et Femmes U16 13:00 – 15:00 : Finales Bloc Hommes et Femmes U16 Les passionnés d'escalade peuvent s'attendre à un événement exceptionnel, rassemblant les meilleurs jeunes talents du monde entier dans une compétition intense et captivante.

  • Free Solo sur la Tour Eiffel pendant la cérémonie de clôture des JO de Paris

    Dimanche après-midi, alors que Paris se préparait à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques 2024 , un grimpeur britannique de 33 ans a surpris tout le monde en escaladant la Tour Eiffel en free solo . Cet événement imprévu a entraîné une fermeture temporaire de l’emblématique monument, mais il a également résonné au sein de la communauté de l'escalade urbaine, rappelant les tensions entre passion et sécurité. Vers 14h30, sous un ciel estival, le grimpeur, torse nu et dépourvu de tout équipement de sécurité, a entamé son ascension de la Dame de fer. Face à lui, les 330 mètres d’acier emblématique, connus pour leur complexité et leurs dangers. Ignorant les réglementations strictes, il a tracé son chemin à travers la structure, sous les regards émerveillés et inquiets des touristes présents. Très vite, des vidéos de son exploit ont envahi les réseaux sociaux, déclenchant des réactions partagées entre admiration pour sa bravoure et critiques pour l'inconscience des risques encourus. L'ascension en free solo, sans corde ni protection, est souvent perçue comme l’expression ultime de la maîtrise technique et de la confiance en soi. Pour les pratiquants, c’est une manière de se connecter profondément avec l’environnement, de ressentir chaque mouvement, chaque prise, en sachant que la moindre erreur peut être fatale. Toutefois, cet acte, réalisé sur un monument aussi symbolique et fréquenté que la Tour Eiffel, a pris une dimension particulière, surtout en cette période olympique . Une intervention rapide des autorités L'escalade, bien que brève, a nécessité une intervention rapide des autorités. Dès 14h45, les forces de l'ordre ont été alertées et ont réagi. Le grimpeur a été intercepté juste en dessous du troisième étage, avant de pouvoir atteindre le sommet . Placé en garde à vue pour mise en danger de la vie d’autrui et intrusion dans un lieu historique ou culturel, il fait désormais l'objet d'une enquête menée par le commissariat du 7e arrondissement de Paris. Pendant une heure, la Tour Eiffel est restée fermée au public. La Société d'exploitation de la Tour Eiffel (Sete) a travaillé rapidement pour minimiser l'impact de cet incident, permettant aux visiteurs de reprendre leur exploration du monument dès 15h30, sans autre interruption. L’héritage d'un précédent : l’ascension de 2023 Cette performance audacieuse n’est pas sans rappeler un autre exploit marquant dans l’histoire récente de la Tour Eiffel. En août 2023, un jeune grimpeur de 24 ans avait lui aussi défié les hauteurs de la Dame de fer , avant de sauter en parachute depuis le sommet. Ce saut, également réalisé sans autorisation, avait nécessité une planification minutieuse. À l'aube, à 5h09, l'homme avait commencé à grimper par le pilier Est, transportant un sac à dos contenant son équipement de base jump. Malgré les efforts des équipes de sécurité pour l’intercepter, le grimpeur avait atteint une hauteur suffisante pour effectuer son saut . Il avait atterri sur le stade Emile-Anthoine, situé à proximité du monument. Cet exploit, salué par certains pour son audace, avait également soulevé des inquiétudes quant aux risques encourus, non seulement pour le grimpeur mais aussi pour les personnes présentes sur ou autour de la structure. Ces articles peuvent aussi vous intéresser : Omniwal : Free solo et base jump sur la Tour Montparnasse Escalade urbaine à Berne avec Hannah Morris Aux origines de l'escalade urbaine, entre audace et controverse Urbex, quand la grimpe vient au service de l'exploration urbaine

  • Janja Garnbret remporte l'or aux Jeux Olympiques d'escalade !

    Après une courte pause, les grimpeuses étaient déjà de retour pour l'épreuve finale de l'escalade aux Jeux Olympiques de Paris 2024 : la difficulté . Ce moment crucial qui devait départager les huit finalistes, en grimpant le plus haut possible pour accumuler un maximum de points et espérer décrocher une médaille. Dans les tribunes, Toby Roberts, tout juste médaillé d'or , était présent pour suivre cet instant décisif. Comme mentionné dans notre récapitulatif de la finale de bloc , la Slovène Janja Garnbret, grande gagnante des JO de Tokyo, semble s’être effectivement blessée au doigt. Un handicap dont elle se serait bien passée. La Coréenne Chaehyun Seo, qui n’avait obtenu que 28,9 points lors de la finale de bloc, a été la première à s'élancer dans l'épreuve de difficulté. Elle a livré une belle performance en atteignant une hauteur respectable, ce qui lui a permis de totaliser 105 points. Quant à la Japonaise Ai Mori, qui avait rencontré de sérieuses difficultés ce matin, elle a réalisé une ascension presque parfaite, obtenant 96,1 points sur 100 possibles . Ces deux exemples montrent à quel point il serait pertinent de séparer les disciplines pour les prochains Jeux à Los Angeles . Il est indéniable que chaque discipline a ses spécialistes, qui méritent d'être mis en lumière. Ce fut un véritable coup dur de voir Oriane Bertone chuter si tôt dans la voie , au même endroit qu'Oceania MacKenzie, victime d'une zipette de la main ! Cependant, nous savions déjà qu'elle aurait dû marquer plus de points lors de la finale de bloc pour espérer décrocher une médaille . Elle termine dernière du classement sur le combiné. L'Américaine Brooke Raboutou, qui avait accumulé 84 points en bloc, a réalisé une superbe performance , lui assurant une médaille. De son côté, Jessica Pilz a tout donné lors de cette finale, éclatant de joie en redescendant de sa voie. Et c'est une grimpe magnifique que nous aura offert Janja Garnbret qui remporte sa seconde médaille d'or aux Jeux Olympiques ! Médaille d'or : Janja Garnbret Médaille de bronze : Brooke Raboutou Médaille d'argent : Jessica Pilz Les résultats de la finale féminine de difficulté Les résultats de la finale féminine du combiné

  • Les résultats de la finale féminine de bloc aux JO de Paris 2024

    Ce matin, la dernière journée d'épreuves d'escalade des Jeux Olympiques de Paris a commencé avec les finales féminines du combiné. La grimpeuse française Oriane Bertone était particulièrement attendue pour ces finales. Depuis le début de la compétition, elle a dû faire face à des adversaires de taille, comme la Slovène Janja Garnbret , surnommée "la reine" de l'escalade. Malgré la concurrence féroce, Oriane Bertone reste le meilleur espoir de médaille pour la France dans cette discipline . La matinée a débuté avec la finale de bloc , avant celle de difficulté prévue à 12h35. Les spectateurs ont eu l’honneur de voir la légendaire Catherine Destivelle ouvrir cette finale très attendue, en présence de grimpeuses de haut niveau. Petit rappel des règles : cette finale de bloc permettait d'aller chercher un total de 100 points, répartis sur 4 blocs, chacun valant 25 points . Chaque bloc comporte deux zones : une zone à 10 points et une autre à 5 points. Un malus de 0,1 point est appliqué pour chaque essai manqué. L'attention était tournée sur les ouvertures, un sujet qui a suscité de nombreuses discussions lors des demi-finales. Certains observateurs avaient noté que l es grimpeuses de grande taille semblaient avantagées , tandis que d'autres, comme Ai Mori, pouvaient rencontrer des difficultés importantes. Dès le premier bloc, ces préoccupations se sont confirmées : Ai Mori, du haut de ses 1,54 mètre, a été incapable de réaliser le "run & jump" en raison de l’éloignement de la prise de main droite. Si l'on doit évidemment reconnaitre qu'il est n'est pas tache aisée de proposer des ouvertures qui peuvent répondre aux capacités de grimpeuses et grimpeurs de différentes tailles, il est tout de même très surprenant de voir en finale de JO une athlète de ce calibre à ce point en difficulté sur un départ . Les ouvreurs devront certainement s'expliquer sur cette situation. Janja Garnbret et l'Américaine Brooke Raboutou ont su se démarquer en maximisant leur score . En revanche, notre athlète tricolore, spécialiste du bloc, a rencontré plus de difficultés. Elle devra réaliser un véritable exploit en difficulté pour espérer monter sur le podium. Bien que la grimpeuse slovène occupe la première place du classement provisoire, il était impossible de ne pas remarquer la tension sur son visage. Il est difficile de dire si cela est dû à la pression ou à une éventuelle blessure, mais cela soulève des questions, d'autant plus que J anja Garnbret ne nous a pas habitués à ce genre de signes de fragilité . Les résultats de la finale féminine de bloc La suite du programme pour les JO Paris 2024 d'escalade Samedi 10 août 12h35 : Finale féminine de difficulté et remise des médailles Comment suivre l'escalade en live ? Le live des finales d'escalade est disponible sur « france.tv Paris 2024 ». Pas d'abonnement nécessaire, il suffit de se rendre sur ce lien  et de se créer un un compte.

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