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  • Escalade et biodiversité : un pacte pour la faune sauvage

    Dans le petit monde des grimpeurs, on l’attendait comme un bon topo sur un secteur oublié : la FFME et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) viennent de signer une convention de partenariat . Pas vraiment un big bang, mais une formalisation qui scelle une évidence. Car grimper sur une falaise, c’est aussi grimper sur un territoire où nichent, s’alimentent et survivent des créatures parfois plus vulnérables que les mains toutes douces d’un grimpeur débutant. Cette signature n’a pas eu lieu dans un bureau austère, mais au Salon de l’Escalade , là où la passion grimpe aussi haut que les cotations. Une poignée de main entre Alain Carrière, président de la FFME, et Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, et le sort des aigles et autres faucons pèlerins se retrouve, sinon gravé dans le granit, au moins signé sur papier. Quand le grimpeur joue les squatteurs L’escalade en milieu naturel, c’est beau, c’est brut, mais c’est aussi une intrusion. Une incursion dans un espace qui, soyons honnêtes, n’a pas attendu les crash pads et les baudriers pour exister. Derrière les enchaînements spectaculaires et les relais de fortune, il y a une faune sauvage qui partage les mêmes vires, fissures et aplombs . Faucons en pleine parade, aigles royaux en nidification, chamois curieux, bouquetins stoïques : tout ce beau monde vit sa vie pendant que nous jouons aux équilibristes. Mais la cohabitation a ses limites. Un dérangement au mauvais moment, c’est parfois une saison de reproduction fichue. Pour la FFME, il était temps de prendre les choses en main. Pas question que les grimpeurs passent pour des bulldozers en collant. Cette convention, c’est l’occasion de montrer que pratiquer en extérieur, c’est aussi respecter l’environnement. On peut aimer la falaise sans écraser tout ce qui y vit. « Cette collaboration entre la LPO et la FFME témoigne de notre volonté commune de promouvoir des pratiques sportives prenant en compte la fragilité des écosystèmes. J’invite le Ministère de la Transition écologique et celui des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, à faire en sorte que cette démarche exemplaire puisse être étendue à d’autres activités de plein air. » partage Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO. Une convention qui parle vrai Le document signé n’est pas un simple exercice de style. Il pose les bases d’une collaboration concrète, loin des discours creux. Au programme : Cartographie des zones sensibles : Identifier où les enjeux sportifs et écologiques se croisent, pour éviter les conflits. Actions ciblées : Fermetures temporaires en cas de nidification ou aménagements spécifiques pour limiter les impacts. Dialogue renforcé : Les structures locales des deux organismes travailleront ensemble pour gérer les situations tendues. Éducation des pratiquants : Des outils pédagogiques pour que chaque grimpeur devienne un allié de la biodiversité. « Nous nous réjouissons de ce partenariat avec la LPO, qui symbolise un engagement fort de notre part en faveur de la préservation de l’accès aux sites naturels tout en étant acteurs de la protection de l’environnement. Ensemble, nous montrerons qu’il est possible d’allier pratique de l’escalade et respect de la biodiversité. » précise Alain Carrière, président de la FFME. Grimpeurs, votre mission si vous l’acceptez Évidemment, tout cela repose sur un point clé : l’implication des grimpeurs . Car une convention ne change rien si elle reste dans un tiroir. Pour que ça fonctionne, il faudra des efforts partagés : adapter ses horaires, éviter les secteurs fermés, et peut-être même accepter de faire demi-tour quand un panneau indique « zone sensible ». Certains diront que c’est une concession de trop, mais soyons sérieux : la beauté d’une voie réside aussi dans la richesse de ce qui l’entoure. Et protéger cet écosystème, c’est garantir que les générations futures grimperont encore sous le regard curieux d’un bouquetin ou le cri lointain d’un faucon. Le compromis sur la corde raide Alors, tout est réglé ? Pas si vite. La cohabitation est un art subtil, et ce partenariat ne suffira pas à lui seul . Entre les fermetures de sites mal comprises et les enjeux locaux souvent complexes, il y aura des ratés. Mais ce pacte montre une chose : les grimpeurs ne sont pas seulement des visiteurs, ils sont aussi des gardiens. La prochaine fois que vous serez suspendu sur une prise fuyante, pensez à lever les yeux. Pas seulement pour chercher la prochaine dégaine, mais pour contempler ce que vous aidez à préserver. Parce qu’au fond, grimper, c’est aussi ça : trouver l’équilibre, même là où tout semble glisser.

  • 9 prédictions (pas si absurdes que ça) pour l'escalade en 2025

    2025 est déjà là, et l’escalade continue son ascension vers des sommets… parfois inattendus. Entre innovations déconcertantes, dérives marketing et absurdités bien réelles, notre sport favori semble prêt à tout pour rester dans la tendance. Et si ces prédictions vous semblent farfelues, détrompez-vous : certaines pourraient bien voir le jour plus tôt qu’on ne le pense. Grimpez bien attaché, on vous emmène découvrir le futur de la grimpe (et du grand n’importe quoi). Les compet’ à la sauce télé-réalité Préparez-vous à voir débarquer des compétitions d’escalade façon télé-réalité. Climbing Survivor, le nouveau format à mi-chemin entre Koh-Lanta et la Coupe du monde, promet des moments de tension extrême. Les grimpeurs devront non seulement dompter des blocs diaboliques, mais aussi jouer la stratégie : alliances au sommet, votes éliminatoires et trahisons à la clef. Le gagnant repartira avec un abonnement à vie chez Arkose. Netflix a déjà commencé le casting. La mode grimpe va trop loin Les chaussons d’escalade débarqueront sur les podiums de la Fashion Week. Les grandes maisons de couture n’ont pas résisté à l’appel de la verticalité. Dior, Gucci, et Prada lanceront leurs collections Haute-Altiture, mêlant style et performance. Les plus audacieux succomberont au dernier concept : le chausson hybride escarpin, pensé pour enchaîner un 7a avant de filer à l’after-work. La question reste entière : est-ce que la gomme Vibram sera assortie au tapis rouge ? Les falaises seront privatisées L’accès libre aux falaises deviendra un lointain souvenir. À partir de l’été 2025, certaines falaises emblématiques comme Céüse ou Buoux seront privatisées et rebaptisées Climbing Resorts. Les amateurs devront réserver leur créneau en ligne, choisir des options incluant l’accès aux voies les moins patinées ou encore la possibilité de se faire filmer par un drone. La présence de Seb Bouin pour souffler les méthodes sera proposée dans le package le plus premium. Les salles deviendront des temples du lifestyle Grimper dans une salle ? Sérieusement ? En 2025, ce sera une activité parmi d’autres dans ces espaces transformés en temples du lifestyle. Vous pourrez y faire vos courses dans un marché local, assister à un atelier de poterie ou apprendre la méditation en suspension (parfait pour "être aligné avec son mousqueton intérieur"). Les murs d’escalade, eux, ne seront plus qu’un décor Instagram pour les influenceurs en quête de contenu. L’IFSC misera tout sur l'e-sport Fatiguée des frais logistiques, l’IFSC se concentrera exclusivement sur l’escalade virtuelle. Les compétitions se feront désormais dans des simulateurs VR, où chaque grimpeur affrontera des murs générés par IA dans des environnements exotiques : l’Everest, la surface de Mars ou encore une cascade de chocolat façon Charlie et la Chocolaterie. Le public pourra voter en direct pour ajouter des pièges : des prises qui disparaissent, des chaussons qui glissent, une poulie surprise, etc. La boisson miracle des grimpeurs En 2025, une start-up lancera une boisson censée révolutionner la performance en escalade : le Crux Boost. Mélange mystérieux de caféine, d’électrolytes, et d’un ingrédient "tenu secret" (spoiler : c’est de la magnésie soluble), elle promet de multiplier par deux votre adhérence aux prises. Les pubs montreront des grimpeurs exécutant des jetés impossibles, tandis que les hashtags #NeverSlip et #AdhérenceMax envahiront Instagram. Le problème ? Le goût sera aussi douteux que la promesse, un mélange improbable de terre et de citrons oubliés. Les influenceurs monopolisent les spots D’ici 2025, les influenceurs grimpeurs auront envahi tous les spots emblématiques. Chaque voie mythique sera rebaptisée en leur nom, avec des hashtags sponsorisés pour les accompagner : "Jeté de Blokcorp, powered by Red Bull." Les falaises seront prises d’assaut par des drones pour capturer LE moment parfait, et il faudra attendre des heures pour grimper une voie bloquée par une séance photo interminable. Pendant ce temps, les grimpeurs anonymes erreront en quête d’un bout de rocher épargné par les filtres. Le NFT de la grimpe L’escalade se digitalisera encore un peu plus avec l’apparition des NFTs (Non-Fungible Token) des ascensions mythiques. Chaque grimpeur qui réussira une voie ou un bloc compliqué pourra acheter une certification numérique de son exploit, immuable et gravée dans la blockchain. En bonus, des "prises virtuelles" seront mises aux enchères, permettant à leurs propriétaires de revendiquer un bout de falaise numérique. Résultat ? Les discussions post-grimpe ne porteront plus sur les cotations, mais sur la valeur spéculative des "crux token" de Adam Ondra. La grimpe sponsorisée devient invasive En 2025, même vos mouvements en falaise seront monétisés. Grâce à des capteurs intégrés dans vos chaussons et baudriers, les marques pourront diffuser des pubs personnalisées en temps réel. Tentez un dyno ? Une annonce vocale vous conseillera d’acheter le dernier modèle d’assureur automatique. Restez trop longtemps sur une prise ? Une bannière surgira pour vous vendre de la magnésie liquide. On vous promet une immersion totale… dans le capitalisme vertical. Alors, convaincus que ces prédictions sont "absurdes" ? Parce qu’à ce rythme, voir un influenceur rebaptiser votre voie préférée ou grimper avec une pub incrustée dans vos chaussons ne semble plus si invraisemblable. Le futur de l’escalade sera peut-être digital, sponsorisé, ou complètement loufoque… mais une chose est sûre : on n’a pas fini d’en parler.

  • Le guide Saint-Valentin pour amoureux de la grimpe est là !

    Que ce soit dans une salle de bloc ou sur une grande voie, grimper, c’est toujours mieux à deux. Et avec la Saint-Valentin qui approche, on a pensé aux cordées du cœur. Plutôt qu’un cadeau bateau ou une sortie classique, pourquoi ne pas viser juste avec une idée adaptée à votre moitié grimpeuse ? Ce guide, on l’a conçu pour vous, celles et ceux qui savent que l’amour et l’escalade partagent bien plus qu’une simple histoire de prises . À travers une sélection soignée, on vous aide à trouver LE cadeau qui fera mouche. Un guide pensé pour les grimpeurs et grimpeuses amoureux Chez Vertige Media, on sait qu’escalader, ce n’est pas juste un sport, c’est une aventure partagée, une passion à deux. Ce guide est là pour toutes les cordées : les débutants qui découvrent, les grimpeurs confirmés qui s’élancent, ou ceux qui cherchent simplement à célébrer leur amour pour la verticalité. Un aperçu de ce que vous trouverez dans ce guide : Cadeaux pratiques : chaussons bien ajustés, sacs à magnésie stylés, ou le livre parfait pour rêver entre deux ascensions. Équipements pour les cordées : un nouveau casque, des chaussures d'approches ou même une frontale pour briller dans la nuit. Idées originales : un pull en laine, des chaussettes fluo, ou un bonnet pour ceux qui veulent grimper au chaud avec style. Des idées pour ravir le cœur (et la magnésie) Ce guide, c’est bien plus qu’une simple liste de cadeaux. C’est une célébration de ce qui fait vibrer les grimpeurs : l’adrénaline, l’effort, la complicité. On y a mis une dose de fun, une touche de romantisme et beaucoup d’amour pour la grimpe. Pour qui, et comment se le procurer ? Ce guide est fait pour vous si : Vous grimpez en cordée (et en cœur). Vous cherchez une idée originale pour faire plaisir à votre moitié (ou à vous-même, on ne juge pas). Vous voulez mêler amour et passion verticale. Comment l’avoir ? C’est simple : cliquez sur le lien ci-dessous, téléchargez-le gratuitement, et laissez-vous guider pour trouver le cadeau parfait. 👉 Télécharger le guide Saint-Valentin Grimper mieux, grimper ensemble Avec ce guide, on vous donne les clés pour faire plaisir à votre partenaire de cordée ou pour simplement célébrer votre amour pour l’escalade. Bonne lecture et surtout… bonne grimpe à toutes et tous !

  • L’ICE Climbing Écrins, l’heure des transitions

    Chaque hiver, l’Argentière-la-Bessée frissonne au rythme des piolets et des crampons. Pendant trois jours, les cascades gelées des Hautes-Alpes accueillent l’ ICE Climbing Écrins , une fête où la montagne se décline en glace, écologie, et grandes discussions sur l'avenir de nos pratiques . Cette 35ᵉ édition, marquée par les adieux de Cathy Jolibert, symbolise un tournant : une transition soigneusement amorcée mais dont les contours restent à sculpter. © Jan Novak Organisatrice emblématique depuis une décennie, Cathy a donné à l’ICE son caractère engagé, parfois déroutant pour certains, mais toujours authentique. « L’ICE, c’est amener l’esprit de la montagne dans un événement : entraide, amicalité, presque une confrérie », nous confie-t-elle. Alors, sans Cathy, l’ICE perd-il sa boussole ou trace-t-il un nouveau sillon ? Cathy Jolibert : dix ans de montagnes et d’idées fortes Pendant dix ans, Cathy Jolibert n’a pas seulement organisé l’ICE : elle l’a façonné à son image . Un peu rebelle, un peu idéaliste, souvent pragmatique. Des repas végétariens pour limiter l’impact environnemental aux conférences sur la durabilité, elle a transformé ce rendez-vous en laboratoire d’idées. Et pas question de déroger à certaines règles, comme celle où chacun lave sa propre vaisselle. Un détail anecdotique ? Pas pour certains. « Faire ma vaisselle, sérieux ? Et le végétarien, c’est pas mon truc. On a de supers éleveurs locaux, pourquoi pas mettre ça en avant ? », s’agace un guide. Mais Cathy assume : « Le premier jour, ils râlent, et le troisième, ils trouvent ça pas si mal. Il faut laisser aux gens le temps d’évoluer. » © Jan Novak Cette édition était pour elle « l’aboutissement de dix ans d’évolutions », presque une conclusion. « J’avais une idée de là où je voulais arriver, et je pense y être parvenue en termes de notoriété, de rencontres et de valeurs. » Pourtant, Cathy ne s’est pas contentée d’un simple départ. Elle a orchestré une passation, discrète mais réfléchie. « Cela fait trois ans que je forme celles et ceux qui, selon moi, allaient reprendre. J’ai utilisé mes outils de coaching pour transmettre une méthodologie et accompagner l’équipe. Aujourd’hui, je fais un pas de côté pour leur laisser créer leur propre dynamique. » Le mystère reste entier sur les futurs organisateurs. Cathy, fidèle à son esprit protecteur, préfère taire leurs noms. « C’est trop tôt. L’équipe a besoin de temps pour se réunir et se préparer. » On sait seulement qu’Oriane, Julie, Maëlle, ainsi que deux guides, Octave et Nil, seront au cœur de ce collectif. Un camp de base entre barnum, boule et festivités À l’ICE, le centre névralgique, c’est l’Argentière et sa configuration unique . La salle des fêtes accueille les marques comme Petzl, Black Diamond, Simond ou encore Millet, venues présenter leurs dernières innovations – parfois avant même qu’elles n’arrivent sur le marché. À quelques enjambées de là, la salle de l’Amicale Boule Briançonnaise se transforme en bar, en salle de projections, ou en théâtre pour les conférences. Entre les deux trône le barnum où l’on dîne en doudoune, sous une lumière tremblotante, en se réchauffant à coups de soupe servie en libre-service. C’est dans cette ambiance que se croisent débutants intimidés et pros enjoués . « C’est un espace pour apprendre, oser, et se retrouver », explique une habituée. Mais ici, on ne parle pas que d’équipement ou de performances : on réfléchit aussi. © Vertige Media Ateliers pour le corps et l’esprit Cette édition a mis les participants à rude épreuve… et pas seulement physiquement. Antoine Le Menestrel , grimpeur et poète, a animé un atelier de danse-escalade où les piolets ont cédé la place à des gants de soie . « La glace, on la touche, on l’écoute, on dialogue avec elle. Il faut demander à la prise si elle accepte d'être prise. », glissait-il avec ce mélange de sérieux et d’espièglerie qui le caractérise. Un autre temps fort ? L’atelier chaud-froid, animé par Yann Estienne et Simon Marie. Marcher pieds nus dans la neige pour réapprendre l’inconfort, puis se réfugier dans une hutte de sudation où la température monte en flèche . Entre dépassement et lâcher-prise, ces pratiques ont permis à certains d’aborder la montagne sous un jour nouveau. Des soirées qui éclairent autant qu’elles divertissent Quand la nuit tombe, l’ICE ne s’endort pas. Vendredi, les festivités ont commencé par deux projections. Le film " Le cavalier sans tête ", avec Charles Dubouloz et Symon Welfringer , a plongé l’audience dans une expédition extrême. Une courte vidéo sur le "flow" de James Pearson a ensuite ouvert une réflexion sur le dépassement de soi et l’état d’esprit en montagne. Eline Le Menestrel, artiste et activiste, récemment récompensée par le Trophée Écologie aux Trophées de la Verticalité , a aussi captivé l’attention dès le premier jour. Avec son collectif Uppossible, elle promeut une escalade écoresponsable, mêlant spectacles itinérants et plaidoyer écologique . Sa performance, entre récit personnel et vision engagée, a touché juste, rappelant que grimper, c’est aussi réfléchir à l’impact que l’on laisse derrière soi. Eline a ensuite été rejointe par Caroline Ciavaldini et Véronique Dansereau pour débattre de la mobilité douce, un thème qui s’est imposé comme un fil rouge de cette 35ᵉ édition. © Jan Novak Les frères Ladevant, ou l’appel des JO d’hiver Impossible de parler d’escalade sur glace sans évoquer "les frères Ladevant", Louna et Tristan, figures incontournables de la discipline. À l'occasion de notre dernier dîner, Tristan a partagé avec nous sa vision d’un avenir olympique pour les JO d’hiver de 2030 . Et il ne s’agit pas seulement d’intégrer l’escalade sur glace : son plaidoyer vise à défendre l’événement dans son ensemble. Ambassadeur de la FFCAM, Tristan est envoyé auprès des députés et décideurs pour promouvoir ce rêve. « Les infrastructures existent déjà dans les Alpes, et les rénovations nécessaires bénéficieront à tous les pratiquants », argumente-t-il, prenant soin de passer sous silence les coûts estimés pour certaines installations, comme la piste de bobsleigh de La Plagne ( 10 à 15 millions d’euros , tout de même). Un discours bien rodé, mais aussi sincère, porté par la passion d’un athlète qui rêve de voir son sport briller sous les anneaux. Un avenir à réinventer Quand la dernière assiette est lavée et que les parois gelées retrouvent leur calme, une évidence s’impose : l’ICE Climbing Écrins dépasse le simple événement sportif. C’est un carrefour où la montagne parle à ceux qui l’écoutent , où les idées surgissent comme des éclats de glace, prêtes à remodeler nos pratiques. « C’était ma 10ᵉ édition, et j’ai arrêté l’ICE pour créer du vide et faire de la place au renouveau », nous glisse Cathy Jolibert en conclusion. À l’image des sillons gravés sur une paroi gelée, son passage a durablement marqué l’histoire de cet événement. Tandis que la nouvelle équipe se prépare à prendre le relais, une chose reste certaine : la glace des Écrins continuera de fasciner celles et ceux qui osent relever ses défis.

  • Les blessures en escalade : briser les idées reçues avec Andy McVitty

    Andy McVitty, c’est un mélange d’encyclopédie médicale ambulante et de vieux renard de la grimpe. Avec ses 30 ans de pratique sur les parois (et probablement autant de nuits blanches à déchiffrer des radios de doigts explosés), cet ancien coach devenu kinésithérapeute spécialisé en escalade est le genre de gars qu’on appelle quand ça grince, que ça craque ou que ça lâche. Dans le podcast " That’s Not Real Climbing " , il revient sur les blessures qui gangrènent notre sport préféré, les idées reçues qui nous plombent et les transformations – parfois brutales – du monde vertical. Attention, ça secoue. © David Pillet La dure loi du répétitif 94 %. Ce n’est pas le score d’un bloc au top des répétitions à Fontainebleau, mais le pourcentage des blessures en escalade qui sont chroniques . Comprenez : des blessures à petit feu, nées de cette douce torture qu’on inflige à nos tendons et articulations au fil des séances. « Les blessures, ce ne sont pas des accidents, ce sont des habitudes », martèle McVitty. Un pied mal posé ici, une épaule mal renforcée là, et boum, six mois à bouder les salles et les falaises. Son diagnostic ? Les grimpeurs ignorent les signaux faibles . Une douleur qui traîne ? « Bah, ça passera. » Mauvaise idée. Andy prône un rituel hebdomadaire : un check-up perso de la tête aux orteils. « Si ça tire depuis trois semaines et que tu fais semblant de rien, dis-toi que ton corps va te le faire payer tôt ou tard. » Spoiler : c’est souvent plus tôt que tard. Les doigts, ces faux coupables La force des doigts, c’est le Graal. Mais Andy, lui, balance un pavé dans la mare de magnésie : « Les doigts, c’est rarement eux le problème. Ils sont plus forts qu’on ne l’imagine. Ce qui lâche, c’est tout le reste . » Épaules, hanches, équilibre général… Quand on tombe, on blâme nos mains. Mais peut-être que la vraie question, c’est : qu’est-ce qu’on faisait là-haut dans cette position improbable ? « Les grimpeurs confondent souvent force et technique », explique-t-il. « C’est ton transfert foireux, pas tes doigts, qui t’a fait plonger au sol. » Compétition : quand l’ouverture divise (et déboîte) Les blessures des grimpeurs ne sont pas seulement une question de morphologie. Selon Andy, elles racontent aussi un sport où les ouvreurs dictent la loi . Les nouvelles générations de blocs privilégient des mouvements spectaculaires et explosifs, aux rotations improbables et aux impacts dévastateurs . Et dans ce jeu, les épaules en prennent pour leur grade, surtout chez les femmes. Une étude récente révèle que 35 % des grimpeuses souffrent de blessures à l’épaule, contre 21 % des hommes. Pourquoi ? « Les ouvreurs sont souvent des hommes et créent pour des corps d’hommes », analyse Andy. Sans méchanceté, mais avec lucidité. Résultat : des femmes obligées de compenser avec des mouvements plus risqués ou des prises plus difficiles à atteindre . « L’escalade moderne teste tes limites, mais parfois elle les dépasse aussi. » L’âge ? Juste une excuse de plus Passé 30 ans, le grimpeur moyen se met à parler comme un retraité : « Je suis trop vieux pour progresser. » Andy, lui, rigole. Pour lui, ce déclin supposé n’a rien à voir avec la physiologie. « À 30 ans, t’es à peine sorti de l’adolescence en escalade. » C’est juste qu’à cet âge-là, on a moins de temps, plus de boulot, peut-être une famille à gérer . Bref, on grimpe moins, tout simplement. Son conseil ? « Sois régulier. Grimpe souvent, mais pas forcément longtemps. La progression, c’est un marathon, pas un sprint. » Et surtout, écoute-toi. « Rien ne ralentit plus un grimpeur qu’une blessure. Alors quitte une session en forme, pas en miettes. » Andy McVitty : le pragmatique de la falaise De policier à coach, d’instructeur en plein air à kiné spécialisé, Andy McVitty a suivi une trajectoire aussi éclectique qu’un toit en dévers. Aujourd’hui, il jongle entre consultations et escalade, tout en déconstruisant les mythes qui collent au sport. Non, l’âge n’est pas une limite. Non, les doigts ne sont pas tout. Et non, on ne progresse pas en s’entraînant comme un bourrin . Son approche, c’est celle d’un vétéran de la grimpe qui sait que la route est longue, mais que chaque pas (ou chaque prise) compte. Son mantra : « Fais-en un peu moins, mais fais-le mieux. » Ce qu’on retient ? Andy McVitty n’est pas là pour te dire ce que tu veux entendre, mais ce que tu as besoin de savoir. Que ton corps est une machine incroyable, capable de presque tout, à condition de lui laisser le temps . Que progresser en escalade, c’est aussi comprendre ses limites. Et que parfois, lever un peu le pied, c’est la meilleure façon de continuer à grimper… haut, et longtemps. 🎙️ Pour en savoir plus, écoutez l’épisode complet de That’s Not Real Climbing Podcast . Promis, vos doigts vous diront merci.

  • Sur la voie des premiers Paralympiens de l’escalade

    Sur la chaîne d’Hannah Morris, " The Road To Becoming Climbing’s First Paralympian" ouvre une brèche dans l’histoire : celle de la para-escalade qui s’accroche enfin aux anneaux olympiques . Longtemps reléguée à l’ombre des podiums, cette discipline grimpe vers les sommets avec Los Angeles 2028 en ligne de mire. Mais ici, pas de storytelling édulcoré ou de violons à la corde usée. Juste Lucia Capovilla et Amruta Wyssmann, deux grimpeuses qui transforment leurs failles en force et leurs limites en levier . Parce que dans leur monde, chaque mouvement est un acte de résistance, et chaque chute, un prétexte pour se relever encore plus haut. © Hannah Morris La para-escalade : réinventer les règles Ce n’est pas une question de difficulté, mais de perspective. La para-escalade n’est pas une version édulcorée de l’escalade : c’est une discipline à part entière , avec ses codes, ses défis, et ses héros. Et dans cette discipline encore méconnue, Lucia et Amruta tracent des lignes ambitieuses. Lucia, Italienne de 27 ans, ne fait pas les choses à moitié. Depuis 2015, elle transforme chaque compétition en une nouvelle étape de son ascension. « Depuis que j’ai commencé, je suis toujours montée sur le podium » Explique-t-elle presque en passant, comme si l'exploit coulait de source. En réalité, derrière cette constance se cache un mantra : maîtriser la technique avant tout. « Si tu ne comprends pas comment bouger, la force brute ne sert à rien. La technique, c’est ton énergie. » Son approche est indissociable de sa singularité physique : Lucia a appris à composer avec une asymétrie qui l’oblige à chercher l’équilibre autrement. « Ma différence m’a appris à simplifier les mouvements, à les rendre plus économes. Ce que je ne peux pas faire par force, je le fais par précision. » Et ce qui pourrait être vu comme une limite devient un outil, une stratégie presque artistique. Amruta : des débuts tardifs, une progression fulgurante Amruta, de son côté, arrive à la grimpe par un heureux hasard . « J’avais des amis qui grimpaient. Ils m’ont dit d’essayer. Je pensais que ce n’était pas pour moi, mais dès la première prise, j’ai su que j’adorais ça. » On est en 2018. En trois ans, elle passe du hobby au haut niveau, un passage accéléré par un message reçu sur Instagram. « Quelqu’un de la fédération suisse m’a contactée pour monter une équipe de para-escalade. J’ai accepté sans trop réfléchir. » Mais ce qui pourrait ressembler à un coup de chance demande en réalité une discipline de fer. Amruta jongle entre un travail à temps partiel, des entraînements intensifs, et des compétitions internationales. « Je travaille 80 %, ce qui me laisse deux après-midis pour m’entraîner. Les autres jours, je cours le matin ou je grimpe entre midi et deux. » Sa routine frôle l’impossible, mais elle garde un équilibre fragile entre sa passion et sa réalité. Grimper, une forme de méditation Au-delà des podiums, ce qui lie Lucia et Amruta, c’est une vision presque spirituelle de la grimpe . « Pour moi, l’escalade, c’est une méditation », confie Amruta. « Chaque mouvement demande d’écouter ton corps, de respecter ses limites tout en les repoussant. » Lucia partage cette approche. « La grimpe m’a appris à aimer mon corps, à le comprendre. Ce n’est pas qu’une question de performance. Il s’agit de trouver l’équilibre, de bouger avec le moins d’impact possible. » Cette recherche constante d’harmonie donne à leur escalade une dimension presque chorégraphique. Mais la route n’est pas sans obstacles. Amruta avoue avoir encore peur de tomber . « Je me force à sortir de ma zone de confort, mais c’est un combat permanent. » Et cette peur, bien loin d’être une faiblesse, devient une alliée, un rappel constant que l’échec fait partie intégrante du processus. L.A. 2028 : une lueur d’espoir Les Jeux paralympiques de Los Angeles marqueront les débuts de la para-escalade sur la scène mondiale. Un moment historique, mais aussi une opportunité d’accélérer la reconnaissance de la discipline . « On espère que cela nous permettra de devenir des athlètes professionnelles », explique Amruta. Aujourd’hui, la réalité est tout autre. Lucia a troqué un appartement contre un van pour s’entraîner à Arco, tandis qu’Amruta optimise chaque seconde de son emploi du temps. « Ce n’est pas facile, mais on grimpe parce qu’on aime ça, pas pour les médailles. » Pourtant, derrière leur passion, le manque de moyens reste un frein majeur . La para-escalade, bien qu’inspirante, reste marginale dans un sport lui-même encore de niche. « C’est dur, mais les choses changent. Les Jeux paralympiques pourraient tout bouleverser. » Grimper ensemble, tomber mieux Ce qui frappe dans le duo formé par Lucia et Amruta, c’est leur capacité à se soutenir . « On partage nos solutions, nos astuces. Parfois, mes amis viennent me demander comment résoudre un mouvement. Ça me fait sourire parce que je pense que je vois les voies différemment. » Pour elles, l’escalade va bien au-delà du mur. « Peu importe à quoi tu ressembles, ta taille ou ton poids, l’escalade est pour tout le monde », affirme Amruta. Cette philosophie se reflète dans leur pratique, où chaque prise est une opportunité de montrer que les différences sont des forces. Merci, Hannah Avec cette vidéo, Hannah Morris capture l’essence même de l’escalade. Plus qu’un sport, c’est une école d’adaptation, une source infinie de résilience . Lucia et Amruta sont des exemples, des symboles de ce que la grimpe peut offrir à ceux qui osent s’y confronter. Alors, que vous soyez grimpeur chevronné ou novice, attachez vos chaussons. Parce que, comme le prouvent Amruta et Lucia, il y a toujours une prise à atteindre, un sommet à gravir… et une leçon à tirer en chemin.

  • Dry January et grimpe : le sec au verre, le grip à la roche

    Janvier. Ce mois de transition où les salles se remplissent autant de résolutions que de néo-grimpeurs tout droit sortis des fêtes. Au programme : des bras gourds, des comptes bancaires à sec, et cette mode venue d’outre-Manche, le fameux Dry January . Le concept est simple : on lève le pied sur l’alcool pendant un mois, histoire de voir si les lendemains sont plus lumineux quand la gueule de bois reste au vestiaire . Mais que se passe-t-il si on mêle cette sobriété saisonnière à la passion verticale des grimpeurs ? On vous promet, ça vaut plus qu’un simple verre d’eau tiède. Sobriété liquide, ascension mentale Démarrons par un mythe bien ancré : "Un petit verre pour se détendre après la grimpe, ça ne peut pas faire de mal, si ?" Malheureusement, cher grimpeur assoiffé, c’est faux. L’alcool, même en modération, impacte le temps de réaction, la coordination et, surtout, cette fameuse concentration dont vous avez cruellement besoin pour clipper la dégaine juste après le crux. Faire l’impasse sur l’apéro post-séance, c’est offrir à son cerveau un mois de clarté sans artifice. Vous verrez, l’effet est étonnant : des décisions plus nettes, une meilleure gestion du stress et des soirées où vos récits de grimpe tiennent debout, même le lendemain. Énergies stratégiques : bien remplir le tank Oui, l’alcool est calorique, et non, il ne s’agit pas de diaboliser les apports alimentaires dans un sport où les besoins énergétiques sont colossaux. Le problème, c’est qu’un mojito ou une IPA n’apportent rien de solide à vos muscles déjà en souffrance . Quitte à faire le plein pour affronter l’hiver, autant se régaler avec des plats de saison. Une raclette entre amis après une belle sortie sur les falaises gelées ? Parfait. Un gratin dauphinois pour fêter une première en 6c ? Encore mieux. L’essentiel, c’est que ces calories-là vous portent, au lieu de simplement vous plomber. Et en bonus, sans alcool, on dit aussi adieu à l’effet “junk food” de l’apéro. Parce que, soyons honnêtes, qui s’arrête à une poignée de cacahuètes quand la bière coule à flots ? Hydratation : le vrai carburant des grimpeurs S’il y a bien une leçon que les grimpeurs apprennent tôt, c’est que la déshydratation est leur pire ennemie. Chaque litre perdu, c’est moins d’élasticité musculaire, une récupération qui traîne en longueur et, dans le pire des cas, un risque accru de blessure . L’alcool, en vampire notoire de l’eau corporelle, joue contre vous à chaque gorgée. Opter pour un Dry January , c’est donc un cadeau à vos tendons, vos muscles et votre peau déjà mise à rude épreuve. Bonus : en buvant mieux, vous verrez que vos sessions s’enchaînent avec moins de courbatures et plus de fluidité dans les mouvements. Le collectif au sommet : nouvelles habitudes Côté sociabilité, le Dry January peut surprendre. Certes, l’alcool a souvent une place centrale dans les moments conviviaux, mais ce mois de sobriété peut être une opportunité de renouveler vos traditions . Un repas de groupe, un échange autour d’un bon thé fumant après une grimpe glaciale en falaise : vous verrez, les liens ne se tissent pas qu’autour d’une pinte bien fraîche. Et qui sait, vous inspirerez peut-être d’autres grimpeurs à tester cette expérience. Ce que la grimpe nous apprend sur le Dry January Finalement, la grimpe et le Dry January ont plus en commun qu’on pourrait le croire. Les deux sont des défis personnels qui demandent rigueur, réflexion et une bonne dose de mental. L’un comme l’autre, ils nous confrontent à nos habitudes, nous poussent à sortir de notre zone de confort pour viser plus haut. Alors, pourquoi ne pas essayer ? Après tout, il y a fort à parier que ce mois de sobriété n’impactera pas uniquement votre grimpe, mais toute votre perception du quotidien. Et si, à la fin de ce Dry January , vous vous rendez compte que votre meilleur partenaire de cordée, c’était cette clarté mentale toute neuve, le jeu en valait la chandelle. Allez, haut les cœurs et les baudriers – avec ou sans mousse, l’essentiel, c’est toujours d’aller plus loin.

  • 10 bonnes raisons de mettre les pieds au Salon de l’Escalade ce week-end

    Ce week-end, le monde vertical se retrouve à Paris pour le Salon de l’Escalade . Grimpeurs, ouvreurs, moniteurs, créateurs, marques, athlètes, et philosophes du bac plat : tout ce petit monde est réuni pour un événement aussi dense qu’un 8c bloc. Chez Vertige Media, on met les mains dans le magnes pour vous guider à travers les incontournables de cette édition. Et on ne fait pas que écrire, ce weekend on pilote pour le Salon de L'Escalade : le Trophée de la Verticalité et on vous propose des conférences pour élever votre esprit. Voici nos 10 bonnes raisons d’y être : 1. Parce que ça grimpe haut Le programme est une paroi bien chargée : villages, ateliers, démonstrations, conférences, projections et une compétition qui promet du spectacle. Que vous soyez amateur de beau geste ou juste curieux de voir des grimpeurs se suspendre avec trois doigts et un orteil, il y a forcément un créneau pour vous inspirer. 2. Pour le Trophée de la Verticalité C’est quoi, ce trophée  ? Une récompense pensée par Vertige Media pour célébrer celles et ceux qui tirent l’escalade vers le haut : innovation, inclusion, écologie, contenu, ou simplement le plaisir de grimper autrement. Une sorte d’Oscar, mais avec des chaussons. 3. Parce que les innovations, ça se teste, pas juste en stories On vous promet du matériel qui colle mieux, dure plus longtemps, et améliore votre grimpe (ou votre style au pied des voies). Nouveaux chaussons, outils de renfo dernier cri, vêtements techniques : tout est là. Et, oui, vous pouvez essayer avant de croire. 4. Pour les grimpeurs légendaires qui vous signent autre chose que des croix Rencontrer des icônes de la grimpe, ça ne se fait pas tous les jours. Ces légendes ne font pas que signer des posters, ils partagent leurs expériences : échecs, réussites, et peut-être même une ou deux astuces pour passer ce foutu réta. 5. Pour les conférences qui tiennent la corde Chez Vertige Media, on ne vous parle pas juste de cotations. On anime des conférences sur des sujets brûlants : la place des femmes dans la montagne, les innovations durables, ou encore l’évolution de la grimpe dans nos sociétés. Vous êtes là pour prendre de la hauteur ? On vous garantit un bel envol intellectuel. 6. Parce qu’on parle aussi de la vraie vie On aime grimper, mais on aime aussi ce qui se passe autour : comme donner une seconde vie à votre matériel grâce à des ateliers d’upcycling, ou découvrir comment intégrer des pratiques écoresponsables dans votre passion. Oui, même vos chaussons troués peuvent renaître. 7. Pour voir des démonstrations qui claquent Des grimpeurs pros qui se lancent sur des blocs spectaculaires, c’est toujours fascinant. Leur fluidité et leur puissance sont une masterclass silencieuse. Bonus : les shows en live avec musique et ambiance festive. Vous ne verrez plus vos lolottes de la même manière. 8. Parce que c’est un événement à vivre en famille Un espace pour les enfants, des animations pour les ados, et même des coins détente pour ceux qui préfèrent admirer les grimpeurs de loin. Le Salon de l’Escalade pense à tout le monde, même à la belle-mère qui vient “juste pour voir”. 9. Parce que la grimpe, c’est aussi une communauté On ne vient pas au Salon que pour les prises : on vient pour les gens. Rencontrez des passionnés, échangez des idées, débattez des mérites du dévers vs. dalle. C’est une occasion unique de discuter avec ceux qui partagent (ou challengent) votre vision de l’escalade. 10. Pour sortir des sentiers battus (de grimpeurs) Le Salon, ce n’est pas juste des stands. C’est aussi des moments d’inspiration : des films projetés en exclusivité, des initiatives locales et internationales à découvrir, et un avant-goût des tendances qui feront l’escalade de demain. À vous de grimper sur ce train en marche. Le programme complet, avec ses conférences, ateliers et compétitions, est à découvrir ici . Alors, prêt(e) à enfiler vos chaussons et nous rejoindre à Paris ce week-end ? Informations pratiques : Quand ? Les 11 et 12 janvier Où ? Paris Expo Porte de Versailles Combien ? 12€ la journée en accès illimité

  • Force et escalade : maîtriser la gravité, un muscle à la fois

    Vous avez pris le temps de faire un bilan et de définir vos objectifs pour cette année. Vos points forts et faibles sont clairement identifiés. Vous avez en tête les grands principes pour périodiser votre entraînement . Il en ressort que vous souhaitez et/ou devez développer vos qualités de force. Voyons ensemble comment faire et quels sont, là aussi, les grands principes pour y parvenir. © David Pillet Pourquoi entraîner cette qualité ? Lorsque l’on parcourt la littérature scientifique sur l’escalade, il ressort qu’un des facteurs majeurs de la performance est la force. À ce sujet, S. Consegrua (2020) , dans son ouvrage, distingue deux types de force : La force globale , qui désigne le corps dans son ensemble, hors avant-bras. Il s’agit de la capacité à tracter, pousser et stabiliser les articulations ou le corps entier. La force locale , qui concerne spécifiquement les avant-bras, communément appelée la force des doigts. Cette capacité détermine notre aptitude à tenir les prises. Ces deux types de force sont interdépendants. Si l’on n’est pas capable de tenir une prise, impossible d’effectuer un mouvement pour atteindre la suivante. Et sans force globale, déplacer le corps pour progresser devient tout aussi difficile. Progresser en force permet de développer plusieurs qualités physiques , en fonction des méthodes choisies et de la temporalité de l’entraînement : La force maximale. La force-vitesse. La force-endurance. L’endurance générale. Et même… la technique ! Un entraînement bien structuré peut avoir un impact positif sur les mouvements. Enfin, développer ses qualités de force constitue également une stratégie pertinente pour prévenir les blessures. Un équilibre entre muscles agonistes et antagonistes est particulièrement important. Par exemple, en travaillant les extenseurs des doigts parallèlement aux fléchisseurs, vous améliorez la stabilité du poignet et réduisez les risques de blessures. © David Pillet C’est quoi, la force ? Dans le contexte de l’entraînement sportif, la force est définie comme la capacité du muscle à générer une tension (interne) suite à une stimulation nerveuse ( D. Reiss & P. Prevost, 2013 ). Cette tension permet de produire un mouvement, ou parfois de maintenir une position face à une charge externe. Plusieurs paramètres influencent la force, et sur lesquels on peut agir pour progresser : Le paramètre nerveux , qui concerne l’efficacité et la coordination du système nerveux. Le paramètre structurel , qui englobe les propriétés du système musculo-tendineux. Les contraintes externes , comme les bras de levier ou les charges mobilisées. Comment développer cette qualité ? La littérature scientifique et les réseaux sociaux regorgent d’exercices pour développer la force. Pourtant, toutes ces méthodes reposent sur un principe commun : créer une tension maximale. Pour y parvenir, trois approches principales se distinguent ( V.M. Zatsiorsky & al., 2021 ) : 1. Méthode à charge maximale Cette méthode consiste à utiliser une charge proche de son maximum, supérieure à 85 % de votre force maximale (1RM). Avantages : Stimule le système nerveux, offre des gains significatifs sans hypertrophie excessive. Limites : Nécessite une maîtrise technique irréprochable et un système musculo-squelettique solide. Risque élevé de blessure. Fatigue nerveuse et mentale importante. Exemple : Tractions lestées. Répétitions : 3 à 5. Séries : 3 à 6. Repos : 3 minutes entre les séries. Intention : Exécution explosive. Mise en garde : Assurez-vous de garder une technique parfaite. 2. Méthode à charge non maximale avec répétitions Cette méthode utilise une charge plus modérée, éloignée du maximum, mais répétée jusqu’à atteindre l’échec ou s’en approcher. Avantages : Favorise l’hypertrophie et améliore la coordination neuromusculaire. Limites : Demande un volume d’entraînement important, augmentant le risque de blessures. Gains en force maximale moins marqués. Exemple : Tractions (lestées ou non). Répétitions : 6 à 12. Séries : 3 à 5. Repos : 2 à 3 minutes. Intention : Cherchez à être explosif à chaque traction. 3. Méthode à vitesse maximale Cette méthode consiste à mobiliser une charge modérée (40 à 70 % du 1RM) à une vitesse maximale, sans chercher l’échec. Avantages : Améliore la coordination intra et intermusculaire. Limites : Technique difficile à maintenir avec une charge mal calibrée. Difficile de mesurer précisément la vitesse optimale. Exemple : Tractions explosives. Répétitions : 2 à 4. Séries : 3 à 6. Repos : 3 à 5 minutes. Intention : Effectuez des mouvements explosifs, comme si vous visiez un « muscle-up ». © David Pillet Les erreurs à éviter Comme on peut le constater, travailler la force est accessible. Mais certaines erreurs peuvent saboter vos efforts : "Encore une rep !" : Ajouter des répétitions pour se « finir » est contre-productif. L’entraînement en force est qualitatif, pas quantitatif. "Le pressé !" : Négliger les temps de repos nuit à l’efficacité et augmente les risques de blessure. "Tout à poids de corps !" : Ne pas adapter la charge limite les progrès. Osez vous lester ou délester selon les besoins. "Pour se finir" : Travailler la force en fin de séance, lorsque la fatigue s’installe, expose aux blessures. Pourquoi la force ne résout pas tout ? Développer ses qualités de force est une démarche pertinente. C’est un facteur central de la performance en escalade et un moyen efficace de prévenir les blessures, à condition de respecter les « règles de l’art ». Se faire accompagner par un professionnel expérimenté peut être une excellente idée. Cependant, gagner en force ne résoudra pas tous vos problèmes. Il est impératif de continuer à travailler vos compétences techniques et de garder à l’esprit que la puissance brute n’est rien sans contrôle. Comme le disait une célèbre marque de pneus : « Sans maîtrise, la puissance n’est rien. » Enfin, souvenons-nous que l’essentiel réside dans le chemin. Développer la force n’est qu’une étape parmi d’autres. Prenons le temps de progresser et, si nécessaire, d’emprunter des détours pour maximiser le plaisir de grimper.

  • Toby Roberts enchaîne 61 blocs en 8A, en une heure

    Il y a ceux qui peinent à boucler deux 6B en salle un soir de semaine. Et puis il y a Toby Roberts. Oui, Toby Roberts, médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Paris 2024 , lauréat des murs vertigineux et grimpeur de génie. Parce que même un champion aime se lancer dans des défis où l’absurde rivalise avec le spectaculaire. Sa dernière idée ? Enchaîner 50 blocs cotés 8A (V11) sur une Kilter Board en une heure . Résultat : une session aussi captivante qu’éreintante, filmée avec toute la sincérité et l’autodérision qui font sa marque. © Lena Drapella / IFSC Une promesse imprudente transformée en marathon vertical Tout commence par une déclaration légèrement trop optimiste. Dans une vidéo précédente, Toby laisse échapper : « Je pourrais enchaîner 50 8A en une heure. » Simple fanfaronnade ? Pas pour lui. Plutôt que de laisser cette phrase flotter dans le vide, il décide de relever le défi. Mais dès les premières prises, la réalité se charge de remettre les pendules à l’heure : « Les blocs sont plus durs que prévu. » Pour organiser l’effort, Toby établit un plan méthodique : dix blocs, cinq répétitions chacun . « L’idée, c’est de trouver le bon rythme : assez de repos pour durer, mais pas trop pour garder l’intensité. » Un équilibre délicat, surtout lorsque chaque erreur peut transformer une tentative en gouffre énergétique. « Si tu tombes au dernier mouvement, tu dois tout refaire. Et ça te bouffe. » Le corps sous tension, l’esprit en éveil Si le défi peut paraître absurde, il repose sur une mécanique implacable : gestion de l’effort, timing parfait et résistance mentale . « À mi-parcours, mes avant-bras sont déjà au bord de l’explosion, mais je sens que je récupère mieux qu’au début », confie Toby entre deux séries. Il sait que chaque bloc le rapproche un peu plus de ses limites. La pression est constante. « Le pire, c’est les mouvements où tu dois bloquer sur une main. Ça siphonne toute ton énergie. » Et pourtant, il avance, bloque après bloque, avec une ténacité presque surnaturelle. Au-delà de la performance, une méthode d’entraînement extrême Avec 35 blocs en 30 minutes, Toby dépasse déjà les attentes. Mais il ne s’arrête pas là. Finalement, il clôture sa session avec 61 blocs en une heure, surpassant son objectif initial . Un résultat qui le laisse à la fois exténué et ravi. « Je suis content d’avoir atteint 50, et d’avoir pu pousser un peu plus. » Pour Toby, ce défi est plus qu’un simple exercice d’endurance : c’est un moyen de se préparer aux compétitions . « Si tu peux faire 60 blocs en une heure, tu ne seras jamais fatigué en compétition », explique-t-il. Une démonstration éloquente de l’utilité de ces challenges, même les plus fous. Toby Roberts, champion mais aussi entertainer Au-delà de l'exploit impressionnant de Toby Roberts, il y a une leçon universelle à retenir : chacun peut se lancer un défi à son échelle. Comme il le dit lui-même : « Prenez un bloc un peu en dessous de votre max, et voyez combien vous pouvez en faire en une heure. » Pas besoin de viser le 8A pour s’inspirer de sa démarche . L’essentiel est d’oser, de sortir de sa zone de confort, et de voir jusqu’où cela peut nous mener. Alors, à vous de jouer !

  • Morgan Segui : cinq jours pour renaître

    Chez Libertalia , chaque livre est une ascension. Pas une de ces balades bien balisées, mais un voyage dans l’inconnu, où la pensée s’accroche pour ne pas lâcher. C’est là, dans ce bastion militant, que Morgan Segui nous a donné rendez-vous. Grimpeur instinctif, designer itinérant, et survivant, il signe avec "Cinq jours au Timor" un récit aussi abrupt que les falaises qu’il escalade. Entre le vertige et la transcendance, il raconte une rencontre décisive : celle d’un homme avec la montagne, celle qui ne pardonne rien. © Vertige Media Des racines acrobatiques à l’escalade brute Pour Morgan, grimper n’a jamais été une activité sportive mais une pulsion viscérale , une manière de respirer. Enfant, il escaladait arbres, murs d’église et fontaines, toujours en quête de hauteur pour fuir l’étouffement de la ville. « La ville m’étouffait, alors je m’échappais. Un arbre, une façade, une falaise : tout était bon à prendre. » Cette quête d’air et de mouvement l’a mené au cirque Fratellini, où il a affûté ses gestes et sa maîtrise corporelle . Pourtant, c’est dans l’escalade qu’il trouve sa vérité. « Je n’ai jamais cherché à faire de la performance. Pour moi, grimper, c’est dialoguer avec la roche, pas la dominer. » Cet état d’esprit, entre humilité et recherche d’absolu, guide chaque mouvement. Morgan ne grimpe pas pour impressionner, mais pour s’accorder avec la nature. Les figures qui l’inspirent, ces grimpeurs emblématiques, deviennent des repères dans les moments d’adversité. « Quand tu grimpes, tu es seul, mais pas totalement. Ceux qui t’ont inspiré, ils sont là, quelque part, dans tes gestes. » L’ascension d’Ataúro : la montagne et ses esprits Installé au Timor oriental pour filmer des ONG, Morgan découvre Ataúro, une île montagneuse auréolée de mysticisme. Considérée comme le territoire des esprits par les habitants, cette montagne sacrée attire et effraie à la fois. « J’ai promis de ne jamais aller la gravir avec le bateau touristique. J’avais un voilier dans mon jardin : je l’ai réparé, appris à naviguer sur YouTube, et je suis parti. » Ce projet audacieux, presque irréfléchi, commence comme une exploration naïve avant de basculer dans la survie. Parti trop tard, sans eau suffisante ni véritable préparation, Morgan se perd dans les hauteurs. « Le sentier a littéralement disparu sous mes pieds. Tout le monde m’avait prévenu que c’était une montagne imprévisible, mais j’ai voulu tenter ma chance. » La nuit tombe, le plongeant dans l’obscurité, tandis qu’il improvise une descente par une suite de cascades asséchées. Les voix imaginaires : un solo improbable Coincé face à une paroi abrupte, Morgan convoque ses héros, ces figures qui ont toujours guidé ses gestes. Catherine Destivelle, Alain Robert, et Erri De Luca lui apparaissent comme des spectres familiers, chacun jouant son rôle dans ce dialogue imaginaire. « Destivelle me soufflait : ‘Prends ton temps, fais-le proprement.’ Robert, plus mordant : ‘Alors, on va faire du solo en touriste ? C’est sérieux, ça ?’ De Luca, lui, restait silencieux, comme s’il me disait : ‘Tu sais quoi faire.’ » À la frontière du délire et de la lucidité, ces voix deviennent ses alliées, insufflant un étrange mélange de calme et d’urgence. Alors, Morgan tente l’impossible : escalader . « Grimper de nuit, avec une frontale cassée tenue par trois doigts, sur une falaise qui s’effrite, c’était absurde. Mais je vivais mon moment. » Cet effort acharné, presque insensé, se termine brutalement. Une chute, le corps qui percute la roche, et un réveil douloureux sur une corniche volcanique . Le corps broyé, il se retrouve suspendu entre la vie et la mort, face à la seule certitude qu’il lui reste : tenir, coûte que coûte. Cinq jours pour renaître Le récit de Morgan commence avec cette chute. Coincé sur cette corniche, il survit en buvant son urine, en grignotant des plantes et en observant les étoiles. « Je savais que j’allais mourir, mais cette certitude m’a apaisé. Chaque étoile, chaque détail devenait un trésor. » Au troisième jour, il prend une décision : tenter l’impossible et remonter, pas à pas. « C’était comme gravir le Ventoux à vélo : un tour de pédale après l’autre. Rien d’autre n’existe que le pas suivant. » Guidé par un instinct presque animal, il finit par retrouver la surface, où il croise Moïse, un berger timorais. « Moïse m’a vu, avec ma tête ouverte comme une banane, et a prié pour moi. Il ne m’a pas demandé d’explications. Pour lui, j’étais une âme égarée, à sauver. » Écrire pour recoudre l’indicible De retour en France après plusieurs opérations, Morgan se lance dans l’écriture. Ce qui commence comme un exutoire devient un livre. « Je n’avais jamais écrit avant, mais les mots sont venus. Ils étaient déjà là, quelque part, attendant leur moment. » Son manuscrit, d’abord partagé sur Facebook, rencontre un succès inattendu . Les lecteurs se reconnaissent dans ce mélange de brutalité et de poésie. « Ce n’est pas juste une histoire d’accident. C’est une réflexion sur ce qui nous pousse à chercher les limites, et parfois à les franchir. » Morgan interroge également la nature même du risque : pourquoi mettons-nous nos vies en jeu pour une idée, une cime, ou un moment fugace ? La montagne comme miroir Pour Morgan, la montagne n’est ni un ennemi, ni un trophée. Elle est un miroir, brutal et honnête. « Elle te renvoie à toi-même, sans fard. Tu peux prétendre être fort, mais elle sait la vérité. » Son livre, à mi-chemin entre aventure et introspection, explore cette dualité. Entre la quête de liberté et l’acceptation des limites, il trace un chemin où l’humain et la nature se retrouvent. Loin d’être un simple récit de survie, "Cinq jours au Timor" est une ode à la simplicité radicale. « Dans la montagne, tu n’as besoin de rien, ou presque. Ce qui reste, c’est toi, face à l’essentiel. » Pour commander son livre, cliquez ici.

  • Les 10 articles qui ont fait vibrer 2024 sur Vertige Media

    L’année 2024, c’est une grimpe sans fin. On a gravi des sommets vertigineux, exploré des fissures bien cachées, et parfois glissé sur des prises un peu trop marketing. De la gentrification des salles d’escalade aux tensions des JO de Paris, en passant par des polémiques qui vous ont bien secoué, cette année a été aussi riche que clivante. Voici les dix articles qui ont marqué vos esprits et nourri vos discussions au pied des murs . Une sélection brute, un peu caustique, mais surtout captivante. Gentrification de la grimpe : la nouvelle voie CSP+ L’escalade en salle, refuge de tous les budgets dans les années 2000, s’est transformée en terrain de jeu pour CSP+ bien installés. Design léché, smoothies bio hors de prix, et forfaits qui frisent l’indécence : où est passée l’ambiance roots des débuts ? Cet article, dense et documenté, plonge dans les rouages de cette transformation et interroge les tensions sociales qu’elle engendre. Une réflexion grinçante sur l’embourgeoisement d’une discipline autrefois accessible. Lire l'article complet. Seb Bouin et le free solo : malaise Total ? Quand Seb Bouin décide de s’attaquer à un solo intégral, tout le monde retient son souffle. Mais ici, ce n’est pas l’exploit qui impressionne, c’est le malaise qu’il provoque. Ce papier interroge les limites d’une pratique qui flirte dangereusement avec le voyeurisme et la fascination morbide. Jusqu’où faut-il aller pour repousser les frontières du possible ? Et surtout, à quel prix ? Une lecture coup de poing. Lire l'article complet. Escalade aux JO de Paris 2024, toutes les informations essentielles Les JO de Paris, c’était l’événement attendu par toute une génération de grimpeurs. Cet article vous a offert une boussole pour naviguer dans les méandres des formats de compétition, des règles et des enjeux. Un travail de vulgarisation précis et accessible, idéal pour briller lors des apéros entre amis ou au pied des blocs. En bonus, une analyse des favoris et des outsiders qui ont renversé les pronostics. Lire l'article complet. Tarifs des salles d’escalade : le grand dévers Le prix d’une grimpe en salle est-il devenu plus raide qu’un 9a ? Cet article décortique les facteurs qui font grimper la facture : loyers astronomiques, inflation, et surenchère dans l’expérience utilisateur. Mais derrière les chiffres, une question subsiste : l’escalade indoor peut-elle encore prétendre à une certaine démocratisation, ou devient-elle l’apanage d’une élite urbaine ? Une enquête où économie et sociologie se mêlent à la sueur des murs. Lire l'article complet. Le syndrome du cirque : Jakob Schubert démonte l’escalade moderne « Stop au cirque ! » : c’est le cri du cœur de Jakob Schubert face à une escalade qui vire au spectacle de foire. Entre mouvements dignes du parkour et gestuelles théâtrales, Schubert tacle un sport qui s’éloigne de ses racines pour séduire les masses. Mais derrière son coup de gueule, cet article explore une vérité plus large : l’escalade est-elle en train de vendre son âme pour se faire une place sous les projecteurs ? Lire l'article complet. Climb Up Lyon : L'accident mortel qui relance le débat sur la sécurité en salle L’accident survenu à Climb Up Lyon a mis la communauté en émoi. Mais au-delà du drame, cet article ouvre le débat : les auto-enrouleurs, outils de démocratisation ou dangers mal compris ? Avec un regard froid et des chiffres à l’appui, ce papier décortique les failles d’un système où la formation des grimpeurs semble parfois passer au second plan. Une réflexion urgente pour éviter que l’histoire ne se répète. Lire l'article complet. La liste complète des 68 athlètes qui seront aux JO 2024 d'escalade Cet article fait le point sur les 68 grimpeurs et grimpeuses qualifiés pour représenter leurs pays aux Jeux Olympiques. Répartitions par discipline, par genre et par nation : tout y est pour comprendre qui sont les athlètes à suivre. En bonus, des informations pratiques pour ne rien manquer des compétitions et une mise en contexte sur les enjeux d’un casting qui représente le gratin de l’escalade mondiale. Lire l'article complet. JO 2024 d'escalade : Comment suivre le live gratuitement ? Pour les passionnés aux poches légères, cet article a été une bouée de sauvetage. Explications claires, astuces efficaces, et un zeste de militantisme pour que le sport reste accessible à tous. Une preuve que la démocratisation passe aussi par l’information. Car quoi de pire que de devoir payer pour vibrer devant une finale olympique pleine de suspense ? Lire l'article complet. Le replay de l'escalade aux Jeux Olympiques de Paris 2024 Si vous avez manqué les épreuves d’escalade des JO de Paris, cet article vous guide pour accéder au replay gratuit sur France TV. Malheureusement, la vidéo regroupe plusieurs disciplines, ce qui nécessite un peu de navigation pour retrouver les moments consacrés à l’escalade. Une ressource pratique pour revivre les ascensions olympiques et plonger dans l’intensité des performances, même après coup. Lire l'article complet. Le New York Times publie une enquête accablante contre Nims Dai Nims Dai, héros charismatique de l’alpinisme, se retrouve au cœur d’une tempête. Cet article s’appuie sur une enquête du New York Times révélant des accusations graves portées par deux femmes : Lotta Hintsa, qui l'accuse d’agression sexuelle, et April Leonardo, dénonçant un harcèlement sexuel. Ces révélations jettent une ombre sur la figure publique de l’alpiniste et soulèvent des questions essentielles sur la responsabilité et les comportements dans ce milieu extrême. Une lecture troublante qui confronte l’image héroïque aux réalités humaines. Lire l'article complet. 2024 aura été une année de grands écarts, entre émerveillement et indignation. À travers ces dix articles, Vertige Media n’a cessé de grimper au cœur des enjeux, quitte à déranger. Mais c’est ça, l’escalade : une quête d’équilibre sur un fil instable, où chaque prise raconte une histoire. Et si 2025 promet déjà de nouveaux défis, une chose est sûre : vous serez là pour lire, réagir et, surtout, continuer à grimper avec nous.

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