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1117 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Comprendre la Coupe du Monde d’escalade 2023, fonctionnement et calendrier

    A la mi chemin de la Coupe du Monde d'escalade il est encore temps pour nous de vous partager les informations clés pour comprendre en quoi consiste cette compétition mondiale et pourquoi elle est si importante pour Paris 2024. Cet événement annuel rassemble les meilleurs grimpeurs de la planète. La compétition est divisée en différentes disciplines, dont le bloc, la difficulté et la vitesse. Il y a au total douze étapes sur trois continents pour un total de 18 compétitions : six en bloc, six en difficulté et six en vitesse. Notez d'ailleurs que les meilleurs grimpeurs du monde passeront en France au mois de Juillet avec deux étapes clés organisées à Chamonix et Briançon. L'Importance de la Coupe du Monde d’escalade 2023 La Coupe du Monde d’escalade revêt une importance particulière, car elle joue un rôle crucial dans la route vers les Jeux Olympiques de Paris 2024. Les résultats de cette compétition seront utilisés pour attribuer les invitations aux séries d'épreuves de qualification olympique. Ainsi, la performance des grimpeurs lors de la Coupe du Monde 2023 pourrait déterminer leur participation aux Jeux Olympiques. « Pourrait » parce que ce 100% ne se joue pas sur cette compétition, on vous prépare un article complet sur le sujet puisque de nouveaux systèmes de qualification sont en place pour Paris 2024. Le Calendrier de la Coupe du Monde de Bloc 2023 La Coupe du Monde d’escalade 2023 se déroule sur plusieurs mois, avec des étapes dans différents pays du monde. Voici le calendrier complet de cette compétition : 21-23 avril : Hachioji, Japon (bloc) 28-30 avril : Séoul, République de Corée (bloc et vitesse) 6-7 mai : Jakarta, Indonésie (vitesse) 19-21 mai : Salt Lake City, Utah, États-Unis (bloc et vitesse) 2-4 juin : Prague, Tchéquie (bloc) 9-11 juin : Brixen, Italie (bloc) 14-18 juin : Innsbruck, Autriche (bloc et difficulté) 30 juin-2 juillet : Villars, Suisse (difficulté et vitesse) 7-9 juillet : Chamonix, France (difficulté et vitesse) 14-15 juillet : Briançon, France (difficulté) 1-2 septembre : Koper, Slovénie (difficulté) 22-24 septembre : Wujiang, République populaire de Chine (difficulté et vitesse) Ces étapes permettent aux grimpeurs de s'affronter dans des compétitions de haut niveau, mettant à l'épreuve leur force, leur agilité et leur habileté technique.

  • Whympr met la main sur les Editions Vamos

    Dans le monde des affaires, comme en escalade, c’est généralement une bonne idée de trouver des partenaires avec des expertises complémentaires. C’est en tout cas certainement ce que ce sont dits les gars de chez Whympr, application communautaire pour les activités de montagne (escalade, randonnée, etc.), qui vient d’annoncer le rachat des Editions Vamos pour s'imposer comme la plateforme digitale de référence pour la préparation de sorties outdoor. Une page qui se tourne après une aventure de plus de 30 ans pour les fondateurs des Editions Vamos. Et on peut dire qu'ils n'ont pas chômé chez VAMOS : les premiers topos d’escalade de falaises mythiques, 11 éditions des topos « Mont Blanc site d’escalade Vallée de Chamonix et Vallorcine »... Des milliers de grimpeuses et grimpeurs se sont poncés les doigts sur les plus belles parois grâce à eux. Les fondateurs Dominique Potard et François Burnier peuvent être fiers du travail abattu. Dominique se consacre déjà depuis 2008 à l’écriture de romans (publiés aux incontournables Editions Guérin) et François souhaite désormais profiter de sa famille, grimper et voyager. Kiffer quoi. « Je suis aujourd’hui heureux de passer la main ! Depuis plus de 30 ans le travail accompli a été énorme. Nous avons participé au développement de l’escalade, tout en mettant toujours beaucoup d’énergie à grimper les nouvelles voies, faire des équipements, donner les meilleures informations et surtout être très présents dans un réseau de distribution que nous avons même un peu lancé sur Chamonix mais aussi partout en France dans les gros points de vente de matériel de montagne. C’est pour chaque nouvelle édition, un gros volume de travail et aujourd’hui, je souhaite consacrer mon énergie à ma famille, grimper et voyager ! Passer la main doucement à Whympr avec Clément en charge de prendre le relais me parait une belle opportunité. Depuis 3 ans, mes topos sont déjà en ligne sur l’app Whympr, ce n’est qu’une suite logique. En plus je sens qu’ils peuvent donner une belle nouvelle dynamique ! VAMOS va encore grandir ! » En effet, c’est donc Clément Guillot qui reprend la gestion de VAMOS et va continuer le travail de François. Ex-directeur marketing de l’Equipe.fr, entrepreneur dans le digital, accompagnateur en montage et président du CAF de Chamonix... son baudard professionnel semble bien équipé pour ce job. Whympr, qui entend déjà les grincheux baver, tient à rassurer sur le fait qu’ils ne cherchent pas éradiquer les topos imprimés et encore moins l’économique qu’ils génèrent. Leur objectif est d’appuyer sur la complémentarité des deux supports en donnant la version digitale aux clients des topos papiers (comme ça au lieu de faire des selfies en haut de la voie tu peux consulter le topo). Les revenus générés par les ventes des topos digitaux sont également répartis entre les différents auteurs et acteurs, comme le ferait un distributeur de livre papier. Et s'il faut une preuve supplémentaire de leur bonne foi : Ils travaillent en ce moment même à la création d’un site internet pour permettre d’acheter les topos Vamos existants et y ajouter de nouvelles références. Bon courage Clément et profite bien François !

  • Boolder : L'application qui facilite l'escalade de bloc à Fontainebleau

    Tous les grimpeurs seront d'accords pour dire que Fontainebleau est l'un des plus beaux spots de bloc du monde, LE paradis pour les passionnés d'escalade. Mais ils seront aussi d'accords avec le fait qu'avec 270 secteurs, plus de 30 000 blocs et 280 circuits, la richesse de cette forêt peut également se transformer en cauchemar d'organisation. C'est exactement pour ça que Boolder existe, un projet à but non lucratif, géré par des bénévoles, dont l'objectif est de faciliter la découverte de l'escalade de bloc à Fontainebleau de manière ludique et respectueuse de l'environnement. L'histoire de Boolder commence par une histoire de trois copains : Romain, Cyril et Nicolas. Les deux premiers étant passionnés d'escalade et le troisième complètement geek. Nicolas tombe sous le charme de ce temple de la grimpe et se met à cartographier toute la forêt pendant près de deux ans, avec l'aide de ses amis. Le résultat ? Boolder : Une application gratuite (iPhone et Android), simple et moderne servant de topo qui permet de se repérer facilement dans cet environnement complexe. Boolder offre désormais aux grimpeurs une cartographie détaillée de la forêt, avec les secteurs emblématiques, les circuits pour tous les niveaux, ainsi que des informations sur l'histoire de la forêt et les bonnes pratiques à respecter. C'est le compagnon idéal pour les grimpeurs souhaitant profiter de l'escalade de bloc à Fontainebleau. Le projet repose sur le principe de l'open data et de l'open source. Traduction : Le code de l'application ainsi que les données utilisées sont disponibles sur GitHub, l'idée étant que la communauté puisse contribuer à son amélioration. Lien de téléchargement vers l'App Store Lin de téléchargement vers Google Play

  • Les affiches de Andrzej Wieteszka

    Andrzej Wieteszka est un illustrateur, graphiste et directeur artistique qui nous vient de Varsovie (Pologne). Aujourd'hui il est plutôt spécialisé dans la conception d'affiches mais ça fait bientôt 20 ans qu'on le retrouve régulièrement comme illustrateurs de magazines, journaux et dans des publications de mode polonais. Andrzej a aussi réalisé plusieurs couvertures de livres et réalisé plusieurs pochettes d'album. Dans les dédales de ses créations on a mis la main sur quelques pépites en lien avec notre sujet de prédilection, que l'on vous partage ici. Si vous voulez suivre son compte Instagram, c'est par là.

  • Résultats du Championnat de France de difficulté 2023

    Ce week-end, samedi 10 et dimanche 11 juin, s'est déroulé à Tarbes le dernier rendez-vous des grands championnats nationaux de 2023 : le Championnat de France d'escalade de difficulté. C'était l'occasion de voir les meilleurs grimpeuses et grimpeurs du pays et de découvrir le gigantesque mur de l'Usine des Sports. Les organisateurs, le club tarbais "Amitié Nature Tarbes", ont préparé un événement grandiose pour offrir un spectacle mémorable aux connaisseurs et aux novices. Pendant deux jours de compétition, plus de 100 grimpeurs venus de toute la France se sont affrontés pour décrocher une place sur le podium, obtenir leur billet pour le circuit international et accumuler des points pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Petit rappel des règles de cette compétition : l'objectif est d'escalader la structure de 19 mètres en essayant d'atteindre le point le plus haut dans un temps limité. La compétition se divise en trois parties : les qualifications, où tous les participants sont évalués, les demi-finales avec les 26 meilleurs grimpeurs des qualifications, et la finale avec 8 grimpeurs. Le classement final chez les hommes : Nao Monchois (Entre-Temps) Jordi Poles (Lyon Escalade Sportive) Arsène Duval (Chambéry Escalade) Jérémy Bonder (Cahors Escalade) Hugo Parmentier (Le 8 assure) Romaric Geffroy (Chambéry Escalade) Jules Marchaland (Cagnes Escalade) Adrien Lemaire (ES Massy) Le classement final chez les femmes : Manon Hily (7 à l’ouest) Nolwenn Arc (Vertical’Art Nantes) Salomé Romain (Briançon Escalade) Camille Pouget (Tournefeuille Altitude Grimpe) Julia Chanourdie (Albanais Vertical) Meije Lerondel (Devers Troyes) Lena Grospiron (Tournefeuille Altitude Grimpe) Ina Plassoux Djiga (Chambery Escalade) Pour revoir l’événement sur la chaîne YouTube de la FFME :

  • Les affiches d'Isabel Lee pour Boulder World

    Isabel Lee, designer que nous vous avions déjà présenté dans ce billet, a eu de nouveau l'occasion de travailler pour "Boulder World", la plus grande salle d'escalade de Singapour. Cette fois c'est une commande d'affiches pour fêter les 4 ans de la salle qu'elle réalise. Pour découvrir les autres travaux d'Isabel Lee vous pouvez consulter son profil Behance en cliquant ici.

  • "Alpinisme sans homme" par Miriam O'brien Underhill

    En août 1934, le célèbre magazine National Geographic publia un article rédigé par Miriam O'Brien Underhill, intitulé "Alpinisme sans homme : La première femme à gravir le Grépon, le Cervin et d'autres sommets célèbres sans soutien masculin". Miriam y raconte en détail ses différentes ascensions exclusivement féminines dans les Alpes et les réactions suscitées par ces réalisations. "Dès le début, j'ai réalisé que celui qui suit toujours un bon leader, un guide ou un amateur, n'apprendra jamais véritablement l'alpinisme... Celui qui monte en tête de corde s'amuse encore davantage, car il résout les problèmes techniques, tactiques et stratégiques au fur et à mesure qu'ils se présentent. Et s'il est, comme c'est généralement le cas, également le leader, celui qui porte la responsabilité de l'expédition, il goûte aux joies suprêmes." L'article révèle la principale controverse qui remonte à 1929, lorsque Miriam réussit, avec son amie Alice Damesme, l'ascension d'une des montagnes emblématiques de Chamonix : le Grépon (3 482 mètres). Etienne Bruel, alpiniste français de renom, avait déclaré : "Le Grépon a disparu. Maintenant qu'il a été fait par deux femmes seules, aucun homme respectueux de lui-même ne peut le faire. C'est aussi dommage, car c'était une ascension vraiment remarquable". L'Alpine Journal aborda le sujet avec paternalisme, présentant l'ascension comme une exception absolument unique à ne pas reproduire : "Peu de femmes, même à notre époque, sont capables d'escalader seules en montagne". Pas de quoi perturber Miriam qui était déjà concentrée sur son prochain objectif : le Cervin (4 478 mètres). "Ce sommet célèbre est imposant et saisissant, avec une histoire et une réputation redoutables. Et cette réputation, apparemment, ne peut être entachée." Elle entreprit cette ascension avec Alice, ainsi qu'avec Jessie Whitehead. Leur ami Kronig, gardien du refuge et sympathisant de leurs aspirations, s’arrangera pour leur accorder de l'avance sur les autres cordées afin que l’on ne puisse pas les accuser d'avoir bénéficié d'une aide masculine. "C'est le gardien du refuge qui est responsable du poêle le matin et qui fournit de l'eau chaude aux groupes d'escalade pour leur thé. Ce matin-là, alors que tout le monde attendait impatiemment de partir, Kronig a d'abord servi une théière de thé à Jessie et à moi. Personne, bien sûr, n'a trouvé cela problématique puisque nous étions les seules femmes. Puis, de manière inexplicable, il s'est avéré qu'il n'y avait plus d'eau chaude. Les autres groupes ont dû attendre avec autant de patience qu'ils le pouvaient, pendant que le gardien attisait le feu, coupait un peu de bois pour cela et finalement chauffait l'eau pour les autres ! Cela nous a donné, à Jessie et à moi, un bon quart d'heure d'avance, et nous sommes parties à 3h10." Alice et Miriam réussirent cette ascension l'année suivante, dans des conditions météorologiques plus clémentes. Ce que l'article ne mentionne pas, c'est que Miriam et son mari, Robert Underhill, devinrent par la suite le premier couple d'alpinistes influents. Ils réalisèrent de nombreuses premières ascensions ensemble de l'autre côté de l'Atlantique. Dans ses mémoires, on retrouve cette phrase qui réjouit les défenseurs de la mixité que nous sommes : "L'escalade sans homme est amusante pendant un certain temps, mais cette autre configuration est meilleure !". Pour les archives et les curieux, nous avons décidé d’héberger l’intégralité de l’article original sur les serveurs de Vertige Media. Vous pouvez y accéder en cliquant ici. .

  • Escalade urbaine : Paris is a climbing spot

    Si comme nous vous vous dites régulièrement en vous promenant en ville « Franchement ce truc je suis sur que ça pourrait se grimper ! » et bien sachez que d’autres ont passé le pas. Depuis près de trois ans, le groupe "Paris is a climbing spot", créé par Sébastien Graczyk, rassemble une communauté de 2 600 membres intrépides. Leur objectif : grimper des lieux insolites dans la capitale et partager leurs exploits. Tout a commencé pendant le confinement, lorsque les salles d'escalade ont fermé leurs portes. Pour continuer à s'entraîner et maintenir le lien social, l'idée de l'escalade urbaine a germé. Depuis, même si les salles ont rouvert, l'engouement pour cette pratique insolite persiste. Les membres du groupe partagent des photos de lieux qui pourraient être grimpés, organisent des rencontres et ouvrent des voies improbables, généralement plus horizontales que verticales. Sébastien référence également l’ensemble des secteurs testés sur une carte Google Maps pour que chacun puisse profiter des voies ouvertes, cotées et baptisées. Le dernier secteur en date se trouve dans le XIIème arrondissement de Paris, à Cité Moynet. Il est composé exclusivement de prises en forme de pinces pour travailler la résistance et porte le nom évocateur de "Crise énergétique". Pour l’instant la maréchaussée ne semble pas trop s’intéresser à cette utilisation inhabituelle des murs de la ville. Pour que cela perdure Sébastien s’assure de ne pas référencer n’importe quoi, il vérifie s’il s’agit d’un bâtiment privé ou public, la solidité des prises, la zone de chute, s’il s’agit d’un endroit avec trop de monde autour, etc. Si vous êtes tentés de vous lancer dans cette aventure urbaine, le groupe dispose d'une chaîne YouTube dédiée où vous pouvez visionner les différentes traversées. "Paris is a climbing spot" est bien plus qu'un simple groupe Facebook. C'est une communauté audacieuse qui explore les possibilités offertes par les rues de Paris et repousse les limites de l'escalade traditionnelle. Si vous avez l’âme d’un apprenti Alain Robert, mais que vous préférez vivre longtemps, rejoignez cette bande et préparez-vous à vivre une expérience urbaine originale ! Pour découvrir tous les spots d'escalade autour de Paris, retrouvez "Paname Couenne" notre guide offert ici.

  • Kletterzentrum Innsbruck, la salle d'escalade des champions du monde

    Si vous suivez notre équipe nationale d'escalade, vous avez sans doute remarqué que ceux qui n'ont pas passé le week-end à Tarbes (pour assister au Championnat de France de difficulté) étaient en phase d'entraînement dans une salle spectaculaire : le Kletterzentrum Innsbruck, également appelé "KI" pour des raisons évidentes de prononciation, situé en Autriche. Et c'est tout à fait logique parce que si vous connaissez l'agenda de la Coupe du Monde d'escalade 2023 vous savez que les prochaines épreuves de bloc et les premières de difficulté se déroulent précisément à Innsbruck. C'est donc l'occasion parfaite pour vous présenter ce haut lieu de la scène internationale de l'escalade. Le KI est l'endroit où les athlètes de haut niveau viennent se préparer pour les compétitions. Que ce soit en intérieur, en extérieur, en escalade en tête, en bloc ou en vitesse, le Kletterzentrum Innsbruck a tout ce qu'il faut. Et surtout, il propose de nombreuses voies très difficiles allant jusqu'au 9a+. Cet espace de 4 500 m² dispose d'un total de 550 voies réparties sur 208 lignes, avec 3 000 m² en intérieur et 1 500 m² en extérieur. Le cœur architectural de cet espace se trouve à l'extérieur, avec trois tours spectaculaires dont les photos ont fait le tour du monde. Il est intéressant de noter que l'on peut retrouver sur leur site une fonctionnalité que l'on adorerait voir dans nos salles d'escalade : l'affluence par espace affichée en temps réel. Derrière ce lieu et son succès se cache Reini Scherer qui a investi plus de 10 ans de travail pour que le KI puisse sortir de terre. Grimpeur reconnu, il escalade depuis l'âge de 14 ans et a fait sensation en France avec des premières ascensions en 8a dans les gorges du Verdon. Il s'est également fait remarquer en ouvrant les premières voies de 8c en Autriche. Avec plus de 1 500 voies équipées à son actif dans les rochers, il est surtout reconnu pour les voies qu'il ouvre au KI depuis des années. Si jamais l'envie vous prend d'aller faire un tour en Autriche, rassurez-vous tout de même, Reini a veillé à créer des voies accessibles pour les gens "normaux", le niveau va de 4a à 9a. Vous pourrez donc potentiellement grimper sur la même ligne qu'Adam Ondra, bien qu'il la gravisse en 9a et vous à quelques degrés en dessous.

  • Red Art Chili Paper : Les grimpeuses urbaines et engagées de Emeline

    Emeline Faugère, enseignante en génie mécanique le jour et artiste engagée la nuit, crée des œuvres qui mettent en avant les femmes grimpeuses dans les espaces urbains. À travers des collages uniques réalisés avec du papier calligraphie et de l'encre de Chine, elle partage sa passion pour l'escalade et célèbre des grimpeuses exceptionnelles qui "envoient du steak" (ce sont ses mots). Ces créations peuvent être retrouvées un peu partout et les photographies sont partagées sur un compte Instagram dédié "Red Art Chili Paper". Chacune de ces œuvres est unique et réalisée sans l'utilisation de pochoirs. Le temps fait son œuvre, mais certaines grimpeuses tiennent bon depuis plus d'un an, et des passants s'évertuent même à recoller celles qui chercheraient à se faire la malle. Cette aventure artistique a commencé par hasard il y a un peu plus d'un an lorsque Emeline prévoyait de réaliser une fresque avec un ami au "Spot 13", un lieu parisien d'expression artistique. La météo annoncée l'obligeant à changer ses plans, elle remplace le matériel dans son sac par une paire de chaussons et se rend dans une salle d'escalade. Rapidement, elle réalise que la météo est plus clémente que prévue et décide de reprendre le chemin de son projet initial... sans son matériel. Enfin, "sans son matériel", mais avec quand même du papier et de l'encre de Chine. À l'aide de ces ressources limitées, elle créait et colle au Spot 13 ses trois premières "petites grimpeuses" en l'honneur de Julia Chanourdie. Depuis, Emeline poursuit son exploration artistique en affichant ses créations dans différents endroits, mettant en avant de nouvelles grimpeuses remarquables telles que Flavy Cohaut, Solenne Piret, Elnaz Rekabi, Julia Kühl, Anak Verhoeven, Laura Giunta, Janja Garnbret, Oriane Bertone, etc. Chaque photo partagée sur le compte Instagram de Red Art Chili Paper est accompagnée d'un court texte permettant d'identifier la grimpeuse représentée. Le choix d'Emeline de représenter exclusivement des femmes dans ses œuvres urbaines n'est pas dû au hasard, c'est le reflet de son engagement pour l'égalité des genres. Son approche militante vise à mettre en lumière les femmes, encore trop souvent sous-représentées dans de nombreux domaines. En plus de cet engagement à travers son art de rue, Emeline anime des ateliers dans son école pour promouvoir la mixité et agit en tant que "role model" dans une filière scientifique encore très majoritairement masculine. À travers ses collages urbains uniques, elle contribue à susciter des discussions sur l'inégalité des genres tout en égayant le quotidien des promeneurs et promeneuses. Son travail artistique inspirant et engagé nous a conquis ! Pour suivre Red Art Chili Paper sur Insta'.

  • "The Alpinist" disponible sur Netflix

    Il aura fallu 2 ans à Netflix pour rendre « The Alpinist » disponible à ses abonnés sur le territoire français, mais c’est enfin le cas ! Ce film déjà culte pour les passionnés de montagne et de grimpe est basé sur l’histoire du célèbre alpiniste Marc-André Leclerc. Marc-André, originaire du Canada, est le meilleur alpiniste de sa génération, il est connu pour ses ascensions en solo de sommets un peu partout dans le monde. Et en particulier pour la toute première ascension de la Torre Egger en hiver (Patagonie) et de la face de l’empereur du Mont Robson. Il disparait en 2018, à seulement 25 ans. Marc-André Leclerc et son partenaire, Ryan Johnson, ne reviendront en effet jamais de leur ascension réussie de la face nord des Mendenhall Towers (au nord de Juneau en Alaska). L’équipe de recherche retrouvera les cordes en bas de la voie de descente mais pas leurs corps. Sender Films, société de production américaine, avait commencé à filmer Marc-André avant ce tragique accident en Alaska. Des images utilisées dans ce documentaire qui retrace ses derniers moments. On y retrouve les témoignes d’Alex Honnold, Barry Blanchard et Reinhold Messner.

  • Everyday Climbers, la beauté de l'escalade ordinaire

    Vous avez sans doute remarqué que l'escalade est généralement associée aux athlètes professionnels ou à des individus extraordinaires. Il était grand temps de bousculer ces conventions, et c'est précisément ce que réalise Florent Quint, que nous avons rencontré pour qu’il nous parle de sa série documentaire intitulée "Everyday Climbers". Cette série met en lumière des grimpeurs amateurs, des personnes ordinaires qui partagent leurs projets d'escalade et de vie. La question qui guide ces vidéos n'est pas la traditionnelle "Dans quoi grimpes-tu ?", mais plutôt "Pourquoi grimpes-tu ?". Florent s'intéresse aux histoires et aux motivations profondes de ces passionnés, bien plus qu'à leurs performances physiques. "J'adore voir des athlètes grimper, mais lorsque je vais en falaise, je rencontre également des gens qui ont des histoires intéressantes à raconter", nous explique Florent. Une première bande-annonce, diffusée sur un groupe Facebook, a rapidement confirmé l'engouement suscité par une telle série auprès des amateurs d'escalade. Et les premiers épisodes sont largement à la hauteur des attentes : une qualité de prise de vue incroyable, une trame claire et un montage parfait. De quoi être époustouflé par la beauté de l'escalade ordinaire, s'identifier à ces passionnés et se laisser inspirer par leurs histoires. Le premier épisode est dédié à Barbara, une grimpeuse prise de panique à l'idée de grimper en tête. Elle nous offre une leçon de vulnérabilité et d'authenticité totalement unique dans l'univers des vidéos d'escalade. "Barbara ressent une grande peur lorsqu'elle grimpe en tête. Beaucoup de grimpeurs et grimpeuses peuvent s'identifier à cela, et je n'ai pas trouvé d'autres films abordant ce sujet de manière aussi directe". Dans le second épisode, c'est Corentin qui nous ouvre les portes de son intimité. Après une rupture amoureuse difficile, il se met à l'escalade et décide d'en faire un projet de vie. Nous le suivons dans son perfectionnement, dans l'objectif de passer les tests de pré-sélection pour obtenir un diplôme d'escalade et pouvoir partager sa passion. Quant au troisième épisode, il met en avant Pablo, un grimpeur belge de 24 ans. Celui-ci s'est lancé dans un Tour de France des falaises à vélo en plein hiver, à la recherche du plus beau 8A du pays. Cet épisode a d'ailleurs remporté plusieurs prix. Il convient de souligner que Florent n'est pas un amateur en matière de vidéos. Après des études de cinéma à Paris, il a travaillé en tant que directeur de post-production pour des films, des documentaires et différents clips. C'est au fil de ses rencontres qu'il a aiguisé son regard et son sens de la narration, qui lui sont d'une grande utilité dans ce projet. "C'est grâce à l'escalade que j'ai franchi cette étape, en abordant la production de vidéos de manière plus globale, et pas seulement du point de vue de la post-production. Lorsque tu grimpes, tu peux échouer, tu essaies à nouveau, et parfois ça fonctionne. La peur de l'échec fait partie intégrante du processus." Il a dû choisir entre se lancer de manière traditionnelle en recherchant des financements et des partenariats avec des marques, ou utiliser les outils et les ressources dont il disposait. Il a opté pour la rapidité en se lançant avec son propre matériel et en utilisant YouTube comme plateforme de diffusion, afin de construire ce projet de manière autonome. On pourrait penser que Florent a trouvé le bon filon pour grimper autant qu'il le souhaite, mais en réalité, il doit faire un choix. Ainsi, il ne consulte pas les topos et se concentre uniquement sur ses images. "Si je me mettais à chercher les voies que je pourrais grimper, cela me détournerait trop de mon objectif. Je suis véritablement investi dans la réalisation du film, et je reste focalisé sur cet aspect." Everyday Climbers va bien au-delà d'une simple série documentaire sur l'escalade. C'est une célébration de la communauté des grimpeurs, une ode à la découverte de soi, au fait de surmonter ses peurs et à l'épanouissement personnel. Alors, installez-vous confortablement, appréciez ces premiers épisodes captivants, et laissez-vous emporter par l'univers extraordinaire des grimpeurs amateurs dans toute leur simplicité.

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