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- Cap sur El Cap disponible en VOD
Cap sur El Cap, le documentaire qui a déjà captivé la communauté de la grimpe lors de sa diffusion dans divers festivals et sur Ushauaïa TV, sera désormais accessible en VOD dès le jeudi 21 mars à 18h. Une nouvelle excitante pour les passionné(e)s d'escalade que nous sommes ! Cette petite pépite cinématographique, disponible sur captainsonelcap.com, retrace l'extraordinaire expédition de Séb Berthe et de son équipe. Leur objectif ? Conquérir le Dawn Wall, cette grande voie légendaire de 1 000 mètres cotée 9a, sur la face sud-est d'El Capitan, dans le parc national du Yosemite. Une aventure qui s'inscrit dans le respect des valeurs écologiques chères aux protagonistes, puisque l'acheminement jusqu'au lieu de l'ascension se fait sans avion, préférant une traversée transatlantique à la voile, suivie d'un road trip à travers l'Amérique latine. "Cap sur El Cap", c'est l'histoire d'un défi qui dépasse la simple performance sportive. C'est une invitation au voyage, à l'aventure humaine, où la persévérance, l'engagement et l'esprit d'équipe sont mis en lumière. Avec un casting passionné comprenant Séb Berthe et Soline Kentzel, ce documentaire est une célébration de l'esprit d'aventure à ne pas manquer. Rendez-vous sur captainsonelcap.com à partir du jeudi 21 mars à 18h !
- 7 conseils pour faire de l'escalade en extérieur avec des enfants
De nombreux adeptes de l'escalade mettent de côté leur passion ou réduisent significativement leurs sorties lorsqu'ils accueillent leur premier enfant. Pourtant, pratiquer l'escalade en extérieur avec des enfants peut s'avérer être une source d'aventures et d'expériences enrichissantes . Voici sept conseils pour profiter pleinement de l'escalade en extérieur avec vos enfants : 1. Choisissez un spot adapté Il est essentiel de s'assurer que le lieu choisi soit adapté pour vos enfants . La plupart des topos d'escalade indiquent si un spot est adapté. En fonction de leur âge, vérifiez également s'il existe des voies ou des blocs conçus spécialement pour eux. Notez que si ce n'est pas le cas, ce n'est pas nécessairement un problème. 2. Adaptez votre programme Planifiez votre sortie en consacrant du temps aux activités des enfants entre les ascensions . Une sortie avec des enfants ne ressemblera pas à vos expéditions habituelles, mais cela ne signifie pas que vous ne pourrez pas grimper ; l'expérience sera simplement différente. Profitez-en pour explorer la nature, jouer à des jeux d'équilibre, et plus encore. 3. Emmenez vos ami(e)s Grimper en groupe assure qu'il y aura toujours quelqu'un pour surveiller ou divertir vos enfants pendant vos ascensions. Il est même idéal d'organiser ces sorties avec d'autres familles grimpeuses, offrant ainsi à vos enfants l'opportunité d'interagir et de jouer avec d'autres jeunes . 4. Préparez un équipement adapté Votre équipement doit inclure tout le nécessaire pour l'escalade (casques, harnais, chaussons, etc.), mais aussi pour les repas et les jeux. Si vos enfants souhaitent essayer l'escalade, envisagez d'utiliser une corde avec moins d'élasticité que celle employée pour grimper en tête. 5. Proposez une activité d'escalade adaptée Si vos enfants sont intéressés par l'escalade, assurez-vous que cette expérience soit positive . Commencez par des exercices d'équilibre et de placement des pieds. Si votre enfant souhaite grimper plus haut, l'aider légèrement en tirant sur la corde peut réduire sa frustration. L'important est de se concentrer sur le plaisir. 6. Créez un climat de confiance Respectez leur choix s'ils ne veulent pas grimper ou descendre, sans insister . Les forcer pourrait engendrer un rejet de l'escalade et ils ne souhaiteraient plus vous accompagner. Chaque petite réussite, comme se balancer sur une corde fixe, dénouer un nœud de huit, redescendre une corde, est une victoire. 7. Montrez l'exemple Les enfants imitent leurs parents. Vos sorties en nature sont l'occasion de leur enseigner le respect de l'environnement, l'importance de suivre les mesures de sécurité, comme le port du casque, et de vous voir gérer l'échec lors de vos essais. Emmener vos enfants dans vos aventures d'escalade en extérieur est l'occasion de partager votre passion, mais aussi d'inculquer des valeurs importantes telles que le respect de la nature, la persévérance face aux défis et l'importance de la sécurité . En suivant ces conseils, vous pouvez créer des souvenirs inoubliables pour votre famille tout en posant les bases d'une relation saine et enrichissante avec l'escalade et l'extérieur.
- Tami Knight : Croquis d'une grimpeuse légendaire
Il y a quelques jours nous partagions avec vous, sur Instagram, une photo de Tami Knight, un nom qui n'évoque peut-être rien pour vous, mais dont l'histoire mérite d'être contée plus amplement. Tami Knight est une véritable icône qui a marqué de son empreinte toute une génération de passionné(e)s d'escalade, par ses prouesses autant que par son esprit créatif . À la fin des années 70, alors qu'elle était étudiante en agriculture à l'Université de la Colombie-Britannique, Tami avait pour ambition de devenir vétérinaire. Un projet de vie qui va prendre un tournant inattendu suite à un accident de voiture. Durant sa convalescence, un ami l'invite à découvrir l'escalade à Squamish . Là, elle rencontre trois jeunes grimpeurs locaux, dont Peter Croft. Ancienne gymnaste, Tami révèle rapidement un talent et une aisance naturelle pour l'escalade . Impressionné par ses capacités, Peter Croft l'invite à se mesurer à des voies plus exigeantes. Tami racontera plus tard au sujet de cette journée : « Je voulais juste grimper, vraiment beaucoup. Je m'y suis mise comme un poisson dans l'eau, et quand j'ai eu une corde, j'ai dormi avec. La corde sentait le plein air et, encore plus que ça, l'escalade. » C'est ainsi que commence une aventure qui la verra rejoindre Peter Croft chaque weekend pour grimper à Squamish, délaissant peu à peu ses études pour se consacrer à sa nouvelle passion. Le duo devient inséparable, enchaînant les sessions d'escalade . À cette époque, Squamish connaît son âge d'or de l'escalade libre, dans un contexte où ce sport n'était ni bien connu, ni même accepté par le grand public. Tami et Peter s'attaquent à des premières ascensions, repoussant sans cesse leurs limites. Leur passion ne se limite pas à Squamish. Ensemble, ils explorent d'autres falaises emblématiques, du Pays de Galles à l'Écosse, sans oublier les mythiques parois de Yosemite. Leur marque de fabrique ? Réaliser des ascensions rapides sur des grandes voies, souvent en grimpant en simultané . En 1981, une nouvelle dimension s'ajoute à la vie de Tami : le dessin. Inspirée par l'univers de l'escalade, elle commence à croquer des bandes dessinées retraçant les facéties des grimpeurs qu'elle côtoie . Ces œuvres, où l'absurde côtoie l'humour, offrent un regard décalé sur le milieu de l'escalade, faisant écho aux aventures, aux galères, mais aussi à la camaraderie qui unit les grimpeurs. Ces bandes dessinées, souvent basées sur des anecdotes réelles, deviennent vite populaires au sein de la communauté des grimpeurs, qui se reconnaissent dans ces récits à la fois hilarants et tendrement critiques. Tami a le don de saisir l'essence de l'escalade, avec ses moments de bravoure et ses absurdités , et de la retranscrire avec un humour piquant et une affection évidente pour ses sujets. Malgré quelques voix discordantes, la majorité des grimpeurs se délecte de se voir caricaturés dans les œuvres de Tami , partageant largement ses bandes dessinées et contribuant à forger une certaine culture et tradition orale autour de l'escalade. Les personnages de Tami, souvent des représentations exagérées de ses amis et connaissances, incarnent cet esprit aventureux et débrouillard typique des grimpeurs, cherchant toujours à repousser les limites, qu'il s'agisse de réaliser une nouvelle ascension ou de survivre à l'économie précaire de leur passion. Au fil des années, Tami Knight poursuit sa carrière artistique, enrichissant l'univers de l'escalade de ses observations affûtées et de son humour inimitable. Ses bandes dessinées, compilées dans plusieurs volumes, continuent de captiver et d'amuser, témoignant de la richesse et de la diversité de la culture de l'escalade. Son approche a non seulement documenté des moments clés de ce sport, mais a également offert une perspective rafraîchissante et souvent irrévérencieuse sur les dynamiques de sa communauté . Son parcours jalonné de rencontres, d'aventures et de créations, montre combien la passion pour l'escalade peut mener à des chemins de vie inattendus et enrichissants. Au-delà de ses ascensions et de ses œuvres, Tami Knight incarne cette génération pour qui l'escalade a été bien plus qu'un sport : un mode de vie, une manière de se confronter au monde, d'y trouver sa place, et parfois, de le redéfinir.
- Addiction à l'escalade et sevrage, les révélations d'un travail de recherche
Le terme "accro à l'adrénaline" est couramment utilisé pour décrire les athlètes de sports extrêmes, et il est souvent avancé que leur engouement pourrait être assimilé à une forme de dépendance. Mais peut-on réellement être dépendant de l'escalade, à l'instar des addictions à l'alcool, la drogue, les médicaments, le sexe, ou encore le jeu ? C'est une question qui a retenu l'attention de la communauté scientifique. Un travail de recherche dirigé par le Dr. Rob Heirene* et son équipe, provenant de diverses institutions académiques, a révélé des similarités notables entre les états de sevrage éprouvés par les grimpeurs et ceux rencontrés par les individus aux prises avec des addictions aux substances ou comportementales. Une étude qui approfondit la compréhension des dynamiques psychologiques et comportementales activées durant les périodes d'abstinence d'escalade et qui offre de nouvelles perspectives pour le traitement des addictions en général. Méthodologie de l'étude Cette étude approfondie a mobilisé une méthodologie qualitative à travers la réalisation d'entretiens semi-structurés avec un échantillon ciblé de huit grimpeurs masculins. Ces participants ont été soigneusement sélectionnés et classés en fonction de leur niveau en escalade, allant de grimpeurs à un niveau moyen à ceux d'un plus haut niveau, que ce soit sur des pratiques de bloc ou de voie, en intérieur ou en extérieur, dans l'optique d'observer des différences et/ou des similitudes. Les entretiens ont été spécifiquement programmés durant des périodes où les grimpeurs étaient en abstinence de leur activité, ne pratiquant pas l'escalade, pour examiner de manière précise les manifestations psychologiques et comportementales du sevrage. Les discussions ont été orientées pour explorer trois dimensions essentielles et révélatrices du sevrage, qui sont au cœur des processus addictifs, tant pour les addictions comportementales que pour les substances : Le premier aspect, le "craving", décrit un désir intense et souvent irrépressible pour la pratique de l'escalade, reflétant la force de l'impulsion vers l'engagement dans le sport malgré les conséquences négatives potentielles ou l'absence de gratification immédiate. Le second, l'anhédonie, traduit une diminution significative ou une perte de la capacité à trouver du plaisir dans des activités qui étaient auparavant sources de joie ou de satisfaction, mettant en évidence comment l'escalade peut dominer les sources de plaisir d'un individu. Enfin, l'effet négatif se rapporte à l'expérience de sentiments ou d'humeurs négatives résultant de la non-pratique de l'escalade, comme la tristesse, l'irritabilité ou l'anxiété, soulignant les conséquences émotionnelles du sevrage. Les principaux résultats Les résultats de l'étude révèlent une uniformité frappante dans les expériences de sevrage à travers les grimpeurs quelque soit leur niveau, mettant en évidence des symptômes de sevrage analogues à ceux observés dans les addictions aux substances et comportementales. Cette uniformité est particulièrement notable dans le désir intense, ou "craving", pour l'escalade et dans la manifestation d'effets négatifs tels que la frustration, l'irritabilité ou l'anxiété en l'absence de pratique. À souligner que les grimpeurs les plus expérimentés rapportent ces sensations avec une fréquence et une intensité supérieures, soulignant une corrélation entre le degré d'engagement dans l'escalade et l'ampleur des symptômes de sevrage. En revanche, l'étude n'a pas mis en évidence de différences significatives dans la manifestation de l'anhédonie entre les différents niveaux de compétence, suggérant que ce symptôme de sevrage peut se présenter indépendamment du degré d'expertise ou de l'engagement dans l'activité. Cette découverte indique que la réduction de la capacité à ressentir du plaisir dans d'autres activités peut être une caractéristique commune à tous les grimpeurs, qu'ils soient novices ou expérimentés. Pourquoi est-ce que c'est intéressant ? Le premier point c'est évidemment la mise en lumière d'une dépendance potentielle, qui peut affecter les pratiquants et en particulier les sportifs de haut niveau. Mais les implications des résultats de ce travail de recherche vont au-delà puisqu'elles suggèrent que la passion pour les sports extrêmes, loin d'être une simple quête d'adrénaline, pourrait servir de mécanisme de substitution efficace pour les individus en quête d'alternatives pour naviguer à travers ou se détacher de cycles addictifs destructeurs Par ailleurs, ces découvertes ouvrent la porte à d'autres investigations, encourageant à explorer plus largement les expériences de sevrage dans une diversité de disciplines sportives extrêmes et à adopter des approches méthodologiques quantitatives pour une évaluation plus rigoureuse. Une telle orientation pourrait révéler des modèles précis et mesurables du sevrage, enrichissant ainsi notre compréhension globale des dynamiques addictives. Si pour l'instant ce travail de recherche est réalisé sur un échantillon beaucoup trop faible pour que ses enseignements suffisent à assoir une quelconque vérité scientifique, on peut tout de même se réjouir que notre pratique puisse intéresser de plus en plus en de travaux de recherches. Notons également que "Beyond Rock Bottom", un documentaire hongrois dont la sortie est programmée pour septembre 2024, explore précisément cette thématique de comment l'escalade peut se transformer en un outil thérapeutique dans le processus de guérison de la dépendance aux drogues. Pour consulter la publication complète relative à ce travail, elle est disponible en libre accès sur La United States National Library of Medicine. *Actuellement, le Dr. Rob Heirene est un chercheur spécialisé dans les problématiques de jeu d'argent au Brain & Mind Centre de l'Université de Sydney, en Australie, où il applique sa passion pour la science de l'addiction, avec un intérêt particulier pour la science des données et la visualisation.
- Best Place To Climb : un engouement national au rendez-vous
À peine quelques jours après le lancement de notre initiative "Best Place To Climb", l'engouement de la communauté grimpeuse pour voter et soutenir leurs salles d'escalade favorites est déjà impressionnant. Plus d'une centaine de salles à travers le pays ont déjà vu leurs murs et prises évalués par ceux qui les connaissent le mieux : leurs utilisateurs. Parmi celles-ci, dix se distinguent déjà par le nombre de votes reçus, reflétant l'engagement de leurs communautés respectives. : 1. Arkose Pantin 2. Arkose Nation 3. Arkose Massy 4. Roc 14 5. Climb Up Paris Porte d'Italie 6. Climbing District Canal Saint Martin - Buttes Chaumont 7. Arkose Pont de Sèvres 8. Arkose Montmartre 9. Climb Up Aubervilliers 10. Arkose Nice La réactivité des salles dans l'Île de France dans l'univers de l'escalade est incontestable, comme le prouve ce premier top 10 qui ne se base que sur le nombre de votants... mais, comme en atteste la présence de Arkose Nice dans cette liste, de nombreuses autres régions ne devraient pas tarder à se distinguer. Une mention spéciale mérite d'être faite pour ROC 14, qui, en tant que club associatif, se distingue au milieu de salles commerciales en se hissant parmi les plus votées. Cela souligne non seulement la qualité de l'expérience offerte par ROC 14 mais aussi la force de sa communauté. La liste complète des salles mentionnées (disponible ici) est le reflet de l'enthousiasme et de l'engagement de notre communauté. A date aucune salle n'a encore atteint le seuil des 100 évaluations nécessaires pour être nominée, un jalon essentiel pour garantir une évaluation complète et représentative de chaque espace d'escalade. Si ce n'est pas déjà fait nous vous encourageons à vous rendre sur ce lien pour participer à Best Place To Climb. N'hésitez pas non plus à parler de cette initiative autour de vous, vous contribuez ainsi non seulement à mettre en lumière votre salle de prédilection mais aussi à renforcer cette communauté qui nous est chère. Continuez à grimper, à voter, et surtout, à partager votre passion. Le sommet est à portée de main, et chaque vote nous rapproche d'une célébration des meilleures salles d'escalade que la France a à offrir.
- L'art contemporain rencontre le monde de l'escalade avec Art et Sport
GrandPalaisRmn initie Art et Sport, une série d'expositions programmées de mai à novembre 2024, qui investiront des infrastructures sportives partout en France . Cette opération vise à rapprocher l'art contemporain du grand public et à mettre en lumière l'union entre le corps et l'esprit, entre l'effort physique et l'expérience artistique. L'essence de ce projet réside dans l'idée que l'art et le sport ne sont pas antagonistes mais partagent plutôt une capacité commune à intensifier nos émotions et à enrichir notre expression. Des lieux variés comme des stades de football, des piscines, des boulodromes, des skateparks et des salles d'escalade accueilleront des œuvres d'art. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer en premier lieu, l'intention n'est pas de montrer des œuvres directement liées au sport mais plutôt de susciter un dialogue entre l'art contemporain et les activités physiques . Les amateurs d'escalade devraient porter un intérêt tout particulier à l'exposition "Pop up play polychrome", qui se tiendra au " Climbing Center " de Mulhouse du 15 mai au 30 juin. Cette exposition mettra en avant l'influence de la couleur, faisant écho aux prises colorées qui ornent les murs d'escalade , afin d'explorer la complexité de l'art contemporain. Une occasion unique de voir comment l'art peut transformer un lieu dédié au sport et encourager la créativité chez les visiteurs. Retrouvez toutes les dates clés dans notre agenda de la grimpe en cliquant ici .
- Faire plus avec moins : La stratégie d'une salle d'escalade associative américaine
Dans un épisode récent du podcast Climbing Business Journal, Jen Piperno, pilier du Teton Rock Gym niché dans le Parc national du Grand Teton, au nord-ouest des États-Unis, nous livre un récit captivant où s'entremêlent sa passion pour l'escalade et son engagement dans le monde des organisations à but non lucratif. À travers le témoignage de cette américaine, formée en école de commerce, découvrez des conseils précieux pour les salles d'escalade associatives désireuses de maximiser leur impact au sein de leur communauté et d'assurer leur pérennité. L'équipe de Vertige Media a extrait pour vous huit leçons essentielles de cette conversation inspirante, que nous vous invitons à découvrir en intégralité à la fin de cet article. 1. La fusion des passions et des compétences professionnelles L'histoire de Jen Piperno met en lumière une stratégie gagnante pour les salles d'escalade associatives : l'intégration des passions personnelles du personnel et des bénévoles dans leurs missions. Cela implique d'identifier les intérêts individuels de chacun et de voir comment ces derniers peuvent enrichir leurs tâches et projets au sein de la salle 2. L'importance fondamentale de la communauté Le Teton Rock Gym est profondément ancré dans sa communauté. Les salles d'escalade associatives doivent viser à créer des espaces accueillants et inclusifs, où chaque membre se sent connu et valorisé. Cela peut être réalisé par des initiatives ciblées, des événements, et une communication ouverte et régulière avec les membres. 3. Développer des programmes inclusifs L'offre de programmes adaptés à tous les niveaux et besoins, y compris pour les personnes ayant des handicaps, est une stratégie gagnante. Cela non seulement élargit l'accès à l'escalade mais renforce également le rôle éducatif et social de la salle. 4. La polyvalence et le développement du personnel Dans une petite structure, la polyvalence du personnel est essentielle. Les salles d'escalade associatives doivent investir dans la formation continue de leur équipe, encourageant le développement de compétences variées, de l'encadrement sportif à la gestion de projets communautaires. 5. Le rôle essentiel du conseil d'administration Le conseil d'administration doit être un soutien et non une charge supplémentaire pour l'équipe. Les salles associatives doivent veiller à ce que leur conseil soit composé de membres actifs, engagés et alignés avec les besoins et la vision de l'organisation. 6. Autonomie financière et innovation Bien que le Teton Rock Gym bénéficie d'un soutien municipal, sa survie repose sur les revenus générés par les adhésions et les programmes. Les salles associatives doivent explorer des modèles économiques innovants pour diversifier leurs sources de revenus, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis des subventions et des dons. 7. Adapter et innover dans l'offre de programmes L'adaptabilité et l'innovation dans les programmes sont clés pour répondre aux attentes variées des membres. Les salles associatives peuvent s'inspirer de cela en introduisant de nouveaux formats d'activités, des cours spécialisés, ou des événements qui renforcent l'esprit de communauté. 8. Écouter et répondre aux besoins de la communauté Une communication fluide et attentive avec les membres permet d'ajuster et d'améliorer constamment l'offre. Les retours des utilisateurs sont précieux pour développer des programmes qui répondent réellement à leurs attentes et besoins. L'histoire du Teton Rock Gym est une source d'inspiration pour les salles d'escalade associatives désireuses de maximiser leur impact social tout en assurant leur pérennité. En adoptant une approche centrée sur la communauté, en valorisant la polyvalence et l'innovation, et en maintenant une gouvernance efficace, les salles associatives peuvent non seulement survivre mais prospérer, en créant des espaces accueillants et inclusifs pour tous les passionné(e)s d'escalade.
- Vegan climber : Mode d’emploi
Si vous êtes végétarien.ne ou que vous avez choisi de diminuer votre consommation de viande, vous vous demandez certainement si votre alimentation est adaptée à vos objectifs en escalade . La réponse et mes conseils dans cet article. De plus en plus de grimpeurs adoptent une alimentation végétarienne ou choisissent de diminuer leur consommation de viande. Cette décision peut être basée sur un engagement écologique, des raisons éthiques, des questions de santé, pour s’opposer à la souffrance animale ou tout simplement par goût. Certains excluent toute consommation de produits d’origine animale (régime végétalien), et d’autres admettent la consommation d’œufs et de produits laitiers (régime ovo-lacto végétarien). Il existe une multitude de variations, chacun choisissant selon ses convictions et ses aspirations. Les régimes végétariens et végétaliens ont des effets cardiovasculaires et métaboliques bénéfiques. Donc des avantages non négligeables sur la santé et la possibilité de grimper à son meilleur niveau sur le long terme . Une alimentation moins carnée a également l’avantage de réduire son impact sur le vivant. Contrairement à une idée reçue bien répandue, la viande n’est pas indispensable à l’alimentation humaine . Cette consommation copieuse de viande est d’ailleurs très liée au mode de vie occidental. Mais si vous êtes végétarien, et encore plus si vous pratiquez un sport intensif comme l’escalade, il est important de bien connaître les aliments. Il vous faut être plus rigoureux dans vos choix et la composition de vos menus quotidiens pour optimiser votre alimentation pour votre pratique sportive et votre santé. Premier réflexe pour lever tout doute sur votre statut micronutritionnel, demandez un bilan sanguin à votre professionnel de santé qui saura dépister d’éventuelles carences. Quelques nutriments sont à surveiller dans vos apports quotidiens. Le premier point à surveiller est votre apport en protéines , souvent plus faible chez les végétariens. Vous pouvez trouver des protéines végétales dans les mélanges céréales + légumineuses ou céréales + oléagineux, le soja sous forme de tofu, de tempeh ou de protéines texturées par exemple, les produits laitiers et les œufs si vous en consommez, et en plus faible quantité dans les oléagineux également. Assurez-vous d’ajouter une source de protéines à chacun de vos repas . Les acides gras essentiels oméga-3 sous leurs formes EPA et DHA directement assimilables par notre organisme font également souvent défaut dans une alimentation végétarienne. On peut les trouver dans les algues, les œufs de poule nourries aux graines de lin ou labellisés « Bleu-Blanc-Cœur ». Leur forme analogue dans les végétaux est moins efficacement utilisée par l’organisme mais peut apporter une contribution quotidienne. Vous pourrez la trouver dans les huiles végétales de colza, de lin ou de noix par exemple ou dans leurs graines. La vitamine B12 , quant à elle, est présente exclusivement dans les produits animaux. Si vous consommez régulièrement des œufs et des produits laitiers, pas de souci à priori. Votre bilan sanguin vous permettra de la vérifier. Mais si vous avez exclu tout produit d’origine animale de votre alimentation, la complémentation s’avèrera nécessaire. Il y a également d’autres nutriments à surveiller comme l’iode, le fer, le zinc, le calcium ou la vitamine D . Pour combler vos besoins, adoptez une alimentation variée : céréales et oléagineux de toutes variétés, grains entiers, légumes et fruits de toutes les couleurs. Gardez en tête que devenir végétarien ne se résume pas à supprimer viande et poisson de son menu . Pour avoir un régime équilibré, il faut revoir son alimentation de manière globale pour remplacer les apports de ces produits animaux par d’autres sources. Dernier point, le régime végétarien n’est pas adapté à tout le monde . Chez les personnes âgées et les grimpeuses enceintes ou allaitantes notamment, l’attention doit être maximale. De même si vous souffrez d’hypothyroïdie, du syndrome de l’intestin irritable, de dérèglements hormonaux. Enfin, si vous ressentez une fatigue anormale, une fonte musculaire, constatez une perte de cheveux ou des difficultés de digestion, le régime n’est peut-être pas équilibré ou pas fait pour vous. Il est également possible de suivre un régime végétarien et de réintroduire des produits animaux à certains moments de sa vie si nécessaire . N’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel de la nutrition pour faire le point. Être un grimpeur végétarien demande un peu de connaissances et de rigueur , une alimentation diversifiée et suffisante, mais n’est pas un frein à votre pratique. Au contraire, diminuer votre consommation de viande sera même bénéfique pour votre santé, vos performances à long terme, votre récupération et votre empreinte sur la planète. Caroline Milenkovic Messin Sources : Revue comparative : Neufingerl N, Eilander A. Nutrient Intake and Status in Adults Consuming Plant-Based Diets Compared to Meat-Eaters: A Systematic Review. Nutrients. 2021 Dec 23;14(1):29. doi: 10.3390/nu14010029. PMID: 35010904; PMCID: PMC8746448. Dinu M, Abbate R, Gensini GF, Casini A, Sofi F. Vegetarian, vegan diets and multiple health outcomes: A systematic review with meta-analysis of observational studies. Crit Rev Food Sci Nutr. 2017 Nov 22;57(17):3640-3649. doi: 10.1080/10408398.2016.1138447. PMID: 26853923. Caroline est une experte en alimentation , que l'on a pu interviewer récemment sur Vertige Media . Elle est également à l'origine du programme SOLIDE, le 1er programme en ligne associant nutrition, entraînement et préparation mentale. L'objectif ? Partager des méthodes et outils pour améliorer ses performances, sa récupération et son plaisir à grimper. Toutes les infos : https://carolinemm.fr/programmeenligne/
- #balancetongrimpeur : Un nouveau combat contre les violences sexistes
Sophie Berthe, une figure déjà connue dans le milieu de l'escalade pour ses prises de positions audacieuses sur l'égalité des genres, réitère son engagement militant avec une nouvelle initiative intitulée "#balancetongrimpeur". Après avoir marqué les esprits avec l'opération "Ceci est un torse" lors du Master of Fire à Bruxelles, où des grimpeuses avaient gravi les parois le dos nu pour interroger les normes de genre dans l'escalade, Sophie s'attaque désormais à un sujet encore plus sensible et crucial : les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans ce même milieu. L'appel à témoignages lancé sous le hashtag "#balancetongrimpeur" vise à briser le silence sur un phénomène malheureusement répandu mais souvent minimisé ou ignoré dans l'escalade, un sport souvent perçu comme un environnement "safe" et bienveillant. Cette initiative souhaite offrir un espace où les victimes de VSS peuvent partager leur expérience, anonymement ou non, pour mettre en lumière l'ampleur et la gravité de ces violences au sein de la communauté grimpeuse. L'appel de Sophie Berthe est un engagement fort pour reconnaître et combattre l'oppression patriarcale et les violences qui en découlent, dans un milieu où le respect mutuel devrait être la norme. Lors de notre échange avec elle, Sophie insiste sur le fait que le silence et l'indifférence ne font qu'exacerber le problème, et que seule une prise de conscience collective, suivie d'actions concrètes, peut mener à un changement durable. Sophie envisage cette démarche comme une continuation de son engagement pour un monde de l'escalade plus inclusif et respectueux. En s'attaquant aux violences sexistes et sexuelles, elle ne cherche pas seulement à provoquer une prise de conscience mais également à encourager la communauté dans son ensemble à adopter des mesures proactives pour garantir la sécurité et le bien-être de tous ses membres. Le courage et la détermination de Sophie Berthe dans ces initiatives soulignent l'urgence de s'attaquer aux racines profondes du sexisme et des discriminations dans le sport en général. Par son action, elle rappelle que le combat pour l'égalité et contre les violences sexistes et sexuelles nécessite l'engagement de tous et de toutes, et qu'il est non seulement possible mais aussi nécessaire de concilier passion sportive et respect inconditionnel de chaque individu. Cette nouvelle initiative, tout comme "Ceci est un torse" avant elle, prouve une fois de plus que l'escalade, loin d'être juste une activité sportive, est aussi un terrain de lutte et de solidarité. Sophie Berthe et les personnes qui se joignent à elle dans ces actions militantes tracent la voie vers une communauté d'escalade où l'égalité, la sécurité et la liberté ne sont pas de vains mots, mais des principes vivants et actifs. Pour celles et ceux désireux de partager leurs témoignages, vous pouvez le faire anonymement via ce lien, ou en envoyant directement un message à Sophie sur son compte Instagram.
- Natural Games 2024 à Millau : Du sport et de la musique
Du 27 au 30 juin 2024, le cœur de la Région Occitanie à Millau, en Aveyron, s'animera au rythme des Natural Games, un événement phare pour les aficionados de l'escalade et plus globalement du monde outdoor . Hymne à la fusion entre sport et musique, les Natural Games se veulent être une expérience globale où les disciplines extrêmes se mélangent à la musique. Un festival hors normes Les Natural Games transcendent les frontières classiques des événements sportifs et musicaux pour offrir une parenthèse hors du temps. Au programme, des compétitions internationales et des ateliers d'initiation en escalade, kayak, VTT freestyle, parapente freestyle, VTT enduro, base jump, stand up paddle, jumpline, highline, etc. La compétition internationale de bloc organisée par l'IFSC, point d'orgue du festival pour la communauté de passionné(e)s d'escalade , attire chaque année plus de 25 000 spectateurs, faisant de cette date l'une des compétitions les plus populaires au monde. La musique au cœur de l'action Avec un line-up éclectique et soigné, les Natural Games offrent plus qu'un fond sonore au spectacle sportif : ils créent une ambiance de quartier d'été électrisante. Des artistes de renom tels que Massilia Sound System, Big Flo et Oli, Vitalic, et Caravane Palace sont attendus, promettant une explosion de beats et de mélodies. Toutes les informations à retrouver sur le site de Natural Games . Retrouvez toutes les dates clés dans notre agenda de la grimpe en cliquant ici .
- La dégaine de la discorde : l'USA Climbing dans la tourmente
Dans le monde de l'escalade compétitive, l'équité et la précision sont évidemment primordiales. Un événement récent lors des "USA Climbing Team Trials", a jeté une ombre de controverse sur ces principes fondamentaux. En effet, l'épreuve de difficulté féminine a été le théâtre d'une décision très contestée qui a non seulement affecté les résultats finaux mais a également soulevé des questions sur les règles de compétition et leur application. Durant le dernier tour de la finale féminine, trois grimpeuses de haut niveau, dont la jeune prodige de Denver, Adriene Akiko Clark, âgée de 19 ans, se sont trouvées au cœur d'une polémique liée au processus de clippage des dégaines. Selon les règles, chaque grimpeur doit clipper toutes les dégaines de la voie dans l'ordre, une pratique standard visant à garantir la sécurité tout en mesurant la progression de chacun. Cependant, une dégaine située près de la 36e prise est devenue le point focal d'un débat intense. Les officiels ont déclaré que clipper la dégaine après avoir dépassé cette prise était jugé impossible, fixant ainsi la progression des compétitrices à ce point précis de la voie. Cette décision a eu des impacts directs sur le classement final. Adriene Akiko Clark, ayant atteint le point le plus élevé sur la voie avec un score de 38+, s'est vue rétrogradée au rang de troisième, car elle, ainsi que ses concurrentes Olivia Ma et Annie Sanders, n'avaient pas clippé la dégaine critique. Malgré leurs réalisations sur la voie, leurs scores ont été officiellement "suspendus" à la 36e prise. Le décompte final, basé sur les performances en demi-finale, a attribué l'or à Annie Sanders, l'argent à Olivia Ma, et le bronze à Adriene Akiko Clark. La frustration était évidemment palpable parmi les compétitrices, qui ont envisagé de boycotter le podium en signe de protestation contre une décision qu'elles jugeaient injuste. La tension a atteint son paroxysme lorsque Annie Sanders a offert sa médaille à Adriene Akiko Clark dans un geste de solidarité et de contestation. Malheureusement cela ne changera rien pour Adriene Akiko Clark pour qui être privée de la première place signifie être privée d'une place dans l'équipe nationale des États-Unis. Et donc de devoir se passer des financements pour les coupes du monde auxquelles elle assistera cette année. Au-delà de l'émotion de l'instant, cet incident met en lumière les défis auxquels sont confrontés les organisateurs de compétitions d'escalade et les juges dans l'application des règles. La flexibilité et l'adaptabilité doivent-elles céder la place à une interprétation stricte des règles, même lorsque cela pourrait entraver la perception de l'équité ? La question se pose d'autant plus dans cette situation où aucun des trois athlètes sur le podium n'a réalisé ce fameux clippage. Ryan Arment, entraîneur d'Akiko Clark et ouvreur expérimenté, a exprimé son fort mécontentement envers la décision, suggérant qu'une approche plus nuancée aurait pu être adoptée. La controverse soulève des questions essentielles sur la manière dont les règles sont interprétées et appliquées.
- Jacopo Larcher : À la conquête de Yosemite avec "The Traditionalist"
Dans le cadre spectaculaire et mondialement connu de la vallée de Yosemite, Jacopo Larcher entame une quête dans l'univers de l'escalade traditionnelle avec "The Traditionalist". Cette série en trois parties, produite par Andrea Cossu et soutenue par The North Face, nous convie à un périple global pour sonder les racines et les défis inhérents à cette pratique. Jacopo Larcher est un grimpeur bien connu de la communauté qui a marqué les esprits par son ascension de "Tribe" à Cadarese en Italie en 2019, qu'il a délibérément omis de coter. Cet acte a déclenché un vaste débat sur le niveau de cette voie, considérée comme l'une des plus exigeantes au monde. Le premier volet de la série s'ancre dans l'emblématique vallée de Yosemite. Jacopo Larcher, visant à immerger les spectateurs dans l'univers de l'escalade traditionnelle, y dévoile une facette intimiste et engageante de cette discipline. Réputée comme le "centre de l'univers" pour les grimpeuses et grimpeurs, Yosemite est un terrain de prédilection pour qui cherche à défier ses limites. À travers sa tentative sur "Meltdown", l'une des voies les plus techniques et renommées du site, Jacopo Larcher met encore une fois en lumière son incroyable habileté et sa détermination. Pour plus de vidéos d'escalade, rendez-vous dans la section "Vidéos" de Vertige Media.












